Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Le Mag

«Je reviens de loin»

La vie de Mélissa Guay a basculé quand Cric, Crac et Croc sont arrivés dans sa vie. Il ne s’agit pas d’animaux, mais bien de trois anévrismes qui sont logés dans son cerveau. Crac s’est rompu en septembre 2017, Croc a été opéré en mai 2018 et Cric en juin 2019. La semaine passée, lors d’un suivi, elle a appris qu’il y avait des complications avec Crac et qu’elle devrait subir ses quatrième et cinquième opérations au cerveau. Un coup de barre pour la femme de 42 ans qui « était déjà à terre ».

Pourquoi Cric, Crac et Croc ? Parce que Mélissa voulait les humaniser, les rendre moins épeurants. Elle a même un aquarium, dans son salon, qui représente son cerveau, et trois petits poissons qui représentent ses anévrismes, deux autres ses docteurs, et plein d’autres petits « tannants » qui sont tous les stimulus autour d’elle.

Santé

Discrimination à l’embauche: les jeunes médecins poursuivent le ministère

«Avez-vous des enfants ou l’intention d’en avoir?» Après trois ans à dénoncer les pratiques discriminatoires à l’embauche dont ils sont victimes, les jeunes médecins du Québec ont décidé de poursuivre le ministère de la Santé et la Procureure générale du Québec pour que cesse enfin cette discrimination.

La Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) dénonce les pratiques discriminatoires des employeurs depuis 2016, alors qu’elle avait publié les résultats d’un premier sondage révélant que près du quart des médecins résidents s’étaient fait demander en entrevue s’ils avaient des enfants ou s’ils avaient l’intention d’en avoir.

Le regroupement a reconduit le même sondage auprès des finissants de 2017. Là encore, les résultats étaient similaires : 32 % s’étaient fait demander s’ils avaient ou voulaient avoir des enfants.

Un troisième sondage a été réalisé en juin dernier. Cette fois, 28 % des 176 répondants se sont fait demander s’ils avaient des enfants ou avaient l’intention d’en avoir. 

La FMRQ rappelle que ces pratiques, qui ont cours dans toutes les régions et pour toutes les spécialités médicales, sont discriminatoires en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et de la Charte canadienne des droits et libertés.

Or malgré les «nombreuses interpellations» faites par la FMRQ auprès des deux derniers gouvernements, rien n’a été fait pour que cesse cette discrimination, déplore la fédération dans un communiqué diffusé jeudi matin. 

D’où la décision de déposer à la Cour supérieure une poursuite et une demande d’injonction au nom de tous les médecins résidents qui ont été «lésés».

Préjudice moral

La FMRQ demande plus précisément pour elle-même et pour ses membres des dommages-intérêts moraux de 100 000 $ de la part du ministère de la Santé et de la Procureure générale du Québec «afin de compenser le préjudice moral découlant de la négligence, de l’immobilisme et de l’inaction du gouvernement depuis 2016». 

Elle réclame également des dommages-intérêts punitifs de 200 000 $ relativement à cette «discrimination systémique» dont ses membres sont victimes. Toutes les sommes accordées, s’il y a lieu, seraient versées à des organismes de défense des droits de la personne, précise la FMRQ.

Pour le président du regroupement, le Dr Christian Campagna, les questions sur la parentalité «n’ont rien à voir avec la compétence ou les exigences requises pour pratiquer la médecine au Québec».

«Le Québec a besoin de médecins pour assurer l’accessibilité aux soins. Le gouvernement doit agir pour mettre un terme à cette discrimination inacceptable envers la relève médicale et envers les jeunes femmes en particulier. On arrive en 2020, il serait temps que les employeurs en médecine respectent les droits fondamentaux», fait valoir le jeune médecin.

La FMRQ réclame que des «directives claires» sur les bonnes techniques d’entrevues et la préservation des droits des candidats soient communiquées à tous les établissements de santé du Québec. 

Elle demande également que soit mis sur pied un programme de formation pour tous les intervenants impliqués dans des entrevues de sélection pour des postes de médecins en pratique.

Le cabinet de la ministre de la Santé, Danielle McCann, n’a pas voulu commenter le dossier «puisque des recours judiciaires sont en cours».

Santé

Hôpital du Pontiac: pas de service d’obstétrique pendant les Fêtes

L’Hôpital du Pontiac est frappé par un dixième bris de service en obstétrique en l’espace de trois mois, a annoncé le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). Ce nouveau bris de service sera aussi plus long que les autres alors qu’il s’étendra sur une période de plus de 20 jours.

« De 8 h vendredi matin, jusqu’à 8 h le 3 janvier », c’est ce qu’a indiqué le CISSSO lors d’un point de presse tenu jeudi après-midi.

Santé

Rémunération: les médecins spécialistes approuvent l’entente avec le gouvernement

Les médecins spécialistes se disent pleinement satisfaits de l’entente conclue avec le gouvernement du Québec, qui prévoit une ponction de 1,6 milliard $ sur quatre ans dans leur enveloppe globale de rémunération.

Cet argent sera toutefois réinvesti dans la médecine spécialisée, au bénéfice des Québécois, s’est réjouie la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francoeur.

En conférence de presse à Québec mercredi, elle a identifié la création d’un nouvel Institut de la pertinence comme étant le «cœur» de l’entente. Il s’agit là d’une véritable «voie de passage», a déclaré le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

Cet institut, composé de membres du gouvernement et de la FMSQ, dont on connaît très peu de détails, sera chargé de gérer les 1,6 milliard $. Il pourra décider notamment d’ajouter du personnel infirmier dans les blocs opératoires.

Il sera également appelé à éliminer des actes jugés non pertinents et à abolir des primes. Il est loin d’être acquis que les médecins spécialistes verront leurs honoraires baisser par conséquent.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait martelé que les médecins étaient payés trop grassement. Elle avait promis de retrancher 1 milliard $ de leur rémunération annuelle.

Une fois élu, le premier ministre François Legault a changé son discours. Il a dit souhaiter que les médecins gagnent 9 % de moins que leurs confrères du reste du Canada, «comme l’ensemble des travailleurs au Québec».

La FMSQ a été représentée par l’ancien premier ministre Lucien Bouchard dans cette affaire.

Mercredi, M. Dubé a annoncé que les sommes récupérées seront plutôt les suivantes : 148 millions $ en 2019-2020, puis 280 millions $, 403 millions $ et enfin 560 millions $ en 2022-2023. À cela s’ajouteront près de 200 millions $ non récurrents.

«Extrêmement transparent»

Les détails de l’entente seront rendus publics mardi prochain. L’Institut de la pertinence, qui devra gérer ces sommes, sera «excessivement transparent», a assuré M. Dubé, qui a nié vouloir créer un deuxième ministère de la Santé en parallèle.

Il a dit ignorer si l’Institut sera tenu de rendre des comptes à l’Assemblée nationale, et s’il sera soumis à la Loi sur l’accès à l’information. «Je vais vous avouer qu’on n’a même pas pensé encore au type d’organisme que ça va être», a-t-il déclaré.

M. Dubé a justifié le recul sur la promesse d’un milliard par les résultats de l’étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), qui seront rendus publics en janvier.

Selon lui, l’étude démontre que les médecins spécialistes sont désormais à égalité avec la moyenne canadienne. Mais les médecins ont accepté de s’ajuster «au coût de la vie», a-t-il dit.

Chose certaine, la hache de guerre semble enterrée entre le gouvernement du Québec et la FMSQ. Mme Francoeur a affirmé qu’elle avait hâte de tourner la page et de mettre fin aux disputes.

«Vous n’avez pas idée à quel point les médecins spécialistes sont tannés du dénigrement, a-t-elle déclaré. Tout ce qu’ils veulent, c’est soigner des patients. [...] Ça fait cinq ans qu’on se fait crier des noms d’oiseaux et qu’on se fait traiter de voleurs.»

Mardi soir, les délégués de la fédération qui représente une dizaine de milliers de médecins ont approuvé à 88 % l’entente de principe sur leur rémunération qui avait été conclue il y a près d’un mois avec le gouvernement.

«Endormir la population»

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a pour sa part tourné en dérision cette nouvelle entente avec laquelle le gouvernement Legault «tente d’endormir la population», dit-il.

«Le gouvernement a cherché un moyen de dévier l’attention en soumettant l’idée d’un Institut de la pertinence. Une proposition qui ne touche en rien à la rémunération des médecins. Il reste également à voir comment s’articulera cet institut», a déclaré dans un communiqué le porte-parole libéral des dossiers liés au Conseil du Trésor, Gaétan Barrette.

«Une belle opération de relations publiques. [...] J’affirme, sans la moindre hésitation, que l’an prochain aucun médecin spécialiste ne verra son salaire diminuer. C’est une victoire sur toute la ligne de la FMSQ», a-t-il renchéri.

«Je vois beaucoup de créativité également, M. Dubé, surtout pour nous faire oublier la promesse du milliard de dollars! C’est gênant venant d’un gouvernement qui se bombait le torse et se vantait de ne pas plier devant les lobbies», a réagi quant à lui Vincent Marissal, de Québec solidaire.

