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COVID-19

Ottawa: une résidence d'Orléans touchée par la COVID-19

Un premier cas de la COVID-19 a été identifié dans une résidence pour aînés d’Ottawa. Un couple est hospitalisé pour soigner leurs symptômes.

Il s’agit d’une première inquiétante, selon la médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches. Cette dernière a annoncé qu’il s’agit d’un occupant de la résidence Promenade, dans le secteur d’Orléans.

«Il y a beaucoup de choses qui doivent changer dans un contexte d’épidémie localisée et je peux vous assurer que la direction de cette résidence fait tout ce qu’elle devrait en ce moment», soutient la Dre Etches.

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Deux employés de l’Hôpital de Hull infectés, 11 autres en isolement

Tous les résidents ont été placés en isolement de façon préventive et les employés doivent suivre des procédures strictes avant d’entrer dans chaque chambre. Le personnel fera également l’objet d’un suivi régulier pour vérifier s’ils n’ont pas contracté le nouveau coronavirus.

Transmission exponentielle?

On dénombre maintenant 75 cas confirmés de la COVID-19 dans la Ville d’Ottawa, dont 24 qui l’ont été vendredi. Il s’agit presque d’une hausse de 50% de diagnostics positifs en une seule journée.

Vos questions sur la COVID-19

Les vaccins contre la pneumonie peuvent-ils limiter les dégâts?

Q : « Est-ce que les vaccins contre la pneumonie qu’on donne aux aînés ou à d’autres personnes peuvent empêcher l’infection à la COVID-19 d’évoluer vers une pneumonie et limiter les dégâts?» demande Lorraine Dietrich, de Shawinigan.

Malheureusement non. Les vaccins dont vous parlez préviennent seulement les pneumonies résultant d’infections par des bactéries appelées pneumocoques. Contre la COVID-19, il va falloir mettre au point un vaccin qui cible précisément le coronavirus SARS-CoV-2.

Lors de certaines infections par des virus, il arrive que des bactéries en profitent pour donner une surinfection. Est-ce que l’infection par le coronavirus pourrait s’accompagner d’une surinfection par un pneumocoque contre lequel ces vaccins protégeraient? Les études menées à date, notamment celle-ci publiée le 11 mars dans la revue The Lancet, montrent plutôt que les pneumonies de la COVID-19 sont principalement causées par le virus lui-même, et pas par des surinfections bactériennes. 

L’idée que les vaccins contre le pneumocoque ou la grippe protègent de la COVID-19 figure dans la liste des mythes que l’Organisation mondiale de la santé tente de combattre. 

Un vaccin, qu’il soit contre la grippe, le zona, la rougeole, les pneumonies à pneumocoques ou n’importe quelle autre maladie infectieuse, ne peut que prévenir une infection par le ou les micro-organismes contre lesquels il a été conçu.

Le vaccin déclenche ce qu’on appelle la réponse immunitaire adaptative. Il contient une toute petite quantité du micro-organisme visé, rendu inactif ou atténué, ou bien même seulement des fragments de celui-ci. Quand cette menace est repérée par le système immunitaire, certains globules blancs se mettent à fabriquer des anticorps qui sont ciblés spécifiquement contre la menace, et d’autres globules blancs emmagasinent la réponse en mémoire de manière à pouvoir la déployer si le micro-organisme pointe à nouveau son nez. Mais si c’est un autre microbe qui passe à l’attaque, ça ne marche pas! 

Les pneumonies sont des infections respiratoires sévères qui provoquent une inflammation dans les poumons, plus particulièrement dans les alvéoles. Les alvéoles ressemblent à de petites grappes de raisin situées au bout de chaque bronche et permettent à l’oxygène de l’air qu’on respire de passer dans notre sang. Lors d’une pneumonie, les alvéoles se remplissent de liquide inflammatoire qui empêche l’air d’y rentrer. Les pneumonies sont le plus souvent dues à des pneumocoques, mais elles peuvent aussi être causées par d’autres bactéries, et par des virus comme celui de l’influenza ou de la COVID-19.

Les vaccins contre les pneumonies ciblent tous des pneumocoques. Au Québec, le Synflorix, qui protège contre 10 types de pneumocoques sur la quarantaine susceptibles de donner des pneumonies, est principalement administré aux enfants en trois doses à l’âge de 2, 4 et 12 mois. Le Pneumovax, qui protège contre 23 types de pneumocoques, est surtout donné aux aînés et aux personnes dont l’état de santé les met plus à risque de contracter une infection ou de ne pouvoir la combattre efficacement.

La recherche d’un vaccin contre la COVID-19 a déjà démarré, et des premiers essais sont en cours, mais les spécialistes pensent qu’aucun vaccin ne pourra être disponible avant 12 à 18 mois. Entre temps, on cherche aussi des moyens de rendre le virus moins mortel avec différents médicaments comme des antiviraux, et on tente au maximum de gagner du temps en ralentissant la propagation du virus par la distanciation sociale et le lavage des mains. On va l’avoir! 

COVID-19

COVID-19: un septième décès en Ontario

TORONTO - Une septième personne est morte du coronavirus en Ontario. La victime, un nonagénaire, habitait la région de Durham.

Les autorités médicales n’ont pas encore précisé la source de la transmission. 

On dénombre maintenant 85 nouveaux cas à la liste en Ontario entre lundi et mardi, représentant la plus grande augmentation de nouveaux cas en une seule journée en Ontario. 

La province compte donc maintenant 588 cas, en plus d’une dizaine de personnes atteintes du virus en isolement à la base militaire de Trenton.

Plus de 10 000 cas sont toujours en cours d’analyse. Ainsi, il pourrait y avoir encore plus de cas que le chiffre officiel présenté par la province, selon les autorités médicales. 

Le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams, affirme toutefois que la province sera en mesure d’effectuer 5000 tests par jour d’ici la fin de la semaine. Mardi, seulement 950 ont été complétés. 

En début de semaine, le gouvernement Ford a demandé aux entreprises qui ont accès à des masques médicaux d’en faire don aux professionnels de la santé. La ministre de la Santé, Christine Elliott, a toutefois affirmé mardi que la province a accès à suffisamment de masques. 

COVID-19

Des dizaines de civières vides dans les urgences de l'Outaouais

Il n'y a jamais eu autant de civières vides dans les urgences de l'Outaouais que pendant cette crise de la COVID-19. Le plus fort taux d'occupation de la région était de 75%, à l'Hôpital de Gatineau, mardi avant-midi.

Les données du ministère de la Santé montrent que sur un total de 83 civières fonctionnelles dans les urgences du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), à peine 43 accueillaient un patient, mardi à 10h. Cela représente un taux d'occupation global de seulement 52% pour l'ensemble de la région.

Au moment où le taux d'occupation dans l'aire des civières était de 75% à l'urgence de l'Hôpital de Gatineau, il était de 52% à l'Hôpital de Hull.

Ailleurs dans la région, le taux d'occupation à 10h, mardi, était de 50% à l'Hôpital Mémorial de Wakefield et au CLSC de Fort-Coulonge, de 33% à l'Hôpital de Maniwaki, de 25% à l'Hôpital de Papineau et à l'Hôpital du Pontiac et de 0% au CLSC de la Petite-Nation.

Seulement deux patients occupaient une civière depuis plus de 48 heures – un à l'Hôpital de Hull, l'autre à l'Hôpital de Gatineau.

COVID-19

COVID-19: les Ottaviens bientôt sondés sur leur respect des consignes

Santé publique Ottawa (SPO) pourrait bientôt sonder les résidents de la capitale fédérale pour vérifier s’ils mettent en pratique les recommandations des autorités sanitaires pour limiter la propagation de la COVID-19.

La médecin-chef de SPO, Vera Etches, indique que l’agence cherche à obtenir ces données pour mieux planifier la transmission communautaire du nouveau coronavirus au cours des prochaines semaines. Elle ajoute toutefois qu’à première vue, les Ottaviens semblent généralement faire preuve de prudence.

«Je suis reconnaissante des gens qui suivent les recommandations, soutient la Dre Etches. Les actions que vous prenez maintenant vont affecter votre santé, mais aussi celle des vos proches et des plus vulnérables.»

