Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Santé

Ratios infirmière-patients: pas avant avril, au mieux, dit McCann

MONTRÉAL — L’implantation des projets de ratios infirmière-patients, tant attendue par la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) pour donner du répit aux infirmières, ne se fera pas avant avril, au plus tôt.

Interrogée à ce sujet jeudi à Montréal, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a fait savoir qu’il faudra d’abord attendre l’évaluation de ces projets de ratios. Le dernier projet pilote à ce sujet a pris fin en décembre.

Ensuite, il faudra que le comité paritaire, prévu dans l’entente avec le regroupement de syndicats de professionnelles en soins, livre son rapport. Et il doit le faire à la fin du mois de mars, a précisé la ministre.

L’implantation des fameux projets de ratios ne pourrait donc se faire avant avril, au plus tôt.

Seize projets pilotes de ratios infirmière-patients avaient été lancés sous l’ancien ministre libéral de la Santé, Gaëtan Barrette. Ils visaient à permettre de déterminer les ratios sécuritaires dans différentes unités de soins: l’urgence, les soins de longue durée, la chirurgie, le soutien à domicile et la médecine.

Ces ratios doivent permettre de donner un peu de répit aux infirmières, en plus de dispenser des soins plus sécuritaires et adéquats pour les patients.

La semaine dernière, la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, revenait à la charge en insistant pour que ces projets de ratios soient implantés et généralisés au plus vite. Elle y voyait d’ailleurs une des solutions au problème d’engorgement des urgences depuis le temps des Fêtes.

Selon la FIQ, si les unités de soins étaient mieux nanties en personnel, si les postes étaient comblés, les infirmières seraient moins débordées, moins épuisées; elles seraient donc moins malades et prendraient moins de congés. Et il y aurait moins d’heures supplémentaires obligatoires pour celles qui restent en poste, faute de personnel pour remplacer les absentes.

Mme Bédard assure que les projets pilotes ont démontré leur efficacité et qu’il ne sert à rien d’attendre encore pour les implanter définitivement et les généraliser.

De son côté, la ministre a fait valoir qu’il y avait déjà plus d’infirmières qu’avant, puisque le gouvernement Legault a réinvesti dans le réseau de la santé. «J’ai de bonnes nouvelles, parce qu’on a augmenté le nombre d’infirmières dans le réseau, de façon importante, avec les budgets qu’on a donnés.»

Elle s’est dite consciente de la lourde tâche des infirmières, particulièrement à l’heure actuelle, où les urgences sont bondées. «Nous sommes toujours ouverts à diminuer la charge de travail des infirmières», a assuré la ministre de la Santé.

Santé

Le lien entre stress et cheveux blancs est élucidé

MONTRÉAL — Des chercheurs internationaux, dont certains de l’Université Harvard, croient avoir compris comment le stress cause l’apparition de cheveux blancs.

Ils expliquent que le stress active une portion de la réaction instinctive de lutte ou de fuite, ce qui cause ensuite des dommages permanents aux cellules souches responsables de la couleur des follicules pileux.

Plus précisément, le système nerveux sympathique, qui est responsable de la réaction de lutte ou de fuite, est présent à l’intérieur de chaque follicule pileux à la surface de la peau. Sous l’effet du stress, ces nerfs libèrent de la norépinéphrine, qui est ensuite absorbée par les cellules souches responsables de la régénération de la pigmentation.

Certaines cellules souches constituent un «réservoir» de couleur pour le poil qui repousse. Toutefois, expliquent les chercheurs, la norépinéphrine suractive ces cellules souches, et le réservoir de couleur se vide prématurément.

Il s’agit de dommages permanents et, pour le moment du moins, irréversibles.

Au-delà de son aspect insolite, les chercheurs estiment que leur découverte - dont les détails sont publiés par le prestigieux magazine scientifique Nature - aide à mieux comprendre l’impact du stress sur l’organisme.

De nouvelles études pourraient maintenant examiner des stratégies pour modifier ou même bloquer les effets néfastes du stress.

Affaires

Le coronavirus pourrait avoir des impacts sur l’économie

MONTRÉAL — Au-delà des inquiétudes strictement médicales, le nouveau coronavirus apparu en Chine soulève des préoccupations sur le coût économique potentiel d’une épidémie mondiale — comme on l’avait vu avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) il y a 17 ans.

Les autorités cherchent à éviter une répétition de la propagation du SRAS, qui avait coûté à l’économie canadienne environ 4 milliards $US en 2003.

«Le coût pour l’économie mondiale peut être assez colossal, en termes de PIB négatif, si cette épidémie atteint des proportions épidémiques, car jusqu’à cette semaine, les marchés sous-estimaient le potentiel de propagation de la grippe», écrit dans un rapport Stephen Innes, stratège en chef pour l’Asie auprès de la firme de services financiers AxiCorp.

L’industrie du voyage a déjà commencé à ressentir les contrecoups de cette éclosion, alors que les titres de quatre compagnies aériennes nord-américaines qui desservent la Chine, dont Air Canada, ont chuté mardi en Bourse, dans un climat d’anxiété grandissante face à l’infection virale. Aucune de ces compagnies aériennes n’atterrit à Wuhan, foyer d’origine de l’infection, mais leurs partenaires chinoises le font, et certains passagers passent d’un transporteur chinois à un transporteur canadien.

Les actions des trois plus grands croisiéristes américains ont également chuté; le titre de Royal Caribbean Cruises, qui jouit d’une forte présence chinoise, a perdu plus de 4 % cette semaine.

L’analyste Chris Murray, d’AltaCorp Capital, a rappelé la nervosité des investisseurs face aux titres du secteur touristique après l’éclosion de SRAS en 2002-2003, puis de la grippe H1N1 en 2009 et du virus Ebola en 2014. «Ces épidémies à plus grande échelle peuvent avoir un impact à court terme plus prononcé, rappelle-t-il. Cependant, dans les trois cas, le cours des actions s’est redressé assez rapidement, en quelques mois, une fois que l’on a mieux compris l’ampleur et la gravité de la propagation.»

Moindre ampleur

L’ampleur de l’épidémie à ce jour est en tous cas bien moindre que celle du SRAS, un virus de la même famille que le coronavirus qui s’était propagé en 2002-2003 de la Chine à une trentaine de pays dont le Canada — essentiellement dans la grande région de Toronto. Le SRAS avait infecté plus de 8000 personnes dans le monde, tuant près de 800 malades, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La maladie avait infecté environ 438 Canadiens et fait 44 morts dans la région de Toronto.

Le SRAS a coûté 4 milliards $US au pays et environ 28 000 emplois, selon un rapport de 2014 du professeur Kai Ostwald, de l’École des politiques publiques et des affaires mondiales à l’Université de la Colombie-Britannique. Ces coûts sont attribuables en grande partie à des changements, motivés par la peur, dans le comportement des consommateurs plutôt qu’à des frais médicaux plus élevés, a estimé le professeur Ostwald. «Les gens ont considérablement réduit les activités qui les mettaient à proximité des autres — pas seulement l’avion ou les restaurants, mais aussi le boulot ou l’école.»

Selon la Commission canadienne du tourisme, les hôtels du Grand Toronto, où l’épidémie canadienne a été concentrée, ont perdu environ 39 millions $ de revenus en avril 2003 seulement. Selon le Conference Board du Canada, des volumes de trafic plus faibles à l’aéroport Pearson de Toronto ont entraîné des pertes de 220 millions $. Plus de 800 visites guidées en autocars ont été annulées à la fin d’avril — lorsque l’OMS a diffusé un avis de voyage d’une semaine pour Toronto —, avec une perte pouvant atteindre 6 millions $.

Air Canada a refusé de spéculer sur l’impact potentiel du coronavirus sur ses activités. Dans les rapports financiers de 2003, le transporteur indiquait que les revenus provenant des passagers avaient diminué en partie en raison de la baisse de la demande de voyages résultant de la crise du SRAS, en particulier sur le marché du Pacifique.

Chang Hoon Oh, professeur de commerce à l’Université Simon Fraser, a mis en garde contre toute réaction alarmiste à une épidémie relativement petite. Les autorités canadiennes sont maintenant mieux préparées aux virus de type SRAS, a-t-il rappelé. Mais il souligne également que le nombre de visiteurs chinois au Canada a augmenté depuis — il a été multiplié par 10 depuis 2000, pour atteindre 757 000 voyageurs en 2018, selon Statistique Canada.

Actualités

Élargissement de l’accès à l’aide médicale à mourir: «Un grand pas en avant»

La croisade de Chantal Bessette pour l’élargissement de l’admissibilité à l’aide médicale à mourir n’a pas été vaine. C’est avec sérénité qu’elle a accueilli la décision du gouvernement Legault de retirer le critère de « fin de vie », auparavant inscrit dans la loi provinciale.

« Je suis très contente. Que le gouvernement du Québec donne suite à nos démarches, et celles de tous les autres militants, c’est un grand pas en avant. J’ai eu l’impression de faire avancer la cause pour mon père. Ça va m’aider à faire mon deuil », a confié la résidente de Béthanie.

