Santé

Les gras trans industriels dans les aliments sont désormais interdits au Canada

Les principaux gras trans artificiels sont maintenant interdits à travers le pays.

L’interdiction vise les huiles partiellement hydrogénées (HPH), qui sont la principale source de gras trans d’origine industrielle dans les aliments vendus au Canada.

Les nouvelles règles, qui sont entrées en vigueur lundi, interdisent aux fabricants d’ajouter des HPH dans les aliments fabriqués ou importés au Canada, ainsi que dans tout repas préparé dans les restaurants.

Les gras trans ont été utilisés en remplacement du beurre, tout au long du siècle dernier, pour donner du goût et de la texture aux aliments, en plus de prolonger leur durée de conservation. Ils ont cependant pour effet d’augmenter le niveau de «mauvais» cholestérol et du même coup le risque de maladies cardiaques.

Yves Savoie, de la Fondation des maladies du c?ur du Canada, estime que l’élimination de «ces gras connus pour obstruer la circulation sanguine» aura un effet positif sur la santé des Canadiens «en réduisant le nombre de crises cardiaques et en sauvant des vies».

Le gouvernement fédéral avait annoncé l’interdiction l’année dernière, mais il avait donné un délai à l’industrie pour lui permettre de s’adapter aux changements.

Tous les produits contenant des gras trans fabriqués avant le 17 septembre 2018 peuvent être écoulés au cours des deux prochaines années, selon la stratégie de l’Agence canadienne d’inspection des aliments visant la mise en application des nouvelles règles.

Actualités

Chats et chiens robotisés dans les CHSLD

Des chats et des chiens robotisés ont fait leur apparition ces derniers mois dans les CHSLD de Sherbrooke. Dès la semaine prochaine, ils apparaîtront aussi dans plusieurs autres CHSLD du CIUSSS de l’Estrie–CHUS et pourraient encore se multiplier dans les prochains mois. Ces petites bêtes à poil, qui ressemblent étrangement à de vrais animaux et qui peuvent miauler, ronronner et réagir à certaines caresses, apportent un grand réconfort aux résidents des CHSLD.

« Nous avons pu nous procurer quelques chats et chiens robotisés grâce à la Fondation Vitae. Face à l’intérêt que ces animaux robotisés procurent, nous avons décidé d’en faire profiter davantage de CHSLD. Il y a aussi certaines familles qui, voyant les bienfaits pour leur proche, ont décidé d’acheter un chat ou un chien robotisé, qui peut donc rester dans la chambre en tout temps », explique Pierrot Richard, chef de service des secteurs loisirs et bénévolat et volet santé.

C’est le cas de Hélène Ouellet, qui possède son propre chat robotisé depuis qu’elle est hébergée en CHSLD. Au cours de l’entrevue, Picasso est assis sur elle et ronronne. Il bouge aussi, selon certaines caresses. Mme Ouellet le flatte sans s’arrêter. « J’aime Picasso. Il reste chez nous (NDLR : dans sa chambre du CHSLD), je ne suis pas toute seule. Même mon petit-fils aime le caresser quand il vient voir sa grand-mère. Souvent, Picasso dort avec moi. Mais des fois, ça ne lui tente pas et il s’en va. Il mange aussi », raconte Mme Ouellet.

Picasso, le chat robotisé, ne marche pourtant pas. Il ne mange pas non plus. Mais la résidente s’est tellement prise au jeu qu’elle le considère comme un vrai chat. Comme un membre de sa famille. Comme un ami qui est toujours là pour elle.

« Pour nous, c’est très rassurant de savoir que notre mère a un compagnon. Et on se prête au jeu. Nous aussi on flatte Picasso quand on vient rendre visite à notre mère! » s’exclame en riant Nathalie De Pauw, la fille de Mme Ouellet.

Disponibles de jour comme de nuit

Une question s’impose : pourquoi pas des vrais chats et des vrais chiens?