«Un sondage nous permettrait aussi de savoir ce qu’on peut faire aider les gens à limiter les contacts avec leur entourage immédiat», ajoute l’experte en santé publique.

D’autres méthodes de cueillette de données sont examinées, mais sont plutôt difficiles à déployer, ajoute Vera Etches. Le suivi par géolocalisation des téléphones mobiles, par exemple, est complexe puisqu’il faut s’assurer de protéger les données personnelles des citoyens.

La Dre Etches souligne également que le modèle informatique pour évaluer la présence véritable de la COVID-19 à Ottawa continue d’être amélioré. Plus tôt cette semaine, en fonction des données disponibles, ce modèle nous laissait croire qu’il pourrait y avoir jusqu’à 4000 cas à travers la ville.

Cinq nouveaux cas

SPO soutient que 38 personnes ont contracté la COVID-19 à Ottawa. Il y a donc cinq nouveaux cas confirmés dans la capitale fédérale.

Un quinquagénaire de retour des États-Unis s’est placé en isolement volontaire après avoir eu la confirmation qu’il a contracté le nouveau coronavirus.

Deux autres cas sont une femme dans la trentaine et un homme dans la quarantaine, tous deux exposés directement à une personne malade.

Les deux dernières personnes diagnostiquées s’ajoutent à la liste de 13 malades à Ottawa dont le statut demeure indéterminé.

COVID-19

COVID-19: huit cas en Outaouais «en secteur urbain»

L'Outaouais compte maintenant huit cas confirmés et probables de COVID-19, une hausse de trois par rapport à la veille. Tous les patients touchés demeurent en zone urbaine.

Dans le cadre de son point de presse quotidien, le premier ministre François Legault a annoncé, lundi après-midi, que le bilan provincial regroupe désormais tous les cas «confirmés» et les cas «probables».

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) avait indiqué, en fin de semaine, que le cas ayant été détecté à Ottawa chez un résident de l'Outaouais fait maintenant partie du bilan québécois.

Le CISSSO, qui n'a pas fait de point de presse depuis vendredi, a indiqué par voie de communiqué, lundi, que les huit personnes de la région ayant été infectée par le nouveau coronavirus demeurent «en secteur urbain».

«La direction de la santé publique amorce, pour chacun des cas, des enquêtes rigoureuses afin d’établir les contacts de chacune de ces personnes, assure le CISSSO. Cette augmentation du nombre de cas était prévisible et nos équipes sont mobilisées dans les efforts pour limiter la propagation de la COVID-19».

L'organisation a fait savoir que 1703 tests de dépistage ont été effectués jusqu'à présent. Du lot, 505 résultats sont en attente. Le CISSSO affirme que les patients sont contactés «sans délai» dès qu'un résultat arrive, qu'il soit positif ou négatif.

La clinique de dépistage installée dans des locaux de La RessourSe, dans le secteur Hull, a élargi ses heures d'ouverture la semaine dernière. «Ceci permet donc d’augmenter la capacité de la clinique et d’effectuer un plus grand nombre de tests quotidiennement», indique le CISSSO.

«Zone chaude»

L'organisation tient par ailleurs à «souligner le travail incroyable des équipes qui travaillent avec les personnes itinérantes». «Une zone chaude a été mise sur pied afin d’accueillir la clientèle du Gîte Ami ou de la Soupe populaire qui pourrait présenter des symptômes de la COVID-19, a fait savoir le CISSSO. Cette zone chaude est en fait un lieu extérieur aux espaces habituels afin de pouvoir isoler chacune des personnes présentant des symptômes. Cette mesure préventive sert à protéger une clientèle à risque face à la pandémie.»

Avec huit cas, l'Outaouais n'est pas parmi les régions les plus touchées. C'est à Montréal que l'on retrouve le plus grand nombre de cas (265). Suivent la Montérégie (66), Lanaudière (50), l'Estrie (48), Capitale-Nationale (33), et les Laurentides (30).

Frontière avec Ottawa

Le directeur national de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, avait souligné en fin de semaine que la situation particulière de la grande région de la capitale fédérale devrait être considérée en cas de fermeture des frontières interprovinciales. Le premier ministre Legault a tenu un discours similaire, lundi, en mentionnant que Gatineau et Ottawa forment «une même communauté».

«On veut avoir le moins de déplacements possible d'une région à l'autre à l'intérieur même du Québec, donc c'est certain que de commencer à avoir des gens qui viennent d'autres provinces, ce n'est pas l'idéal, mais il y a une situation particulière à Gatineau-Ottawa, a-t-il dit. […] Il y a une partie des soins qui, dans certains cas, sont à Ottawa pour des gens de Gatineau.»

Santé

Du répit dans les urgences du Québec

Les Québécois fuient les urgences. En ce début de pandémie de COVID-19, le taux d’occupation dépasse la barre des 100% dans une poignée d’hôpitaux seulement.

Les données du ministère de la Santé sont révélatrices. En date de vendredi, à midi, le taux d’occupation des civières était supérieur à 100% dans à peine cinq des 116 salles d’urgence de la province, un scénario exceptionnel.

COVID-19

Un deuxième cas de COVID-19 en Outaouais

Alors que l’Outaouais compte un deuxième cas confirmé de COVID-19, la première personne demeurant dans la région à avoir obtenu un résultat positif est désormais hospitalisée à Montréal.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a annoncé vendredi après-midi avoir un deuxième cas confirmé d’infection par le nouveau coronavirus sur son territoire. La donnée n’apparaît toutefois pas au bilan des autorités de santé publique du Québec, puisque le dépistage a été effectué à Ottawa.

La personne infectée, qui revenait de voyage, est présentement en isolement à domicile. Elle « se porte bien » et « sa condition de santé est stable », affirme le CISSSO. L’organisation a indiqué prendre en charge tous les résidents de son territoire, peu importe le lieu où le dépistage est fait. Il n’est pas encore déterminé si les cas dépistés hors Québec seront ajoutés au bilan provincial.

En ce qui concerne le premier cas de l’Outaouais, qui avait été confirmé mercredi à la suite d’un test de dépistage effectué à l’Hôpital de Hull, l’état de la personne s’est détérioré. Cette personne, qui était auparavant en isolement chez elle, a été transportée à l’Hôpital général juif, à Montréal.

« Je sais que ça peut paraître inquiétant […] toutefois j’ai besoin vraiment de la collaboration de la population, car nous devons tous respecter les consignes prescrites par le premier ministre », a mentionné la présidente-directrice générale du CISSSO, Josée Filion.

Cette personne ayant été transférée à Montréal fait donc partie des dix patients infectés actuellement hospitalisés au Québec. Le CISSSO ignore toutefois si cette personne fait partie des six patients de la province se trouvant actuellement aux soins intensifs en raison de complications liées au nouveau coronavirus.

La Dre Carol McConnery, médecin-conseil à la direction régionale de santé publique, assure qu’« une armée de professionnels » est mobilisée pour retracer les contacts de chaque cas.

La population de l’Outaouais peut désormais composer un numéro régional pour savoir si un test de dépistage est de mise. Il s’agit du 819-644-4545. C’est à partir des appels à ce numéro que son attribués les rendez-vous à la clinique de COVID-19 du secteur Hull, qui est désormais ouverte plus longtemps, soit de 7 h à 23 h.

Jusqu’à présent, 763 tests ont été effectués en Outaouais. Du lot, 336 personnes attendaient encore leur résultat, vendredi après-midi. Il y a encore « un goulot » causant un délai dans l’obtention des résultats, a fait savoir la Dre McConnery, qui s’attend à une amélioration sous peu. Le CISSSO anticipe d’ailleurs de nouveaux résultats positifs au cours « des prochains jours ».

L’organisation s’efforce à l’heure actuelle de libérer 100 lits de courte durée dans ses hôpitaux, a indiqué Mme Filion. C’est environ un sixième du nombre total de lits de soins généraux dans la région. En ce qui concerne les respirateurs, la région en compte une soixantaine, soit environ 2 % des 3000 disponibles dans le réseau québécois.

