Santé

Cinq jours sans chirurgien à Maniwaki

Un bris de service en chirurgie touche depuis vendredi matin l’Hôpital de Maniwaki, où aucune opération ne pourra être effectuée d’ici mardi midi.

Le Dr Daniel Tardif, directeur des services professionnels au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), a fait savoir que cette rupture de service en chirurgie générale découle de la démission subite, la semaine dernière, d’un des deux détenteurs de poste en chirurgie générale à l’Hôpital de Maniwaki.

Il s’agit d’un départ à la retraite que l’organisation n’avait « pas vu venir », a précisé le Dr Tardif.

En l’absence d’un chirurgien de garde à Maniwaki, les cas de traumatologie seront envoyés vers l’Hôpital de Mont-Laurier. Les femmes enceintes ou en travail seront pour leur part dirigées vers les hôpitaux de Gatineau, de Mont-Laurier ou de Maniwaki, « en fonction de leur état clinique ».

Le CISSSO précise qu’à partir de mardi à 12 h, les gardes en chirurgie sont déjà assurées jusqu’à la fin novembre.

C’est un chirurgien de la zone urbaine qui prendra la relève pour quelques jours, avant le retour du seul chirurgien qui reste à Maniwaki.

« Des travaux sont en cours avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et la Fédération des médecins spécialistes afin d’assurer une couverture complète des activités chirurgicales », a indiqué le CISSSO.

Le Dr Tardif a souligné que la couverture en anesthésiologie sera assurée pendant la durée du bris de service en chirurgie, car certaines interventions peuvent être nécessaires en dehors du bloc opératoire.

Des craintes qu’un bris de service en anesthésiologie survienne cet automne à l’Hôpital de Maniwaki avaient été émises il y a quelques mois, mais l’organisation a été en mesure de trouver des médecins pour assurer les gardes dans cette spécialité.

Santé

Soins de santé: Legault rejette le rappel à l’ordre d’Ottawa

Le premier ministre François Legault rejette le rappel à l’ordre d’Ottawa, qui veut que personne n’ait à payer de sa poche pour obtenir des examens diagnostiques; que ce soit des tests sanguins ou d’imagerie par résonance magnétique, par exemple.

M. Legault a usé, mercredi, de propos plus fermes que ceux de sa ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, pour répondre à la sommation de la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor. Celle-ci a rappelé les provinces à l’ordre au nom des principes inscrits dans la loi canadienne sur la santé.

«On ne se laissera pas dicter ce qu’on va faire par le fédéral», a déclaré M. Legault avant d’ajouter qu’«on va gérer notre réseau de la santé comme on le pense», que «ce n’est pas le fédéral qui va commencer à nous dire comment gérer le réseau de la santé».

«Il y a des gens qui préfèrent passer par le secteur privé pour certains examens. C’est encadré et ça va rester comme ça», a établi le chef du gouvernement québécois.

«La santé, c’est le champ de compétence du Québec, c’est le champ de compétence des provinces», avait avant lui aussi insisté la ministre québécoise Danielle McCann.

«Ce qui est important pour nous, c’est que les Québécois aient accès aux services. Alors il n’est pas question de fermer des portes d’accès pour le moment», a-t-elle ajouté. Autrement dit, pas question de se passer des tests réalisés par des cliniques privées pour lesquels les Québécois doivent débourser soit à partir de leur portefeuille, soit à travers des assurances complémentaires.

«Pour le moment», c’est-à-dire pas tant que le réseau public ne pourra pas suppléer.

C’est sur les éléments qui suivent que les propos de Danielle McCann ont été plus accommodants que ceux de M. Legault : «Nous allons être en discussion avec Mme Petitpas Taylor», a dit la ministre québécoise en laissant entendre qu’elle voulait en savoir davantage sur les intentions de sa vis-à-vis. Ginette Petitpas Taylor a indiqué que les transferts fédéraux pourraient croître de manière à compenser les provinces qui décideraient de rembourser les patients devant payer pour certains examens diagnostiques.

Mme McCann a précisé que son ton était à la «collaboration» et à la «négociation constructive». «On est pour l’universalité et pour la gratuité des services. On va travailler dans ce sens-là», a aussi tenu à dire la ministre québécoise.

GND appuie Petitpas Taylor

Un peu comme l’avait dit le péquiste Sylvain Gaudreault la veille, le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois  s’est désolé mercredi de constater que «ça doive venir du fédéral, mais, sur le fond, Mme Petitpas Taylor a bien raison».