Actualités

En mini-voiture jusqu’au bloc opératoire des chirurgies d’un jour

Il y a maintenant un an que les enfants hospitalisés à l’unité pédiatrique de l’Hôpital Fleurimont peuvent se présenter à la salle d’opération en roulant dans une petite voiture électrique. L’objectif : diminuer l’anxiété chez les enfants avant leur chirurgie.

« Les mini-voitures rendent l’expérience en milieu hospitalier plus positive pour les enfants. On l’a constaté dans la dernière année à l’Hôpital Fleurimont : les enfants sont plus détendus à leur réveil. Leur utilisation permet de réduire le stress et, par le fait même, les doses de médicaments administrées qui servent à détendre les enfants avant la chirurgie », indique Jimmy Hannon, chef de service en chirurgie d’un jour à l’Hôtel-Dieu.

À LIRE AUSSI: Au volant pour se rendre au bloc opératoire

Les petites voitures seront maintenant stationnées au département de chirurgie d’un jour de l’Hôtel-Dieu et de l’Hôpital Fleurimont. Seulement à l’Hôtel-Dieu, on effectue environ 650 chirurgies pédiatriques par année. À l’Hôpital Fleurimont, il y en a eu 363 dans la dernière année.

Le projet vise une partie de ces enfants, soit ceux qui sont approximativement âgés entre quatre et huit ans.

Les deux nouvelles voitures ont été payées grâce à la Fondation des étoiles, qui a mis les mini-voitures à l’encan lors du 7e Encan des vins de Sherbrooke le 28 novembre dernier. Les entreprises qui ont misé ont leur autocollant sur ces mini-voitures.

Est ontarien

Des adresses en double qui sèment la confusion chez les premiers répondants

Après un appel passé au 9-1-1 au cours de la fin de semaine dernière, une résidente d’Alfred-Plantagenet compte tout faire pour que son adresse soit modifiée. Dans cette municipalité de l’Est ontarien, certaines rues ou concessions portent le même nom, créant une certaine confusion, et parfois même, des retards chez les services d’urgence.

Des résidents d’Alfred-Plantagenet ont vécu une situation troublante, dimanche. Roxanne Malette, son père et sa belle-mère étaient en train de fendre des bûches de bois sur leur terrain de la concession 4, dans le village de Plantagenet. Par inadvertance, la main de la belle-mère de Roxanne Malette est restée coincée dans la fendeuse. 

Aussitôt, elle a composé le 9-1-1.

« Une chance que je viens de la région, parce que je serais allé à l’autre bout », a affirmé l’un des ambulanciers paramédicaux en arrivant sur les lieux. 

En fait, lorsque les sept villages du canton ont été fusionnés, il y a de ça près de 20 ans, les noms et numéros de certaines rues et concessions sont demeurés les mêmes, créant ainsi des doublons d’adresses. 

« Elle attendait, elle perdait beaucoup de sang. J’ai encore son cri en tête », se souvient Roxanne Malette. 

En attendant les ambulanciers paramédicaux, cette dernière s’est rendue au bout de la concession avec son Jeep rouge, à l’intersection, pour attirer leur attention. 

Après avoir vécu cette expérience qu’elle qualifie d’« inacceptable », cette résidente souhaite à tout prix que les élus du canton apportent des changements à ces doubles adresses. 

Ce n’est pas la première fois que le conseil municipal se penche sur la question. 

Toutefois, cette solution, qui peut sembler plutôt simple pour certains, est d’une très grande complexité, juge le maire d’Alfred-Plantagenet, Stéphane Sarrazin. « C’est facile de dire qu’on change les adresses, mais ça impliquerait qu’il faut changer les permis de conduire, les passeports, les titres de propriété, les documents d’entreprises. Pour la municipalité, c’est complexe aussi, il faut approuver les changements au conseil, les faire approuver par le ministère du Transport de l’Ontario, etc. »

Par ailleurs, la période de transition représenterait un plus grand risque pour la sécurité des citoyens, affirme-t-il. « On a consulté les différents services d’urgence, soit les ambulances, les services d’incendie, la Police provinciale de l’Ontario (PPO). On réalise que le temps que ça prendrait pour faire des changements de chemins pourrait être plus dangereux que d’attendre le temps que le système 9-1-1 s’adapte. »

Le maire Sarrazin a donc plutôt l’intention de miser sur les avancées technologiques. « On croit sincèrement qu’on doit se baser sur les services 9-1-1 de prochaine génération. On ne sait pas quand ça va arriver, mais le processus est déjà enclenché. Il faut que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dise aux fournisseurs d’activer la localisation du téléphone mobile quand l’utilisateur appelle au 9-1-1. »

Une solution proposée aux résidents

Le Centre de communication et service 9-1-1 du Service de police d’Ottawa, là où certains appels d’urgence des résidents de l’Est ontarien sont relayés, propose une solution aux résidents touchés par les adresses doubles. « Vous pouvez contacter le poste de police de votre région et les informer de la situation. 

Les agents transmettront l’information au service 9-1-1, pour éviter la confusion dans l’éventualité d’une urgence. »

Santé

Les niveaux de BPA dans l’organisme seraient gravement sous-estimés

L’exposition réelle des humains au bisphénol A (BPA) serait jusqu’à 44 fois supérieure à ce que l’on croit actuellement, prétendent des chercheurs américains qui disent avoir mis au point un test plus précis pour la mesurer.

Le BPA est un perturbateur endocrinien que le Canada considère reprotoxique, à savoir qu’il semble en mesure d’altérer la fertilité des hommes et des femmes, ou encore d’interférer avec le développement du foetus. Il a également été associé à un risque accru de cancer.

On le retrouve principalement dans les plastiques (y compris les contenants alimentaires) et les résines.

L’auteure de l’étude, la professeure Patricia Hunt de l’université Washington State, prévient que l’encadrement du BPA imposé par des agences réglementaires comme la puissante Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis se base possiblement sur des mesures incorrectes, qui sous-estimeraient gravement l’exposition de la population au BPA.

La FDA, en se fiant à des analyses d’urine, est d’avis que cette exposition est très faible, et donc sécuritaire.

La professeure Hunt et ses collègues disent avoir développé un test qui mesure plus précisément les métabolites de BPA, à savoir les substances chimiques qui sont créées quand la substance traverse l’organisme.

La méthode de mesure plus «directe» mise au point par l’équipe de la professeure Hunt a détecté des niveaux de BPA qui étaient jusqu’à 44 fois supérieurs à ceux mesurés par la méthode traditionnelle. Plus l’exposition au BPA était importante, plus l’écart entre les deux méthodes se creusait.

Les chercheurs mènent maintenant des tests avec d’autres produits chimiques courants qui sont également mesurés indirectement, comme les phtalates, les parabènes et le triclosan.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical The Lancet Diabetes & Endocrinology.

Santé

Démission du directeur de la Santé publique de l’Outaouais

Le directeur de la Santé publique de l’Outaouais démissionne.

Le Dr Stéphane Trépanier, dont la nomination a été confirmée en juillet dernier, a récemment écrit au ministre de la Santé pour présenter sa démission.

Le ministère de la Santé a confirmé la nouvelle, mardi, précisant que le Dr Trépanier demeurait en poste pour le moment, et qu’il effectuait ses tâches de directeur régional «à distance».

Lors de son embauche, la direction de la Santé publique prévoyait son entrée en fonction dès le 21 octobre.

Le ministre de la Santé doit trouver un autre directeur régional avant d’accepter officiellement la démission du Dr Trépanier.

L’arrivée du Dr Trépanier, en juillet, marquait la fin d’une période de cinq ans pendant laquelle il n’y avait eu que des directeurs intérimaires.

Depuis le départ à la retraite en 2014 de l’ancienne directrice régionale de la santé publique, la Dre Hélène Dupont, personne n’avait été désigné pour occuper cette fonction autrement que sur une base intérimaire.

Le ministère de la Santé n’a pas voulu commenter la raison de cette démission, ni confirmer si des candidatures étaient à l’étude pour remplacer le directeur sortant.

Santé

Prestations de maladie: une femme souffrant du cancer a rencontré Trudeau

Une femme de la région de Québec qui souffre du cancer a rencontré le premier ministre Justin Trudeau pour le sensibiliser à la nécessité d’augmenter la durée des prestations de maladie de l’assurance-emploi à 50 semaines.

Émilie Sansfaçon, 30 ans, n’a pas d’assurance privée avec son employeur et va être obligée de recommencer à travailler même s’il lui reste des traitements à subir. C’est la deuxième fois qu’elle souffre d’un cancer.

«Au moment où j’ai eu mon deuxième diagnostic, la première chose que je me suis dite, c’est: qu’est-ce que je vais faire financièrement? Je ne me suis pas dit: oh mon Dieu, je vais avoir des traitements de chimio», explique la mère de famille.

«J’ai déjà à vivre avec un diagnostic de cancer. (...) Donc, je trouve ça injuste. On a déjà à stresser sur ce qui se passe avec notre santé. De stresser en plus avec le côté financier, ça, non», déplore-t-elle.

Les prestations de maladie fédérales n’ont jamais été bonifiées depuis leur entrée en vigueur en 1971. Les libéraux se sont engagés à les augmenter à 26 semaines, mais Mme Sanfaçon dit que ce n’est pas assez.

Sa demande a été relayée par le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui a questionné M. Trudeau à ce sujet pendant la période des questions de lundi.