À LIRE AUSSI: Québec élargit l’accès à l’aide médicale à mourir

Santé

Les autorités de la santé publique au Canada se préparent au coronavirus [VIDÉO]

Les agences de santé publique au Canada se préparent déjà à lutter contre une nouvelle maladie virale qui avait fait jusqu’à mercredi 17 morts en Chine et infecté plus de 500 personnes.

Les agences de santé publique affirment qu’elles attendent les instructions de l’Organisation mondiale de la santé, qui a réuni un groupe d’experts indépendants, mercredi, pour déterminer si l’éclosion doit être déclarée «urgence de santé publique de portée internationale», car le coronavirus est apparu dans d’autres pays. De telles urgences mondiales avaient été déclarées par le passé pour le virus de l’Ebola en Afrique et le virus Zika dans les Amériques.

La docteure Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, précise toutefois que le risque pour les Canadiens de contracter le nouveau coronavirus demeure faible.

À LIRE AUSSI : Terrifiant ou assez bénin? Un texte de notre journaliste scientifique Jean-François Cliche

À LIRE AUSSI : Le bilan du nouveau coronavirus s’alourdit en Chine

Le médecin-hygiéniste en chef de l’Ontario, David Williams, affirme que le pays est bien mieux placé pour réagir à l’éclosion qu’il y a 17 ans, lorsque le syndrome respiratoire aigu sévère - le «SRAS» - avait fait plus de 900 morts dans le monde, dont 44 au Canada, dans la grande région de Toronto.

Le docteur Williams explique que les chercheurs ont déjà identifié le nouveau coronavirus et qu’une méthode pour le tester est déjà utilisée, ce qui n’était pas le cas pour les premiers stades de l’épidémie de SRAS en 2002.

Il rappelle que le personnel de première ligne dans les hôpitaux et les cliniques demande déjà à ceux qui présentent des symptômes grippaux leurs antécédents de voyage pour mieux diagnostiquer et suivre la trace du nouveau virus.

Santé

Plus de 225 visites par jour à l'urgence du CHEO

Alors que nous sommes au cœur de la saison de la grippe et de la propagation de virus, on dénombre en moyenne 228 visites par jour à l’urgence du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO) depuis le 1er novembre.

Une donnée à peu près stable par rapport à la même période l’an dernier (222 visites sur une base quotidienne). 

Pour la période du 1er novembre au 19 janvier, 18 206 visites à l’urgence ont été répertoriées à l’établissement situé sur le chemin Smyth, une légère hausse de 2 % en comparaison avec la saison 2018-2019. 

Le CHEO signale que dans 45 % des cas, les enfants qui sont allés à l’urgence ont reçu une cote de priorité de 4 ou de 5 au triage. Cette proportion se chiffrait à 43 % l’an dernier. 

Un total de 287 cas de virus respiratoire syncytial (RSV) ont été dénombrés au CHEO, un chiffre stable par rapport à la même période il y a un an, alors que le nombre de tests positifs pour le virus de la grippe de type A (57) est en baisse. 

Le virus de la grippe de type B est davantage en circulation puisque l’hôpital ottavien a compilé 88 cas chez des enfants depuis le début du mois de novembre, alors que seuls trois tests positifs avaient été signalés en 2018-2019. 

À Gatineau

Sur la rive québécoise, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) indique que le Centre ambulatoire de pédiatrie a reçu 7588 visites pour la période comprise entre le 1er avril et le 7 décembre dernier. Les données pour les dernières semaines n’étaient pas encore disponibles. Il s’agit d’un recul de 4 % par rapport à la même période l’année précédente. 

D’autre part, l’organisation soutient que l’achalandage a été en hausse « plus tard » durant la présente saison hivernale. 

« Nous avons actuellement neuf cas de maladies respiratoires à la pédiatrie de l’hôpital de Gatineau sur un total de 12 patients », ajoute-t-on. 

Santé

La saison grippale est inhabituelle au Québec: trois souches circulent

MONTRÉAL — Au moins trois souches différentes de la grippe circulent actuellement au Québec, ce qui fait de cette saison grippale une saison très inhabituelle et signifie que l’efficacité du vaccin disponible sera fort probablement inférieure à celle de l’an dernier.

Deux souches d’influenza A, les souches H1N1 et H3N2, et une souche d’influenza B sont ainsi en circulation.

«À mon souvenir, et ça fait 20 ou 25 ans que je travaille là-dedans, comme infectiologue et virologue, c’est la première fois que je vois ça, a commenté le docteur Guy Boivin, du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec. Et si on veut aller encore plus dans les détails, il y a plus qu’une souche de H3N2 qui circule, donc ça va plus loin que trois souches qui circulent.»

Cinquante-cinq pour cent des souches actuellement en circulation au Québec sont les souches d’influenza A, contre 45 % d’influenza B. Et au sein de l’influenza A, la souche H3N2 est légèrement plus prévalente que la souche H1N1.

«C’est rare qu’on voie des B en grande quantité si précocement dans la saison grippale, a dit le docteur Boivin. Habituellement, l’épidémie de B [...] on voit ça plus au printemps. Là, l’épidémie de B est arrivée concomitamment avec l’épidémie d’influenza A, et ça, c’est inhabituel, avec un grand nombre de cas également.»

Cette situation a des conséquences bien concrètes, prévient le docteur Boivin : si le vaccin disponible correspond bien à la souche H1N1 qui circule, il n’en est pas de même pour la souche H3N2 (qui est plus répandue) et pour l’influenza B.

«Il y a un mismatch pour deux des trois souches, l’influenza B et l’influenza A H3N2, a-t-il résumé. Le match est bon seulement pour l’influenza A H1N1. On peut penser que l’efficacité vaccinale cette année pour le H3N2 ne sera pas très bonne. Et on sait que la souche H3N2 est celle qui touche particulièrement les personnes âgées, qui sont aux prises avec des pneumonies et parfois malheureusement des décès. Donc ça, c’est un peu problématique.»

Efficacité du vaccin

Les calculs de mi-saison concernant l’efficacité du vaccin seront rendus publics vers la fin du mois de janvier. Le docteur Boivin prédit toutefois qu’on sera loin de l’efficacité de 60 % vue l’an dernier, quand la saison grippale a été dominée par l’influenza A H1N1 contre laquelle le vaccin offrait une protection efficace.

«Je n’ai pas d’explication scientifique, mis à part le fait que l’influenza est un virus qui nous donne toujours des surprises et du fil à retordre, a-t-il admis. Il y a encore beaucoup de choses qu’on ne comprend pas au niveau de l’éclosion de certaines souches de l’influenza, que ce soit du A ou du B.»

Les experts de l’Organisation mondiale de la Santé responsables de la sélection des souches devant être utilisées pour produire le vaccin étaient si divisés en février et en mars derniers que leur choix a été retardé de deux semaines, une situation rarement vue. Force est maintenant de constater que la souche choisie pour l’influenza A H3N2 n’était pas la bonne, a dit le docteur Boivin.

La question qui se pose maintenant est de savoir si ceux qui n’ont pas encore été vaccinés contre la grippe devraient y voir.

«Bonne question, a répondu le spécialiste. Il commence à être tard. Et avec le taux d’efficacité du vaccin prévu, je ne suis pas certain que ce soit encore le temps de vacciner. Même ceux qui sont vaccinés ne devraient pas penser qu’ils sont protégés.»

Santé

Nouvel hôpital à Gatineau: «La promesse est toujours là», dit Lacombe

Québec étudie toujours le plan clinique que lui a acheminé le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et n’a pas encore tranché à savoir s’il optera pour la construction d’un nouvel hôpital de 170 lits dans la région ou pour l’agrandissement d’un hôpital existant.

« La promesse est toujours là, on va la tenir », réitère toutefois le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, qui n’ose pas s’avancer à savoir si une annonce pourrait survenir en 2020. « Je dirais qu’on est tout aussi impatients que la population de pouvoir l’annoncer. Je suis confiant que ce sera assez rapide. »

M. Lacombe explique que trois scénarios sont présentement à l’étude en lien avec le plan clinique a été déposé à la ministre de la Santé, Danielle McCann. « On l’a dit dès la fin de la campagne électorale. Ça peut être un nouvel hôpital, mais ça peut aussi être l’ajout de lits dans un hôpital qui existe déjà pour en faire un grand hôpital régional par exemple. »

« Ça devient en soi un nouvel hôpital, mais l’important c’est que le nombre de lits qu’on a promis durant la campagne, ce soit le nombre de lits qu’on ajoute dans la région », poursuit le ministre Lacombe ajoutant que dans une forme ou dans l’autre, « l’important c’est le soin qu’on va donner aux patients ».

