Santé

Après les CHSLD, les MSLD

Après les CHSLD, voici les MSLD, pour «milieux de soins de longue durée». Le premier projet de maison des aînés du gouvernement caquiste devrait voir le jour au printemps 2021 à Sainte-Élisabeth, dans la région de Lanaudière, pour un montant de près de 15 millions $, a appris Le Soleil. L’ancien couvent construit en 1877 et servant actuellement de centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) sera détruit dans le cadre du projet.

La Société québécoise des infrastructures (SQI) vient de publier trois appels d’offres pour la construction de ce premier type d’établissement à l’ambiance «chaleureuse».

Le projet est «l’occasion unique de pouvoir tracer les lignes et de participer à la définition d’un nouveau concept de milieu de soins de longue durée», peut-on lire dans l’appel d’offres pour des services professionnels en architecture.

Plus particulièrement, le nouveau MSLD aspire à fournir «un environnement au caractère plus humain» aux bénéficiaires de services. «Cela implique donc de repenser le modèle actuel de CHSLD, plus institutionnel, afin de le transformer en un environnement plus chaleureux et accueillant qui s’apparente à un milieu plus résidentiel», résume la SQI.

À titre d’exemple de type de transformation recherché, la Société cite «une utilisation judicieuse et harmonieuse de différents matériaux» comme le bois. «L’atteinte de la certification LEED argent est également poursuivie afin de bénéficier des nombreux avantages d’un bâtiment construit de façon durable», mentionne-t-on encore.

Santé

Remue-méninges anti-tabac à Ottawa

Plus de 300 intervenants du milieu de la santé se sont rassemblés au Centre Shaw vendredi et samedi pour discuter des plus récentes découvertes liées au tabagisme.

L’événement organisé par l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO) réunissait des médecins, des chercheurs, des pharmaciens et une panoplie d’autres professionnels de la santé.

Santé

Grippe: jusqu’à 275 enfants par jour à l’urgence au CHEO

Avec la saison de la grippe et des virus qui bat son plein, on compte ces jours-ci jusqu’à 275 admissions par jour à l’urgence du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO). Des statistiques normales et prévisibles pour la période de l’année, affirme l’établissement.

« Nous avons actuellement un taux d’occupation très élevé, avec le point culminant de la saison virale, il est supérieur à 100 %. Mais même si le volume est élevé, c’était attendu et notre personnel s’adapte bien », de dire le porte-parole du CHEO, Patrick Moore.

Santé

Don de 300 000$ pour la santé mentale au CHEO

Le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) a enregistré une hausse de 75% du nombre de visites pour des soins en santé mentale au cours des dix dernières années. L’hôpital du chemin Smyth a reçu un don de 300 000$, vendredi, qui servira à améliorer l’accès aux soins et à réduire les délais d’attente.

«Notre projet de réorganisation du travail dans les cliniques nous a permis de diminuer le temps d’attente de 200 jours, ce qui était franchement inacceptable, à 30 jours. On va continuer d’essayer de diminuer le temps d’attente pour des références qui viennent de la communauté», explique Alex Munter, président-directeur général du CHEO.

L’objectif est d’offrir aux patients un premier et un deuxième rendez-vous dans un délai de quelques semaines, pour leur permettre d’accéder plus rapidement aux soins.

Les fonds proviennent de l’initiative «Bell cause pour la cause» qui amasse des sous pour soutenir des programmes en santé mentale partout au pays depuis 2011. L’objectif est d’accroître la sensibilisation et d’encourager les actions envers les gens aux prises avec ce problème. Plus de 93 millions de dollars ont été amassés au fil des années. La prochaine Journée Bell cause pour la cause aura lieu le 30 janvier. 

Des initiatives comme celle-ci ont pour effet d’encourager les jeunes à aller chercher de l’aide lorsqu’ils se trouvent en situation e crise. Les effets se font sentir dans le milieu hospitalier, estime M. Monter.

«Je crois que les campagnes comme Bell cause pour la cause ont pour effet d’encourager les jeunes à demander de l’aide, explique-t-il. C’est une bonne chose, on veut que les jeunes obtiennent de l’aide. Ça crée une obligation pour nous d’être là pour eux quand ils le demandent.»

Le don de 300 000$ sera investi dans l’approche Choix et partenariat du CHEO qui vise à réduire les temps d’attente et à simplifier la prestation de services en donnant aux patients et aux familles les outils nécessaires pour prendre en main leur propre santé mentale et trouver, avec l’appui de cliniciens, le plan de traitement qui leur convient. 

Politique

Québec couvrira désormais les soins dentaires et buccaux d'enfants cancéreux

MONTRÉAL - La ministre de la Santé, Danielle McCann, a annoncé vendredi au CHU Sainte-Justine que la prévention et les traitements buccodentaires des enfants qui subissent des séquelles attribuables aux traitements pour un cancer pédiatrique seront désormais couverts par le régime public.

Les traitements de chimiothérapie, de radiothérapie et les chirurgies subis par les enfants atteints de cancer lors d'une période critique de développement peuvent avoir des conséquences importantes pour ces enfants.

Les traitements qui seront requis par la suite peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers de dollars que les parents devaient payer de leur poche.

