La députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault
La députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault

Accès au dépistage: les gestionnaires du CISSSO «se traînent les pieds», dénonce Maryse Gaudreault

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Ça n'arrive pas souvent, mais cette fois, la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault, est d'accord avec le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, lorsqu'il qualifie de «broche à foin» le système téléphonique régional de prise de rendez-vous pour un test de dépistage de la COVID-19.

Comme c'était le cas lundi, la ligne raccroche encore, mardi, lorsque les gens qui tentent d'obtenir un rendez-vous pour un dépistage en appelant au 1-877-644-4545 appuient sur le 2 pour choisir l'Outaouais. La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Josée Filion, avait indiqué lundi que la situation devrait être réglée «d'ici jeudi» en fin de journée.

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Mme Gaudreault estime que le ministre Lacombe «a raison» de dire que «ça fait broche à foin», surtout dans le contexte où «le gouvernement lance des messages aux gens d'aller se faire tester» et que le retour à l'école génère une hausse de la demande.

«Ça fait six mois qu'on est dans une situation exceptionnelle et six mois, ça donne le temps à une organisation de mettre les services en place, a réagi la députée de Hull. […] Je trouve que les gestionnaires du CISSSO, dans ce cas-ci, se traînent les pieds. Il faut absolument qu'ils rétablissent le service. […] C'est un service de base dans la situation actuelle.»

Le bris de service à durée indéterminée qui touche depuis la fin de semaine l'unité des soins intensifs de l'Hôpital de Gatineau inquiète aussi Maryse Gaudreault.

Soins intensifs

Alors qu'une deuxième vague de COVID-19 est pressentie, le bris de service à durée indéterminée qui touche depuis la fin de semaine l'unité des soins intensifs de l'Hôpital de Gatineau inquiète aussi Maryse Gaudreault.

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«Si on était dans une situation régulière, ce serait très préoccupant. En pleine pandémie, à l'aube d'une deuxième vague, c'est vraiment inconcevable […], parce qu'il y a des gens qui sont payés chaque jour pour planifier les équipes aux ressources humaines pour s'assurer que les services sont donnés à la population.»

La pénurie de personnel en soins infirmiers ne pourra pas se résorber «pour de bon à court terme», croit Mme Gaudreault, qui prône la mise en place de plus petits ratios dans les unités de soins.

«Le CISSSO a beaucoup de travail à faire pour réconcilier les équipes soignantes, estime la députée de Hull. Le gouvernement libéral – on nous affuble de tous les maux dans le réseau de la santé, mais [l'ancien] ministre Barrette avait mis de l'avant des projets ratios et ça avait beaucoup aidé les équipes à l'urgence de Hull. […] Il faut envoyer un signal et ça passe nécessairement par un meilleur environnement de travail et de meilleures conditions salariales, parce qu'on vit encore à la frontière d'une autre province qui offre des salaires plus élevés et un meilleur environnement.»