« Ce n’est pas une cachette de dire qu’on a déjà ouvert la porte à agrandir un hôpital, parce que c’est ce que tout le monde nous a dit sur le terrain. On n’a pas le choix de se mettre en mode écoute et considérer ça. Ce n’est pas un recul, je pense que c’est plutôt faire preuve d’ouverture que d’écouter le milieu. »

M. Lacombe n’a pas voulu s’avancer davantage quant aux autres scénarios qui sont présentement à l’étude au ministère de la Santé. « On a fait la promesse durant la campagne d’ajouter des lits dans la région. Il y avait tout ce débat durant la campagne où les gens nous disaient «ce n’est pas d’un hôpital qu’on a besoin, c’est d’infirmières», mais ça prend aussi des lits. On le voit dans l’actualité, on manque de lits dans les hôpitaux. »

La porte-parole du CISSSO, Patricia Rhéaume, s’est limitée à dire que l’organisation a effectué des ajustements au plan clinique comme convenu l’automne dernier qu’il « consacre tous les efforts et collabore avec le ministère de la Santé ».

Santé

Urgences: implantez les ratios infirmière-patients, dit la FIQ

Une partie de la solution au problème d’engorgement des urgences réside dans l’implantation et la généralisation des projets de ratios infirmière-patients, estime la FIQ.

La Fédération interprofessionnelle de la santé, qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins, croit que la situation chaotique qui prévaut présentement dans les urgences du Québec serait moins difficile si ces fameux ratios avaient déjà été implantés.

Seize projets pilotes avaient été lancés sous l’ancien ministre de la Santé, Gaëtan Barrette, afin de vérifier la pertinence et l’efficacité d’implanter de tels ratios infirmière-patients. Ces ratios variaient selon l’unité de soins : urgence, soins de longue durée, chirurgie, soutien à domicile, médecine.

La FIQ a toujours soutenu que les ratios permettent aux infirmières d’être moins épuisées, de faire moins d’heures supplémentaires obligatoires. En plus, il y a moins d’absentéisme et moins de recours à l’assurance-invalidité. Et, pour les patients, de meilleurs soins sont dispensés et un meilleur suivi peut être assuré.

Le dernier de ces 16 projets pilotes a pris fin en décembre. Interrogée à ce sujet, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, avait déjà indiqué qu’elle voulait attendre la fin de tous les projets pilotes, puis les analyser, avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Mais la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, estime qu’il ne faut plus attendre, qu’il y a urgence et que l’efficacité de ces ratios a été démontrée.

« L’ensemble des projets a été concluant. Il n’y a plus une minute à perdre. Les bilans sont faits ; les constats sont là ; tout est déposé. Donc, on ne comprend pas pourquoi Mme McCann se sert toujours de ce besoin final d’un autre bilan », a critiqué Mme Bédard.

Si certaines infirmières déploraient le fait que pour mener à bien ces projets ratios, il avait fallu enlever des infirmières sur les autres étages du même hôpital pour les réaffecter à l’unité de soins du projet pilote, Mme Bédard assure que ce problème a été réglé.

Mme Bédard se dit convaincue que l’implantation de ces ratios infirmière-patients bénéficierait aux urgences. « Les ratios font qu’on a du personnel pour vivre ces moments-là et donner des soins de qualité et sécuritaire à la population », soit ces périodes de pointe d’hiver, fait-elle valoir.

« Quand tu rentres travailler, que tu sais que tu as déjà fait deux’16 heures’, que le prochain quart où tu vas rentrer il manque encore huit personnes… Tu es déjà à bout de souffle ; tu vas devoir encore rester pour un autre 16 heures. Bien là, on est dans un cercle de maladie, d’absence. Un moment donné, les professionnelles en soins ne veulent plus travailler dans les urgences et s’en vont », a illustré la dirigeante syndicale.

D’après elle, si on appliquait le résultat des projets de ratios infirmière-patients, c’est 6000 professionnelles en soins de plus qu’il faudrait — qu’il s’agisse d’infirmières ou d’infirmières auxiliaires. À ceux qui lui font valoir que cela serait coûteux, elle réplique que le TSO (temps supplémentaire obligatoire) est aussi coûteux, de même que l’absentéisme et l’épuisement professionnel des infirmières. « Ça coûte des millions », dit-elle, sans compter les soins de moindre qualité.

Santé

Santé au Canada: disparités en matière de niveau de scolarité et de revenu

Le nombre d’années de vie et le nombre d’années en bonne santé ont augmenté au Canada entre 1996 et 2011, mais ces hausses n’étaient pas réparties uniformément et il y avait des disparités en matière de niveau de scolarité et de revenu.

Statistique Canada a étudié les Cohortes santé et environnement du recensement canadien de 1996 et de 2011 pour examiner l’espérance de vie et l’espérance de vie en santé de la population canadienne âgée de 25 ans et plus.

Ainsi, en 2011, les hommes âgés de 25 ans qui possédaient un grade universitaire pouvaient s’attendre à vivre 7,8 années de plus que les hommes du même âge qui n’avaient pas de diplôme d’études secondaires (DES). Les hommes titulaires d’un grade universitaire pouvaient également s’attendre à passer 89 pour cent des années qu’ils leur restaient à vivre en bonne santé, comparativement à 81 pour cent des hommes sans diplôme d’études secondaires.

Chez les femmes âgées de 25 ans, les titulaires d’un grade universitaire pouvaient s’attendre à vivre 6,7 ans de plus et à passer 87 pour cent des années qu’ils leur restaient à vivre en bonne santé, comparativement à 79 pour cent des femmes sans diplôme d’études secondaires.

Statistique Canada a observé que de 1996 à 2011, l’écart de l’espérance de vie en fonction du niveau de scolarité s’est creusé chez les hommes comme chez les femmes, et que l’écart de l’espérance de vie en santé en fonction du niveau de scolarité s’est creusé chez les hommes.

Politique

Santé publique: étendez les mécanismes de prévention à tous les travailleurs

Alors que le ministre du Travail, Jean Boulet, prévoit déposer bientôt sa réforme de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, une étude de la Santé publique confirme le besoin d'étendre les mécanismes de prévention à l'ensemble des travailleurs.

À l'heure actuelle, trois travailleurs sur quatre n'ont pas accès à certains mécanismes de prévention prévus par la Loi sur la santé et la sécurité du travail, indique l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dans une étude qui vient de paraître.

La loi, adoptée en 1979, prévoyait quatre mécanismes de prévention: un programme de santé, un programme de prévention, un comité de santé-sécurité et un représentant à la prévention.

Et elle divisait les travailleurs en six groupes, par ordre de priorité.

Or, 40 ans plus tard, certains de ces mécanismes de prévention ne s'appliquent toujours pas à tous les groupes de travailleurs.

Et l'étude de l'INSPQ révèle que les travailleurs des groupes qui avaient été classés comme non prioritaires — les 4, 5 et 6 — «sont en proportion aussi touchés, sinon plus», que ceux des groupes classés prioritaires — 1, 2 et 3 — pour ce qui est des troubles musculo-squelettiques d'origine non traumatique et des absences du travail pour ces lésions.

Il en est de même pour la détresse psychologique liée au travail.

Par exemple, les groupes 4, 5 et 6 ont généré 63 % des troubles musculo-squelettiques d'origine non traumatique qui ont été indemnisés de 2010 à 2012 chez l'ensemble des salariés et 86 % chez les femmes.

Ces mêmes groupes ont généré 61 % des journées d'absence du travail qui ont été indemnisées pour ces lésions; 84 % chez les femmes.

«Inégalité sociale importante»

«Le manque d'accès des travailleurs des groupes 4, 5 et 6 à certains des mécanismes de prévention prévus par la Loi sur la santé et la sécurité du travail est source d'inégalité sociale importante», écrit l'Institut national de santé publique.

Il s'agit là d'une revendication de longue date des syndicats : que l'ensemble des travailleurs soient couverts par les mécanismes de prévention prévus par la loi. Ces mécanismes ont fait leurs preuves pour ce qui est de réduire les risques d'accidents et de lésions, arguent les syndicats.

Les représentants patronaux, de leur côté, ne nient pas que ces mécanismes de prévention sont efficaces, mais ils estiment qu'il y a dédoublement dans certains cas.

Pire pour les femmes

Qui plus est, l'INSPQ précise que cette inégalité dans la couverture par les mécanismes de protection pénalise davantage les femmes.

«Les lacunes en matière de couverture des groupes 4, 5 et 6 par les mécanismes de prévention pénaliseraient davantage les travailleuses que les travailleurs et seraient source d'inégalité sociale de santé entre hommes et femmes», ajoute l'Institut dans son rapport.

Cette constatation vient du fait que la très grande majorité des femmes se retrouve dans les groupes 4, 5 et 6 et que «ces groupes génèrent la majorité des cas de troubles musculo-squelettiques d'origine non traumatique indemnisés et des jours d'absence du travail indemnisés pour ces lésions chez les femmes».

De même, la proportion de femmes qui n'ont pas accès à certains mécanismes de prévention atteint 85 pour cent, alors qu'elle est des trois quarts pour l'ensemble.