Le bureau de M. Trudeau a confirmé à La Presse canadienne qu’il a eu une brève rencontre avec Mme Sansfaçon, M. Blanchet et la députée bloquiste Louise Chabot. Les ministres Pablo Rodriguez et Carla Qualtrough étaient aussi présents et se sont entretenus plus longuement avec eux.

Une porte-parole bloquiste relate que le gouvernement a semblé ouvert à revoir son plafond de 26 semaines de prestations.

Au printemps dernier, le directeur parlementaire du budget (DPB) a estimé qu’il en coûterait 1 milliard $ de plus par année pour faire passer les prestations de maladie de 15 à 50 semaines.

Le DPB a aussi révélé que 77 pour cent des bénéficiaires qui avaient épuisé leurs 15 semaines n’étaient pas prêts à reprendre le travail et ont pris au moins 26 semaines de congé maladie pour se remettre sur pied.

Les prestations de maladie de l’assurance-emploi sont les seules prestations dites «spéciales» du programme fédéral d’assurance-emploi (maternité, parentales, de soignant) que les libéraux n’ont pas modifiées depuis leur arrivée au pouvoir en 2015.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) appuie déjà la demande de bonification des prestations de maladie à 50 semaines, comme le Bloc québécois, et le réclame lui aussi depuis longtemps.

Du côté du Parti conservateur du Canada, on a préféré tourner en dérision la sortie du Bloc. Le député Gérard Deltell estime que M. Blanchet a «brûlé ses cartouches» en offrant son appui au discours du Trône du gouvernement Trudeau dès qu’il a été prononcé.

«Si le Bloc estime aujourd’hui que c’est si important, pourquoi ne l’a-t-il pas demandé la semaine dernière, lors du discours du Trône? Mais non, il a été trop vite, trop rapide, trop heureux d’être content de tout de suite de dire oui au gouvernement Trudeau alors qu’il aurait pu se servir de ce vote-là pour faire avancer ce dossier-là», estime M. Deltell.

Santé

Obstétrique dans le Pontiac: le bris de service prolongé de 36 heures

Le bris de service en obstétrique à l’Hôpital du Pontiac, qui devait initialement prendre fin lundi après-midi, est prolongé de 36 heures.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais annonce que la rupture de service causée par un manque de personnel infirmier se poursuivra jusqu’à 8h mercredi. Elle a débuté à 16h vendredi dernier. 

Rappelons qu’il s’agit d'un neuvième bris de service en obstétrique en l’espace de trois mois à l’établissement de Shawville. 

Après avoir été préalablement évaluées à l’Hôpital du Pontiac, les femmes enceintes en travail seront redirigées vers l’hôpital de Gatineau, 90 kilomètres plus loin. Dans le cas où une femme enceinte se présenterait en accouchement imminent, il y aura du personnel qualifié pour assurer la prise en charge. 

Santé

Violence conjugale: des symptômes qui ressembleraient à ceux des commotions des athlètes

VANCOUVER — Les victimes de violence conjugale pourraient souffrir des mêmes problèmes de santé que les athlètes, souligne un chercheur de la Colombie-Britannique.

Se basant sur des recherches menées aux États-Unis, le professeur Paul van Donkelaar, de l’Université de la Colombie-Britannique, soutient que de 30 à plus de 90 % de ces victimes pourraient souffrir de lésions cérébrales.

Comparativement à la recherche sur les lésions cérébrales menée sur les athlètes, celle impliquant des personnes qui ont subi des blessures similaires à cause de la violence conjugale en est à ses balbutiements, mentionne-t-il.

Le silence et la stigmatisation qui entourent la violence familiale signifient que ceux qui souffrent de lésions cérébrales passent entre les mailles du système. Pour le professeur van Donkelaar, le Canada fait face à «une crise de santé publique non reconnue».

Selon Statistique Canada, 79 % des victimes de violence conjugale signalées à la police au Canada étaient des femmes.

La violence conjugale n’est souvent pas rapportée à la police. Il est difficile de déterminer combien de victimes pourraient avoir subi une lésion cérébrale traumatique, souligne M. van Donkelaar.

Paul van Donkelaar et Karen Mason ont fondé en 2016 un organisme visant à appuyer les victimes de mauvais traitements par l’entremise de la recherche, le SOAR.

L’organisme cherche à déterminer le nombre de victimes de violence conjugale pouvant avoir subi des traumatismes crâniens. Il veut aussi savoir dans quelle mesure leurs symptômes ressemblent à ceux des commotions cérébrales liées au sport.

Les chercheurs demandent aux victimes si elles ont déjà perdu connaissance, si elles ont des étourdissements ou si elles ont des pertes de mémoire.

Les premiers résultats, publiés récemment dans la revue Brain Injury, indiquent que les 18 femmes initialement recrutées pour la recherche ont signalé des symptômes compatibles à ceux d’une lésion cérébrale traumatique. La recherche est toujours en cours et M. van Donkelaar dit que son équipe est en train d’évaluer une soixantaine de femmes.

La violence domestique comprend souvent des coups à la tête, au visage ou au cou, ainsi que des étranglements, a énuméré le professeur van Donkelaar.

«Chacune de ces expériences a absolument le potentiel de provoquer une forme de lésion cérébrale, semblable à ce qu’on verrait dans de nombreux sports de collision comme le football ou le hockey.»

Une première commotion cérébrale peut en entraîner d’autres, prévient-il.

«Chaque fois, les chances de récupérer complètement sont moindres», fait-il observer. Il signale que les personnes ayant souffert de multiples commotions cérébrales peuvent se retrouver avec des symptômes chroniques comme des étourdissements, des nausées ou des difficultés de concentration.

«Cela peut être débilitant et réduire absolument la qualité de vie sur le plan de la capacité à conserver un emploi, à aller à l’école, à élever vos enfants ou à interagir avec des collègues et des amis», ajoute l’universitaire.

La peur et les stigmates qui empêchent les victimes de se plaindre font en sorte que les lésions cérébrales deviennent encore plus difficiles à déceler, particulièrement en cas de blessures évidentes comme une fracture.

Le SOAR a créé des ressources pour aider les travailleurs des refuges et les professionnels de la santé à avoir des conversations avec des victimes de violence conjugale pour évaluer si elles pouvaient avoir une lésion cérébrale et les référer aux services de soutien appropriés.

Santé

Les agressions en forte hausse dans le milieu de la santé

Les syndicats des travailleurs de la santé et des services sociaux sonnent l'alarme et pressent le gouvernement du Québec d'agir face à une hausse majeure du nombre d'actes violents et d'accidents de travail dont leurs membres sont victimes.

D'après des données obtenues par les syndicats auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ainsi que de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), les coûts associés aux gestes de violence commis contre des travailleurs de la santé ont explosé de 82 % depuis deux ans.

Dans la même veine, les coûts associés aux chutes ont bondi de 45 % et ceux liés aux troubles musculosquelettiques ont augmenté de 36 %.

«C'est comme si on avait l'impression que le personnel en santé et services sociaux, on est des robots. Qu'on ne peut pas tomber malade. Que ça ne peut pas arriver parce qu'on soigne et qu'on traite, mais non! Les chiffres le prouvent», observe Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FSQ-CSQ).

Le Comité national intersyndical de prévention en santé et sécurité, qui regroupe sept organisations syndicales, interpelle le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, ainsi que la CNESST pour que ceux-ci «assument leurs responsabilités» et qu'ils «interviennent à la hauteur que commande la crise actuelle».

Claire Montour précise que les syndicats demandent depuis longtemps que le réseau de la santé soit inclus dans la liste des secteurs prioritaires dans l'application de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

«On ne veut pas nous entendre, on ne veut pas traiter sérieusement de ce sujet-là et amener les mesures nécessaires», déplore celle qui est d'abord infirmière de formation.

Selon Mme Montour, les syndicats ont choisi de passer à l'action maintenant parce que le ministre Jean Boulet se prépare à déposer une modification à la loi et que l'occasion serait donc idéale, à leur avis, de retoucher la fameuse liste.

«Quand t'es déclaré prioritaire dans la loi, il faut que les établissements aient un programme de prévention. Ça peut concerner l'adaptation, l'aménagement, l'organisation du travail, l'équipement, le matériel, les contaminants, énumère la présidente de la FSQ-CSQ. C'est ce qui fait diminuer le nombre d'accidentés du travail. Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'il y a des personnes au bout de ça. Ce sont des personnes qui souffrent.»

Cercle vicieux de détresse

Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre dans le réseau québécois, ces accidents et agressions font peser un poids supplémentaire sur les services. Ces blessures au travail ont entraîné une hausse de 34 % des heures d'absence pour des raisons de santé dans l'ensemble des établissements publics.

En 2018, ce sont 4,4 millions d'heures qui n'ont pas pu être travaillées par des employés de la santé pour cause d'accident de travail. Cela représente 2400 postes à temps complet.

De plus, au-delà de l'état de santé physique des travailleurs du réseau, c'est leur santé mentale qui se trouve mise à mal par la situation de crise à laquelle ils sont confrontés. En 2017-2018, 39 % des dossiers de prestations en assurance salaire étaient appuyés par un diagnostic de santé mentale.