Il juge inacceptable le système à deux vitesses qui s’est mis en place au fil des ans. Il n’est «pas acceptable qu’on puisse s’acheter un accès plus rapide aux soins de santé».

Santé

Les Québécois de plus en plus obèses; une facture de plus en plus salée

La popularité de la restauration rapide, le choix plus considérable de loisirs bien assis dans son divan, et l’utilisation accrue de l’automobile ont ces conséquences : l’obésité gagne du terrain au Québec depuis 40 ans et la facture annuelle des soins de santé liés à l’excès de poids a été estimée à près de 3 milliards $, indique l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ).

Le Comité scientifique sur la prévention de l’obésité de l’INSPQ vient de créer une ligne du temps pour analyser cette situation et comprendre sa progression au fil des années. L’obésité équivaut à un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus, est-il utilisé comme définition dans cette étude.

La progression a été constante, mais s’est accélérée dans les années 80 et 90, a fait remarquer en entrevue la chercheuse Chantal Blouin de l’INSPQ. «Il n’y a encore aucun pays dans le monde qui a réussi à cesser la croissance de l’obésité.»

Les pourcentages dévoilés sont marquants : en 1981, 2 % des enfants et des jeunes de 6 à 17 ans étaient obèses. Plus de 30 ans plus tard, cette proportion était de 10 %.

Chez les adultes, l’INSPQ a constaté qu’en 2015, un Québécois sur 4 est obèse alors qu’en 1978, on l’évaluait à 14 %.

Parmi les constats de l’organisme, l’on retrouve les suivants:

- Entre 1978 et 2013, la proportion des ménages québécois qui ont deux voitures est passée de 16 à 36 %.

- Aujourd’hui, 20 % des emplois demandent un niveau d’activité physique modéré, alors qu’en 1961 c’était presque la moitié des emplois.

- On retrouve des portions de plus en plus grandes dans les restaurants.

- L’avènement d’internet et des réseaux sociaux et leur croissante popularité incitent les gens à des loisirs sédentaires. Sans oublier la télévision.

Entre autres problèmes de santé reliés à l’obésité, l’on retrouve l’hypertension et le diabète : plus de 600 000 Québécois vivent actuellement avec cette maladie chronique, indique l’INSPQ.

D’ailleurs, ce qui a le plus marqué la chercheuse en réalisant tout ce travail, c’est qu’il n’y avait pas de cas de diabète de type 2 chez les enfants avant les années 80. «Maintenant, il y en a, et pour moi, ça, c’est comme un signal fort que quelque chose a changé».

C’est l’émergence d’une nouvelle maladie de société, s’est-elle exclamée.

Coûts

Les coûts associés à l’obésité au Québec ont été estimés en 2011 à près de 3 milliards $ par année par l’organisme. Ces coûts sont engendrés par l’hospitalisation (1,3 milliard $), les consultations médicales (110 millions $), les médicaments (860 millions $) et l’invalidité (630 millions $). Ces chiffres n’incluent pas tous les coûts associés à l’embonpoint et à l’obésité. Par exemple, les pertes de productivité liées à l’absentéisme et à la mortalité prématurée sont exclues du calcul.

L’on peut s’attendre à ce que la facture augmente alors que la prévalence de l’obésité est en progression, note Mme Blouin.

Mais il y a de l’espoir, dit-elle du même souffle. «On ne part pas à zéro.» Elle note de nombreuses initiatives mises en place comme le projet «dépanneur fraîcheur», qui vise à accroître l’offre de fruits et de légumes frais dans les dépanneurs, les municipalités qui investissent dans des pistes cyclables et d’autres aires sportives et les banques alimentaires qui ont conclu des ententes avec des producteurs maraîchers.

«Mais il va falloir en faire beaucoup plus pour renverser la tendance», juge-t-elle.

Santé

Pas de soucis si bébé ne fait pas ses nuits à un an, selon une nouvelle étude

MONTRÉAL - Les parents ne devraient pas trop s’inquiéter si leur bébé ne fait pas encore ses nuits à six mois, ni même à un an: une nouvelle étude n’a montré aucun lien entre cette situation et l’apparition de troubles du développement mental et psychomoteur.

Même si les attentes des parents sont grandes - tout comme leur propre désir de dormir - les auteurs de l’étude ont constaté qu’une grande proportion des nourrissons en bonne santé n’avaient pas atteint ce jalon tant recherché de «faire ses nuits» avant l’âge de six mois, voire de douze.