Le ministre du Travail, Jean Boulet, doit déposer sa réforme au cours des prochaines semaines. Il devait la déposer d'ici la fin de l'année 2019, mais il l'a reportée.

Exemples des différents groupes 

Groupe 1 : bâtiment et travaux publics; industrie chimique; forêt, scieries, mines, fabrication de métal

Groupe 2 : industries du bois, caoutchouc, matières plastiques, équipement de transport, métaux

Groupe 3 : aliments et boissons, meuble, papier, transport et entreposage, administration publique

Groupe 4 : commerce, cuir, tabac, textile, fabrication de machines

Groupe 5 : communications, transport d'énergie, imprimerie, produits du pétrole, produits électriques, services commerciaux et personnels

Groupe 6 : agriculture, habillement, enseignement, finances, services médicaux et sociaux, chasse et pêche, industries manufacturières diverses.

Santé

Le Centre universitaire de santé McGill nomme une première chirurgienne en chef

MONTRÉAL — La docteure Liane Feldman est devenue le 1er janvier la première femme à occuper le poste de chirurgienne en chef et directrice de la Mission chirurgicale du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

À ce titre, elle aura la charge de travail clinique des salles d’opération, des cliniques ambulatoires et des services d’urgence de l’Hôpital Royal Victoria, de l’Hôpital général de Montréal, de l’Hôpital de Lachine et de l’Institut thoracique de Montréal. Elle assurera aussi la cogestion des services périopératoires pour adultes dans l’ensemble du CUSM, en plus d’occuper le poste de directrice du Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’Université McGill.

Il s’agit d’une nouvelle distinction pour celle qui cumule les honneurs depuis le début de sa carrière.

La Presse canadienne a discuté avec elle quelques jours seulement après qu’elle se soit installée dans son nouveau bureau:

Que représente cette nomination pour vous?

C’est un grand honneur, un privilège, d’être dans une position de peut-être donner un peu d’inspiration aux autres, pour les autres femmes chirurgiennes et peut-être les personnes qui ne sont pas si bien représentées dans le leadership. Je pense que si c’est un bon exemple pour les autres personnes, alors tant mieux.

Est-ce que le domaine de la chirurgie est encore très dominé par les hommes?

Nous avons 50 % de nos étudiantes en médecine qui sont des femmes, ou peut-être plus que ça. Et dans les résidences en chirurgie générale, c’est aussi 50 %. Et pour nos chirurgiennes maintenant, les nouvelles sont peut-être aussi de 50 % ou peut-être plus que ça. Mais pour les positions qui sont plus avancées, les professeurs ou des chaires de départements, on manque encore de femmes.

Mais vous leur donnez un bel exemple de ce qu’il est possible de faire en tant que femme. Vous tracez un peu le chemin.

J’ai toujours eu beaucoup de soutien comme résidente en chirurgie. J’ai eu l’opportunité de voir deux de mes mentors enceintes pendant ma formation, et ça fait déjà plus que 20 ans. Alors j’ai eu beaucoup de soutien, j’ai eu de bons exemples et moi-même j’ai eu trois enfants pendant ma formation, ma résidence et mon fellowship. Alors c’est important de donner l’exemple, aussi d’offrir du soutien et des opportunités d’avoir peut-être un chemin qui n’est pas traditionnel, peut-être d’avoir des années pendant lesquelles on est moins productif dans le sens académique ou même clinique et d’avoir l’opportunité après ça de recommencer un petit peu ou de rejoindre le chemin. Je pense que c’est très important pour la formation et pour encourager les leaders qui peut-être sont des femmes, ou peut-être aussi des jeunes hommes ou d’autres personnes qui veulent avoir (cet équilibre), pour tout le monde qui essaie d’avoir (un équilibre) entre le travail et la famille et d’avoir des résultats ou une bonne carrière ou une bonne vie en famille et de faire cette intégration et (cet équilibre). Je pense que ce n’est pas seulement la personne, c’est vraiment le système, le soutien, les mentors que nous avons. Je pense que j’ai été très chanceuse (de ce côté-là).

En tant que cheffe de la chirurgie au CUSM, est-ce que vous allez occuper cette chaise-là différemment parce que vous êtes une femme de ce que votre prédécesseur faisait? Est-ce que vous allez incarner ce rôle-là différemment, ou le jouer différemment?

C’est une bonne question. Je pense que ce n’est pas vraiment juste la question d’être une femme, c’est une question de personnalité, c’est une question des expériences. J’ai toujours travaillé sur le rétablissement des patients et la qualité des chirurgies, essayé de créer des cheminements pour les patients, améliorer les résultats chirurgicaux. Alors je pense que mes expériences, ma personnalité, mon style de leadership sont des choses qui sont peut-être plus importantes que d’être une femme ou un homme.

Quels sont les principaux défis qui vous attendent dans ce nouveau poste?

Je pense que nos défis sont très connus partout au Québec, au CUSM, au Canada; ce sont les listes d’attente pour nos patients, l’efficacité, de faire plus avec les ressources que nous avons, de travailler avec le ministère, de peut-être espérer avoir un peu plus de lits à l’hôpital... C’est un défi majeur pour nous. Mais ma priorité c’est toujours les patients, et je pense que c’est la valeur la plus importante: d’organiser nos soins, nos activités autour des patients.

Donc en tête de liste de vos priorités, quand vous avez accepté le poste, c’était de mieux vous occuper des patients? C’était votre motivation première?

C’est une de mes priorités majeures. Je pense qu’on a fait déjà des améliorations. J’ai vu dans les dernières années que notre administration, les relations avec le ministère, dans notre système au CUSM, le leadership ici et tous les autres processus (mis en place) pour mieux gérer nos listes d’attente, cela a eu un impact et je vais travailler sur cette base. Je pense que c’est mieux déjà depuis les dernières années.

Comment envisagez-vous la mission académique du CUSM, son rôle deformation?

Notre mission académique est très importante. C’est très important pour moi comme chercheuse. C’est très important de prendre soin et de soutenir nos activités en recherche, en éducation pour la formation de la prochaine génération. Les chirurgies que nous faisons ici et dans notre réseau sont complexes, et c’est ça notre position dans notre système, et c’est très important de continuer de soutenir notre mission avec McGill, avec notre institut de recherche. Pas seulement de faire des recherches pour faire des recherches, mais de faire des recherches pour améliorer les soins, pour être capable d’offrir à nos patients les meilleures innovations dans les soins et les meilleures options pour eux en orthopédie, en trauma, dans tous les programmes où nous avons une position de leadership dans notre province.

*Les propos de la docteure Feldman ont été édités à des fins de concision et de clarté.

Santé

Propos de Fortin: «démagogiques et faux», dit la FMSQ

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) qualifie de « démagogiques » les propos du député André Fortin au sujet du bris de service en chirurgie à l’Hôpital du Pontiac, lequel a finalement été levé à 17h vendredi.

Dans les pages du Droit, l’élu prétendait que l’entente conclue avec la FMSQ pour la couverture régionale en obstétrique et en chirurgie, annoncée par le gouvernement il y a six semaines, n’avait pas encore été signée. Il laissait entendre que les plus récentes ruptures de service à cet établissement ont un lien direct avec le fait que l’accord entre les parties n’est pas encore valide.

« On se pose de sérieuses questions. Affirmer que l’entente serait en vigueur dès le 1er décembre, ce n’était pas de l’information véridique », s’est-il exclamé.

À LIRE AUSSI: Hôpital du Pontiac: une entente pas encore signée, dénonce Fortin

La FMSQ n’a pas tardé à répliquer à M. Fortin vendredi matin, autant sur Twitter qu’en marge d’une entrevue téléphonique, précisant que ce qu’il avance est faux et que « c’est le mauvais moment pour faire de la démagogie ». 

« L’entente de rémunération entre le gouvernement du Québec et la FMSQ est bel et bien en vigueur. Les plans de couverture qui y sont associés sont progressivement en application dans le cas de la chirurgie générale et de l’obstétrique, mais déjà pleinement en œuvre depuis plus d’un an dans le cas de l’anesthésie. Des 10 cas de découvertures dont on parle dans les médias, deux seulement relevaient de l’absence d’un médecin spécialiste, incluant celle de jeudi et de ce vendredi, qui découle de la maladie subite d’un chirurgien », note le directeur des affaires publiques et des communications, Jacques Tétrault.

Ce dernier précise que pour avoir des réponses beaucoup plus rapides, le député aurait pu simplement contacter l’organisation plutôt que d’effectuer une demande d’accès à l’information, un processus qui dure quelques jours. 

« On aurait préféré qu’il nous appelle pour vérifier les limitations qu’il allègue au sujet de l’entente, ça nous aurait fait plaisir de clarifier les choses », dit-il. 

Du même coup, la FMSQ remet en question la vitesse à laquelle le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) annonce publiquement les bris de service. 