«Tout le monde constate les dégâts dans leur quotidien. On trouve ça étonnant de se faire dire: "ça coûte cher le réseau de santé, il faut regarder, on ne peut pas investir de manière illimitée". Oui, mais corrigeons déjà cet aspect-là et on va être gagnant», commente Claire Montour.

Le Comité national intersyndical de prévention en santé et sécurité rassemble l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des professionnelles (FP-CSN), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

Santé

Manifestation contre les compressions en santé à Ottawa

Plus d’une centaine de militants ont répondu à l’appel lancé par la Coalition de la Santé de l’Ontario samedi, à la Place TD à Ottawa, pour manifester contre les compressions budgétaires du gouvernement Ford en santé publique.

«Nous envoyons un message clair et fort à [Doug Ford] que les gens disent non aux compressions dans les hôpitaux et les soins de longue durée. Nous refusons également les compressions dans la santé publique et dans les services d’ambulance», a indiqué la Coalition de la Santé de l’Ontario. 

Des restrictions budgétaires de près d’un demi-milliard dans l’assurance santé sont prévues. 

Le gouvernement progressiste-conservateur prévoit également d’éliminer 25 bureaux de santé publique, 49 services ambulanciers locaux et 12 centres de répartition des ambulances à travers la province. 

Selon la Coalition de la Santé de l’Ontario, «ces changements toucheront tous les Ontariens et leur capacité à accéder aux services de santé». 

D’autres manifestations similaires se sont tenues simultanément aux quatre coins de la province samedi.

Santé

Un autre bris de service en obstétrique à l’Hôpital du Pontiac

Un neuvième bris de service en obstétrique en l’espace de trois mois est prévu à l’Hôpital du Pontiac, annonce le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

L’interruption de 72 heures, prévue dès vendredi à 16h et ce jusqu’à lundi 16h, est une fois de plus causée par un manque de personnel infirmier en obstétrique à l’établissement de Shawville. 

Après avoir été préalablement évaluées à l’Hôpital du Pontiac, les femmes enceintes en travail seront redirigées vers l’hôpital de Gatineau, 90 kilomètres plus loin. 

Le CISSSO ajoute que dans le cas où une femme enceinte se présenterait en accouchement imminent, il y aura du personnel qualifié pour assurer la prise en charge. 

L’organisation répète que toutes les futures mamans touchées par ce bris de service ont été avisées. Actuellement, 75 futures mamans sont suivies dans le Pontiac, a indiqué l’organisation il y a deux semaines. 

Santé

Inscription à un médecin de famille: la CAQ abaisse sa cible à celle des libéraux

La ministre de la Santé, Danielle McCann, visait en juin une cible de 95 % de Québécois inscrits à un médecin de famille d’ici la fin du présent mandat du gouvernement Legault. Or cette cible n’apparaît pas dans le plan stratégique 2019-2023 du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), qui vise plutôt un taux d’inscription de… 85 % d’ici 2022-2023, le même que celui fixé sous les libéraux.

Au 31 mars dernier, plus de 6 millions de Québécois, soit 81 % de la population admissible, avaient un médecin de famille, et quelque 540 000 personnes étaient en attente au Guichet d’accès. 

En juin, la ministre Danielle McCann affirmait que la réforme prochaine du mode de rémunération des 9000 omnipraticiens du Québec (le gouvernement Legault veut fixer une partie de celle-ci au prorata du nombre patients pris en charge par les médecins de famille) permettra d’aller au-delà de la cible de 85 % fixée par le gouvernement Couillard. 

En Ontario, où un système de capitation est en vigueur depuis 15 ans, 95 % des patients ont un médecin de famille, comparait Danielle McCann. La ministre de la Santé disait vouloir atteindre la même cible au Québec, «en autant qu’il y ait 95 % des Québécois qui veulent un médecin de famille».

Le plan stratégique 2019-2023 déposé mercredi par le ministère de la Santé ne fait pas mention de cette cible de 95 %. Les objectifs fixés sont plutôt de 82 % pour 2019-2020, de 83 % pour 2020-2021, de 84 % pour 2021-2022 et de 85 % pour 2022-2023.

Le ministère de la Santé s’engage toutefois à augmenter d’ici 2022-2023 à 85 % le pourcentage des personnes ayant consulté un professionnel de la santé à l’intérieur de 36 heures, c’est-à-dire le jour même de leur demande ou le lendemain. 

Dans son plan stratégique, le ministère de la Santé y va de cette petite note en bas de page : «Notons que les cibles concernant l’inscription auprès d’un médecin de famille ainsi que l’accès à l’intérieur de 36 heures pourraient être revus à la hausse selon l’évolution de l’entente sur la rémunération des médecins».

Santé mentale

Par ailleurs, à plusieurs reprises depuis sa nomination, la ministre McCann a dit vouloir améliorer l’accès aux services de santé mentale. Ce printemps, elle s’est engagée à éliminer les listes d’attente au guichet d’accès. Son objectif, disait-elle notamment, était que d’ici le printemps 2020, toute personne présentant un problème de santé mentale, peu importe son âge, ait accès gratuitement, et en temps opportun, aux services requis par son état.

Dans son plan stratégique 2019-2023, le ministère de la Santé se fait plus prudent. «Le MSSS compte améliorer l’accès [aux services en santé mentale] au cours des prochaines années afin qu’en 2023, la liste d’attente pour un service en santé mentale ait diminué de 90 % par rapport à 2019». 

En 2019, plus de 15 000 personnes (adulte et jeunes) étaient en attente d’un service en santé mentale, dont environ 12 000 en première ligne et approximativement 3000 en deuxième ligne. 

Le ministère vise à réduire le nombre de personnes en attente d’un service en santé mentale à 11 530 en 2019-2020, à 6150 en 2020-2021, à 2307 en 2021-2022 et à 1538 en 2022-2023.

Santé

De plus en plus de gens se blessent en utilisant leur téléphone cellulaire

MONTRÉAL - Plus de 76 000 patients se sont rendus à une urgence américaine entre janvier 1998 et décembre 2017 après avoir subi une blessure à la tête ou au cou en utilisant leur téléphone cellulaire, estime une nouvelle étude publiée par le journal médical JAMA Otolaryngology — Head & Neck Surgery.

L’incidence de ce type de blessures a été multipliée par plus de dix pendant cette période.

Environ 56 pour cent des blessés étaient des femmes et 39 pour cent d’entre eux étaient âgés entre 13 et 29 ans. La vaste majorité des blessés, soit 94,1 pour cent, ont reçu leur congé sans avoir été hospitalisés.

Quarante et un pour cent des accidents se sont produits à la maison. Un tiers des blessures ont été subies à la tête et un autre tiers au visage, y compris la région de l’oeil et le nez. Un peu moins de 13 pour cent des blessures étaient rapportées au niveau du cou.

Les chercheurs distinguent les blessures causées directement par le téléphone (comme l’explosion de la batterie ou le téléphone qui frappe le visage, soit 47 pour cent du total) des blessures causées par l’utilisation du téléphone (et surtout attribuables à une distraction).

Vingt-six pour cent des blessures étaient des lacérations et 25 pour cent des contusions ou des éraflures, mais 18 pour cent concernaient des blessures aux organes internes.

«Ce diagnostic (de blessure aux organes internes) référait le plus souvent à un traumatisme cérébral, écrivent les chercheurs de l’Université Rutgers. Puisque la majorité des patients n’ont pas été hospitalisés, nous supposons qu’il s’agissait de traumatismes légers. Les patients souffrant d’un traumatisme cérébral léger peuvent recevoir leur congé sans intervention additionnelle, mais ils sont quand même à risque d’un syndrome postcommotionnel.»

Les symptômes d’un syndrome postcommotionnel varieront de légers (maux de tête, nausée, fatigue) à graves (problèmes de mémoire, instabilité émotionnelle, dépression). Ces patients auront donc besoin d’un suivi médical après avoir reçu leur congé.

On fait également état de commotions cérébrales, de fractures et de «corps étrangers», à environ 3 pour cent chacun.

Plus de 14 000 blessures ont été attribuées à des distractions, dont 7240 au moment où la victime conduisait en utilisant son téléphone cellulaire et environ un millier au moment où elle textait. Soixante pour cent des blessures causées par une distraction se sont produites dans le groupe d’âge 13-29 ans.

On rapporte aussi plus de 5000 blessures survenues pendant que la victime marchait en utilisant son téléphone intelligent - dont une centaine au moment où elle jouait à Pokémon Go.

«Les blessures à la tête et au cou associées à l’utilisation du téléphone cellulaire ont augmenté de façon marquée pendant une récente période de vingt ans, résument les auteurs de l’étude. Même si la plupart de ces blessures ne sont pas graves, certaines pourraient entraîner des complications à long terme. Il semble donc y avoir un besoin d’éduquer les patients concernant la prévention des blessures et les dangers de pratiquer une activité en utilisant ces appareils.»

On estime qu’environ 96 pour cent des Américains sont propriétaires d’un téléphone cellulaire.