La recherche, à laquelle ont participé près de 400 nourrissons, a été réalisée par une équipe de recherche dirigée par l’Université McGill. Elle vient d’être publiée dans la revue «Pediatrics». Les participants provenaient de cliniques d’obstétrique de Montréal et de Hamilton, en Ontario.

Parmi d’autres constats, les chercheurs n’ont trouvé aucune corrélation entre le fait de «faire ses nuits» (c’est-à-dire une période de sommeil consécutif) chez les nourrissons et l’humeur postnatale des mères.

Par contre, ils ont aussi découvert que les nourrissons qui ne faisaient pas leurs nuits affichaient un taux d’allaitement considérablement plus élevé, ce qui procure de nombreux bienfaits à la mère et l’enfant, expliquent-ils.

La chercheuse principale de l’étude, Dre Marie-Hélène Pennestri, du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling de l’Université McGill et de la Clinique du sommeil à l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies, espère que ces résultats viendront apaiser certaines craintes chez les parents.

Les observations faites lors de l’étude indiquent qu’il pourrait être bénéfique de mieux informer les parents au sujet du développement normal ? et de la grande variabilité ? du cycle veille-sommeil du nourrisson, plutôt que de se concentrer uniquement sur les méthodes et les interventions, telles les méthodes comportementales de type «5-10-15», affirme-t-elle.

Santé

Fronde contre le Collège des médecins

Albert Benhaim est «inondé» d’appels et de messages depuis la sortie de son livre, «L’exécution», dans lequel il dénonce l’«abus de pouvoir» du Collège des médecins du Québec, qui l’a radié à vie de ses rangs en 2017, et réclame un véritable mécanisme de surveillance des ordres professionnels. Sur sa page Facebook, il a diffusé un premier témoignage, celui du gynécologue-­obstétricien Gilles Mercier, qui a lui aussi eu plusieurs démêlés avec son ordre professionnel. Et il y en aura d’autres, promet-il.

Paru en octobre, le livre d’Albert Benhaim raconte la «longue descente aux enfers» de son auteur, qui a été radié à vie après qu’il eut refusé de remettre à la Régie de l’assurance maladie du Québec et à son ordre professionnel un document de nature «strictement commerciale» ne concernant ni les services assurés par le régime public ni sa pratique de la médecine, a-t-il toujours plaidé. 

Selon Albert Benhaim, le Collège des médecins n’a reculé devant «aucune manœuvre déloyale» ou «aucun abus de pouvoir» pour l’«exécuter professionnellement et moralement», et le «briser financièrement».

En entrevue au Soleil, lundi, M. Benhaim, qui a cofondé en 1988 la clinique médicale Physimed dont il assume à ce jour la présidence, a indiqué avoir reçu depuis la sortie de son livre «plusieurs dizaines» d’appels, de courriels et de messages sur les réseaux sociaux de la part de médecins désirant partager leur mauvaise expérience avec le Collège des médecins. 

«Certains d’entre eux veulent venir parler de leur histoire à visage découvert, devant la caméra [sur le Facebook de «Doc Albert»]. D’autres veulent le faire anonymement parce qu’ils craignent les représailles», a confié M. Benhaim, qui a publié dimanche soir la première de sept capsules vidéo mettant en vedette le Dr Gilles Mercier, qui y raconte ses démêlés avec le Collège des médecins pendant 23 ans. 

Le DMercier est ce gynécologue-obstétricien de l’Hôpital du Lakeshore qui a notamment été radié à deux reprises en 2012 pour avoir omis de rédiger ou de discuter ses protocoles d’intervention dans un délai raisonnable. Le Collège avait alors expliqué avoir servi des avertissements pendant plus de 10 ans au DMercier sans que la situation s’améliore. 

Âgé à l’époque de 71 ans, le Dr Mercier travaillait 90 heures par semaine et pratiquait 440 accouchements par année. Ce surplus de travail, qui s’était aggravé en 2006 après le départ de nombreux collègues, aurait expliqué en partie les faits reprochés, s’était défendu le gynécologue lors de sa comparution. La radiation du Dr Mercier avait soulevé l’indignation de nombreuses patientes enceintes, qui avaient pris la rue pour protester contre le sort réservé à leur médecin.

«La fin du silence»

Dans sa première capsule vidéo intitulée La fin du silence, le Dr Mercier souligne que ses nombreux démêlés avec le Collège ont toujours été «pour des choses administratives, jamais à propos d’une patiente», et que «c’était toujours le même personnage» qui le poursuivait. «J’ai été amené à devoir répondre à toutes sortes de choses concernant des dossiers, mon travail de chef de département […]. On m’a souvent dit que c’était une vendetta personnelle [de la part du chef du syndic], mais je n’ai jamais compris pourquoi», dit-il. 