« Nous faisons de la zoothérapie et des activités de zooanimation et on connait tous les bienfaits de ces activités. Mais il y a des coûts, il y a des contraintes de temps, d’espace, de disponibilités, on ne peut pas nécessairement aller aux chambres. Tandis que les chats et les chiens robotisés sont toujours disponibles, de jour comme de nuit », nuance Pierrot Richard.

Ces animaux sont plutôt nouveaux sur le marché. Il n’y a pas si longtemps, ils n’étaient ni abordables ni très réalistes. « Ces chats et ces chiens coûtent 175 $. En plus, ils sont réalistes sans être infantilisants. Ils ne ressemblent pas à des toutous », souligne le chef de service.

Les bienfaits sont grands pour les résidents. D’abord, ils permettent aux usagers de se désennuyer grâce à ce compagnon. Les petits robots offrent aussi un moyen de communication aux résidents qui parlent peu. L’animal va aussi permettre d’apaiser le stress et l’anxiété chez les aînés qui souffrent de problèmes cognitifs.

« À la maison, nous avons du matériel pour nous divertir. Les gens qui arrivent dans les CHSLD ont souvent dû laisser bien des choses derrière eux. Certaines personnes ont peu ou pas de visites. L’animal robotisé leur permet non seulement de se rappeler des bons souvenirs, mais apporte aussi un volet affectif, un contact physique agréable qui est souvent rare dans un CHSLD », ajoute Pierrot Richard.

Pour le moment, ce sont les techniciens en loisirs qui donnent vie à ces compagnons à poils. Éventuellement, ils seront accessibles aux préposés aux bénéficiaires et aux infirmières qui pourraient les utiliser s’ils pensent que le petit animal pourrait faire du bien à un résident qui vit une moins bonne journée.

Dans un contexte où la main-d’œuvre se fait rare en CHSLD, est-ce une bonne façon de distraire les résidents à faible coût? « Même si nous avions tous les bras dont nous avions besoin dans les CHSLD, le contact avec le chiot ou le chat robotisé serait quand même bénéfique; il est différent grâce à tous les bienfaits qu’il apporte », insiste Pierrot Richard.

Santé

Des changements chez Médigo

La superclinique Médigo vient d’apporter des changements pour les patients en quête d’une consultation sans rendez-vous, qui ne peuvent plus se présenter en personne le matin dans le but d’obtenir une place.

Les patients qui n’ont pas de médecin de famille chez Médigo pouvaient auparavant se présenter sur place à l’ouverture afin d’obtenir une consultation sans rendez-vous, ou encore aller sur Internet en début de soirée pour réserver une consultation pour le lendemain.

Dorénavant, les consultations sans rendez-vous seront octroyées par le biais de la plateforme Rendez-vous santé Québec.

«De nouvelles plages disponibles apparaissent au cours de la journée selon les disponibilités», précise la superclinique du secteur Hull sur son site Internet.

La directrice médicale de Médigo, la Dre Anne Gervais, précise que les patients qui n’ont pas accès à Internet ou qui peinent à se servir d’un ordinateur pourront obtenir de l’assistance en se présentant sur place.

Santé

Greffe du visage: Maurice Desjardins se porte bien

MONTRÉAL — Le sexagénaire qui a reçu une greffe du visage il y a quatre mois se porte bien, a précisé mercredi son équipe médicale.

Dans ce que les médecins qualifient de première canadienne, des chirurgiens de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont ont réussi à greffer un nouveau visage à Maurice Desjardins, un homme de 64 ans originaire de Gatineau qu’un accident de chasse avait gravement défiguré. L’opération, qui a duré 30 heures, a été pratiquée en mai dernier.

Selon l’équipe montréalaise, dirigée par le chirurgien plasticien Daniel Borsuk, M. Desjardins serait le plus vieux receveur au monde d’une greffe du visage.