COVID-19

COVID-19: trois hôtels de Gatineau répondent à l’appel du CISSSO

Le réseau de la santé de l’Outaouais cherche activement des espaces pour déplacer certains de ses services à l’extérieur des établissements hospitaliers. Un appel a d’ailleurs été lancé à cet effet auprès des hôteliers situés dans la zone urbaine cette semaine. Le Droit a appris qu’une offre provenant de trois hôtels est actuellement en analyse par les équipes techniques du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

Voilà un autre exemple démontrant à quel point les rôles et responsabilités de tous les acteurs régionaux sont décloisonnés depuis le début de la crise provoquée par le nouveau coronavirus. Le CISSSO a contacté Tourisme Outaouais, il y a quelques jours, afin de s’enquérir d’une disponibilité éventuelle de chambres d’hôtel pouvant accueillir des patients non infectés par la COVID-19, mais qui nécessitent des soins généraux ou des suivis serrés de leur état de santé. 

« Tourisme Outaouais nous ont aidés à identifier des hôtels où il y aurait de la disponibilité, note la porte-parole du CISSSO, Patricia Rhéaume. Aucun endroit n’a encore été déterminé pour le transfert de certaines activités. Il y a encore beaucoup d’aspects techniques à vérifier. Nous sommes en discussions avec nos partenaires et nos équipes sont en train d’analyser les offres. »

COVID-19

Un octogénaire parmi trois nouveaux cas de COVID-19 à Ottawa

Trois autres personnes d’Ottawa, dont un octogénaire, ont contracté la COVID-19.

Cet aîné est récemment revenu d’un voyage au Portugal, selon le ministère de la Santé de l’Ontario.

Les deux autres malades sont des hommes dans la quarantaine qui ont été en contact étroit avec une personne qui a contracté le nouveau coronavirus.

Ces trois personnes se sont placées en isolement volontaire.

Il pourrait toutefois y avoir d’autres cas confirmés de la COVID-19. Dans la mise à jour matinale du nombre de personnes infectées par le ministère, on compte pas moins de 26 personnes en attente d’une confirmation.

Jeudi, trois personnes d’Ottawa étaient parmi ces cas en attente d’une confirmation. La médecin-chef de Santé publique Ottawa, Dre Vera Etches, disait alors que les probabilités étaient élevées que ces personnes soient atteintes du nouveau coronavirus.

Il y a 50 nouveaux cas confirmés en Ontario pour un total de 301, dont 22 dans la capitale fédérale. Deux personnes sont décédées de cette maladie à travers la province.

Centre d’isolement pour personnes vulnérables

Le cabinet du maire d’Ottawa a confirmé l’ouverture lundi prochain d’un local pour placer en quarantaine les résidents vulnérables de la municipalité. Le centre communautaire Routhier situé dans la Basse-Ville sera réaménagé pour accueillir ceux qui ne peuvent rester chez soi pour éviter une transmission massive dans des endroits comme les refuges pour itinérants.

Durant une conférence de presse — réalisée au téléphone — vendredi après-midi, Dre Etches a indiqué qu’il s’agissait d’un besoin dans la communauté puisqu’il est « très difficile pour les refuges de placer quelqu’un en isolement ».

Durant cette mise à jour de la situation a rappelé que les personnes placées en quarantaine parce qu’ils ont reçu le diagnostic ou qu’ils ont de bonnes raisons de croire qu’ils ont contracté la COVID-19 ne doivent pas sortir faire des emplettes. S’ils ont besoin de quelque chose, ils doivent demander une livraison au commerce ou à un proche.

On invite également les résidents de la capitale fédérale à faire preuve de patience et résilience, même si le nombre de cas confirmés de la COVID-19 continue d’augmenter.

« On obtient actuellement les résultats de tests pour ceux qui l’ont contracté il y a plusieurs jours, en raison de la période d’incubation du virus », affirme Dre Vera Etches, ajoutant qu’on saura seulement dans deux semaines si les mesures prises actuellement pour limiter la propagation du nouveau coronavirus sont efficaces.

Santé

Établissements de santé: une pétition pour le retrait préventif des travailleuses enceintes

Une pétition électronique réclame le retrait préventif dès maintenant de toutes les travailleuses enceintes qui œuvrent dans les hôpitaux et les autres établissements de santé pour les mettre à l’abri de la COVID-19.

En deux jours, plus de 30 000 personnes ont signé cette pétition électronique adressée à la CNESST et à la ministre de la Santé du Québec.

«Ne pensez-vous pas que le personnel enceinte travaillant avec des malades ou des personnes âgées ne sont pas à risque?», demande Sophie Plante, l’initiatrice de la pétition.

Une infirmière clinicienne a relayé la pétition au Soleil. La dame, elle-même enceinte de 27 semaines, constate qu’alors que la crise s’accentue, les infirmières enceintes sont toujours sur le plancher. «On nous dit qu’il y a des mesures préventives, par exemple, on ne doit pas être en contact avec un individu en suspicion de COVID-19 ou diagnostiqué, explique l’infirmière. Mais le problème, c’est que certains individus peuvent être contagieux même s’ils sont asymptomatiques.»

Recommandations de l’INSPQ

Depuis le début de la crise, les établissements de la région de Québec suivent les recommandations de l’Institut national en santé publique du Québec (INSPQ) et du programme «Pour une maternité sans danger» de la CNESST, affirme Vincent Lamontagne, directeur adjoint des communications au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

L’INSPQ rappelle que lors de la grossesse, l’immunité est réduite et que des changements physiologiques et immunologiques rendent la femme enceinte plus vulnérable aux infections respiratoires, dont la COVID-19. 

Devant l’absence d’un vaccin et de traitement spécifique, le principe de prudence doit guider les organisations par rapport aux affectations de travail des employées enceintes, écrit l’INSPQ.

Les recommandations de l’INSPQ stipulent que les employeurs du milieu de la santé doivent affecter leurs employées enceintes de manière à éviter qu’elles soient dans le même local qu’une personne sous investigation ou avec un diagnostic de COVID-19. Elles ne peuvent donc plus donner les soins, faire les prélèvements, les examens médicaux ou les traitements de ces patients.

Les employées enceintes ne peuvent pas non plus faire des tâches reliées au nettoyage et à la désinfection de l’environnement, du matériel et des effets personnels de ces patients.

Les mêmes règles valent pour les patients en confinement au domicile ou en hébergement.

«Ces recommandations pour les travailleuses enceintes pourraient faire l’objet de changement lorsque les données épidémiologiques ou cliniques justifieront une mise à jour, ajoute M. Lamontagne. Nous suivons évidemment la situation de près. Notre priorité est toujours la santé de nos employées.»

La réponse est sensiblement la même du côté du CISSS de Chaudière-Appalaches, qui gère les hôpitaux sur la Rive-Sud. «Le niveau de risque est évalué en continu, indique la porte-parole Mireille Gaudreau. Pour l’instant, on garde les mêmes façons de faire pour les retraits préventifs, mais est-ce que ça va évoluer, on le verra au cours des prochains jours.»

Lorsqu’employeur et employée ne s’entendent pas sur l’affectation ou le retrait préventif, la travailleuse peut faire appel à la CNESST, rappelle son porte-parole, Nicolas Bégin. Des mesures d’allègement ont été mises en place depuis le début de la crise pour faciliter les demandes des travailleurs et travailleuses.

Santé

À presque 80 ans, il continue de soigner ses... 2000 patients

À 79 ans «et demi», en pleine pandémie de coronavirus, le Dr Pierre Morency a choisi de continuer de soigner ses quelque 2000 patients du Centre médical de Charlesbourg. «J’ai du plaisir à faire ça», explique simplement le médecin, qui a évidemment ajusté sa pratique pour limiter les risques.

«Mes collègues me protègent, ils me dispensent de faire de la garde au Centre médical Le Mesnil [qui est géré par la même équipe que le Centre médical de Charlesbourg]», indique le presque octogénaire en entrevue au Soleil.

Le pdg des deux cliniques, Éric Caron, confirme : «On le protège au max, et il fait très attention lui-même, pour lui et pour les autres.» 