« Nous en avons été prévenus à 16h45 mercredi et cela se retrouvait déjà dans Le Droit le lendemain matin ! Il faudrait peut-être revoir les communications publiques actuelles du CISSSO. Un chirurgien (qui a accepté de prendre la relève) sera en poste dès 17 h (vendredi), de sorte que la découverture prévue jusqu’à lundi a déjà pris fin. C’est la preuve que les plans fonctionnent », indique-t-on. 

Puisque le médecin remplaçant n’est pas formé pour effectuer des césariennes, le CISSSO précise que le bris de service en obstétrique est de son côté maintenu jusqu’à 8h lundi. 

Hôpital du Pontiac

Le bris de service en chirurgie générale qui devait au départ perdurer jusqu’à lundi matin a finalement été levé vendredi à 17h. 

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) indique qu’un chirurgien s’est rendu disponible pour travailler au cours du week-end. 

L’information avait d’ailleurs été auparavant confirmée au Droit par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). 

L’organisation précise toutefois que comme le médecin en question n’est pas formé pour effectuer des césariennes, le bris de service en obstétrique est de son côté maintenu jusqu’à 8h lundi. 

Les femmes enceintes en travail seront redirigées, après avoir été évaluées à l’hôpital du Pontiac, vers l’hôpital de Gatineau. 

« Dans le cas où une femme enceinte se présenterait en accouchement imminent, il y aura du personnel qualifié pour assurer la prise en charge », ajoute-t-on. 

Santé

Chirurgie générale: bris de service levé à l'Hôpital du Pontiac

Le bris de service en chirurgie générale qui devait au départ perdurer jusqu’à lundi matin sera finalement levé vendredi à 17h.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) indique qu’un chirurgien s’est rendu disponible pour travailler au cours du week-end. L’information avait d’ailleurs été auparavant confirmée au Droit par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). 

L’organisation précise toutefois que comme le médecin en question n’est pas formé pour effectuer des césariennes, le bris de service en obstétrique est de son côté maintenu jusqu’à 8h lundi. 

Les femmes enceintes en travail seront redirigées, après avoir été évaluées à l’hôpital du Pontiac, vers l’hôpital de Gatineau. 

«Dans le cas où une femme enceinte se présenterait en accouchement imminent, il y aura du personnel qualifié pour assurer la prise en charge», ajoute-t-on. 

Santé

Urgences: un taux d'occupation de 200% à l'Hôpital de Gatineau

L’urgence de l’Hôpital de Gatineau était à un certain moment vendredi l’une des trois plus occupées à travers le Québec, avec un taux d’occupation de 200 %.

Au total, en milieu de matinée, 56 patients étaient sur une civière, alors que la capacité d’accueil de l’établissement du boulevard la Vérendrye est de 28. Du nombre, presque la moitié des gens (25) se trouvaient sur une civière depuis plus de 24 heures, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux publiées à 9 h 30.

L’engorgement de la salle d’urgence de l’Hôpital de Hull est un peu moins important (164 %) avec 41 personnes sur civière. Les installations sont conçues pour accueillir 25 civières. On comptait 14 patients sur une civière depuis un laps de temps supérieur à 24 heures. Chose moins fréquente, trois autres hôpitaux de l’Outaouais étaient aussi dans le rouge, soit l’Hôpital de Papineau (133 %), l’Hôpital Memorial de Wakefield (125 %) et l’Hôpital de Maniwaki (117 %). 

Sur la rive ontarienne, l’attente aux urgences était estimée au même moment à trois heures à l’Hôpital Montfort alors qu’on parlait de 45 minutes au Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO). 

Santé

Urgences sous pression: le ministère de la Santé s’explique

Débordements dans les urgences. Saturation des cliniques et des supercliniques. Cet hiver encore, le réseau de la santé peine à répondre à la demande. Le Soleil s’est entretenu jeudi avec la directrice nationale des urgences, la Dre Élyse Berger-Pelletier, afin de mieux comprendre la situation et de connaître les solutions du ministère de la Santé pour diminuer la pression sur les établissements. Compte rendu.

C’est connu, trop de patients se présentent dans les urgences alors que leur condition médicale ne le nécessite pas. Il y a plusieurs mois, le ministère de la Santé a donné la directive aux hôpitaux de se doter d’un protocole de réorientation des cas mineurs vers des cliniques ou des supercliniques. Cette directive a été «renforcée» avant la saison hivernale, précise la Dre Élyse Berger-Pelletier. 

«On a des champions de la réorientation. Je pense notamment à l’Hôpital de la Cité-de-la-santé [à Laval] ou à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui réoriente plus de 30 patients par jour en moyenne. Mais il y a d’autres établissements qui sont plus difficiles à structurer présentement», explique-t-elle. 

Ces établissements peuvent notamment faire face à des enjeux géographiques, indique la médecin. «Il se peut qu’un patient qui se présente à une urgence x ne soit pas intéressé à se déplacer à la clinique la plus proche si cette clinique est à 15 kilomètres. Il y a un enjeu de refus de la part des patients, donc, mais il y a aussi l’enjeu de certaines cliniques qui ne voient pas nécessairement la plus-value d’avoir de la clientèle réorientée», expose la Dre Berger-Pelletier. 

Si la quasi-totalité des supercliniques adhère aux mesures de réorientation des patients ambulatoires des urgences, il n’en va pas de même pour les groupes de médecine familiale (GMF) traditionnels (qui n’ont pas de mission réseau ou superclinique). «Il faut savoir que les GMF et les GMF-R n’ont pas d’obligation de prendre des patients réorientés de l’urgence, mais ils ont tout intérêt à le faire, surtout si le patient qui se présente à l’urgence a un médecin de famille dans un GMF», souligne l’urgentologue. 

Est-ce que le ministère pourrait obliger les cliniques et les supercliniques à prendre de la clientèle réorientée par les urgences? «Je pense que les médecins de famille et les patients auraient tout intérêt à ce que ça arrive. On est en train de regarder ça. C’est sur la planche à dessin depuis quelques mois déjà. Mais il y a certains enjeux. Vous seriez surprise du nombre de patients qui se présentent à l’urgence qui n’ont aucune idée de qui est leur médecin de famille et où il travaille», illustre l’urgentologue.

Si du travail reste à faire auprès de la population et des cliniques, de plus en plus de patients ambulatoires des urgences sont réorientés, note la Dre Berger-Pelletier. «On est actuellement à 8 % de la clientèle ambulatoire des urgences qui est réorientée. Notre objectif est 10 %», précise-t-elle. 

Des cliniques saturées

Questionnée à propos des nombreux témoignages, notamment sur les réseaux sociaux, de patients qui disent avoir tenté en vain de consulter dans une clinique ou dans une superclinique avant de se rabattre sur l’urgence, la Dre Berger-Pelletier s’est montrée bien au fait de cette problématique. 

«On n’est pas sourd ni aveugle, on entend et voit les mêmes commentaires que vous. J’ai fait six quarts de travail à l’urgence dans le temps du Jour de l’An, et j’ai été frappée de plein fouet par cet achalandage augmenté et par la présence de patients qui nous disaient avoir essayé de consulter dans des cliniques, mais qui, malheureusement, n’avaient pas réussi.»

Avant Noël, la plupart des cliniques d’hiver — il y a en a près d’une soixantaine au Québec, la liste est sur le site du ministère de la Santé — avaient des plages de consultations disponibles, observe la Dre Berger-Pelletier. 

«Mais il y a eu une tempête parfaite. Autour du 26 décembre, il y a eu une augmentation de l’influenza A et B en même temps. [...] Puis il y a eu la gastro, qui est particulièrement intense cette année. J’ai d’ailleurs vu plus de cas de gastro que de cas d’influenza. Avec ça, il y a eu de la glace [et des chutes], ce qui fait que la demande a augmenté d’à peu près 300 % en 48 heures. C’est sûr qu’avec un réseau qui est déjà à pleine capacité, on n’a pas réussi à répondre à cette demande-là en 48 heures», dit l’urgentologue.

Il n’empêche, les 20 000 heures de clinique d’hiver supplémentaires offertes cette année ne «répondent vraisemblablement pas à 100 % de la demande», convient la Dre Berger-Pelletier. 

«Probablement que l’hiver prochain, on va être encore meilleur sur d’autres initiatives, d’autres façons de travailler pour améliorer l’offre de services. On a des ententes avec les médecins de famille qui sont renégociées année après année. L’objectif, c’est de répondre aux besoins de la population. Si les heures de cliniques d’hiver n’étaient pas suffisantes cette année, il y en aura plus l’an prochain», assure la médecin.

Pour l’instant, ajoute-t-elle, «on demande à tous nos médecins de famille, aux GMF et aux GMF-R s’ils peuvent offrir des heures de plus».

Une population à éduquer

Par contre, note la Dre Berger-Pelletier, on retrouve dans les cliniques, les supercliniques et les urgences un «fort taux de clientèle» qui n’a pas besoin de voir un médecin. Selon elle, environ 40 % des patients qui consultent n’en auraient pas besoin. 

«Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de patients à qui j’ai répondu [à l’urgence pendant les Fêtes] : écoutez, c’est un virus, malheureusement, la médecine moderne ne peut pas faire grand-chose pour vous, il faut attendre que ça passe. Donc il y a de l’éducation populationnelle à faire aussi», croit la Dre Berger-Pelletier, rappelant que ministère de la Santé fait la promotion d’outils d’aide à la décision, notamment sur les réseaux sociaux et sur son site Internet. 

On peut aussi consulter le pharmacien ou appeler au 811 pour savoir comment se réhydrater pendant une gastro, par exemple, ajoute-t-elle. «J’ai vu beaucoup de parents dépourvus pendant le temps des Fêtes, et je n’ai pas installé beaucoup de solutés. Dans la plupart des cas, ce n’était pas de la déshydratation sévère», souligne l’urgentologue. 

«Nous, ce qu’on craint comme clinicien, c’est que dans une salle d’attente bondée se cache un patient gravement malade qui va attendre longtemps inutilement», expose la Dre Berger-Pelletier, qui rappelle que l’échelle canadienne de triage n’est «pas parfaite» et qu’un patient coté P4, par exemple, peut finalement devoir être vu rapidement. 

Taux d’occupation des civières

À propos des taux d’occupation des civières, jugés «très élevés» encore jeudi dans 11 régions du Québec, la Dre Élyse Berger-Pelletier souligne que la ministre de la Santé, Danielle McCann, a annoncé en novembre le financement de 800 places supplémentaires d’hébergement. Elle rappelle que plusieurs lits dans les hôpitaux sont occupés par des patients qui ne sont pas en mesure de retourner dans leur milieu de vie après un épisode de soins et qui attendent une place en CHSLD.

«Ces 800 places-là ne sont pas toutes ouvertes [un peu moins de la moitié le sont]. On fait un suivi avec les établissements, qui essaient de les ouvrir le plus rapidement possible. Tout ça va aider à libérer les lits», dit la Dre Berger-Pelletier. 

Du financement a aussi été accordé à plusieurs hôpitaux cet automne pour qu’ils ouvrent des lits dans des unités de débordement, mentionne par ailleurs la directrice nationale des urgences. «Il y a eu des choses de faites. On comprend que ça ne répond pas à 100 % des besoins, mais quand on compare à l’an dernier ou à il y a deux ans, il y a eu beaucoup de chemin de fait», assure-t-elle. 

Des solutions à plus long terme

Selon la Dre Élyse Berger-Pelletier, une autre partie de la solution se trouve à plus long terme dans les projets de nouveaux hôpitaux, notamment à Vaudreuil-Soulanges. «Il y a aussi l’Hôpital Pierre-Boucher [à Longueuil], où on va augmenter le nombre de lits d’hospitalisation. Ce sont des régions qui sont très critiques présentement.»

Le ministère de la Santé dit aussi se tourner vers des méthodes «alternatives». «Plutôt que ce soient les personnes âgées qui vivent en résidence privée qui viennent à l’hôpital, pourquoi ce ne serait pas l’hôpital qui irait dans la résidence privée pour mettre des solutés quand il y a une explosion de gastro, par exemple? On a beaucoup de projets comme ça pour éviter que les gens aillent à l’urgence», dit la Dre Berger-Pelletier.

Oui, le ministère a encore des devoirs à faire pour diminuer la pression sur les urgences, mais ce n’est pas seulement à lui à travailler, croit l’urgentologue. La population aussi doit faire son bout de chemin en s’informant avant de consulter, insiste-t-elle.

Santé

L’Ontario éliminera la carte Santé rouge et blanche le 1er juillet

TORONTO - Des centaines de milliers d’Ontariennes et d’Ontariens devront bientôt dire adieu pour de bon à leur carte Santé rouge et blanche.

Le gouvernement a fixé au 1er juillet la date à laquelle les cartes ne seront plus acceptées - plus de 25 ans après que la province eut annoncé pour la première fois que ces cartes seraient supprimées.

Il existe encore environ 300 000 cartes Santé rouges et blanches en circulation, ce qui représente environ 2% de toutes les cartes Santé de l’Ontario.

Ces cartes sont plus sujettes à la fraude que les plus récentes, qui comportent une photo et une signature, a déclaré la ministre de la Santé Christine Elliott.

«Après le 1er juillet, la carte ne sera plus acceptée pour les services», a expliqué Mme Elliott en entrevue. «Si quelqu’un se présente à une urgence d’hôpital et qu’il a besoin de soins médicaux immédiats, bien sûr, on ne lui refusera pas de soins, mais il recevra la facture de l’hôpital pour ces services.»

Quiconque doit payer à l’avance pour les services d’un médecin ou d’un hôpital sera remboursé une fois qu’il aura obtenu une nouvelle carte Santé, a précisé Mme Elliott.

Les personnes qui ont encore les anciennes cartes Santé recevront des avis ce mois-ci, et par la suite, elles recevront des rappels mensuels pour obtenir une nouvelle carte.

Des cartes Santé avec photo peuvent être obtenues gratuitement dans les succursales ServiceOntario.

La province demandera également aux cabinets de médecins, aux hôpitaux et aux pharmaciens de rappeler à toute personne utilisant une carte Santé rouge et blanche la nécessité de passer à la nouvelle dès que possible.

C’est à la fin de 1994 que le gouvernement du NPD de l’époque avait annoncé qu’en raison de fraudes et de détournements, les cartes - qui avaient été créées seulement quatre ans auparavant - seraient progressivement supprimées sur une période de trois ans.

Lorsque les cartes d’identité avec photo ont été annoncées pour la première fois en 1995, le gouvernement a estimé que les cartes rouges et blanches étaient utilisées pour 65 millions $ de demandes frauduleuses par an. À l’époque, les cartes Santé de l’Ontario étaient celles contenant le moins d’informations de toutes les provinces, selon un rapport du vérificateur général de 2006.

Il y avait environ 300 000 cartes Santé en circulation de plus que la population totale de l’Ontario, avait déclaré le vérificateur.

Au cours des années précédant l’introduction des cartes d’identité avec photo, les responsables de la santé avaient noté que certaines cartes étaient tombées entre les mains d’Américains et d’autres non-résidants, l’utilisation frauduleuse étant surtout répandue dans les communautés frontalières de l’Ontario.

Est ontarien

Des ateliers en français pour les proches aidants à Cornwall

Les proches aidants francophones de Cornwall pourront participer à un atelier qui vise à leur fournir des outils et des stratégies pour mieux relever les défis auxquels ils doivent faire face.

À Cornwall, la population se fait de plus en plus vieillissante et les besoins en soins de santé se font grandissants. L’âge moyen est de 46 ans, soit cinq ans de plus que la moyenne provinciale, selon les plus récentes données de Statistique Canada.

Santé

L’ouest de Gatineau aura sa Maison des aînés

L’ouest de la ville de Gatineau aura sa Maison des aînés, a assuré jeudi le bureau de Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

L’avis d’intérêt de la Société québécoise des infrastructures pour voir la disponibilité de terrains pour une future Maison des aînés à Gatineau a soulevé des questionnements alors que le périmètre de recherche est situé dans l’est de la ville, soit dans des circonscriptions représentées par des députés caquistes.

Santé

Hôpital du Pontiac: une entente pas encore signée, dénonce Fortin

Au moment où un 12e bris de service en neuf mois touche l’Hôpital du Pontiac, le député André Fortin interpelle la ministre de la Santé Danielle McCann et dénonce le fait que l’entente avec les médecins spécialistes annoncée l’automne dernier n’a toujours pas été signée.

L’élu libéral affirme que selon la réponse à une demande d’accès à l’information qu’il a effectué le 10 décembre dernier, l’entente conclue avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) pour assurer une couverture régionale dans tous les hôpitaux de la province en obstétrique et en chirurgie n’est pas encore en vigueur, contrairement à ce qu’on avait laissé croire, dit-il.

Politique

Le ministre ouvert à un décret sur le salaire des préposés aux bénéficiaires... si les employeurs le demandent

MONTRÉAL - Le ministre du Travail, Jean Boulet, admet que le salaire des préposés aux bénéficiaires dans le secteur privé est peu élevé. Il serait ouvert à l’idée de les soumettre à un décret de convention collective, afin de rehausser leur salaire... mais à la condition que la demande vienne du milieu, incluant les employeurs.

Les préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans des résidences privées pour personnes âgées gagnent souvent de 13 $ à 14 $ l’heure.

L’un des grands syndicats qui représentent ces préposés aux bénéficiaires, le Syndicat québécois des employés de service, ainsi que la FTQ, à laquelle ce syndicat est affilié, revendiquent de soumettre les résidences privées pour aînés et leurs travailleurs à la Loi sur les décrets de convention collective.

Il existe 15 de ces décrets au Québec, dans des domaines comme l’industrie du camionnage, les agences de sécurité et l’entretien d’édifices publics.

