Saint-André-Avellin désire mieux exploiter l’aspect récréotouristique de la rivière Petite-Nation.
Saint-André-Avellin désire mieux exploiter l’aspect récréotouristique de la rivière Petite-Nation.

Saint-André-Avellin ouvre la porte aux canoéistes et kayakistes

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Le circuit d’eau que souhaite développer Saint-André-Avellin, sur la rivière Petite-Nation, a franchi une étape importante. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) vient d’accorder le droit d’utiliser à une fin autre qu’agricole deux lots d’une superficie totale de 2,76 hectares situés en bordure de l’affluent, afin d’y améliorer l’accès pour les canoéistes et kayakistes.

Les lots en question sont au coeur de processus de vente qui devrait se concrétiser au plus tard dans les prochaines semaines, confirme le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière. La Municipalité compte acquérir les deux terrains au coût total de 10 000$, des mains d’Hydro-Québec.

Le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière

Saint-André-Avellin, qui désire mieux exploiter l’aspect récréotouristique de la rivière Petite-Nation, avait manifesté son intérêt d’acquérir ces espaces et avait logé une demande de dézonage à la CPTAQ, en mars dernier, dans le but avoué d’en faire des lieux dédiés au portage d’embarcations non motorisées.

Un des lots en question est situé à la hauteur des chutes Marcotte, à l’extrémité de la montée du même nom. Le deuxième lot est localisé en bordure du rang Saint-Louis, tout juste avant le pont Cook, non loin de la frontière avec la municipalité de Plaisance. 

La portion de la rivière Petite-Nation qui traverse Saint-André-Avellin est navigable actuellement, mais les conditions de portage ne sont pas optimales, explique le maire Carrière. 

«À partir des chutes de Ripon jusqu’aux chutes à Marcotte, c’est navigable, mais pour descendre plus bas, quand il faut faire du portage, il faut passer sur des terrains privés, ce qui est problématique», souligne le premier magistrat.

En aménageant éventuellement ces deux sites pour permettre le portage, la distance navigable sur la rivière Petite-Nation sans avoir à utiliser un véhicule dépassera la dizaine de kilomètres, note M. Carrière.

Ce dernier précise que les travaux d’aménagement des deux emplacements devraient être exécutés au plus tard à l’été 2021. 

Du canot-camping en bordure de la rivière?

L’objectif du projet n’est pas de créer des sites pour camping, met par ailleurs en garde le maire de Saint-André-Avellin.

«On ne veut pas faire des travaux qui vont inciter les gens à faire du camping parce qu’il y a une crainte de perdre le contrôle du côté environnemental. Certains résidents dans les environs ont aussi exprimé leur inquiétude de voir arriver un achalandage non désiré. Ce sont des sentiers qui vont être aménagés strictement pour transporter son matériel du point A au point B», note le premier magistrat, à propos des lots ciblés par l’autorisation de la CPTAQ.

La Municipalité n’écarte toutefois pas la possibilité de développer, dans le futur, des espaces de camping à d’autres endroits sur les berges de la rivière. Les inondations du printemps 2019 ont forcé la démolition de résidences en bordure du cours d’eau, si bien que Saint-André-Avellin a acquis de nombreux terrains au coût de 1$.

«Est-ce qu’on pourrait utiliser un ou des terrains pour développer ce type d’aménagement? Toutes les possibilités sont sur la table, mais rien n’a été décidé encore. C’est sûr que ces terrains nous donnent des opportunités intéressantes pour l’avenir afin de faire en sorte que les gens qui viennent naviguer chez nous restent dans le coin plus qu’une seule journée. Ça restera à voir», indique M. Carrière.