Selon M. Caron, le Dr Morency est un véritable passionné. «Il n’est pas du tout dépassé. [...] Sa vie, c’est ses patients. Arrêter pendant le coronavirus? Oubliez ça. C’est ça qui le tuerait.»

Plusieurs mesures ont été prises au Centre médical de Charlesbourg dans le contexte de la pandémie, expliquent le Dr Morency et M. Caron.

Les patients qui reviennent de voyage, par exemple, «on ne les voit pas», de même que ceux qui pourraient avoir été en contact avec des personnes infectées par le coronavirus (ou suspectées d’être infectées), qui ont de la fièvre ou des frissons et qui ont «de la toux nouvelle ou augmentée». Ces patients sont plutôt référés au 1 877 644 4545.

Les patients de plus de 70 ans sont par ailleurs invités à ne pas se déplacer à la clinique. «Les examens de routine sont reportés, et si les patients [âgés] ont besoin d’une consultation, on fait ça le plus possible par téléphone», précise le Dr Morency.

Si la personne a besoin d’être vue et qu’elle présente des symptômes apparentés à une sinusite, par exemple, le Dr Morency la recevra. «Dans ce temps-là, le patient porte un masque et moi aussi», mentionne le médecin.

Dans le contexte actuel, donc, le Dr Morency voit moins de patients. «Habituellement, j’en vois environ 25 par jour. Là, j’en vois entre 12 et 15 par jour», précise-t-il.

Ce qui lui laisse «beaucoup de temps» pour écrire, glisse le sympathique médecin, qui a entamé la rédaction de ses réflexions sur «la médecine de famille, d’hier à demain».

Le Dr Morency assure du reste qu’en dehors de ses heures de clinique, il reste sagement chez lui, comme recommandé par les autorités de santé publique. «Je ne sors pas. Je vis seul, et je n’ai pas besoin de grand-chose. De toute façon, je dois bien avoir des réserves de nourriture pour trois mois!»

La position du Collège des médecins

Le Collège des médecins du Québec et les autorités de santé publique ne voient pas d’objection à ce que les médecins de plus de 70 ans poursuivent, à certaines conditions, leur pratique dans le contexte actuel.

«Dans le contexte d’urgence sanitaire décrétée par le gouvernement, le Collège, en concertation avec les autorités de santé publique, consent à ce que les médecins toujours en pratique active et âgés de 70 ans ou plus, s’ils sont en bonne santé, puissent poursuivre leurs activités malgré la directive émise pour les citoyens de ce groupe d’âge», écrit le Collège dans un message publié sur son site Internet.

«Cependant, ces médecins ne doivent pas être assignés spécifiquement au traitement des patients ayant un diagnostic d’infection à la COVID-19, et devront par ailleurs appliquer rigoureusement les mesures de prévention requises en cette période de pandémie», ajoute-t-il.

Au Québec, on compte plus de 600 médecins omnipraticiens de plus de 70 ans. Spécialistes et généralistes confondus, ils sont environ 1500 médecins dans cette tranche d’âge, selon les données du Collège des médecins.

COVID-19

Pas de nouveau cas à signaler en Outaouais

Le réseau de la santé de l'Outaouais assure qu'il «continue ses efforts dans la lutte contre la Covid-19», alors que le bilan régional d'un seul cas confirmé n'a pas changé, jeudi.

À l'échelle provinciale, le gouvernement a annoncé jeudi que le nombre de cas confirmés était passé de 94 à 121, ce qui représente une hausse de 29% en une seule journée.

Pour l'Outaouais, le cas ayant été confirmé mercredi par les autorités de la santé publique demeure le seul. De nombreux résultats sont toutefois attendus dans les prochains jours, a fait savoir jeudi le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

«À ce jour, nous avons effectué 651 tests de dépistage et nous sommes en attente de 301 résultats», a indiqué le CISSSO par voie de communiqué. Tel qu’annoncé par le premier ministre, nous sommes confiants que les délais diminueront considérablement dans les prochains jours suite à l’augmentation de la capacité des laboratoires.»

La direction de santé publique assure qu'elle contacte les personnes ayant subi le test de dépistage «sans délai», dès que les résultats arrivent. Certains patients ayant passé le test jeudi et vendredi de la semaine dernière attendaient toujours, jeudi après-midi, de savoir s'ils ont contracté ou non le nouveau coronavirus.

Le CISSSO poursuit par ailleurs sa «réorganisation des soins et services» pour se préparer à recevoir de nombreux patients souffrant de la COVID-19 dans les prochaines semaines. «Nous libérons des lits afin d'avoir la capacité de recevoir des patients, est-il mentionné dans le communiqué. De plus, l’organisation suit de très près l’évolution de la situation pandémique et nous sommes prêts à déployer une seconde clinique de dépistage, au besoin, ainsi qu’à mobiliser du personnel supplémentaire.»

Jusqu'à présent, une centaine de retraités du réseau de la santé ont démontré de l'intérêt pour venir en renfort aux équipes du CISSSO.

Comme c'est le cas chaque jour depuis le début de la crise, le CISSSO a tenu à rappeler les consignes du gouvernement du Québec pour limiter au maximum la propagation du coronavirus.

Côté hygiène, il faut entre autres se laver les mains fréquemment et de manière efficace avec de l'eau savonneuse, et tousser et éternuer dans le creux du coude.

Les rassemblements sont à éviter afin de respecter les directives de distanciation sociale. Les personnes de 70 ans et plus sont invitées à rester chez elles le plus possible.

Les Québécois qui ressentent des symptômes compatibles avec la COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires) doivent composer le 1-877-644-4545.

COVID-19

COVID-19: un deuxième décès en Ontario

La santé publique de la région de Halton, à l’ouest de Toronto, a rapporté un deuxième décès d’une personne ayant contracté le coronavirus en Ontario.

Le patient d’une cinquantaine d’années, qui a été traité dans des hôpitaux de Milton et d’Oakville, avait aussi d’autres problèmes de santé, d’après un communiqué publié jeudi. 

Toutes les précautions nécessaires ont été prises durant le temps qu’a passé le patient à l’hôpital, affirme l’expert médical en chef, le Dr Neil Rau. 

La cause du décès d’un premier ontarien septuagénaire lié à la COVID-19 constaté mardi n’a pas encore été confirmée par les autorités médicales. 

Le patient n'a ni voyagé ni été en contact avec un patient connu de la COVID-19, selon la Dre Hamidah Meghani, de la santé publique de la région de Halton. Cette dernière affirme pourtant que la mort est liée au virus.  

Au total, 43 nouveaux cas ont été décelés au cours de la nuit de mercredi à jeudi, portant le nombre total en Ontario à 257. Cinq patients sont guéris, et 3972 personnes attendent les résultats de leur analyse. 

COVID-19

Un premier cas confirmé de COVID-19 en Outaouais [VIDÉO]

Les autorités de santé publique de la région l’attendaient. Elles savaient qu’il finirait par arriver. C’est maintenant réel. Un premier cas de COVID-19  a été confirmé en Outaouais, mercredi.

Pour des raisons de confidentialité, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) n’a dévoilé que très peu de détails sur ce premier cas à toucher la région. Il n’a, par exemple, pas été spécifié s’il s’agit d’un enfant ou d’un adulte, ni si la personne demeure dans un secteur urbain ou rural.

« La personne infectée a voyagé, a indiqué l’organisation. Elle s’est présentée dans l’une de nos installations et a pris toutes les précautions nécessaires. Elle est actuellement en isolement à la maison et nous suivons de très près sa condition de santé. »

La présidente-directrice générale du CISSSO, Josée Filion, a souligné que « la personne infectée par la COVID-19 a eu le bon réflexe » et qu’elle « a bien suivi la marche à suivre ».

La direction régionale de santé publique a lancé une « enquête rigoureuse afin d’établir les contacts que cette personne a eus depuis son retour ».

« Je vous assure que la direction de santé publique est présentement mobilisée à rejoindre tous les contacts de ce cas, tant dans […] la communauté que dans le réseau de la santé », a mentionné la Dre Carol McConnery, médecin-conseil en santé publique, en précisant que la personne touchée « a très peu de contacts ».