Le programme, dont les modalités restent à être finalisées, entrera en vigueur le 1er avril prochain, mais la ministre McCann a promis que tous les enfants qui devront subir des traitements d'ici là seront admissibles au programme.

Il s'agit d'une victoire et d'un soulagement pour Marie-Claude Hébert qui cherchait depuis près de 10 ans à obtenir la gratuité des soins qui seront requis pour son fils, Jeremy Beaudoin, aujourd'hui âgé de 14 ans.

L'enfant, dont le cas a été exposé par l'émission La Facture, a subi des traitements en bas âge et devra bientôt subir des traitements dont la facture s'élèvera quelque part entre 30 000 $ et 60 000 $, d'après les évaluations qu'a obtenues Mme Hébert.

La ministre McCann a reconnu lors de l'annonce qu'il était aberrant que ces enfants ne soient pas couverts, alors que l'État couvre les soins dentaires requis par les accidentés de la route, les accidentés du travail ou les victimes d'acte criminel.

Présentement, la Régie de l'assurance-maladie couvre les soins dentaires des enfants jusqu'à l'âge de 10 ans. Dans le cas des enfants cancéreux, les séquelles et le traitement requis surviennent beaucoup plus tard.

Mme McCann a précisé que les soins buccodentaires requis par les enfants cancéreux seront aussi couverts au-delà de 18 ans.

Santé

Des scientifiques dénoncent un «remède de charlatan» contre la grippe

MONTRÉAL — Une organisation liée à l’Université McGill, dédiée à la communication scientifique et à la promotion de la pensée critique, s’attaque à un remède homéopathique populaire contre les symptômes de la grippe qu’elle qualifie de « remède de charlatan ».

Dans un sondage mené le mois dernier auprès de 150 pharmacies montréalaises, le McGill Office for Science and Society conclut que les deux tiers de ces commerces tiennent en stock de l’Oscillococcinum. Un produit qui « ne fonctionne pas (et) ne peut pas fonctionner selon nos connaissances scientifiques », peut-on lire dans le texte publié sur le site de l’organisation.

Santé

Alzheimer: Ottawa élabore une stratégie nationale

MONTRÉAL — Le gouvernement fédéral a reçu un rapport d’experts mercredi pour l’aider dans l’élaboration de sa stratégie pancanadienne sur la démence, devenue nécessaire pour préparer les systèmes de santé du pays à cette maladie, qui risque de se propager davantage avec le vieillissement de la population, selon le président du groupe d’experts consultés, le docteur Howard Bergman.

« Pour répondre aux besoins, mais aussi pour assurer la pérennité du système de santé et services sociaux, il faut avoir une stratégie », a expliqué le docteur Bergman en entrevue téléphonique.

Santé

Le CISSSO renouvelle son offre alimentaire [VIDÉO]

Les traditionnelles critiques envers les repas servis dans les hôpitaux et les centres d'hébergement risquent de s'estomper au cours des prochains mois en Outaouais. Une révision de fond en comble de l'offre alimentaire a été réalisée afin d'y ajouter davantage de goût et de revoir l'apparence des plats servis.

Déjà en place en Haute-Gatineau et dans le Pontiac, la nouvelle offre alimentaire du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) sera implantée graduellement en zone urbaine, entre la fin janvier et le mois de mars.

Les médias de la région ont dégusté certains plats, mercredi, après une visite du nouveau centre de production de l’Hôpital de Gatineau, d’où partiront trois fois par semaine les repas servis dans les établissements du secteur urbain.

« Ce qu’on voulait, avant tout, c’était d’offrir à nos résidents le plaisir de manger, a souligné la directrice adjointe des services techniques et de la logistique du CISSSO, Julie Whissel. On veut que ça goûte bon, on veut que ça sente bon. […] On veut aussi que ça ait l’air bon. »

Santé

Ressources en santé mentale: inquiet pour son fils schizophrène

Au bout du fil, la voix de Michel Bourque est cassée par l’émotion. Son fils unique, celui qui a déjà été un petit bébé à cajoler et qui est devenu un enfant enjoué, est aujourd’hui un jeune adulte dont la vie est plombée par la schizophrénie. « Ça fait extrêmement mal », laisse tomber M. Bourque, qui implore les autorités du réseau de la santé de l’Outaouais de trouver une place adaptée à son fils, rendu dysfonctionnel au point où il se fait cuire du bœuf haché directement sur un rond de sa cuisinière.

Michel Bourque ne sait plus vers qui se tourner pour que Jean (nom fictif) soit placé dans un milieu adapté à son état de santé. À l’heure actuelle, le jeune homme de 26 ans demeure depuis 2016 dans un appartement supervisé pour personnes autonomes, à Gatineau. Mais la surveillance n’est pas suffisante pour son fils, estime son père.

Est ontarien

L’Hôpital d’Ottawa ouvre des horizons pour l’Est ontarien

Le projet pilote de télésurveillance du domicile pour les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) de l’Hôpital d’Ottawa permet aux patients de recevoir davantage de soins à la maison. En place depuis octobre 2018, ce programme pourrait élargir ses horizons et être offert à des patients de l’Est ontarien.

Depuis un peu plus de trois mois, les patients qui ont été traités à l’Hôpital d’Ottawa pour une maladie qui obstrue les poumons de façon chronique n’ont plus besoin de retourner régulièrement à l’urgence pour obtenir des soins.