Santé

Cancer et vitamine C: une pétition atteint 120 000 signatures

QUÉBEC — Une pétition controversée sur la vitamine C comme traitement contre le cancer a recueilli tout près de 120 000 signatures à l’Assemblée nationale.

Le débat autour de cette pétition a même tourné aux menaces visant le pharmacien Olivier Bernard, surnommé le « Pharmachien », une figure connue de la vulgarisation scientifique en santé au Québec.

Le parrain de la pétition, le député caquiste de Saint-Jérôme, Youri Chassin, avait dû intervenir pour condamner toute forme d’intimidation et dissocier son gouvernement de la position prônée par la pétition.

La pétition totalisait 119 875 signatures dimanche, date limite pour la signer sur le site de l’Assemblée nationale.

Le processus prévoit que la pétition est ensuite déposée par son parrain durant une séance du Parlement. M.Chassin déposera le document jeudi, selon ce qu’a précisé un porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) à La Presse canadienne mardi. Par la suite, la pétition sera acheminée à une commission parlementaire pour décider si elle sera étudiée ou non.

Au début de mars, Olivier Bernard avait dénoncé les menaces dont il avait été l’objet après avoir écrit un article scientifique qui remettait en question le traitement de vitamine C injectable contre le cancer.

Selon ce qu’il rapportait, des individus lui avaient alors écrit qu’ils allaient lui « régler son cas », ils avaient publié l’adresse de son lieu de travail, avaient incité à porter plainte massivement contre lui à l’Ordre des pharmaciens, et s’en étaient même pris à sa conjointe.

M. Bernard avait interpellé M. Chassin en lui demandant en quoi une pétition, une commission parlementaire, ou encore, un registre sur l’injection de vitamine C, comme le demande la pétition, pourrait permettre d’en apprendre davantage sur le plan scientifique concernant la vitamine C injectable. Selon le pharmacien, il s’agit plutôt d’une « stratégie de lobbying politique qui contourne le processus scientifique », ce qui de surcroît comporte des risques pour la médecine et la santé publique.

M. Chassin dit avoir accepté de parrainer cette pétition simplement pour aider ses concitoyens, puisqu’elle est l’initiative d’une citoyenne de Saint-Jérôme, Nathalie Prud’Homme, elle-même atteinte d’un cancer.

Actualités

Sommeil: bien dormir est plus important que dormir longtemps

TROIS-RIVIÈRES — Pour les gens âgés de plus de 65 ans, bien dormir est plus important que dormir longtemps. C’est ce qui ressort des recherches de la professeure Sophie Desjardins, qui œuvre au sein du Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

«Une des idées préconçues très répandues dans la population pour rester en santé avec les années est de dormir longtemps, mais ce n’est pas le cas. Il faut plutôt dormir efficacement», indique Mme Desjardins.

Politique

La lune de miel est terminée entre Danielle McCann et les cadres en santé

QUÉBEC — La lune de miel est bel et bien terminée entre la ministre de la Santé, Danielle McCann, et les cadres du réseau.

L’étude du projet de loi 7, mercredi, risque d’ailleurs de se faire dans un climat de tension, voire de confrontation.

Il s’agira alors du tout premier face-à-face entre Mme McCann et les représentants des trois associations de cadres en santé depuis sa nomination il y a cinq mois.

Même son prédécesseur, Gaétan Barrette, qui était «assez sauvage» avait rencontré les gestionnaires, selon Anne-Marie Chiquette, avocate principale de l’Association du personnel d’encadrement du réseau de la santé et des services sociaux (APER).

Le projet de loi 7, un copier-coller du défunt projet de loi 160 de M. Barrette, réduirait de 24 à 12 mois l’indemnité de départ des gestionnaires en santé.

Mme McCann — elle-même cadre du réseau de la santé jusqu’en 2014 — veut ainsi éviter de payer une année de salaire aux 1300 cadres licenciés en 2015, et économiser des «dizaines de millions» de dollars qu’elle redistribuerait dans le réseau.

Elle prétend qu’il y a urgence d’agir, d’où son projet de loi déclaratoire, qui s’appliquerait «malgré toute décision judiciaire».

Le projet de loi 7 fait l’effet d’une douche froide, a affirmé en entrevue Chantal Marchand, présidente de l’Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux (AGESSS).