Santé

Plus de 75% des crèmes et onguents corticostéroïdes contiennent des composés à potentiel allergène

MONTRÉAL - Plus des trois quarts des crèmes et onguents corticostéroïdes vendus sous prescription au Canada pour le traitement des dermatites contiennent des produits potentiellement allergènes, révèle une étude qui vient d’être publiée dans le Journal of Cutaneous Medicine and Surgery par des chercheuses de la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Les auteures arrivent à ce constat après avoir dressé la liste des ingrédients non médicinaux contenus dans 140 corticostéroïdes topiques prescrits contre les dermatites au pays. Elles ont ensuite vérifié si ces ingrédients figuraient dans une liste de 28 ingrédients à fort potentiel allergène produite à partir des travaux du North American Contact Dermatitis Group.

Les chercheuses ont observé que 76 pour cent des produits analysés contiennent au moins un ingrédient ayant un fort potentiel allergène et 43 pour cent en contiennent deux ou plus.

On retrouve parmi les composés potentiellement allergènes les plus courants le propylène glycol (43 pour cent), les parabènes (28 pour cent), le chlorocrésol (11 pour cent) et les libérateurs de formaldéhyde (7 pour cent). Le premier est un véhicule pour la molécule active et il facilite son absorption par la peau. Les autres sont des agents de conservation.

«La présence de composés allergènes dans ces médicaments peut avoir deux répercussions, a précisé par voie de communiqué la responsable de l’étude, la docteure Marie-Claude Houle. D’abord, la dermatite pourrait ne pas répondre au traitement. Ensuite, ces allergènes pourraient amplifier le problème. Par exemple, des dermatites qui ne touchaient que le genou au départ peuvent s’étendre à la cuisse et à la jambe.»

La docteure Houle est une dermatologue spécialiste des dermatites de contact et codirectrice du programme de résidence en dermatologie de l’Université Laval.

Elle reconnaît qu’il est pratiquement impossible pour les entreprises pharmaceutiques de mettre au point un onguent corticostéroïde exempt d’allergènes. «Il est toutefois possible de faire mieux», a-t-elle assuré.

La dermatologue invite les médecins à porter une attention particulière à la composition des corticostéroïdes topiques qu’ils prescrivent.

«De plus, si le patient ne répond pas au traitement ou si son problème s’amplifie, il faut envisager la possibilité que le médicament soit en cause, ajoute-t-elle. Dans certains cas, le problème pourrait être causé par la molécule active elle-même. Il faut en tenir compte en incluant le produit dans les tests d’allergie.»

Actualités

Conditions de travail des préposés: les Québécois les trouvent «médiocres»

MONTRÉAL - Les trois quarts des Québécois trouvent que les conditions de travail des employés dans les résidences pour personnes âgées sont «médiocres» et qu'elles ont des répercussions sur la qualité des soins et services.

Et les Québécois sont encore plus nombreux à croire que le gouvernement devrait carrément décréter des conditions de travail «minimales» pour ces salariés dans les résidences pour aînés, afin d'améliorer la situation.

Santé

Un «super» commissaire pour mieux encadrer les plaintes de maltraitance envers les aînés

La ministre Marguerite Blais se dit déterminée à mieux encadrer le processus d'examen des plaintes de maltraitance envers les aînés vulnérables qui résident dans les établissements privés.

Elle a déposé mardi à l'Assemblée nationale le projet de loi 52, qui vise à harmoniser les différents régimes d'examen des plaintes en vigueur dans ces centres d'hébergement privés.

Actualités

Dénoncer avant de mourir [VIDÉO]

Une chambre où il peut faire jusqu’à 30 degrés Celsius en été. L’obligation de laisser la porte ouverte 24 h sur 24 pour laisser entrer la climatisation qui vient du corridor, mais subir aussi tous les bruits qui proviennent de ce corridor. La crainte constante qu’un résident, qui souffre de pertes cognitives ou d’Alzheimer, s’invite dans votre espace pour vous bousculer ou vous prendre les fesses, le jour comme la nuit.

« Imaginez comme c’est difficile de dormir ou de vivre dans ce contexte. C’est ça se soucier du bien-être des vieux, de leur confort, leur intimité? On ne peut pas penser qu’ils puissent, dans ses conditions, être heureux et avoir le goût de vivre. Je n’y crois plus, c’est une question de survie mentale. Ici, ils font mourir à petit feu les résidents lucides. On est bien mieux mort. »

Son état de santé lui permet. Les conditions de vie au CHSLD ont facilité sa prise de décision. Raymond Bourbonnais aura recours à l’aide médicale à mourir le 5 décembre. Mais avant de partir, l’homme de 79 ans lance un cri du cœur. 

« Après un an en CHSLD où j’ai constaté une constante dégradation des services, je vous demanderais de faire tout votre possible pour mettre de la pression sur le gouvernement pour qu’il réveille ses hauts fonctionnaires qui dorment dans leur bureau à l’air conditionné. Le problème de main-d’œuvre est devenu journalier et il s’aggrave dangereusement les fins de semaine », souligne celui qui, depuis plus de sept ans, souffre d’atrophie musculaire spinale.

Aujourd’hui, le corps robuste de l’ancien travailleur de six pieds un pouce est presque entièrement paralysé. « Mes mains, mes pieds et ma tête fonctionnent. Rien d’autre », résume-t-il.

Quand M. Bourbonnais a dû quitter en novembre 2018 la résidence privée pour personnes âgées de Magog où il habitait, parce que son état le justifiait, il croyait faire le meilleur choix en déménageant au CHSLD de Valcourt, région où il a vécu pendant vingt ans et où son fils demeure. « Je voulais vivre ici pour y finir mes jours en paix. Quel désenchantement! »

M. Bourbonnais croit que la décision de regrouper des CHSLD a empiré la situation. Par exemple, la chef de service partage maintenant son temps entre le CHSLD de Valcourt et celui de Windsor. Même réalité pour les techniciens en loisirs.

« Dans la nuit du 27 au 28 septembre dernier, on m’a dit qu’il n’y avait aucun préposé au CHSLD. Seulement deux membres du personnel dont une personne qui s’occupe normalement des cuisines », témoigne Madelaine Houde, personne-ressource Comité des usagers du Val-Saint-François, qui a assisté à l’entrevue.

Des problèmes de logistique ont fait en sorte que M. Bourbonnais a dû attendre jusqu’à une heure pour avoir des soins après avoir sonné sa cloche. Le résident déplore aussi qu’il ne puisse pas prendre ses médicaments au besoin, selon sa douleur. 

Chaleur et agression

L’été a été une période particulièrement difficile pour M. Bourbonnais. « La chaleur est montée jusqu’à 27, parfois 30 degrés dans ma chambre. On ne peut pas ouvrir les fenêtres et le CHSLD ne permet pas aux usagers d’installer de la climatisation dans leur chambre. »

M. Bourbonnais, qui a aussi une condition cardiaque précaire, a fait une plainte formelle. Après 55 jours d’attente, il a reçu un coup de fil du bureau du commissaire lui disant qu’il ne pouvait pas, sans plus de détails. Une vingtaine de jours plus tard, une lettre du CIUSSS lui a été envoyée pour lui expliquer les raisons du refus. « Ici, on nous dit que le système électrique ne serait pas assez fort. »

Les résidents entrent dans la chambre de M. Bourbonnais et en sortent sans y être invités. « Il y a une dame qui déplace toutes mes choses. Et comme je suis paralysé, je ne les ai plus à portée de main. Et un homme, toujours le même, est entré à plusieurs reprises m’agresser physiquement. Me serrer le bras ou me prendre les fesses. Quand il sortait de la chambre ici, les autres résidentes autour lui criaient : ‘‘va-t’en dans ta chambre!’’ »

M. Bourbonnais s’est plaint. On lui a dit que c’était grave et que les choses changeraient.         

« Un mois plus tard, il se promenait encore comme il le voulait. Heureusement, il a plus de difficulté à se déplacer ces derniers temps », ajoute le résident. 

« Un jour j’étais en visite ici et ce monsieur était dans la chambre d’une dame qui n’était pas contente. J’ai appelé une préposée. Elle lui a remonté ses pantalons qui étaient détachés en nous disant que ce n’était rien et qu’il n’était pas dangereux », enchaîne la membre du comité des usagers.

À la suite de sa plainte, un coordonnateur est venu le rencontrer. « J’espère faire changer les choses. Déjà le problème de manque de personnel était moins pire les deux dernières fins de semaine ».

Un problème de gestion?

« La direction impose ses contraintes et ses menaces de mesures disciplinaires. Quel climat de travail! Le manque de gestion est flagrant. Le grand dévouement des préposés ne suffit plus. »

M. Bourbonnais a espéré longtemps que la science trouve un remède à sa maladie, mais une neurologue lui a confirmé en octobre qu’il n’y avait rien à faire pour améliorer sa condition. Lors de ce même rendez-vous, elle a abordé le sujet de l’aide médicale à mourir. M. Bourbonnais a sauté sur l’occasion. 

« Je m’étais dit que lorsque je ne serais plus capable de faire le transfert entre mon fauteuil et ma chaise électrique, ce serait fini. Ça fait deux mois que je ne suis plus capable. J’ai même offert mon corps à la science pour qu’on trouve des solutions à ma maladie, mais ils n’en veulent pas. »

Sur les murs de sa chambre, la photo de sa mère, celle de son épouse, celle de la ferme où il a habité pendant 25 ans et un paysage des Îles-de-la-Madeleine. « Je n’y suis jamais allé, mais ma femme oui. Elle veut d’ailleurs absolument ravoir le cadre après mon départ. » 

Dire adieu aux siens

Ce samedi, une cérémonie d’adieu est organisée à la demande de M. Bourdonnais. Une centaine d’invités y sont attendus. Famille, amis, compagnons de travail. L’homme d’honneur a préparé un discours. En voici quelques extraits.