Il s’agit du premier résultat positif sur un total de 281 reçus jusqu’à présent en Outaouais. Les autorités de la région attendaient, mercredi après-midi, les résultats de quelque 200 autres tests de dépistage effectués ces derniers jours.

Mme Filion assure qu’elle n’a « pas l’intention de cacher » des choses à la population dans l’évolution de la situation en Outaouais. Tout en remerciant les équipes soignantes pour leur dévouement, elle a rappelé que les patients présentant de la toux, de la fièvre ou des difficultés respiratoires doivent absolument le signaler dès leur arrivée dans un établissement de santé. « Nous avons tous une responsabilité dans cette situation de crise, chacun doit suivre les consignes du gouvernement sur l’isolement, les rassemblements et les règles d’hygiène de base », a-t-elle insisté.

Le CISSSO affirme avoir mobilisé du personnel pour rappeler toutes les personnes ayant subi un test de dépistage du nouveau coronavirus, peu importe le résultat. L’ajout de laboratoires décentralisés permettra de recevoir les résultats « beaucoup plus rapidement », a mentionné Mme Filion.

En effectuant davantage de tests  de dépistage dans ses urgences et à la clinique désignée de La RessourSe, le réseau s’attend à ce que le nombre de cas confirmés augmente. « C’est sûr qu’on va en trouver d’autres », affirme la Dre McConnery.

« Aussitôt qu’il va y avoir d’autres cas, on va mettre en place la même procédure de recherche de contacts, assure-t-elle. [...] Aussitôt qu’on a eu la déclaration [du premier cas], l’intervention a débuté dans les instants qui ont suivi. »

En cas de besoin, le CISSSO divulguera certaines informations sur les allées et venues des personnes touchées afin d’identifier, par exemple, des personnes s’étant trouvées dans un lieu public en même temps.

Actualités

Dix «bonnes nouvelles» au sujet de la COVID-19

MONTRÉAL - Chaque jour amène son lot de nouvelles mesures et un bilan qui ne cesse de s’alourdir, au point où on finit par avoir l’impression que la progression du coronavirus est difficile à freiner.

Pourtant, en fouillant un peu, on constate rapidement que tout espoir n’est pas perdu, loin de là.

Voici donc dix «bonnes nouvelles» au sujet de cette épidémie qui fait trembler le monde.

1. Il n’y a pas d’évidence de transmission aérienne. Le virus ne semble pas survivre longtemps dans l’air. On doit effectivement se tenir à au moins deux mètres des gens qui toussent ou éternuent, mais contrairement à la rougeole dont les gouttelettes infectées peuvent rester en suspension pendant plusieurs heures, les gouttelettes contenant du coronavirus retomberaient rapidement au sol.

2. Vaccins et traitements se développent en accéléré. Plusieurs compagnies, dont la firme québécoise Medicago, planchent sur des ébauches de vaccin. Un vaccin expérimental est déjà testé sur des volontaires à Seattle. D’autres chercheurs examinent si des traitements antiviraux et anti-inflammatoires existants, entre autres contre l’Ebola et le paludisme, pourraient être utilisés contre la COVID-19.

3. L’infection provoque une réponse immunitaire vigoureuse. Des chercheurs australiens ont détaillé pour la première fois que le système immunitaire mobilise plusieurs différents types de cellules pour contre-attaquer vigoureusement face à ce nouvel envahisseur. Cela pourrait paver la voie au développement d’un vaccin efficace.

4. Il est facile d’inactiver le virus. Le virus SARS-CoV-2 qui cause la maladie à coronavirus (COVID-19) est facile à neutraliser. Un bon lavage de mains avec de l’eau tiède et du savon suffit. Les surfaces peuvent être nettoyées pendant une minute avec une solution d’alcool à 62-71 %, d’eau oxygénée à 0,5 % ou d’eau de javel à 0,1 %.

5. La vaste majorité des gens se rétablissent. Environ 85 % des patients infectés par le coronavirus se remettent complètement au bout de quelques jours.

6 La réponse du gouvernement du Québec. «Toutes les étapes qu’il déroule sont exactement celles qui sont nécessaires. Comparé aux autres pays affectés, on est bien en avance», a assuré un expert à La Presse canadienne. «Exemplaire, a dit un autre. La réponse au Québec est pour le moment toujours un pas en avance.»

7. La mobilisation des Québécois. Des milliers de personnes ont offert leurs services quand Québec a fait appel aux gens ayant une expérience dans le domaine de la santé. Les dons de sang se multiplient depuis l’appel lancé par le premier ministre Legault. Des adolescents s’organisent pour offrir des services de garde.

8. La Chine a prouvé qu’il est possible d’endiguer l’épidémie. Oui, certains outils utilisés par Pékin seraient impensables en Occident, mais on a quand même pu constater que des mesures comme la quarantaine et l’interdiction des grands rassemblements sont efficaces.

9. La Corée du Sud (et Taïwan, et Hong Kong) aussi, sans mesures (trop) répressives. Un gigantesque programme de dépistage et des efforts intenses d’isolement des personnes infectées et de leurs contacts ont permis à la Corée du Sud de prendre le contrôle de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas a chuté d’un sommet de 909 le 29 février à 74 le 17 mars.

10. La situation s’améliore en Italie. On constate un ralentissement de la courbe de la progression de la COVID-19, surtout dans les premières régions placées en confinement. Un dirigeant local a indiqué que la croissance de l’épidémie «n’est plus exponentielle», tout en prévenant que les perspectives immédiates sont loin d’être réjouissantes.

Santé

COVID-19: environ 300 médecins spécialistes en isolement au Québec

MONTRÉAL - Environ 300 médecins spécialistes au Québec sont actuellement en isolement volontaire ou obligatoire.

Certains le sont en vertu de la consigne donnée par le gouvernement du Québec: il a exigé un isolement obligatoire de 14 jours pour tout le personnel de la santé qui revient de l'étranger à partir du 12 mars.

Mais d'autres médecins spécialistes ont aussi écouté la recommandation de leur syndicat, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), qui va plus loin: ils se sont donc placés en isolement dès leur retour de vacances après la semaine de relâche - bref, même s'ils sont revenus de l'étranger avant le 12 mars.

Mardi, la FMSQ ne pouvait confirmer si une grande portion de ces 300 spécialistes pratiquent dans la même région, ou dans la même spécialité, ce qui pourrait fragiliser les soins dans un domaine particulier.

Mais la Fédération a l'habitude d'envoyer des médecins combler des besoins dans d'autres régions, lorsque c'est nécessaire: elle le fait tout au long de l'année.

En entrevue vendredi dernier avec La Presse canadienne, la présidente de la FMSQ, Diane Francoeur, avait déclaré: «s'il manque de spécialistes (à un endroit), on va s'arranger».

On ne peut pas se permettre que des médecins spécialistes puissent contaminer des patients malades, avait-elle martelé pour expliquer la décision.

Dre Francoeur a aussi proposé la semaine dernière au gouvernement du Québec que des médecins spécialistes en isolement puissent donner un coup de main pour répondre aux très nombreux appels logés à la ligne Info-Coronavirus, qui est débordée.

Certains spécialistes peuvent aussi continuer à travailler à distance en faisant de la téléconsultation, par exemple.

Dimanche, le premier ministre François Legault a indiqué ne pas s'opposer à cette décision de la FMSQ «en autant qu'il n'y ait pas de découverture de certains services essentiels».

Il y a quelque 10 000 médecins spécialistes au Québec.

COVID-19

COVID-19: branle-bas de combat pour libérer des lits au CISSSO

C'est le branle-bas de combat dans le réseau de la santé de l'Outaouais. Face à la certitude que le premier cas de COVID-19 arrivera plus tôt que tard et que tout déboulera par la suite, les autorités s'affairent à annuler des rendez-vous et à libérer des lits d'hôpital pour répondre à la crise.

Après une journée sans point de presse lundi pour se concerter « sur des messages communs » avec le ministère de la Santé, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSSO) a annoncé, mardi, avoir effectué 532 tests de dépistage du nouveau coronavirus depuis le 6 mars. Du lot, 160 ont été réalisés à la clinique de COVID-19 ouverte dans les locaux de Le RessourSe, dans le secteur Hull.