Elle promet de prendre tous les moyens nécessaires pour faire protéger les droits de ses membres.

«On ne peut pas croire que c’est une ancienne gestionnaire qui nous envoie un projet de loi comme ça, a-t-elle déploré. C’est une déception. (...) On vient de finir la lune de miel.»

En voulant «frapper l’imaginaire des gens», le gouvernement Legault s’attaque au principe du respect des conditions de travail, renchérit-elle. «Si c’était arrivé à un syndicat, oh boy 

Or, selon Mme McCann, la loi actuelle donne tous les pouvoirs à la ministre d’établir les conditions de travail des cadres. Elle a refusé notre demande d’entrevue lundi.

Facile de s’en prendre aux cadres

Il est plus «facile» de casser du sucre sur le dos des cadres, déplore l’APER, car ils sont mal perçus dans la population.

«C’est sûr qu’on ne va pas chercher les larmes de personne, a reconnu Mme Chiquette. Ce sont des gratte-papier, ils sont assis à leur bureau: ce n’est pas vrai! Pourquoi lundi matin je suis infirmière, et mardi matin je suis cadre-infirmier, je deviens de la merde?»

Dans la réalité, le cadre accompagne l’infirmière qui sort du cégep, agit en cas de bris d’équipement, coordonne matériel, professionnels et patients au bloc opératoire, illustre-t-on.

«Le premier message que Mme McCann envoie à ses cadres-terrain, c’est que leurs conditions de travail, c’est pas grave, on s’en fout, s’offusque Mme Chiquette. C’est ça sa priorité? (...) On est des partenaires!»

C’est inacceptable de ne pas rencontrer ses principaux partenaires, acquiesce le porte-parole péquiste en matière de santé, Sylvain Gaudreault, qui est pourtant plutôt favorable à la réduction de l’indemnité de départ.

«C’est ça qui n’a pas d’allure, elle-même était cadre», a-t-il souligné à son tour.

Par ailleurs, le projet de loi 7 pourrait compliquer davantage le recrutement de cadres en santé et services sociaux, selon l’APER, qui argue que ce qui est demandé par les cadres est au final bien moins que ce qui est accordé en primes aux médecins.

Rappelons qu’en juillet 2017, lorsque les libéraux étaient au pouvoir, la Cour supérieure avait invalidé le règlement de la loi 10 qui aurait réduit de moitié l’indemnité de départ des cadres.

Le ministre Barrette avait riposté avec le projet de loi 160 pour contrecarrer la décision du tribunal qui lui était défavorable à titre d’employeur. Son projet de loi était mort au feuilleton, mais le gouvernement a porté la cause en appel.

Santé

Les virus de l’herpès en latence se réveillent en apesanteur

MONTRÉAL — Des virus de la famille de l’herpès en latence se sont réveillés chez plus de la moitié des astronautes qui ont voyagé à bord de la navette spatiale ou séjourné à bord de la Station spatiale internationale (SSI), révèle une étude publiée par la NASA dans les pages du journal médical « Frontiers in Microbiology ».

Ces virus ont été détectés dans l’urine et la salive de 47 des 89 astronautes qui avaient effectué de courts vols à bord d’une navette spatiale, et de 14 des 23 astronautes qui avaient séjourné à bord de la SSI.

Seulement six astronautes ont toutefois développé des symptômes mineurs.

Les chercheurs rappellent que les astronautes sont exposés à des forces d’accélération extrêmes au moment du décollage et du retour sur Terre et à des semaines ou des mois d’apesanteur et de radiations cosmiques. De plus, ils sont éloignés de leurs proches et leur cycle veille-sommeil est perturbé.

Ils produisent donc davantage de deux hormones liées au stress, le cortisol et l’adrénaline, dont on sait qu’elles affaiblissent le système humanitaire. Les cellules immunitaires qui combattent les virus sont particulièrement touchées, et cela peut perdurer jusqu’à 60 jours après la fin du séjour dans l’espace.

Quatre des huit virus de l’herpès ont été détectés chez les astronautes: le HSV, qui cause l’herpès buccal et génital; le VZV, qui cause la varicelle et le zona; et le CMV et l’EBV, qui sont associés à différentes souches de la mononucléose.

Les chercheurs soulignent que l’ampleur, la fréquence et la durée de l’excrétion des virus augmentaient avec la durée de la présence dans l’espace. Cela pourrait présenter un problème au moment où prépare des missions habitées vers la Lune, vers Mars et vers d’autres destinations encore plus éloignées.