Le Dr Borsuk, qui enseigne aussi à l’Université de Montréal, a indiqué que la délicate opération avait été le résultat d’années de travail concerté et méticuleux de l’équipe, mais aussi « du courage et de la coopération incroyables » du patient et de sa famille.

La délicate opération a nécessité l’expertise de plusieurs spécialistes et la collaboration de plus de 100 professionnels de la santé. La greffe a été rendue possible grâce à un donneur, avec la permission de sa famille.

Les responsables ont indiqué lors d’une conférence de presse, mercredi, que M. Desjardins se portait bien : il est maintenant capable de respirer sans trachéotomie, de mastiquer avec ses nouvelles mâchoires, de sentir et de parler correctement.

Depuis l’accident de 2011, M. Desjardins vivait constamment dans la douleur et l’isolement, malgré cinq chirurgies reconstructives. Les médecins ont souligné mercredi que la greffe lui avait offert la seule option pour que ses deux mâchoires, ses muscles faciaux, ses dents, ses lèvres et son nez soient restaurés.

Santé

Cancer de la prostate: Messieurs, quel doigt est assez célèbre pour vous?

TORONTO — Messieurs, quel doigt serait assez célèbre pour vous convaincre de vous soumettre à un examen de dépistage du cancer de la prostate?

C’est la question que pose Cancer de la prostate Canada avec sa nouvelle campagne de sensibilisation «Famous Fingers» (qui n’est offerte qu’en anglais).

Si le doigt de Napoléon a conquis l’Europe et celui de Genghis Khan la Chine, si le doigt de Frankenstein a apeuré les villageois et que celui de Thor a régné sur le panthéon nordique, votre prostate ne saura lui résister.

Toute teintée d’humour soit-elle, le but de la campagne n’est pas vraiment de convaincre les hommes de se soumettre au redouté toucher rectal, un examen qui permet de détecter la présence d’une tumeur cancéreuse sur la prostate.

On veut plutôt qu’ils discutent du sujet avec leur médecin et qu’ils subissent un test qui mesurera leur taux sanguin d’antigène prostatique spécifique (APS). Un taux élevé d’APS pourra témoigner d’un cancer au niveau de cette petite glande sexuelle et une détection hâtive pourra faire toute la différence, d’autant plus que le cancer de la prostate est habituellement asymptomatique à ses débuts.

Quand les premiers symptômes apparaissent, a dit le docteur Stuart Edmonds, le vice-président de la recherche pour Cancer de la prostate Canada, cela veut souvent dire que la progression de la maladie est très avancée et les options de traitement seront alors limitées.

Le taux de survie est pratiquement de 100 pour cent lors d’une détection hâtive. Autrement, si le cancer a eu le temps de se propager, le taux de survie après cinq ans chute à environ 26 ou 27 pour cent, ajoute-t-il.

Quelque 21 300 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate en 2017 et la maladie a fait environ 4100 morts, selon la Société canadienne du cancer. Le cancer de la prostate est le troisième plus mortel pour les hommes, derrière le cancer du poumon et le cancer colorectal.

Des experts en marketing doutent toutefois de l’efficacité de la campagne «Famous Fingers» qui, selon eux, sera perçue par l’homme moyen comme une invitation à aller se faire enfoncer un doigt dans les fesses. Ils croient qu’il aurait été préférable de mettre en valeur, par exemple, les répercussions de la maladie sur la vie sexuelle.

Sur Internet: famousfingers.ca

Santé

L’intimidation, source d’obésité

L’intimidation joue un rôle non négligeable sur l’obésité et la prise de poids chez les enfants, selon une récente étude de l’Université d’Ottawa.

L’étude s’appuie sur le comportement de 631 enfants canadiens, suivis pendant sept ans.

Santé

Journée de prévention du suicide: les psychologues invitent à investir plus

MONTRÉAL — L’Association des psychologues du Québec profite de la Journée mondiale pour la prévention du suicide, ce 10 septembre, pour inviter le futur gouvernement du Québec à réinvestir dans les services publics en santé mentale.