« On a au moins plus que la moitié des résultats qui sont arrivés » et ils sont tous négatifs pour l’instant, a fait savoir la Dre Carol McConnery, médecin-conseil en santé publique.

La présidente-directrice générale du CISSSO, Josée Filion, a précisé que la clinique de La RessourSe peut doubler sa capacité initialement prévue de 56 tests par jour. Les urgences de la région continuent aussi de faire des prélèvements, de sorte que l’ouverture d’une deuxième clinique désignée pour le dépistage ne se fera que lorsque les besoins l’exigeront.

Le CISSSO a annoncé l’annulation de toutes les chirurgies électives non urgentes. Les patients concernés seront tous appelés.

Des démarches sont aussi en cours pour libérer les lits d’hôpital occupés par des patients « en fin de soins actifs » pouvant être soignés dans un autre type de ressource, le tout dans le but d’être en mesure de recevoir les personnes qui auront besoin d’être hospitalisées en raison de complications de la COVID-19. « On vise au minimum 60 à 70 lits à libérer dans nos centres hospitaliers, principalement au niveau urbain », a dit Mme Filion. 

Santé

COVID-19: plus de pouvoirs aux pharmaciens dès mercredi

Les pharmaciens pourront dès mercredi prescrire et administrer des médicaments en cas d’urgence et effectuer des prélèvements dans le pharynx, entre autres. Le projet de loi n° 31, qui vient accroître le champ de compétences de ces professionnels, a été adopté mardi par l’Assemblée nationale.

Alors que la pandémie de coronavirus poursuit sa progression au Québec, le projet de loi 31 de même que l’assouplissement temporaire de certaines conditions dans l’exercice de la profession de pharmacien «accroîtront la capacité des quelque 2 000 points de services que représentent les pharmacies communautaires en première ligne de soins», se réjouit l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) dans un communiqué diffusé mardi.

«Ces mesures permettront aux pharmaciens de répondre plus efficacement aux besoins de la population et d’optimiser les services essentiels qu’ils offrent aux patients québécois», souligne l’AQPP.

Dès le 18 mars, les pharmaciens seront en mesure d’effectuer des activités comme prescrire et administrer des vaccins, prescrire et administrer des médicaments en cas d’urgence, effectuer un prélèvement en introduisant un instrument dans le pharynx et prescrire un médicament de vente libre lorsque la situation clinique du patient ou toute autre circonstance le justifie. 

D’autres activités cliniques s’ajouteront graduellement au fur et à mesure de la publication des règlements, précise l’AQPP.

Lundi, l’Ordre des pharmaciens et le Collège des médecins du Québec ont convenu d’assouplir certaines règles afin de «minimiser le nombre de consultations médicales pour motifs pouvant être pris en charge par d’autres professionnels de la santé». 

En vertu de ces assouplissements, les pharmaciens du Québec pourront prolonger des ordonnances pour des périodes allant au-delà des durées prévues par la loi et prescrire des médicaments pour toutes les conditions mineures (en respectant un intervalle de quatre ans entre le diagnostic initial du médecin et la prescription par le pharmacien). 

Autre assouplissement: le pharmacien ne sera plus tenu de communiquer à un médecin les informations visant la prolongation, l’ajustement ou la substitution d’un médicament (à moins qu’un médecin en fasse la demande).

Santé

COVID-19: Québec annule le point de presse du CISSSO

Le ministère de la Santé a forcé l’annulation du point de presse que devait faire le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) sur la COVID-19 lundi après-midi.

Vendredi, samedi et dimanche, le CISSSO avait organisé un point de presse pour faire un état de situation sur les mesures en place dans la région afin de limiter la propagation du nouveau coronavirus. Il devait aussi y en avoir un lundi, à 16 h. À 52 minutes d’avis, l’organisation a toutefois annulé sa convocation aux médias. Un porte-parole du ministère de la Santé, Robert Maranda, a confirmé au Droit qu’il s’agissait d’une directive provenant de Québec et que d’autres centres de santé de la province ont dû annuler des conférences de presse prévues lundi.

« On est en train de travailler sur une stratégie de communication pour être plus clair pour tout le monde », a mentionné M. Maranda.

L’annulation des points de presse a fait réagir le député de Pontiac et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, André Fortin.

« C’est inopportun, a-t-il réagi. Comme citoyens, nous voulons tous le plus d’information possible. Et jusqu’à maintenant, le gouvernement effectuait un travail efficace à ce niveau. Espérons que la stratégie à venir permettra d’offrir de l’information précise et régulière quant à l’évolution de la situation et les efforts du gouvernement, dans chaque région. »

COVID-19

Dépistage de la COVID-19: des patients de l'Outaouais en attente depuis jeudi

Des patients de l'Outaouais ayant passé un test de dépistage de la COVID-19 jeudi dernier attendaient toujours, lundi avant-midi, de savoir s'ils ont contracté ou non le nouveau coronavirus.

En date de lundi avant-midi, il n’y a toujours aucun cas confirmé de COVID-19 en Outaouais. Des patients attendent toutefois depuis plusieurs jours l’appel devant leur annoncer leur résultat.

Trois cas de personnes ayant passé le test jeudi et n'ayant toujours pas obtenu leur résultat lundi avant-midi ont été signalés au Droit. Deux de ces patients ont passé le test à l'Hôpital de Hull, l'autre à l'Hôpital de Gatineau.

«On peut bien dire qu'on n'a aucun cas en Outaouais si personne n'a de résultat», a réagi l'une de ces personnes. «Ça devient ridicule», a pour sa part confié une autre personne qui attend depuis jeudi.

À l'heure actuelle, toutes les analyses de COVID-19 sont effectuées au Laboratoire de santé publique du Québec, à Sainte-Anne-de-Bellevue. Ce laboratoire envoie ensuite les résultats aux établissements régionaux, qui sont responsables d'aviser les patients, peu importe le résultat.

Des urgences moins engorgées

L’appel à la population de l’Outaouais pour éviter le plus possible les visites aux urgences en raison de la pandémie de COVID-19 semble par ailleurs avoir été entendu.

Selon les données du ministère de la Santé, l’urgence de l’Hôpital de Hull était la seule de l’Outaouais où le taux d’occupation des civières dépassait 100%, lundi avant-midi.

En point de presse dimanche pour faire le point sur l’évolution de la situation, la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, Josée Filion, avait lancé un «appel à la responsabilité et à la bienveillance de l’ensemble de la population» en cette période où la pression sur les urgences est grandement accrue.

«Chacun doit avoir des comportements prudents et faire des choix raisonnables, avait insisté Josée Filion. Nos urgences doivent servir aux gens qui requièrent des soins d’urgence. En résumé, ce que je sous-entends, c’est ‘soyez responsables dans les choix de vos activités récréatives’.»

COVID-19

Hausse «préoccupante» des rendez-vous annulés à la Société canadienne du sang

La Société canadienne du sang (SCS) est préoccupée par la hausse des annulations de rendez-vous pour des dons en raison de la pandémie de COVID-19.

Dans un communiqué diffusé lundi matin, la SCS rappelle qu'elle doit «couvrir chaque besoin» d'un bout à l'autre du pays – sauf dans la Belle Province, où les dons de composants sanguins sont sous la responsabilité d'Héma-Québec.

«Les patients comptent sur les donneurs, a fait valoir dans le communiqué le Dr Isra Levy, vice-président aux affaires médicales et à l’innovation de la SCS. Nous avons tous les jours besoin de sang et de produits sanguins pour les patients qui doivent se faire opérer, pour ceux qui suivent un traitement contre le cancer ou ceux qui sont victimes d’accidents graves, comme les accidents de la route.»


La SCS affirme que les réserves nationales sont encore suffisantes, mais que l'annulation de nombreux rendez-vous est une situation «préoccupante».

«Au Canada, le don de sang est sécuritaire, assure la SCS. Nous avons mis en place, dans nos centres de donneurs, des mesures rigoureuses d’aseptisation et de prévention des infections afin de protéger les donneurs, nos employés et les bénévoles. Toute personne qui souhaite faire un don fait l’objet d’un examen minutieux destiné à détecter tout signe – même minime – de maladie au moment de la prise de rendez-vous et à l’arrivée au centre de donneurs. Au moindre symptôme, la personne est exclue du don de sang et est invitée à ne pas se présenter ou rester au centre.»