Seul un vaccin contre le VZV est actuellement disponible.

Santé

Le Collège des médecins veut se rapprocher des Québécois

Déterminé à se «rapprocher» du public, le Collège des médecins entreprendra cette année une vaste démarche de consultation «pour comprendre comment la population du Québec perçoit le rôle de l’ordre professionnel». Une démarche qui lui permettra par la suite de définir ses orientations et d’ajuster ses actions, explique son président, le Dr Mauril Gaudreault.

Le Dr Gaudreault avait affiché ses couleurs dès son entrée en poste, l’automne dernier. Conscient de l’image négative projetée par le Collège, d’aucun l’accusant de défendre des intérêts «corporatistes» ou de protéger ses membres au détriment du public, le nouveau président de l’ordre professionnel s’était montré déterminé à renverser la vapeur en ouvrant le dialogue avec la population.

En entrevue au Soleil, jeudi, le nouveau président du Collège a aussi dit vouloir entendre les médecins, dont certains sont sortis publiquement au cours des derniers mois pour dénoncer les méthodes d’enquête du syndic, allant jusqu’à qualifier celles-ci d’«intimidation», de «harcèlement» et d’«abus de pouvoir». «On ne peut pas être insensible à ça. C’est sûr que ça nous préoccupe», a dit le Dr Gaudreault. 

La vaste consultation proposée par le Collège se fera notamment au moyen d’un sondage quantitatif et qualitatif auquel pourront répondre les médecins et la population. Des groupes de discussions avec des médecins et des membres du public seront aussi menés. La population pourra également participer à cette consultation en écrivant directement au Collège à l’adresse votreopinion@cmq.org. Des «déplacements» dans quelques régions du Québec sont en outre prévus, précise le Dr Mauril Gaudreault. 

«C’est une démarche d’introspection générale. On veut mieux connaître la perception du public, écouter les gens et réfléchir sur nos façons de faire. Est-ce que le public se sent protégé? Si on est perçu négativement, pourquoi? On veut l’entendre de façon plus large, avec une démarche scientifique, pour qu’on puisse faire des constats dès l’automne et élaborer en 2020 une planification stratégique», la dernière remontant à il y a quatre ans, explique le Dr Gaudreault. 

«Je ne prétends pas qu’on ne fait pas bien, mais on peut faire mieux», analyse le président du Collège.

Volonté de collaboration

Questionné sur la volte-face du Collège des médecins, qui se disait le 18 février toujours opposé à la pose de diagnostics par des IPS, pour finalement accepter quelques jours plus tard qu’elles diagnostiquent les problèmes de santé courants et les six maladies chroniques pour lesquelles elles amorcent déjà des traitements, le Dr Gaudreault a laissé entendre qu’il avait au départ seulement défendu la position «traditionnelle» de l’ordre professionnel. 

«J’ai eu de la misère [à la défendre], surtout que j’avais une bonne idée de ce qui s’en venait au conseil d’administration», a admis le président du Collège, selon qui «il y a une «volonté très nette» au sein du conseil d’administration de l’ordre professionnel d’améliorer la collaboration interdisciplinaire avec les différents professionnels de la santé «dans le respect des compétences de chacun». 

«On est en 2019 […]. La santé, c’est l’affaire de tous les professionnels», pas seulement celle des médecins, résume le Dr Gaudreault.

Actualités

Peste porcine africaine : Ottawa lance un programme de 31 M$

Le gouvernement fédéral redoute l’arrivée de la peste porcine africaine (PPA) au Canada. Ottawa investira 31 M$ pour former 24 nouvelles équipes de chiens renifleurs au cours des cinq prochaines années dans les aéroports du pays afin d’empêcher que de la viande illégale infectée franchisse les frontières.

L’annonce a été faite par la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Marie-Claude Bibeau, jeudi, au Centre de recherche et de développement de Sherbrooke.

Santé

Autisme: Le récit de Manon, symbole des inquiétudes après la réforme de Ford

SUDBURY – Les changements du gouvernement Ford dans le traitement de l’autisme ont provoqué une colère immense chez les parents d’enfants qui vivent avec ce trouble neurodéveloppemental complexe. Loin des tractations politiques et des caméras, la famille Pharand de Sudbury tente simplement de survivre et d’avancer face à un système qui semble l’avoir oubliée.