« Je vous demanderais d’être indulgent, mes capacités sont limitées. Comme la plupart d’entre vous le savez déjà, j’ai eu une vie bien remplie. Je n’ai jamais manqué de travail et j’ai toujours fait du bénévolat, soit paroissial, municipal, coopératif ou au club de motoneige. Je me suis toujours battu. Maintenant ce n’est pas possible », lit celui qui se souvient de ses semaines de travail de 72 heures alors qu’il était opérateur de la machinerie lourde. 

« Mes parents ont vécu tous les deux jusqu’à 93 ans en disant chaque jour : ça ira mieux demain. Pour moi, c’est l’inverse. Mon état se détériore jour après jour. »

Je vais partir dans la joie, surtout content d’oublier ce passage (au CHSLD) de ma vie. Un merci très spécial à mon épouse Claudette qui m’a toujours épaulé pendant ces 56 belles années. Et à mon fils Martin qui n’a jamais ménagé les efforts pour me faciliter l’adaptation d’appareil pour répondre à mes besoins. » 

« Portez-vous bien », terminera-t-il avant de demander à ses invités de chanter avec lui l’Au revoir.

Santé

Aide à mourir: des experts pour l’élargissement

Malgré son état, une personne rendue inapte devrait-elle, à certaines conditions, obtenir l’aide médicale à mourir? Un groupe d’experts s’est penché sur la question pendant deux ans et sa réponse est la suivante : oui.

Le gouvernement Legault semble lui aussi pencher dans cette direction, mais une révision de la loi n’est pas pour demain.

Un élargissement légal de l’accès à l’aide médicale à mourir fait partie des 14 recommandations formulées par le groupe de 13 experts mandaté par le gouvernement précédent en 2017 pour examiner ce scénario.

Son rapport de 150 pages a été rendu public vendredi par la ministre de la Santé, Danielle McCann.

Si le gouvernement l’entérine, une personne pourrait rédiger une demande anticipée d’aide médicale à mourir, sans devoir être au seuil de la mort, comme c’est le cas selon la loi actuelle.

Cependant, cette personne devrait au préalable avoir reçu un diagnostic de maladie grave et incurable, incluant une maladie entraînant des pertes cognitives comme la démence ou l’Alzheimer.

Celui ou celle qui rédigerait une telle demande anticipée d’aide à mourir devrait aussi désigner un tiers chargé d’y donner suite le moment venu.

En mêlée de presse, le premier ministre François Legault n’a pas caché que son gouvernement était «en faveur de l’élargissement de l’aide médicale à mourir».

Il a dit s’appuyer sur la volonté populaire, affirmant sentir «dans la population que les gens voudraient qu’on élargisse» l’accès à cette pratique.

Questionné à savoir si lui-même songerait à y recourir s’il était gravement malade, il a répondu : «J’aime la vie, je voudrais qu’on s’acharne un peu.»

La ministre de la Santé a renchéri, estimant elle aussi que la population québécoise était mûre pour débattre de cet enjeu sensible. Elle lancera donc prochainement une large consultation publique pour prendre le pouls des gens et orienter sa décision dans ce dossier.

En conférence de presse, elle s’est engagée à mener à bien cette consultation durant le présent mandat, mais pas nécessairement à modifier la loi avant le prochain scrutin.

Aberrations à corriger

ll ne faut donc pas s’attendre nécessairement à voir le Parlement modifier la loi sur les soins de fin de vie avant la prochaine échéance électorale.

«Je pense que la population québécoise est assez claire là-dessus qu’il faut vraiment se pencher sérieusement sur cette question. Sur le principe, je pense qu’il y a une ouverture de la population québécoise, importante», a commenté la ministre pour justifier la tenue d’une vaste consultation qui pourrait durer plusieurs mois.

La ministre a déploré des situations aberrantes causées par la loi actuelle, qui devraient être corrigées.

Par exemple, il arrive que des grands malades, qui répondent aux critères, demandent l’aide médicale à mourir, mais «ne la reçoivent pas parce qu’ils sont devenus inaptes dans un court laps de temps». Or, loi est stricte sur ce point : le malade doit donner son consentement éclairé jusqu’à la dernière minute.

D’autres malades, qui veulent se qualifier pour l’aide à mourir, vont jusqu’à «ne pas prendre des analgésiques», préférant souffrir, de peur de devenir inaptes.

«Il faut vraiment, vraiment faire quelque chose pour aider ces personnes», a dit la ministre.

Dans l’esprit du groupe d’experts, qu’il survienne à la dernière minute ou qu’il soit anticipé, le consentement éclairé doit à un moment ou l’autre être associé à la demande d’aide à mourir.

Il n’est donc pas question d’admettre par exemple les blessés dans un accident ou les personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou encore d’un traumatisme cérébral, donc sans diagnostic de maladie incurable et incapables de formuler une demande en toute connaissance de cause.

Il n’était pas question non plus pour le groupe d’experts de permettre à une personne en bonne santé de rédiger une demande anticipée d’aide médicale pour abréger ses jours, en cas d’inaptitude éventuelle.

En breffage de presse, un des coprésidents du groupe d’experts, Jocelyn Maclure, a indiqué qu’un tel processus «demeure très abstrait» s’il n’y a pas de diagnostic clair. Des médecins leur ont aussi fait valoir que le temps écoulé entre la demande et son application devait être «assez rapproché» idéalement. Certains étaient mal à l’aise à l’idée de devoir appliquer éventuellement une demande formulée plusieurs années auparavant.

La porte-parole péquiste, la députée Véronique Hivon, qui a suivi de très près ce dossier depuis une dizaine d’années, a rappelé qu’il s’agissait d’un enjeu complexe.

Un fossé existe, a-t-elle indiqué, entre l’adoption du principe d’un élargissement de la loi et l’application de nouveaux critères plus souples.

«Je pense qu’il y a un assez large consensus sur l’idée en elle-même, mais l’encadrement en lui-même fait partie du débat, à savoir s’il peut ou non y avoir ouverture», a-t-elle commenté.

Meilleurs soins palliatifs

Le groupe d’experts recommande aussi au gouvernement d’offrir une meilleure qualité de soins palliatifs partout au Québec, de manière à éviter que de grands malades puissent demander l’aide à mourir en désespoir de cause, faute de soins appropriés.

Le président de la Commission sur les soins de fin de vie, Michel Bureau, a salué l’approche «prudente et très nuancée» du rapport produit par le groupe d’experts.

Il dit approuver l’idée «d’élargir l’accessibilité à l’aide médicale à mourir de façon anticipée, en prévision de l’inaptitude, selon des conditions précises et afin de bonifier l’offre de soins palliatifs partout au Québec».

La Commission sur les soins de fin de vie a notamment pour mandat de surveiller l’application de la loi autorisant l’aide médicale à mourir.

La Chambre des notaires a dit partager l’avis de la Commission quant au principe d’élargissement de la loi aux personnes inaptes, à certaines conditions.

Les deux coprésidents du groupe d’experts étaient Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval et spécialiste des questions d’éthique, et Nicole Filion, avocate et directrice générale des affaires juridiques au Curateur public du Québec.

Santé

Un nouveau bris de service en obstétrique à l'Hôpital du Pontiac

Un neuvième bris de service en obstétrique en l’espace de trois mois est prévu à l’Hôpital du Pontiac, annonce le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

L’interruption, prévue dès vendredi à 16h et ce jusqu’à lundi 8h, est une fois de plus causée par un manque de personnel infirmier en obstétrique à l’établissement de Shawville. 

Après avoir été préalablement évaluées à l’Hôpital du Pontiac, les femmes enceintes en travail seront redirigées vers l’hôpital de Gatineau, 90 kilomètres plus loin. 

Le CISSSO ajoute que dans le cas où une femme enceinte se présenterait en accouchement imminent, il y aura du personnel qualifié pour assurer la prise en charge.

Toutes les futures mamans touchées par ce bris de service ont été avisées.

Actuellement, 75 futures mamans sont suivies dans le Pontiac, a indiqué l’organisation la semaine dernière. 

Ce bris survient au lendemain de l’annonce de la ratification d’une entente entre Québec et la Fédération des médecins spécialistes visant à limiter les ruptures de service dans les hôpitaux en région. 

Santé

La réalité virtuelle sera utilisée pour sensibiliser les aînés à la maltraitance

MONTRÉAL - Un projet dévoilé jeudi par la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais mobilisera la réalité virtuelle pour sensibiliser les aînés à la maltraitance, à l’intimidation et à l’âgisme dont ils pourront être victimes, souvent sans même en être conscients.

Le projet «Ateliers 360 pour les aînés» s’inspire du projet «Ateliers 360» qui a été déployé dans les écoles pour développer l’empathie et les compétences émotionnelles et relationnelles.

Le nouveau programme s’appuie sur les travaux de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées de l’Université de Sherbrooke, dont Marie Beaulieu est la titulaire.