Actualités

Coronavirus: le 811 a sauté! N’appelez plus Info-Santé

N’appelez plus Info-Santé au 811 si vous avez des questions relatives à la COVID-19. Submergée, la ligne ne fonctionne plus. Malheureusement, le numéro de téléphone de remplacement est lui aussi débordé.

Oubliez la consigne de composer le 811 si vous avez des inquiétudes, voire si vous avez des symptômes grippaux, a prévenu le premier ministre québécois François Legault, vendredi. Il faut plutôt composer le 1 877 644-4545.

Malheureusement, tandis que le chef du gouvernement lançait cette nouvelle directive, cette ligne téléphonique connaissait des ratés importants. Parfois, elle était tout simplement inaccessible. Sinon, elle raccrochait sans avis, ou il y avait une longue attente…

«Toute personne qui a des symptômes devrait dorénavant appeler ce numéro», a néanmoins demandé la ministre de la Santé, Danielle McCann. Elle s’engage à corriger rapidement le problème.

Santé

Fortin réclame des cliniques de dépistage de la COVID-19 en Outaouais

Le député de Pontiac, André Fortin, réclame l'ouverture dans les plus brefs délais de cliniques de dépistage de la COVID-19 en Outaouais.

Porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, M. Fortin a discuté du dossier avec la ministre de la Santé, Danielle McCann. «Je lui ai relaté l'expérience d'une citoyenne du secteur Aylmer qui est revenue du Mexique au cours de la dernière semaine dont le conjoint et la fille ont commencé à avoir des symptômes pouvant ressembler au coronavirus, a rapporté M. Fortin en entrevue. Elle a eu une expérience aberrante, tant avec le 8-1-1 qu'à l'urgence de l'Hôpital de Gatineau.»

André Fortin plaide que les gens présentant des symptômes compatibles avec ceux de la COVID-19 ne devraient pas avoir à se présenter à l'urgence, puisqu'il y a aussi sur places des personnes âgées ou souffrant de maladies chroniques qui sont beaucoup plus à risque de vivre des complications s'ils contractent le nouveau coronavirus.

«La ministre m'a assuré [jeudi] qu'elle étudierait la possibilité d'ouvrir une telle clinique de dépistage en Outaouais, sans toutefois avoir d'engagement précis à cet égard», a fait savoir M. Fortin.

Le besoin est d'autant plus pressant maintenant que des cas ont déjà été confirmés à Ottawa et que de nombreux résidents de l'Outaouais traversent la rivière chaque jour, croit le député de Pontiac, qui rappelle aussi que de nombreuses personnes sont allées à l'étranger pendant la semaine de relâche.

«La demande va grandir, dit-il. Il y a de plus en plus de gens qui contactent le 8-1-1 qui est d'ailleurs complètement débordé et la demande pour le dépistage va aussi augmenter.»

Réaction du CISSSO

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, il avait été indiqué mercredi qu’il n’était pas encore nécessaire d’ouvrir des cliniques de dépistage.

«La situation évolue et toute information complémentaire sera communiquée aux médias et à la population au moment opportun, a fait savoir l’organisation jeudi. Actuellement, nous prenons acte des mesures exceptionnelles annoncées par le premier ministre Legault.»

Santé

Un deuxième cas de COVID-19 confirmé à Ottawa

Un deuxième cas de COVID-19 est confirmé à Ottawa. Il s’agit d’une femme dans la quarantaine ayant voyagé en Italie, qui est en isolement volontaire.

Le premier cas dans la capitale fédérale avait été confirmé mercredi par les autorités de santé publique. Il s’agit d’un homme dans la quarantaine qui avait voyagé en Autriche. Il s’était présenté à l’Hôpital d’Ottawa et il est présentement en isolement chez lui.

Santé publique Ottawa (SPO) a confirmé jeudi que ce deuxième cas diagnostiqué « n’est pas lié au premier », confirmé la veille.

Dans le cas de la dame revenant d’Italie dont le diagnostic de COVID-19 a été confirmé jeudi, elle s’est présentée à l’Hôpital Queensway-Carleton.

« Ce cas n’est pas lié au premier cas confirmé le 11 mars, a fait savoir (SPO). [...] La personne est actuellement isolée chez elle et présente de légers symptômes. Elle n’a pas présenté de symptômes pendant son vol et n’est pas considérée comme un risque pour les autres passagers. La personne n’a pas eu de contacts étroits depuis son retour d’Italie. »

SPO a annoncé jeudi que l’aréna Brewer, situé dans le secteur de l’Université Carleton, sera le premier centre d’évaluation communautaire de la capitale. Il n’est pas encore ouvert, a-t-il été précisé, mais sera « rendu opérationnel le plus rapidement possible ».

Le nombre de cas positifs en Ontario a grimpé de 37 à 54, entre mercredi et jeudi. 

Seuls cinq cas ont été « résolus » grâce à deux analyses négatives.

Parmi les 17 nouveaux cas annoncés jeudi, neuf se trouvent dans la région de Toronto. 

Un bébé de moins d’un an et un septuagénaire sont notamment touchés.

Quatre des 17 nouveaux cas signalés ne découlent pas d’un voyage hors Canada, mais bien d’un « contact étroit » avec une personne infectée par le nouveau coronavirus.

Jusqu’à présent, l’Ontario a procédé à 4185 analyses pour la COVID-19. Les autorités rapportent 3590 cas négatifs et 536 en cours d’analyse.

Santé

COVID-19: des bureaux de Kanata fermés après un cas confirmé

Les bureaux de Kanata de l’entreprise de haute technologie Ciena sont fermés temporairement après qu’un employé ait contracté la COVID-19.

La directrice des communications corporatives de Ciena, Jamie Moody, confirme que cet individu a récemment voyagé outre-mer.

«En réaction à cette situation, nous avons temporairement fermé notre campus d’Ottawa jusqu’au 17 mars, qui se trouve à être environ 14 jours après la dernière journée où cet employé est passé au bureau. Les employés doivent travailler de la maison jusqu’à ce moment-là», écrit Mme Moody.

L’entreprise n’a pas précisé si cet employé est le même homme qui représente le premier cas confirmé de la COVID-19 à Ottawa. Cet individu revenait d’un voyage en Autriche, a précisé Santé publique Ottawa mercredi.

De son côté, Ciena assure prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de contribuer à la propagation du nouveau coronavirus, incluant le télétravail, des restrictions de voyages et l’annulation d’événements corporatifs.

«Nous continuons de surveiller la situation de près et nous mettons à jour les consignes pour nos employés très fréquemment», soutient Jamie Moody.

Fermeture préventive pour le BSIF

Le Bureau du Surintendant des institutions financières (BSIF) au centre-ville d’Ottawa — 255, rue Albert — a demandé à ses employés d’effectuer du télétravail jeudi matin.

«Nos bureaux sont vraiment fermés de façon préventive, explique le porte-parole du BSIF, Michael Toope. Un employé subit un test en ce moment pour la COVID-19.»

Les autres bureaux du BSIF à Vancouver, Toronto et Montréal sont ouverts aujourd’hui. Les opérations de l’agence fédérale continuent comme à l’habitude, précise M. Toope.

Santé

COVID-19: un premier cas confirmé à Ottawa

Un homme dans la quarantaine est le premier cas de la COVID-19 confirmé à Ottawa.

L’Ottavien qui a récemment voyagé en Autriche est présentement en auto-isolement à la maison avec des symptômes légers, a fait savoir Santé publique Ottawa, mercredi. L’agence de santé a indiqué que l’homme n’a pas présenté de symptômes pendant son vol de retour, et que son cas n’est pas considéré comme un risque pour les autres passagers. 

L’individu s’est présenté à l’urgence de l’Hôpital d’Ottawa après avoir vécu des symptômes. Un suivi est effectué par Santé publique Ottawa auprès d’un petit nombre de personnes proches de la personne affectée. L’homme ne serait pas allé à son lieu de travail, selon les autorités, et n’aurait pas pris le transport en commun.