«On devrait normalement être innocent jusqu’à preuve du contraire, mais avec eux [au Collège], on est coupable en partant», témoigne le médecin, qui a fait appel devant le Tribunal des professions à deux reprises. «Chaque fois, j’ai eu l’impression que les dés étaient pipés», confie le DMercier, selon qui le Collège a «gâché» sa vie pendant 23 ans. 

Le médecin souhaite qu’un contrôle s’exerce sur les syndics des ordres professionnels, que soit créé un genre de «syndic des syndics». «Il serait temps que le gouvernement ait l’audace de dire : c’est assez», et de mettre fin à l’immunité des syndics. Selon lui, ce qui arrive à «beaucoup de médecins» est «impensable». 

«Je pourrais citer un tas d’exemples de gens injustement punis dans mon milieu», affirme le Dr Mercier, dont le témoignage sur Facebook a récolté plusieurs messages d’appui.

Un effet «boule de neige»

Albert Benhaim croit que son livre a un effet «boule de neige». «Je l’ai écrit pour des raisons personnelles, parce qu’il y a eu atteinte à mon intégrité, d’une part, mais aussi et surtout parce que je percevais que les médecins étaient démunis, qu’ils n’avaient pas les moyens ou le courage de se dresser devant le syndic, qu’ils souffraient en silence, marqués au fer rouge», dit-il. 

«La problématique n’est pas seulement quand il y a une plainte portée au conseil de discipline, elle se situe aussi au niveau des enquêtes [il y en aurait environ 350 par année, dont 30 ou 35 déboucheraient devant devant le conseil de discipline]. Dans ces enquêtes, il y a beaucoup d’abus, de harcèlement, d’intimidation», affirme M. Benhaim. Selon lui, même si la personne est innocente, elle n’a souvent d’autre choix que de plaider coupable et d’accepter l’offre de sanction du syndic. Si elle se lève devant le Collège, sa sanction sera plus sévère, dit-il. «Quand une plainte arrive en discipline, le médecin est presque systématiquement reconnu coupable», selon lui. Et si le médecin fait appel, «ça va prendre facilement deux ans avant d’être entendu, et ça va lui coûter entre 100 000 $ et 125 000 $».

D’autres professionnels comme des notaires, des psychologues, des avocats, des vétérinaires et des optométristes auraient contacté Albert Benhaim pour lui confier avoir eux aussi vécu du harcèlement de la part du syndic de leur ordre professionnel. 

M. Benhaim réclame que les lois disciplinaires soient modifiées «de façon à ce que les syndics aient quelqu’un à qui se rapporter» et qu’ils aient eux aussi un code de déontologie «sur lequel on pourrait les juger». Il souhaite également qu’il y ait dans tous les ordres professionnels un ombudsman dédié à leurs membres.

Le Collège des médecins n’a pas souhaité commenter le sujet de ce reportage.

Santé

Des pharmaciens à distance au CISSSO

Toujours aux prises avec une pénurie de pharmaciens, les établissements de santé de l’Outaouais ont recours à des services à distance dans le cadre d’un contrat conclu avec une firme basée à Winnipeg.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a récemment octroyé de gré à gré un contrat d’un an d’une valeur estimée à 25 000 $ avec The North West Company, dont le siège social est situé dans la capitale manitobaine.

Santé

Campagne contre les commentaires sur le poids, bienveillants ou pas

MONTRÉAL - La campagne « Le poids? Sans commentaire! » prend cette fois les adolescents pour cibles afin de les sensibiliser à l’omniprésence des remarques sur l’apparence physique sur les réseaux sociaux.

Pour une septième année, l’organisme ÉquiLibre invite la population à s’abstenir durant une semaine de ces commentaires qui peuvent nuire à l’image de soi, qu’ils se veuillent bienveillants ou non.

Selon la nutritionniste Andrée-Ann Dufour Bouchard, un jeune sur deux se dit insatisfait de son corps - un phénomène de plus en plus prévalent chez les garçons qui aspirent à développer leur masse musculaire.

Stigmatisé, le surplus de poids demeure également une source d’intimidation dont les réseaux sociaux ne permettent pas de se mettre à l’abri, se désole Mme Dufour Bouchard.

« On dirait des fois qu’en n’ayant pas la personne devant soi, on s’en permet un peu plus dans les commentaires », relève-t-elle.