Qu’il s’agisse des établissements du réseau de la santé ou du milieu scolaire, les services en santé mentale sont insuffisants, a déploré au cours d’une entrevue, lundi, Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec.

Bien qu’on ait effectivement abordé la question de la santé mentale durant la campagne électorale, notamment lors du débat devant la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), et que l’on admette que la santé mentale est importante, on n’y a pas investi suffisamment de ressources, estime M. Roy.

« On en parle un peu plus qu’on en parlait, je pense, dans les médias, depuis un certain temps, mais c’est le manque de ressources qui est problématique. Dans les dernières années, il y a eu une saignée majeure, avec les compressions du gouvernement et les gens qui sont partis à la retraite et qui n’ont pas été remplacés. Si on en parle, on en parle sans passer de la parole au geste », a déploré M. Roy.

Il note que dans certains CLSC, les listes d’attente pour les services de psychologues ou de travailleurs sociaux peuvent atteindre 300 personnes. Et les délais peuvent atteindre six mois, voire un an, avant d’obtenir des services.

« Il y a plusieurs endroits où il y a quelques centaines de personnes en attente pour voir un psychologue, 200, 250, 300, c’est pas de la blague, dans la région de Montréal (par exemple). Dans certains endroits, c’est travailleur social et psychologue, mais souvent, c’est 200, 250 juste pour les psychologues », a relaté M. Roy.

Et bien que les établissements de santé aient été dépourvus, au fil des ans, il rapporte que la situation est « encore pire » dans le milieu scolaire.

M. Roy indique que les conditions de travail n’y sont guère attrayantes. Les psychologues doivent travailler au sein de plusieurs établissements, ont peu de temps pour faire du travail clinique, font des évaluations et calment les crises. De plus, les conditions salariales ne sont pas à la hauteur du niveau de diplomation, se désole M. Roy.

Santé

Des préposés aux bénéficiaires ont compté 543 bains non donnés

MONTRÉAL — Au moins 543 bains n'ont pas été donnés depuis le début de l'été et 761 tournées de changements de culottes d'incontinence n'ont pas été faites.

Ce sont quelques-unes des statistiques sur les services qui n'ont pu être dispensés dans les CHSLD (Centres d'hébergement et de soins de longue durée) qu'a compilées le Syndicat québécois des employés de service, affilié à la FTQ.

Le SQEES a questionné ses 5300 membres préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans le réseau de la santé pour connaître l'ampleur du phénomène de la surcharge de travail et de la qualité des soins et services qui s'ensuit. Le syndicat a reçu 543 formulaires remplis et signés; il ne s'agit donc pas de vagues plaintes anonymes.

«On demandait à nos gens: après vos heures de travail, remplissez ce que vous n'avez pas eu le temps de faire. On leur disait: gardez une cadence de travail normal, rentrez à l'heure, sortez à l'heure. Et ce que vous n'avez pas le temps de faire, vous le mettez sur le formulaire, vous le signez et vous nous l'envoyez», a résumé Sylvie Nelson, présidente du SQEES, au cours d'une entrevue, lundi.

En plus des manques de bains et de changements de culottes d'incontinence, ces préposés ont dénombré 542 lavages à la débarbouillette qui n'ont pu être faits depuis le début de l'été, 657 repositionnements de bénéficiaires et 824 promenades de résidants qui n'ont pu être faits.

Fait à noter, le SQEES est l'un des grands syndicats qui représentent des préposés aux bénéficiaires, mais il n'est pas le seul. Les statistiques sont donc bien plus élevées que celles qu'il a colligées.

Valoriser

Mme Nelson voit là une illustration du manque d'effectif et de la surcharge de travail des préposés aux bénéficiaires, avec les conséquences qui s'ensuivent sur la qualité des soins et services.

