Le manque de civières pour accroître les chirurgies d'un jour au bloc opératoire de l'Hôpital de Gatineau découle d'un besoin d'espace pour installer un appareil devant accroître la capacité d'analyser des tests de dépistage de la COVID-19 dans la région, de sorte que le Centre intégré et de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) plaide avoir dû faire un choix en fonction de ce qui représentait le plus gros gain pour la population.
Le manque de civières pour accroître les chirurgies d'un jour au bloc opératoire de l'Hôpital de Gatineau découle d'un besoin d'espace pour installer un appareil devant accroître la capacité d'analyser des tests de dépistage de la COVID-19 dans la région, de sorte que le Centre intégré et de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) plaide avoir dû faire un choix en fonction de ce qui représentait le plus gros gain pour la population.

Bloc opératoire de Gatineau: moins de civières pour augmenter les analyses de COVID-19

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Le manque de civières pour accroître les chirurgies d'un jour au bloc opératoire de l'Hôpital de Gatineau découle d'un besoin d'espace pour installer un appareil devant accroître la capacité d'analyser des tests de dépistage de la COVID-19 dans la région, de sorte que le Centre intégré et de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) plaide avoir dû faire un choix en fonction de ce qui représentait le plus gros gain pour la population.

Alors qu'un médecin spécialiste du CISSSO a confié au Droit que le ralentissement des activités au bloc opératoire de l'Hôpital de Gatineau était lié au manque de place pour les patients devant demeurer à l'hôpital quelques heures après une chirurgie d'un jour, l'organisation a voulu préciser le processus décisionnel derrière cette situation.

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Le directeur des services professionnels du CISSSO, le Dr Nicolas Gillot, a confirmé qu'il n'y a présentement que 12 civières, au deuxième étage, pour accueillir les patients devant passer quelques heures à l'hôpital après une chirurgie d'un jour, alors qu'il y en avait auparavant 25.

Le CISSSO avait l'intention de revenir à la capacité normale, mais l'obtention d'un nouvel appareil visant à améliorer la capacité régionale d'analyser les tests de dépistage de la COVID-19 est venue bousculer les plans de l'organisation.


« Ultimement, ce qu'on vise, c'est d'avoir toutes nos civières de chirurgie d'un jour à un seul endroit. »
Dr Nicolas Gillot

L'appareil, qui doit permettre de «tripler ou quadrupler» le volume de prélèvements pouvant être analysés directement au CISSSO, est assez volumineux et nécessitait un local doté d'un système de ventilation particulier. Il a donc été décidé de l'installer au deuxième étage de l'Hôpital de Gatineau, là où le CISSSO avait initialement prévu d'ajouter des civières pour les chirurgies d'un jour.

«Dans ma prise de décision, si j'augmente ma capacité à faire des tests à court terme, j'augmente ma capacité à contrôler les éclosions [de COVID-19] dans la région, note le Dr Gillot. On est une région en préalerte jaune, donc j'augmente ma vigilance justement pour être capable de déterminer s'il y a une éclosion et le plus rapidement possible de la circonscrire. Donc j'ai un gain pour une population de 400 000 avec cette machine-là. […] On a priorisé le gain collectif avec ça.»

Comme l'avait fait savoir le CISSSO jeudi, le Dr Gillot précise qu'il y a aussi un gain à aller chercher en rehaussant l'accès aux chirurgies d'un jour, de sorte que le nombre de civières pour les patients qui subissent ce genre d'intervention devrait être doublé dans deux semaines.

Les 12 civières actuelles demeureront au deuxième étage, tandis que les autres seront aménagées quatre étages plus haut. «Ultimement, ce qu'on vise, c'est d'avoir toutes nos civières de chirurgie d'un jour à un seul endroit», a fait savoir le directeur des services professionnels du CISSSO.