Un décret de convention collective permet d’accorder les mêmes salaires aux travailleurs de toute une industrie, qu’ils soient syndiqués ou non, et même s’ils ont des employeurs différents.

Interrogé à ce sujet, le ministre Boulet a affirmé qu’il n’était «pas fermé à ça», mais qu’il faudrait qu’une volonté en ce sens soit exprimée par l’ensemble du milieu, non pas seulement par des représentants des travailleurs.

Santé

Nouvelles mises en garde face au vapotage

MONTRÉAL — Trois nouvelles études publiées récemment mettent en lumière les dangers potentiellement associés au vapotage, surtout lorsque l’activité est combinée à la consommation de cigarettes traditionnelles.

La première étude indique, dans les pages de l’American Journal of Preventive Medicine, que les jeunes adultes qui utilisent à la fois des cigarettes électroniques et des cigarettes traditionnelles doublent pratiquement leur risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), comparativement à ceux qui fument uniquement des cigarettes traditionnelles. Leur risque d’AVC est aussi trois fois plus élevé que celui des non-fumeurs.

Santé

La FTQ veut un régime d’assurance médicaments public et universel dès 2020

MONTRÉAL — La FTQ, qui fait campagne pour l’instauration d’un régime d’assurance médicaments public et universel au Canada, invite le gouvernement Trudeau à implanter un tel régime dès cette année. C’est faisable, croit-elle.

Le gouvernement Trudeau doit profiter du fait qu’il est minoritaire pour agir rapidement en ce sens, estime le nouveau secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, qui a rencontré la presse, mardi, aux côtés du président de la centrale, Daniel Boyer.

«La porte est ouverte. Les partis d’opposition, excluant le Parti conservateur, en ont fait des promesses électorales durant la dernière campagne. Les libéraux ont dit la même chose. Il faut qu’ils agissent rapidement, parce qu’un gouvernement minoritaire, on leur donne 18 mois, deux ans de vie. Donc, je pense que c’est possible de le faire rapidement: 2020, pourquoi pas?» a lancé M. Bolduc.

En juin dernier, le Conseil consultatif sur la mise en oeuvre d’un régime national d’assurance médicaments a effectivement recommandé au gouvernement fédéral de créer un tel régime, en collaboration avec les provinces. Mais celles-ci ne sont toutefois pas unanimes.

Le Conseil avait souligné qu’un Canadien sur cinq a de la difficulté à payer ses médicaments d’ordonnance et que 3 millions de Canadiens n’auraient pas fait exécuter une ordonnance, à un moment ou à un autre, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer pour un médicament. Les Canadiens ont dépensé 34 milliards $ en médicaments d’ordonnance en 2018.

Il existe au pays pas moins de 100 000 régimes d’assurance médicaments privés, en plus des régimes publics dans les provinces.

Les associations d’employeurs ne sont toutefois pas chaudes à l’idée de voir implanter un tel régime public et universel, et préfèrent le régime hybride du Québec, par exemple.

Mais même les régimes privés d’assurance médicaments subissent de fortes pressions à la hausse.

Assurance-emploi

À l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée après les Fêtes, la FTQ est également revenue à la charge avec sa demande au gouvernement fédéral d’adopter une véritable réforme de l’assurance-emploi. Et plutôt que d’abaisser les cotisations, elle demande d’améliorer l’accès aux prestations.

«Cette assurance-là est là pour pallier au manque de revenu des gens qui perdent leur emploi et il y a maintenant autour de 40 pour cent des travailleurs et travailleuses qui sont mis à pied et qui n’ont pas droit aux prestations d’assurance-emploi. Donc, il faut corriger le tir», a plaidé pour sa part Daniel Boyer.

Le dossier a changé de main depuis l’élection fédérale, passant du ministre Jean-Yves Duclos à Carla Qualtrough. M. Bolduc s’en inquiète: «on ne sent pas le même enthousiasme» avec Mme Qualtrough, alors que l’ancien ministre de l’Emploi et du Développement de la main-d’oeuvre avait amorcé d’importants travaux à cet effet, a-t-il souligné.

Santé

Rhume: la prudence est de rigueur pour les hypertendus

MONTRÉAL — Les gens qui souffrent d’hypertension doivent redoubler de prudence avant de prendre un médicament en vente libre pour soulager les symptômes de leur rhume, puisque plusieurs substances disponibles sur les étagères pourraient aggraver le problème.

La pseudoéphédrine et la phenyléphrine prises par voie orale sont notamment problématiques.

«Si on voit «rhume», «grippe» ou «sinus» sur les emballages, on vérifie la liste des ingrédients, a expliqué le pharmacien Pierre-Marc Gervais, qui est chargé de cours à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Si on retrouve de la pseudoéphédrine et la phenyléphrine, ce sont des décongestionnants et c’est à éviter chez les gens qui souffrent de haute tension.»

La phenyléphrine contenue dans certains vaporisateurs nasaux est en revanche acceptable.

Les décongestionnants soulagent la congestion nasale en rétrécissant les vaisseaux sanguins et l’enflure dans le nez. Ils pourront aussi affecter d’autres vaisseaux sanguins, ce qui pourrait gonfler la pression artérielle.

La situation est un peu différente pour les hypertendus qui prennent de la médication à cette fin.

«Les gens dont la tension est bien contrôlée, on va la suivre de façon un peu plus rapprochée s’ils doivent prendre ces médicaments-là, a dit M. Gervais. On va suivre la tension dans les jours qui suivent le début du médicament pour s’assurer qu’elle ne monte pas au-dessus des niveaux de base. Ce ne sont pas tous les hypertendus chez qui la pression va augmenter avec la prise de ces médicaments-là, mais il faut faire attention.

«Mais idéalement on évite les décongestionnants qu’on doit prendre par la bouche. Il y a d’autres solutions qui sont aussi efficaces.»

En cas de congestion nasale importante, les décongestionnants à vaporiser sont efficaces et ne risquent pas d’augmenter la pression artérielle. Il est aussi recommandé d’irriguer le nez avec une solution saline et de vérifier le taux d’humidité à la maison.

«La base, quand on a le rhume, c’est vraiment l’hydratation, a dit M. Gervais. Il faut boire du liquide, idéalement de l’eau, en quantité suffisante. L’hydratation du corps va aider à rendre les sécrétions plus fluides, ça c’est la base. Ce sont tous ces trucs qui n’impliquent pas de médicaments et qui sont très efficaces.»

M. Gervais rappelle en terminant aux hypertendus de se méfier des médicaments qui contiennent de l’ibuprofène.

«Le Tylenol, l’acétaminophène, il n’y a pas de problème, mais l’Advil avec certaines combinaisons d’antihypertenseurs, ça pourrait être problématique», a-t-il dit.

Tout patient qui prend de la médication devrait consulter son pharmacien avant d’entreprendre un nouveau traitement, a conclu M. Gervais.

Santé

La morgue déborde à l’Hôpital d’Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa a été forcé d’entreposer des cadavres dans des endroits inusités au cours des dernières semaines alors que sa morgue débordait, soutient le président du syndicat des travailleurs de la santé de l’établissement, Lou Burri.

Des corps ont par exemple été entreposés dans des salles de conférence et dans la salle de traitement pour l’exposition à des matières dangereuses, soutient M. Burri qui attend toujours des explications quant à la cause de ce surplus soudain de dépouilles.

«J’ai commencé à en entendre parler davantage dans le dernier mois à peu près, mais on a reçu les premiers signalements de nos membres en octobre», indique le président du syndicat des travailleurs de la santé de l’Hôpital d’Ottawa.

Dans une réponse écrite, l’agente des relations avec les médias de l’établissement, Michaela Schreiter, soutient qu’il s’agit d’une situation exceptionnelle et insiste que l’Hôpital d’Ottawa «veille à traiter avec dignité et compassion les personnes décédées et leur famille».

«Au cours d’une courte période exceptionnelle en décembre, il a été nécessaire de placer un certain nombre de cadavres à l’extérieur de la morgue, dans une salle sécurisée», poursuit Mme Schreiter.

Agrandissement nécessaire?

Cet établissement de santé reçoit un nombre élevé de dépouilles puisque c’est l’endroit désigné pour la tenue d’autopsies dans la région d’Ottawa-Carleton, soutient Lou Burri. 

Ce n’est toutefois pas une situation nouvelle alors elle ne peut expliquer le surplus de dépouilles actuel. Selon M. Burri, la question est de savoir s’il s’agit d’une situation exceptionnelle ou de la démonstration que la morgue de l’Hôpital d’Ottawa est devenue trop petite.

«Dès qu’il y a une mort suspecte et qu’une autopsie est nécessaire, le cadavre est envoyé là-bas. Une fois que l’autopsie est terminée, si le corps n’est pas réclamé par un proche du défunt, il reste à la morgue jusqu’à ce que l’on détermine où envoyer la dépouille», affirme Lou Burri.