Manon arrive en courant. La fillette de cinq ans accueille la visite avec un grand sourire et ses yeux brillants. Elle court dans la cuisine et le salon et veut savoir qui est cet inconnu qui vient à sa rencontre. «Il s’appelle Étienne», lui répond doucement sa mère, Josée Pharand. Manon saute sur place et répète «Étienne, Étienne». Sa légère difficulté d’élocution est camouflée par un entrain contagieux. Très affectueuse, elle embrasse son petit frère, Alec, puis ses parents.

«C’est difficile de dire où sa personnalité se termine et où l’autisme débute. C’est mélangé. On peut croire qu’elle serait vivante comme ça, sans l’autisme, mais ce gigotage est aussi associé à l’autisme», confie sa mère.

Les premiers indices annonciateurs de l’autisme ont commencé à apparaître lorsque Manon avait quinze mois. «Peut-être qu’il y en a eu avant, mais comme nouveau parent, on ne les a peut-être pas vus», confie la mère de famille. Déjà à cette époque, la famille frappe un mur: une vingtaine de mois vont être nécessaires pour rencontrer un spécialiste et avoir l’heure juste.

«Le 15 mai 2017, Manon a été diagnostiquée comme souffrante d’autisme sévère. En plus, elle avait un trouble de développement global. Ça signifie qu’elle a des délais en communication, en motricité, dans sa compréhension et qu’elle aura besoin de beaucoup d’appuis et de thérapie», explique Josée Pharand.

Près de deux ans plus tard, de quels services de santé bénéficie-t-elle? À peu près aucun. «Manon est sur la liste d’attente depuis le 15 mai 2017. Elle a besoin d’intervention intensive et de 20 à 40 heures de thérapie par semaine pour l’amélioration de son état. On attend depuis deux ans pour avoir ces premiers soins. Quand j’ai appelé récemment, on m’a dit qu’il faudrait peut-être attendre encore 18 mois», confie Mme Pharand, exaspérée. Sa retenue trahit une colère, une incompréhension. À 5 ans, il est critique pour Manon d’obtenir cette thérapie qui pourra lui permettre de gagner en autonomie, dit-elle.

N’acceptant pas que leur enfant soit victime d’un système engourdi, la famille Pharand a décidé de se tourner vers le privé pour obtenir cette thérapie tant espérée. «20 heures par semaine allait nous coûter 55 000 $ par année. Mon mari et moi, nous avons commencé à faire des planifications budgétaires, à voir ce qu’on pourrait vendre et à considérer une marge de crédit», raconte-t-elle.

«Nous avons multiplié les appels avant de réaliser que… le privé n’offre pas de services en français à Sudbury! J’ai pleuré toute la journée. On est tellement prêt à faire n’importe quoi pour Manon. Mais pas à aller en anglais. Car, si on allait vers l’anglais, ça éliminerait tout le progrès fait en français», confie-t-elle.

Santé

Tabagisme et grossesse: jamais trop tard pour bien faire [VIDÉO]

MONTRÉAL — Il n’est jamais trop tard pour bien faire pour les femmes enceintes qui fument, car chaque cigarette en moins compte.

Lors d’une nouvelle analyse réalisée par l’Institut de recherche de l’hôpital pour enfants de Seattle et le géant informatique Microsoft, les fumeuses enceintes qui ont réduit leur consommation de tabac avant leur troisième trimestre de grossesse ont aussi réduit leur risque de syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) de 12 pour cent; chez celles qui avaient complètement cessé de fumer, le risque chutait de 23 pour cent.

«C’est extrêmement intéressant parce qu’on culpabilise beaucoup les parents qui fument, mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas nécessairement coulé dans le béton ‘j’ai fumé pendant le premier trimestre, mon enfant va mourir’», s’est réjouie la docteure Aurore Côté, une médecin de l’Hôpital de Montréal pour enfants qui est une sommité en matière de SMSN.

«On peut encore faire quelque chose. (...) Alors une étude qui nous dit que ça vaut quand même la peine de cesser, de diminuer l’exposition du bébé, c’est important.»