La mise à jour des autorités ontariennes en fin d’après-midi, mercredi, faisait état de 37 cas confirmés à l’échelle provinciale, dont cinq chez des patients qui sont désormais rétablis. Près de 2900 tests effectués se sont avérés négatifs, tandis que 465 autres sont « en cours d’analyse ».

La médecin en chef de Santé publique Ottawa, la Dre Vera Etches, a indiqué que quelque 25 personnes se sont présentées dans un hôpital à Ottawa mardi pour un test. Jusqu’à présent, plus de 150 tests au nouveau coronavirus se sont avérés négatifs à Ottawa depuis le début de janvier. 

Les résultats peuvent être obtenus en environ six heures après qu’un échantillon ait été envoyé au laboratoire de Santé publique Ontario à Ottawa puisque les tests sont maintenant analysés dans la capitale fédérale au lieu de Toronto.

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COVID-19: des inquiétudes à l’école secondaire de l’Île

Bien qu’on indique que l’affluence aux urgences n’entraîne pas de délais dans les soins, Santé publique Ottawa mettra sur pied des centres d’évaluation communautaires à la COVID-19 à l’extérieur des hôpitaux pour les tests de dépistage afin d’alléger le travail à l’urgence, comme le nettoyage de la chambre où le test est mené. Un premier centre dont l’adresse n’a pas été précisée par les autorités devrait ouvrir dans une semaine.

« J’aimerais rappeler aux résidents combien important il est de continuer à nous soutenir mutuellement dans notre communauté face à cette situation. Je sais que le niveau d’anxiété peut être élevé, et nous devons nous entraider en allant chercher les informations précises », a indiqué la Dre Etches.

Le maire Jim Watson a indiqué que la Ville d’Ottawa est entrée mercredi en mode d’activation pour la COVID-19, ce qui veut dire que tous les départements sont impliqués dans les efforts pour répondre au virus. Un centre d’opération d’urgence sera activé à l’hôtel de ville afin d’appuyer ces efforts, a précisé le maire.

Santé

COVID-19: des inquiétudes à l’école secondaire de l’Île 

La direction de l’école secondaire de l’Île à Gatineau veut se faire rassurante après que des parents et au moins une ancienne commissaire scolaire eurent exprimé des inquiétudes sur la décision de l’école de permettre à un membre de son personnel enseignant récemment revenu d’Italie de poursuivre ses tâches en classe.

«Après vérification auprès des autorités de la santé publique du Québec, cette personne peut poursuivre ses activités professionnelles puisqu’elle n’a pas de symptôme», a écrit le directeur de l’école, Michel Letang, dans une lettre aux parents.

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La personne en question a voyagé en Italie durant la semaine de relâche. L’Italie est le deuxième pays le plus touché par la pandémie de la COVID-19 après la Chine avec plus de 10 000 cas et plus de 630 décès. Air Canada a annulé ses vols vers ce pays. Le gouvernement du Canada a demandé aux Canadiens plus tôt cette semaine d’éviter tout voyage non essentiel en Italie.

L’ancienne commissaire scolaire Francine Lorange s’est dite «fâchée» par la décision de la direction de l’école.

«Ça [la COVID-19] vient d’être déclarée une pandémie, a pesté Mme Lorange. On aurait pu lui dire de rester à la maison pendant deux semaines. Ça n’a pas d’allure.»

Dans sa lettre, M. Letang a indiqué que la direction de l’école a demandé au membre du personnel enseignant d’appliquer les mesures d’hygiène recommandée pour l’ensemble de la population.

«S’il y a apparition de symptômes, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais suivra les mesures prévues par les autorités de la santé publique du Québec, soit son retrait temporaire de son lieu de travail», a-t-il spécifié.
Par mesure préventive, Mme Lorange croit toutefois que l’école aurait dû demander à la personne de s’auto-isoler.

«Ils auraient pu la payer au moins pendant 14 jours», a argumenté Mme Lorange.

Le gouvernement du Québec recommande d’ailleurs aux élèves qui sont de retour d’un voyage scolaire effectué dans un pays à risque de s’imposer une quarantaine de deux semaines, qu’ils aient des symptômes ou non. De plus, les directions d’écoles seront invitées à annuler les voyages scolaires prévus dans les pays à risque, dont l’Italie et la Chine. 

Avec La Presse canadienne

Santé

COVID-19: un premier cas de propagation communautaire ?

TORONTO — Cinq nouveaux cas de coronavirus ont été déclarés en Ontario, portant le nombre de cas dans la province à 41. L’un de ces nouveaux patients pourrait être le premier cas de propagation communautaire au Canada.

Un patient de Sudbury s’est rendu à un congrès de l’industrie minière rassemblant 25 000 personnes de partout dans le monde à Toronto, le 2 mars dernier. Les autorités tentent de déterminer si c’est bel et bien à cet endroit qu’il a contracté le virus.

Santé

Aide médicale à mourir: rien n’a changé pour l’instant, dit le Collège des médecins

MONTRÉAL - Le Collège des médecins du Québec rappelle mercredi que les dispositions du Code criminel sur l’aide médicale à mourir sont encore en vigueur: ceux qui ne sont pas en fin de vie ne peuvent l’obtenir pour le moment - sauf s’il y a autorisation d’un tribunal.

De concert avec six autres ordres professionnels, le Collège dit vouloir «guider les professionnels concernés dans leur pratique» et recommande aux médecins de continuer à appliquer les dispositions du Code criminel, qui interdit l’aide médicale à mourir aux personnes «dont la mort n’est pas raisonnablement prévisible».

Le Collège a rendu public cet «avis» mercredi, car le 12 mars était la date à laquelle les choses devaient changer: en septembre dernier, la Cour supérieure du Québec avait invalidé - et déclaré inconstitutionnels - les critères du Code criminel et d’une loi québécoise qui réservaient l’aide médicale à mourir aux personnes en fin de vie.

Dans cette décision, la juge Christine Baudouin de la Cour supérieure avait donné au gouvernement du Québec et à celui du Canada jusqu’au 11 mars pour modifier leurs lois et les rendre conformes à son jugement. Il était prévu que l’aide médicale à mourir soit donc accessible à un plus grand nombre de personnes après cette date.

Sauf qu’Ottawa a demandé plus de temps à la juge.

Celle-ci lui a accordé quatre mois de plus pour modifier son Code criminel: la date est maintenant repoussée au 11 juillet.

Le gouvernement fédéral espère faire adopter d’ici là son projet de loi C-7, qui propose, entre autres choses, d’abroger le critère exigeant que la mort naturelle soit raisonnablement prévisible.

De son côté, le gouvernement du Québec a annoncé fin janvier que le critère de «fin de vie» de sa «Loi concernant les soins de fin de vie» serait inopérant à partir du 12 mars.

D’ici le 11 juillet, le Collège fait valoir la position suivante: si une demande d’aide médicale à mourir est formulée par une personne qui n’est pas en fin de vie, elle peut faire l’objet d’une analyse et d’une évaluation, mais pas plus.

L’aide médicale à mourir ne pourra lui être administrée avant le 11 juillet, et encore, selon les dispositions du Code criminel qui seront en vigueur à ce moment, ajoute-t-il. Sauf si un tribunal l’autorise pour cette personne dans l’intervalle, ce qui a été rendu possible par la juge Christine Baudouin quand elle a accordé au fédéral quatre mois de plus.

Le Collège recommande aussi aux médecins de «ne pas donner suite à une demande formulée par une personne souffrant d’une maladie mentale, s’il s’agit de la seule condition médicale invoquée», tant que le projet de loi C-7 est encore à l’étude, écrit-il dans son avis.

Au Québec, l’aide médicale à mourir est un acte réservé aux médecins, rappelle le Collège.

Cet avis a été fait en collaboration avec les ordres professionnels suivants: le Barreau du Québec, la Chambre des notaires, l’Ordre des infirmières, l’Ordre des pharmaciens, l’Ordre des psychologues du Québec et l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec.

Le Collège des médecins promet un autre avis pour le 12 juillet.