«Ils doivent faire quelque chose. Ça ne paraît pas bien et ça nuit définitivement à la réputation de l’Hôpital d’Ottawa à titre de leader mondial dans son domaine, ajoute le président du syndicat des travailleurs de l’établissement. Si on peut aider à trouver des solutions à ce problème, on serait heureux de le faire.»

Michaela Schreiter assure que le problème a été réglé après qu’on ait converti des espaces à la morgue autrefois réservés pour les autopsies.

«En raison du vieillissement croissant de la population, le manque d’espace dans la morgue présente un défi pour de nombreux hôpitaux en Ontario. L’Hôpital d’Ottawa s’est engagé à travailler avec ses partenaires afin de trouver une solution à long terme au problème», conclut la porte-parole de l’établissement.

Santé

Tumeur au cerveau: l’intelligence artificielle peut faire gagner un temps précieux

PARIS - L’intelligence artificielle peut permettre une analyse «presque en temps réel» d’une tumeur au cerveau lors de l’opération d’un patient, aidant ainsi les chirurgiens à opérer de façon «plus sûre et plus précise», conclut une étude publiée lundi.

L’outil testé par une équipe de chercheurs américains peut dire en moins de 2 minutes 30 si les cellules prélevées sont cancéreuses ou non, contre 20 à 30 minutes en moyenne pour une analyse classique, selon l’article paru dans la revue Nature Medicine.

Les chercheurs ont combiné une technique d’imagerie innovante au laser et un algorithme entraîné par l’analyse de plus de 2,5 millions d’images de biopsies.

Avec cet outil, «nous sommes mieux équipés pour conserver les tissus sains et n’enlever que les tissus infiltrés par les cellules cancéreuses, ce qui se traduit par moins de complications et de meilleurs résultats pour les patients cancéreux», a expliqué à l’AFP Daniel Orringer, de l’université de New York.

«En neurochirurgie et dans beaucoup d’autres domaines de la chirurgie des cancers, la détection et le diagnostic des tumeurs pendant l’opération sont essentiels pour effectuer le geste chirurgical le plus approprié», souligne le neurochirugien.

À partir de l’échantillon prélevé, le programme permet aussi de dire de quel type de tumeur il s’agit, parmi les 10 types de cancers du cerveau les plus fréquents, avec une efficacité comparable à celle des médecins pathologistes, selon l’étude.

Au cours d’un essai clinique incluant 278 patients atteints d’une tumeur au cerveau, l’intelligence artificielle a établi un diagnostic correct dans 94,6% des cas, contre 93,9% pour l’analyse humaine, conclut-elle.

«De façon étonnante, dans tous les cas où les pathologistes se sont trompés, notre algorithme a vu juste, et dans tous les cas où l’algorithme s’est trompé, les pathologistes ont vu juste», observe le Dr Orringer.

Selon les auteurs, un tel outil pourrait améliorer la pertinence de l’analyse humaine et pallier la pénurie d’experts dans les endroits où ils ne sont pas assez nombreux.

«Environ 15,2 millions de personnes se voient diagnostiquer un cancer chaque année, et plus de 80% subiront une chirurgie», rappellent-ils.

Un fragment de la tumeur enlevée est alors souvent analysé dès le bloc opératoire, pour fournir un diagnostic préliminaire, ce qui représente plus de 1,1 million de biopsies par an rien que pour les États-Unis.

Elles doivent ensuite être préparées à l’aide de colorants tels que l’éosine puis analysées sous microscope par des anatomopathologistes, les professionnels de santé spécialisés dans l’analyse des tissus et des cellules.

Santé

Des cadres du réseau de la santé encore à bout de souffle

La santé des cadres du réseau de la santé et des services sociaux ne s’est guère améliorée en 2018-2019 par rapport à l’année précédente, révèlent les données transmises au Soleil par le ministère de la Santé.

En 2018-2019, 902 cadres étaient en invalidité (assurance-salaire ou CNESST), contre 961 en 2017-2018, 926 en 2016-2017, 862 en 2015-2016 et 919 en 2014-2015.

Actualités

Le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau s'est trouvé de nouveaux locaux

Durement touché par un incendie le 14 décembre dernier, le Centre de pédiatrie sociale (CPS) du Vieux-Gatineau déménage à quelques minutes de son ancienne adresse.

L’organisme offrant un soutien médical ou psychosocial aux familles et aux enfants confirme son déménagement au 175, rue Jean-René-Monette.

Le 14 décembre, un incendie a été allumé dans le bâtiment voisin de l'ancienne adresse, le 321, rue Notre-Dame. L’incendie et les répercussions du combat des pompiers pour le maîtriser ont causé des dommages importants aux anciens locaux du Centre de pédiatrie sociale.

Les activités ont été maintenues temporairement dans les autres locaux du CPS, dans le Vieux-Hull.

La Dre Anne Marie Bureau, directrice clinique du CPS, a confirmé lundi matin que les activités reprendront officiellement dans les nouveaux bureaux du 175, rue Jean-René-Monette, le 10 janvier prochain.

Dans un communiqué, la Dre Bureau s’est dite «particulièrement touchée par la solidarité démontrée par toute la communauté».

C'est à l'édifice du 175, Jean-René-Monette, aujourd'hui détenu par l'organisme Campus 3, que logeait jusqu'en 2016 la Maison de naissance de l'Outaouais. 

Santé

Les urgences débordent... un peu moins

La situation s’améliore très légèrement aux urgences des hôpitaux de Gatineau en ce début de semaine, les taux d’occupation ayant avoisiné ou dépassé les 150 %.

En soirée lundi, on comptait 36 patients sur civière à l’Hôpital de Hull, alors que la capacité normale de l’établissement du boulevard Lionel-Émond est de 25. Le taux d’occupation y était donc de 144 %, alors qu’il a atteint 200 % au cours du dernier week-end. De plus, 17 personnes y occupaient lundi une civière depuis plus de 48 heures. 

À l’Hôpital de Gatineau, le débordement était similaire alors que le taux d’occupation se chiffrait à 171 %. On comptait 48 patients sur civière alors qu’en théorie on peut en compter jusqu’à 28 entre les murs de l’urgence. En tout, 10 personnes occupaient une civière depuis plus de 48 heures. 

On ne note aucun débordement dans les urgences des hôpitaux de Papineau (75 %), Maniwaki (67 %) et Wakefield (50 %). 

L’Outaouais s’en tirait relativement bien puisque les taux d’occupation variaient entre 195 et 280 % dans certains hôpitaux des Laurentides, de la Montérégie, de Lanaudière et de Montréal. 

De l’autre côté de la rivière, le temps d’attente à l’urgence de l’Hôpital Montfort était de trois heures, alors qu’il peut atteindre jusqu’à 3 h 20 au Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO).

Santé

Les urgences débordent dans la région d'Ottawa-Gatineau

Après avoir atteint un taux d’occupation de 200 % dans la journée de samedi à l’Hôpital de Hull, les urgences ont continué de déborder dimanche dans la région d'Ottawa-Gatineau.

À 20 h dimanche soir, le taux d’occupation à l’Hôpital de Hull était de 180 %. Cela veut donc dire que 45 patients se trouvaient sur une civière alors que le nombre de civières fonctionnelles est de 25. Vingt-deux de ces 40 patients attendaient depuis plus de 24 heures alors que 18 autres étaient alités sur une civière depuis plus de 48 heures.

Un peu plus tôt dans l'après-midi de dimanche, le taux d'occupation à l'urgence de l'Hôpital de Hull se chiffrait à 184%.

À l’Hôpital de Gatineau, l’engorgement était un peu moins important alors que l’urgence de l’établissement affichait un taux d’occupation de 150% en soirée dimanche. Quarante-deux patients se trouvaient sur une civière, dont 19 depuis plus de 24 heures et quatre depuis plus de 48 heures. Le nombre de civières fonctionnelles dans ce centre hospitalier est de 28.

De l’autre côté de la rivière, l’engorgement à l’urgence de l’Hôpital Montfort semble se résorber tranquillement.

Après avoir atteint un temps d’attente entre 13 h et 16 h samedi matin, le centre hospitalier francophone d’Ottawa affichait un temps d’attente approximatif de 6 h 30 à 20 h dimanche soir.

La situation avait commencé à se calmer au fil de la journée de samedi alors que le temps d’attente moyen avait baissé à 8 h 45 samedi soir.

Alors que certains symptômes de grippe et de gastro amènent plusieurs personnes à se déplacer à l’urgence, le centre hospitalier a décidé de publier un document de Santé publique Ottawa sur son compte Twitter officiel afin de rappeler aux citoyens les symptômes qui peuvent être soignés à la maison.

Parmi ces symptômes, on compte notamment la fièvre, la toux, les douleurs musculaires, le mal de gorge et la fatigue.

« Si vos symptômes s’aggravent considérablement et que vous manquez de souffle ou que vous avez de la difficulté à respirer, que vos lèvres prennent une teinte bleutée, que vous éprouvez une extrême faiblesse, un pouls rapide et de la confusion, ou que vous vous évanouissez, rendez-vous à l’urgence », est-il écrit.