Les chercheurs ont utilisé des techniques de modélisation computationnelle pour analyser le tabagisme maternel lors de toutes les naissances vivantes recensées aux États-Unis entre 2007 et 2011. Plus de 19 000 décès, sur les quelque 20 millions de naissances examinées, ont été attribués au syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN).

L’étude prévient aussi qu’une femme qui fume une seule cigarette par jour pendant sa grossesse double le risque de voir son bébé succomber au SMSN. Chaque cigarette fumée augmenterait le risque de 7 pour cent chez les femmes qui en fument entre une et 20 par jour.

Chaque cigarette de plus ou de moins a donc son importance.

«Toutes les femmes qui fument devraient faire des efforts. Réduire c’est bien, cesser c’est mieux, a quant à lui commenté le pédiatre Olivier Drouin, du CHU Sainte-Justine. Il n’y a pas de niveau sécuritaire de tabagisme pendant la grossesse. Ce qui peut motiver les femmes c’est que chaque pas en avant est bénéfique pour leur bébé.»

Si aucune femme ne fumait pendant sa grossesse, les auteurs calculent qu’on éviterait environ 800 des 3700 décès qui sont attribués au SMSN chaque année aux États-Unis, ce qui abaisserait le taux actuel de SMSN de 22 pour cent.

Un peu d'espoir

La docteure Côté, qui étudie le SMSN depuis plus de 30 ans, croit que la nouvelle étude «donne un peu d’espoir aux mamans qui fument et qui réalisent qu’elles sont enceintes».

Mais il reste encore beaucoup de travail d’éducation à faire.

«C’est incroyable à quel point c’est ancré, a-t-elle dit au sujet des mères qui croient que la fumée est sans danger pour leur bébé puisqu’elle n’entre pas dans leurs poumons. Les gens ne s’aperçoivent pas qu’il y a plusieurs des sous-produits de la cigarette qui vont dans le sang de la mère, et donc dans le sang du bébé. Si on diminue l’exposition, on diminue ça. Ce n’est pas la fumée qui va dans les poumons, naturellement, mais malheureusement ce petit poulet-là n’est pas protégé.»

Santé Canada calcule qu’entre 20 et 30 pour cent des femmes enceintes fument pendant leur grossesse. L’agence fédérale prévient que «le risque d’être victime du SMSN est plus élevé chez les bébés dont la mère a fumé pendant la grossesse et qui sont exposés à la fumée secondaire. Le risque de SMSN augmente en fonction du nombre de fumeurs dans le ménage, du nombre de cigarettes fumées et de la proximité entre le ou les fumeurs et le bébé».

Santé Canada explique que «certains des produits chimiques présents dans la fumée du tabac nuisent au développement du cerveau et des poumons du bébé, ce qui a une incidence sur la respiration du bébé et peut causer le SMSN».

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Pediatrics.

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Sur Internet:

Le tabagisme et le syndrome de mort subite du nourrisson

Tabac et fumée secondaire: les effets sur la grossesse

Actualités

De l’espoir pour les paralysés

Trois-Rivières — La vidéo est saisissante. Une petite souris de laboratoire laisse traîner ses pattes arrière sur un tapis roulant quelques jours après la section de sa moelle épinière par chirurgie. Renaud Jeffrey-Gauthier lui tient les pattes d’en avant et la queue. C’est à peine si les membres arrière ont un semblant de mouvement.

Le doctorant en sciences biomédicales de l’Université du Québec à Trois-Rivières injecte ensuite de la buspirone à la souris. Ce médicament, approuvé par Santé Canada, est habituellement utilisé pour traiter l’anxiété. Il active «des neurones du circuit de la sérotonine» qui est «un neuromodulateur participant à beaucoup de fonctions dans le système nerveux, pas juste au niveau de l’humeur, mais aussi pour la locomotion», explique-t-il.

Santé

Un contrat de 88 750$ pour accompagner le CISSSO

L’accompagnatrice mandatée le mois dernier par Québec pour aider le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) à mettre en place des recommandations sur la gouvernance et l’organisation des services touchera 88 750$ au cours de son mandat, qui doit se terminer à la fin juin.

Martine Couture a été nommée accompagnatrice le 20 février par la ministre de la Santé, Danielle McCann, au moment même où le gouvernement montrait la porte à l’ancien grand patron du CISSSO, Jean Hébert. Il avait alors été annoncé que son mandat d’accompagnement « se prolongera jusqu’au 28 juin prochain ».