Le député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais et ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a annoncé vendredi la création de 28 nouvelles places pour les centres de jours accueillant des personnes adultes déficientes.

Adultes vivant avec une déficience: 28 nouvelles places en centres de jour

Le gouvernement du Québec accorde près de 275 000 $ afin de soutenir les services offerts aux adultes de la région vivant avec une déficience intellectuelle ou physique ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Le député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais et ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a annoncé vendredi la création de 28 nouvelles places pour les centres de jours accueillant des personnes adultes déficientes.

L’investissement annoncé par Québec permettra d’offrir des activités en intégration sociale à la clientèle de quatre organismes de l’Outaouais à raison de 248 jours par année.

L’Association pour personnes handicapées de Papineau (APHP), basée à Saint-André-Avellin, recevra la plus grande part du gâteau avec 18 nouvelles places. La clientèle de l’organisme passera de 24 à 42 personnes grâce au montant annoncé. Avec l’argent octroyé par le gouvernement, l’APHP pourra embaucher quatre nouvelles ressources afin d’offrir les services nécessaires à ses nouveaux bénéficiaires.

Quatre places seront également créées au sein de l’Association pour l’intégration communautaire de l’Outaouais (APICO). Le Centre Jean-Bosco, à Maniwaki, et l’organisme Entre Deux Roues, à Gatineau, pourront pour leur part accueillir trois personnes supplémentaires à l’intérieur de leurs murs.

« Vingt-huit places au total, ça fait la différence, d’abord pour les gens qui vivent avec une déficience parce que ça permet de les stimuler de leur donner plus d’outils dans leur coffre à outils pour mieux se développer. Après, il ne faut pas négliger que ç’a un impact sur les proches. Ce n’est pas facile de vivre avec un enfant ou un proche qui a une déficience intellectuelle ou physique. Ça demande beaucoup de travail, ça demande un don de soi. C’est important aussi parfois d’avoir du temps pour nous et de se reposer un peu », a affirmé le ministre Lacombe.

Parmi les activités de jour offertes par les quatre organismes, on retrouve notamment la stimulation sensorielle ou cognitive et des activités artistiques, culturelles, sportives et socio-récréatives. 

Le nombre de places a été attribué en vertu d’ententes signées entre le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et les quatre organismes concernés, en fonction des besoins de la clientèle et des listes d’attente, a confirmé la directrice des programmes en déficience intellectuelle, en déficience physique et TSA au CISSSO, Ann Rondeau.

Du côté de l’APHP, la nouvelle est très bien accueillie. Une quarantaine de personnes se retrouve actuellement sur la liste d’attente du seul centre de jour de l’Outaouais qui accueille des cas lourds de personnes vivant avec une déficience ou un TSA.

« Ça va nous permettre de répondre à la demande de la liste de rappels et aussi de répondre à des secteurs de notre territoire de couverture, comme Thurso, Buckingham, Masson-Angers et même la montée Paiment à Gatineau, qui ne pouvaient pas être desservis au niveau des multi-handicapés. Maintenant, ces gens-là vont pouvoir faire une demande », a indiqué Céline Deschambault, directrice générale de l’APHP.