Linda Eagen, la présidente et directrice générale de la Fondation du cancer de la région d’Ottawa

Apprendre à vivre avec le cancer

Vivre avec le cancer est une épreuve difficile. Cependant, ceux qui souffrent de la maladie ont maintenant de plus en plus de ressources pouvant les aider à obtenir le soutien moral nécessaire.

C’est entre autres ce que les gens de la région ont pu apprendre dans le cadre d’un événement communautaire qui a eu lieu au Centre Shaw à Ottawa, samedi, visant à les informer sur l’avenir de la recherche sur le cancer.

La Fondation du cancer de la région d’Ottawa, qui existe maintenant depuis 8 ans, offre de l’aide aux gens affectés par le cancer à partir du moment où il y a un diagnostic. À l’aide d’une approche personnalisée, la Fondation répond aux besoins de chaque patient en misant sur la prise en charge de la personne.

« C’est un programme unique à Ottawa. À l’époque on s’est rendu compte qu’il y avait des grands besoins non comblés dans le système de santé de la région. On s’est donc inspiré d’autres organismes communautaires de partout à travers le monde où ils offrent du coaching pour les gens qui souffrent du cancer ou de maladies chroniques », explique la présidente et directrice générale de la Fondation du cancer de la région d’Ottawa, Linda Eagen.

Mme Eagen souligne que les gens qui souffrent du cancer ont des besoins sur le plan physique, mais aussi sur le plan émotif et mental. « On se rend compte que sur le plan émotionnel, les gens affectés par la maladie souffrent énormément, surtout après les traitements où les gens perdent un peu l’encadrement qu’ils avaient et se retrouvent seuls. Il y a 62 % des gens qui survivent au cancer aujourd’hui, ce n’est plus une peine de mort, mais il y a un rétablissement qui est nécessaire. »

« Le coach est là pour faire découvrir aux patients comment ils peuvent s’aider en fonction de leurs valeurs et de leurs besoins. Le but et d’aider la personne à se développer un plan d’action pour améliorer sa qualité de vie. On crée vraiment une relation de partenariat. », poursuit-elle.

La Fondation offre aussi de l’aide pour les proches aidants qui prennent soin des malades. « De plus en plus de traitements se font à domicile. Ce qui veut dire que le fardeau sur la famille est pas mal plus important. Souvent les proches aidants ont des besoins, mais ils se négligent. »

Un organisme comme la Fondation, contribue aussi à désengorger le système de santé. « Une personne qui a le cancer va naviguer entre huit professionnels de la santé. On aide les gens à mieux communiquer avec ces professionnels pour aller chercher dans le système ce dont ils ont le plus besoin. On reconnaît qu’on a un manque de ressources dans le système de santé et on veut, comme communauté, servir ces personnes-là sans que ça engorge les services de santé. »

La Fondation a un centre de survivants situé sur la promenade Alta Vista, à Ottawa. Les consultations se font en personne pour l’instant, mais de l’aide virtuelle sera bientôt disponible, ce qui permettra à la Fondation d’élargir la portée de son réseau à l’ensemble du pays.

Rappelons qu’une personne sur deux recevra un diagnostic de cancer dans sa vie.