«On utilise la réalité virtuelle pour mettre les gens dans un contexte d’immersion, donc on va chercher tout un aspect sensoriel qu’on n’allait par chercher avec toutes les autres activités de sensibilisation auparavant», a expliqué Mme Beaulieu.

La réalité virtuelle permettra ainsi de camper les participants dans un rôle de témoin, d’où ils observeront trois situations différentes: une de maltraitance, une d’intimidation et une d’âgisme, a-t-elle ajouté.

«Et après ça, dans les animations/discussions qu’on fait avec les gens, on leur demande de se projeter dans les différents rôles, donc comment ils se sont sentis comme témoins, comment ils se seraient sentis s’ils avaient été dans la peau de l’aîné, comment ils se sentiraient aussi s’ils étaient dans la peau des gens qui font subir de la maltraitance, de l’intimidation ou de l’âgisme, et qui ne sont pas toujours conscients de ce qu’ils font», a précisé Mme Beaulieu.

Car «une des grandes caractéristiques, surtout de la maltraitance envers les aînés et aussi de l’âgisme», rappelle-t-elle, «c’est que les gens vont le faire sans être nécessairement dans une intention malveillante, donc de vouloir faire du tort ou nuire à quelqu’un».

Cybermalaise

Cela étant dit, le choix d’avoir recours à la réalité virtuelle pourra surprendre, puisqu’on sait bien que les aînés ressentent parfois un «cybermalaise» face aux nouvelles technologies qu’ils trouvent intimidantes et qu’ils peinent à s’approprier.

«Dans la mesure où les aînés sont confiants et se sentent capables d’utiliser une technologie, généralement il n’y a pas d’hésitation à l’utiliser, ils sont ouverts à en faire le test, a assuré Kevin St-Martin, un étudiant à la maîtrise qui participe à cette initiative. Le recul des aînés n’est pas si important que ça. Il est souvent présent plus au départ. Une fois qu’on leur parle et qu’on leur présente l’idée de façon générale, si on prend le temps de s’asseoir avec eux et d’en discuter, une fois qu’on leur a bien présenté la chose, ils sont vraiment ouverts à l’idée d’utiliser la technologie.

«C’est sûr que si on leur laisse le casque entre les mains et qu’on leur dit de se débrouiller, ce ne sera pas le même plaisir d’utilisation, et ça se peut qu’ils ne l’ouvrent jamais. Mais si c’est bien accompagné et bien encadré, ça peut être une expérience vraiment intéressante.»

Les aînés victimes de maltraitance pourront avoir besoin d’un long moment avant d’en prendre conscience, ajoute Mme Beaulieu. Et une fois cette prise de conscience faite, ils pourront être très hésitants à demander de l’aide.

«On peut penser que c’est la même chose par rapport à l’intimidation, a-t-elle dit. On a mené un projet de recherche (...) l’année dernière et on voyait que c’était à peu près les mêmes freins aux demandes d’aide et des leviers qui étaient aussi très similaires. Et finalement, par rapport à l’âgisme, on se rend compte que les gens vont le subir, ça va les choquer, mais ils ne savent pas toujours comment y réagir. Donc les aînés ne seront jamais trop sensibilisés.»

Ce programme pourra être déployé partout où on trouve des aînés. Les responsables espèrent le faire tester par environ 150 personnes au cours des trois prochains mois, afin de vérifier si des ajustements sont nécessaires.

Environ 16 pour cent des aînés qui habitent encore chez eux seraient victimes de maltraitance. On ne dispose pas de chiffres concernant ceux qui sont en hébergement, ou encore concernant l’âgisme ou l’intimidation.

Santé

Les jeunes qui subissent des commotions cérébrales seraient plus à risque de suicide

MONTRÉAL - Les athlètes de niveau secondaire qui subissent de multiples commotions cérébrales pourraient ensuite être plus à risque de tenter de se suicider, prévient une nouvelle étude américaine.

Des chercheurs de l’Université du Texas à Houston ont épluché des données colligées auprès de plus de 13 000 étudiants du secondaire provenant de partout aux États-Unis.

Les sujets ont dû répondre à des questions visant à mesurer leurs idées et comportements suicidaires. On leur a aussi demandé s’ils avaient subi une commotion cérébrale en pratiquant un sport ou une activité physique au cours de la dernière année. Environ 15 pour cent des participants ont indiqué que cela leur était arrivé.

Les adolescents qui avaient été victimes d’une commotion cérébrale dans l’année précédente étaient plus susceptibles de rapporter des sentiments dépressifs, des idées suicidaires et des tentatives de suicide passées ou envisagées. Environ 36 pour cent des jeunes ayant subi une commotion se sentaient tristes ou sans espoir (contre 31,1 pour cent de tous les adolescents) et environ 21 pour cent d’entre eux avaient des idées suicidaires (comparativement à 17 pour cent).

En ce qui concerne plus spécifiquement les garçons, ceux qui ont dit avoir subi une commotion cérébrale dans la dernière année étaient deux fois plus susceptibles que les autres d’avoir tenté de s’enlever la vie. Ils étaient aussi trois fois plus susceptibles d’avoir des antécédents de soins médicaux liés à des tentatives de suicide.

Les filles ayant été victimes d’une commotion étaient deux fois plus susceptibles que les autres d’avoir été soignées pour une tentative de suicide. Elles étaient aussi plus à risque de sentiments dépressifs et d’idées suicidaires.

L’étude a tenu compte de facteurs de risque pour le suicide comme l’orientation sexuelle et l’intimidation, mais non de facteurs comme l’alcoolisme ou la toxicomanie. Elle n’a pas non plus mesuré la santé mentale des sujets avant leurs commotions.

Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis rappellent que le suicide est la deuxième cause de décès en importance parmi les jeunes âgés de 10 à 34 ans.

Les symptômes d’une commotion cérébrale incluent une perte de connaissance, des maux de tête, de la confusion, des nausées et un changement de l’humeur.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le Journal of Affective Disorders.

Santé

Un régime riche en gras accélèrerait la progression du cancer de la prostate

MONTRÉAL - Un régime riche en gras accélérerait la progression du cancer de la prostate en imitant une altération propre au cancer, indiquent les travaux d’un chercheur montréalais.

Le professeur David P. Labbé, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, et ses collègues expliquent dans une étude publiée par Nature Communications que la consommation de gras saturé induit une «reprogrammation cellulaire» qui est associée à la progression et à la létalité du cancer de la prostate.

Ces résultats pourraient permettre d’identifier des patients dont le cancer pourrait être plus agressif et mortel. De plus, une intervention alimentaire impliquant une diminution de l’apport en graisses animales et plus particulièrement en gras saturés chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate à un stade précoce pourrait éventuellement réduire ou retarder le risque de progression de la maladie.

Certains gènes - appelés oncogènes - jouent un rôle dans l’apparition et la progression du cancer. Le gène MYC est l’un d’entre eux, et dans cette étude, M. Labbé et ses collègues montrent que la consommation de gras saturé aggrave le cancer de la prostate en provoquant une réaction semblable à la surexpression de MYC.

«MYC est une protéine qui est surexprimée dans plusieurs cancers de la prostate, a expliqué M. Labbé. C’est quelque chose de central dans l’initiation et la progression de la maladie. Et ce qu’on montre, c’est que (l’alimentation) riche en gras saturé agit un peu comme MYC et va venir augmenter cet effet-là.»

Les chercheurs en sont venus à cette conclusion en intégrant de l’information alimentaire aux données sur l’expression des gènes provenant de 319 patients. Ils ont validé leurs résultats in vivo à l’aide d’un modèle murin de cancer de la prostate.

Les patients qui présentaient le taux le plus élevé de la signature de MYC associée à la consommation de gras saturé étaient quatre fois plus susceptibles de mourir du cancer de la prostate que les patients présentant le taux le plus faible, indépendamment de leur âge ou de l’année du diagnostic.

Même après avoir éliminé l’obésité de l’équation, les patients présentant des taux élevés de la signature de MYC associée à la consommation de gras saturé étaient encore trois fois plus susceptibles de mourir d’un cancer de la prostate, a expliqué le professeur Labbé dans un communiqué.

«L’alimentation riche en gras saturés est généralement associée à un cancer plus agressif dans nos modèles, donc c’est clairement utilisé comme carburant (...) pour une reprogrammation cellulaire qui ne va pas dans le bon sens pour le patient, a-t-il précisé. C’est important de porter une attention particulière à son (alimentation) à ce niveau-là.»

L’étude a également montré que pour que les gras saturés induisent la reprogrammation de MYC, les tissus doivent être transformés.

«Il faut que le tissu ait déjà les graines d’un cancer pour qu’il soit reprogrammé par une (alimentation) riche en gras, a dit M. Labbé. (...) (L’alimentation) riche en gras reprogramme les régions cancéreuses, mais elle ne reprogramme pas les régions ‘normales’.»

En connaissant le régime alimentaire d’un patient ou son niveau d’activité physique, les cliniciens pourraient éventuellement suggérer une intervention spécifique pour réduire la probabilité de progression vers une maladie mortelle.