Les principales causes identifiées sont le sous-effectif et le non-remplacement des absences (423 fois), ainsi que l'appel au personnel d'agence, qui ralentit la cadence de travail, selon le syndicat.

«Il va falloir valoriser la profession, autant au niveau des conditions de travail qu'au niveau salarial», argue-t-elle.

Au maximum de son échelle de salaire, un préposé aux bénéficiaires dans le secteur public gagne 21,80 $ l'heure.

Campagne électorale

Mme Nelson demande aux chefs en campagne électorale de s'engager à améliorer les conditions de travail de ces préposés aux bénéficiaires.

«On a bien beau dire qu'on va créer 1500 places en CHSLD; on n'est pas contre les 1500 places; mais présentement, avec les gens qu'on a, on a de la misère à donner les services avec les préposés qu'on a», objecte-t-elle.

La démarche du SQEES était appuyée par Paul Brunet, du Conseil pour la protection des malades. Le président de la FTQ, Daniel Boyer, se trouvait aussi aux côtés de Mme Nelson pour appuyer son syndicat dans sa campagne «Humanisons nos tâches».

«On vise le même but, c'est la bientraitance des personnes âgées. Au SQEES, on pense que c'est vraiment de la maltraitance organisationnelle que nos personnes (âgées) subissent», a affirmé Mme Nelson.

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TÂCHES NON EFFECTUÉES SELON LES 543 FORMULAIRES REMPLIS

• 543 bains

• 542 toilettes partielles (lavage à la débarbouillette)

• 725 lits non faits ou literie non changée

• 657 repositionnements de bénéficiaires

• 937 nettoyages de surfaces (tables, fauteuils roulants, etc)

• 761 tournées de changements de culottes d'incontinence

• 824 promenades de résidants

• 503 rasages de barbe

• 463 coupes d'ongles

Justice et faits divers

Les victimes de la légionellose finalement indemnisées

Solange Allen a gagné son combat. Les 200 victimes de l’éclosion de légionellose seront indemnisées, au terme de la conclusion d’une entente entre les citoyens, la santé publique et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), propriétaire de l’édifice à l’origine de l’éclosion.

Le projet de règlement a été signé par tous les procureurs au dossier, mais reste à être validé auprès des différentes parties défenderesses. Son contenu est confidentiel jusqu’au début octobre.

L’entente signée sera présentée officiellement devant le tribunal le 15 novembre.

Ce règlement à l’amiable survient à deux semaines du début du procès et après deux ans de procédures judiciaires.

Solange Allen a perdu son mari Claude Desjardins le 19 août 2012, foudroyé une semaine seulement après avoir été atteint par la légionellose, une grave infection bactérienne. Il était le quatrième à mourir cet été-là. Au total, 14 personnes vont décéder et 183 autres tomberont malades.

Le foyer de l’éclosion est vite identifié; il s’agit d’une tour de refroidissement servant à la climatisation du Complexe Jacques-Cartier, édifice qui abrite notamment la bibliothèque Gabrielle-Roy dans le quartier Saint-Roch.

Épaulée de l’avocat spécialisé en poursuites médicales Me Jean-Pierre Ménard, Solange Allen demande et obtient une enquête publique du coroner sur la façon dont la crise de la légionellose a été gérée par les autorités.

La coroner Catherine Rudel-Tessier conclura que la santé publique ne disposait pas des outils pour gérer cette crise et pointera le ministère de la Santé et la Régie du bâtiment qui n’avaient pas mis en place des mesures proposées lors d’éclosions précédentes.

Solange Allen voit son recours collectif autorisé par la Cour supérieure en novembre 2016. Elle poursuit la CSQ, la Direction de la santé publique et son directeur Dr François Desbiens, le ministère de la Santé et le CIUSS de la Capitale-Nationale. La CSQ réussira à faire ajouter en cours de route deux sous-traitants chargés de l’entretien des tours de refroidissement, Trane et State.

Les victimes de la légionellose et leurs proches réclament alors entre 4 et 6 millions $.