Mais même les commentaires assortis des meilleures intentions, tels que des félicitations pour une perte de poids, peuvent s’avérer dommageables, met-elle en garde.

« Est-ce que la personne fait une dépression et a perdu du poids pour une raison qui n’est pas nécessairement volontaire? Est-ce que la personne est très mal dans sa peau et l’encourager par rapport à sa perte de poids peut lui renvoyer le message qu’elle paraît beaucoup mieux depuis qu’elle a perdu du poids et qu’il ne faudrait pas qu’elle le regagne? »

La porte-parole d’ÉquiLibre estime que ce travail de sensibilisation est d’autant plus important les réseaux sociaux, où il n’y a pas que les célébrités dont l’image est inauthentique.

« Les jeunes aussi vont choisir leurs meilleures photos, utiliser des filtres, faire certaines retouches. Ce qu’on voit souvent dans l’environnement médiatique et même sur les réseaux sociaux, ce n’est pas vraiment représentatif de la réalité et ça entretient une illusion de perfection », expose-t-elle.

Du 12 au 16 novembre, ÉquiLibre invite donc les Québécois de tous âges à prendre conscience de leurs réflexes potentiellement nocifs. Du matériel pédagogique a également été mis à la disposition d’intervenants qui souhaitent aborder le sujet avec des adolescents.

Santé

Un cocktail d’opioïdes soulève des questions

Un coroner recommande au Collège des médecins du Québec (CMQ) de « revoir l’approche clinique et thérapeutique » du médecin ayant prescrit de puissants narcotiques à un Gatinois qui était déjà aux prises avec un problème de dépendance aux opiacés.

Dans un rapport d’investigation signé l’été dernier, le coroner Paul G. Dionne se penche sur le décès d’un homme de 32 ans retrouvé inerte dans son lit par une colocataire, en septembre 2017, à Gatineau. Le 911 est signalé, mais dès l’arrivée des secours, des signes laissent supposer une mort remontant à « quelques jours ». Le décès de l’homme sera constaté à l’hôpital.

Santé

Des installations à la fine pointe de la technologie au CHEO

La clinique d’ophtalmologie du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) a subi une véritable cure de rajeunissement. Les installations — désuètes selon le personnel — n’avaient pas été réaménagées ni bonifiées depuis la construction en 1974.

« Si c’était désuet ? Absolument ! C’était la même clinique depuis l’ouverture. On a maintenant deux salles d’examens complètes de plus qui ont chacune des équipements à la fine pointe. On a aussi des instruments qui permettent aux enfants de passer leurs tests ici sans avoir à aller dans un autre endroit. C’est une grande étape parce qu’on devait souvent les envoyer à l’hôpital des adultes. Maintenant on peut rapatrier beaucoup plus de soins ici », explique Dre Annick Fournier, ophtalmologiste pédiatrique.

actualité

Au volant pour se rendre au bloc opératoire

Subir une chirurgie représente un moment stressant pour un enfant. Une nouvelle initiative vient de voir le jour à l’unité de pédiatrie de l’Hôpital Fleurimont afin de détendre les enfants : les jeunes usagers de quatre à neuf ans se rendront au bloc opératoire au volant d’une mini-voiture électrique plutôt que sur une civière.

« Le fait de conduire la mini-voiture diminue l’angoisse des enfants liée à leur expérience à l’hôpital, ce qui la rend plus positive », souligne Hélène Rodrigue, chef de l’unité de pédiatrie au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Un peu plus de 1800 enfants ont subi une chirurgie à l’Hôpital Fleurimont et à l’Hôtel-Dieu en 2017-2018.

Les impacts sont concrets, comme l’ont prouvé des études en Europe et ailleurs en Amérique du Nord. « Les enfants arrivent plus calmes en chirurgie et il a été prouvé que leur calme permet de réduire les doses de médicaments administrés en anesthésie. Ils sont également plus calmes au réveil », ajoute Mme Rodrigue.

« C’est extraordinaire pour les enfants pour les calmer, pour les distraire. C’est facilitant pour eux mais aussi pour leurs parents et pour le personnel qui va prendre soin des enfants. Ça désensibilise le fait de se promener dans un hôpital, qui peut paraître froid et inhospitalier pour les enfants », corrobore la pédiatre Thérèse Côté-Boileau, chef et directrice du département de pédiatrie au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Elle précise toutefois que les petites voitures n’effacent en rien la nécessité de la présence parentale qui est nécessaire aux enfants pour vivre un tel moment.