Santé

Pontiac et Maniwaki: des bris de service plus rares après une entente entre Québec et la FMSQ

Très fréquents depuis la fin de l’été, les bris de service en chirurgie générale ou en obstétrique à l’Hôpital du Pontiac devraient se faire plus rares à la suite d’une entente intervenue entre Québec et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

Les plans dans ces deux spécialités, qui seront en vigueur dès dimanche, prévoient la création de « groupes concertés de médecins spécialistes remplaçants » et permettront d’assurer « une prestation continue des soins et de limiter les ruptures de services, à l’instar du plan en anesthésie déjà en vigueur depuis plus d’un an », précise le gouvernement.

Santé

Les produits laitiers faibles en gras protégeraient du cancer du sein, selon des chercheuses de Québec

La consommation de produits laitiers faibles en gras pourrait abaisser le risque de cancer du sein, suggère une étude publiée par des chercheuses de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval.

Chez les femmes non ménopausées, la consommation de 14 portions ou plus de produits laitiers maigres par semaine était associée à une densité mammaire 7 pour cent plus faible que chez celles qui en prennent moins de trois.

«Ce qu’on a montré, c’est que chez les femmes préménopausées, la consommation de produits laitiers faibles en gras était associée à une diminution de la densité mammaire, tandis que pour les produits laitiers qui étaient riches en gras, on avait une densité mammaire qui était augmentée dans notre population», a expliqué en entrevue la chercheuse Élisabeth Canitrot.

La densité mammaire est l’un des principaux facteurs de risque concernant le cancer du sein.

«La densité mammaire reflète l’abondance relative des glandes et des canaux dans le tissu mammaire, a indiqué dans un communiqué la responsable de l’étude, la professeure Caroline Diorio de la Faculté de médecine de l’Université Laval. Plus la densité mammaire est élevée, plus le risque de développer un cancer du sein est grand.»

Les chercheuses ont recruté 1546 femmes, dont 775 qui n’avaient pas encore atteint la ménopause, au moment où elles se présentaient pour subir une mammographie. Les participantes ont accepté de remplir un questionnaire de fréquence alimentaire portant sur leurs habitudes de consommation de boissons et d’aliments au cours de la dernière année.

L’effet protecteur obtenu par la consommation quotidienne d’au moins deux produits laitiers maigres chez les femmes non ménopausées serait comparable à celui du tamoxifène, un médicament qui réduit de 50 pour cent le risque de cancer du sein chez les femmes susceptibles de développer cette maladie.

À l’opposé, les chercheuses ont observé une densité mammaire 4 pour cent plus élevée chez les femmes qui consomment beaucoup de produits laitiers riches en gras par rapport à celles qui en consomment peu ou pas du tout.

Mme Canitrot prévient toutefois qu’il est impossible de conclure, à partir de cette étude, que l’effet protecteur observé est attribuable aux produits laitiers faibles en gras.

«C’est une des limites de notre étude, a-t-elle admis. On s’intéresse exclusivement aux produits laitiers, on ne regarde pas le régime alimentaire en général, mais effectivement, il est fort possible que ce soit le marqueur d’un régime alimentaire particulier, plus faible en gras. Ce serait intéressant de le regarder.»

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Anticancer Research.

Politique

Québec dévoile son concept de «Maisons des aînés» [PHOTOS]

Le gouvernement du Québec a dévoilé mardi matin son concept de «Maison des aînés», un projet phare de la Coalition avenir Québec qui l’avait mis de l’avant en campagne électorale. En dévoilant le projet d’unités de 12 chambres, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a dit faire le pari de trouver le personnel nécessaire pour y travailler, malgré la pénurie actuelle d’effectifs.

En point de presse à Montréal, la ministre, enthousiaste, a parlé d’un «grand chantier» et d’un «grand redressement» pour les aînés en perte d’autonomie.

Tel que déjà annoncé, elle a confirmé la création de 2600 nouvelles places en Maisons des aînés ou en Maisons alternatives, ainsi que la rénovation ou la reconstruction de 2500 places en Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), pour une facture totale de plus de 2,6 milliards $.

À noter que 500 places seront gérées par des établissements privés conventionnés.

La maison des aînés accueillera des personnes âgées en perte d’autonomie modérée qui seront accompagnées jusqu’à la perte d’autonomie majeure. Quant à la maison alternative, elle permettra d’accueillir une clientèle adulte - de moins de 65 ans - ayant des besoins spécifiques.

Les nouvelles places seront ouvertes d’ici 2022. Les terrains ciblés seront achetés par le gouvernement d’ici le printemps prochain. Quant à la rénovation et la reconstruction de bâtiments existants, il n’y a pas d’échéancier.

Mme Blais assure qu’il n’y aura pas deux classes de résidants entre ceux qui habiteront en maisons des aînés et ceux en CHSLD. Les tarifs seront les mêmes, a-t-elle ajouté, sans fournir plus de détails.

La ministre reconnaît que vu les 3154 Québécois actuellement sur une liste d’attente, la création de 2600 nouvelles places ne réglera pas tout. «Les besoins sont si grands», a-t-elle commenté devant les journalistes. Son gouvernement en a toutefois fait beaucoup plus que les précédents, a-t-elle ajouté.

Santé

Plus de permis d’infirmières... mais le manque de ressources persiste

Alors que l’Ordre des infirmières et infirmiers a délivré un nombre record de permis d’exercice pour 2018-2019, le milieu de la santé se plaint toujours d’un manque de ressources sur le terrain. Et seulement 60 pour cent des infirmières travaillent à temps complet.

L’ordre professionnel des infirmières a dévoilé, mardi, son portrait annuel des effectifs pour l’exercice 2018-2019. Ce sont ainsi 76 360 infirmières qui sont inscrites au tableau de l’ordre, dont 75 529 actives. (Les inactives peuvent être retraitées)

L’Ordre a délivré 3893 permis d’exercice cette année. Il s’agit d’un nouveau record, qui dépasse celui de 2015-2016.

Pourtant, malgré ces augmentations, l’Ordre déplore un «manque de ressources criant sur le terrain».

«On trouve qu’il y a un paradoxe là, parce que nos effectifs nous démontrent qu’on n’arrête pas d’ajouter des infirmières - 3900 au cours de la dernière année - mais, d’autre part, les milieux cliniques nous disent qu’ils sont en situation de pénurie. Alors il y a quelque chose à explorer là, pour voir ce qui peut expliquer ça», a souligné en entrevue Luc Mathieu, président de l’Ordre.

Pourquoi?

L’une des explications de ce paradoxe réside dans le fait que seulement 60 pour cent des effectifs infirmiers travaillent à temps complet. Et la proportion de temps complet tombe même à 26 pour cent chez les plus jeunes.

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) - l’organisation syndicale qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres - a déjà déploré le fait que des directions d’établissements n’ouvrent pas de postes à temps complet.

«Ouvrir des postes à temps complet, oui, mais il faut que ce soit attrayant», a opiné M. Mathieu.

Le rapport de l’OIIQ note une «timide remontée du taux d’emploi à temps complet». Celui-ci est passé de 58,5 à 59,9 pour cent.

«Il y a certains établissements de santé où il y a peu ou pas de pénurie. La question qu’on peut se poser, c’est: est-ce que ce sont des modes d’organisation de soins, est-ce que ce sont des politiques, des procédures qui sont mises en place qui font en sorte qu’il y en a peu ou pas? Ou au contraire qui accentuent les situations de pénurie?» demande-t-il.

Une autre raison déjà évoquée pour expliquer cette faible proportion d’infirmières à temps complet est l’obligation parfois faite à celles qui détiennent un poste à temps complet de faire des heures supplémentaires obligatoires.

«Une infirmière, si elle travaille à temps complet et si elle sait qu’elle va se faire imposer du temps supplémentaire obligatoire, peut-être qu’elle va se dire: "moi je vais prendre un temps partiel trois jours et si je fais deux ou trois TSO, bien je vais avoir travaillé l’équivalent d’un temps complet" », a illustré M. Mathieu.

Moins de départs

L’Ordre a aussi remarqué une diminution des départs dans toutes les tranches d’âge. Ainsi, 3690 membres qui étaient inscrits pour l’exercice 2017-2018 n’ont pas renouvelé leur inscription en 2018-2019.

De ce nombre, 2033 étaient âgées de 55 ans et plus. Or, le nombre de départs dans cette catégorie d’âge était en constante augmentation depuis sept ans, affirme-t-on dans le rapport sur les effectifs. Il avait atteint un sommet de 2700 en 2017-2018.

L’OIIQ souligne que le taux de rétention dans la profession est de 90 pour cent, malgré les conditions de travail souvent difficiles. «Elles ont à coeur ce qu’elles font», conclut M. Mathieu.

À l’opposé, il y a eu 4965 entrées dans la profession, dont 1121 retours au tableau de l’ordre.

Santé

L’espoir est permis pour les infirmières de l'Outaouais qui souhaitent de meilleurs horaires

Il n’est pas impossible qu’une entente comme celle paraphée la semaine dernière par le Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides et le Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides soit éventuellement calquée en tout ou en partie dans la région de l’Outaouais.

L’accord, qualifié d’historique, permet à toutes les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de choisir leur nombre de quarts de travail étalés sur une période de deux semaines. Lorsqu’ils postuleront sur un poste, les employés pourront demander que leur nombre de jours travaillés soit revu à la baisse ou à la hausse.