Autant les feux de joie, les feux de camps que les feux d'artifice sont interdits en raison du temps très sec et du danger d'incendie en Outaouais et ailleurs en province.
Autant les feux de joie, les feux de camps que les feux d'artifice sont interdits en raison du temps très sec et du danger d'incendie en Outaouais et ailleurs en province.

Risque d'incendie: feux d'artifice et feux de joie annulés 

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Les feux d'artifice prévus mardi soir dans le secteur Aylmer sont annulés et ne pourront pas être reportés à mercredi en raison des risques qu'ils peuvent représenter en cette période de sécheresse.

Après avoir indiqué mardi matin que les feux d'artifice pourraient être reportés à mercredi, l'organisme Impératif français a précisé en après-midi qu'il sera carrément impossible de procéder à une telle activité pour éclairer le ciel du secteur Aylmer le jour de la fête nationale.

Cette décision fait suite aux consignes reçues de la part de la Ville de Gatineau, a indiqué Impératif français. Le président de l'organisme, Jean-Paul Perreault, a indiqué que les autorités municipales ont notamment souligné le fait que «la SOPFEU maintient pour l’ensemble de la province de Québec une cote rouge extrême» jusqu'à jeudi et que «la ministre de la Sécurité publique a demandé aux Québécois de ne pas faire de feu malgré la tenue de la fête nationale».

La Ville de Gatineau a par ailleurs rappelé lundi que «les humains sont responsables d’un peu plus de la moitié des feux de végétation», en invitant les citoyens à consulter la règlementation en vigueur à ce sujet sur son territoire.

La Ville de Gatineau a rappelé lundi que «les humains sont responsables d’un peu plus de la moitié des feux de végétation», en invitant les citoyens à consulter la règlementation en vigueur à ce sujet sur son territoire. 

Sur les terrains de camping du Québec, plusieurs propriétaires éviteront cette année d’allumer de gros feux de joie communautaires pour célébrer la Fête nationale.  «Plusieurs vont ‘passer tout droit’ cette année, dit le président directeur général de Camping Québec, Simon Tessier. Mais ceux qui le font devront respecter les règles de distanciation sociale.»

M. Tessier rappelle que ses membres suivent les directives de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), qui interdisait toujours mardi matin les feux à ciel ouvert en milieu forestier.

«Les propriétaires de terrains de camping informent les plaisanciers à leur arrivée. On joue un peu à la police à chaque fois qu’il y a des interdictions.»

Cette interdiction d’allumer des feux de joie rend la tâche des responsables de terrains de camping un peu plus difficile, car elle s’ajoute aux les limites imposées par la Santé publique sur la pandémie. «On sent un relâchement dans la population en général, dit M. Tessier. Mais si on peut le dire ainsi, ça tombe plutôt ‘bien’ cette année, car les 24 juin et 1er juillet sont des mercredis. Ça arrive une fois aux sept ans, et c’est la journée la plus ‘plate’. Autrement, lorsque ça tombe un lundi, un jeudi, ou un vendredi, les gens en profitent pour prendre congé ces jours de semaine afin de profiter d’un long week-end. Ce sont des périodes plus de fort achalandage. Cette année, poursuit M. Tessier, il risque d’y avoir moins de monde sur les sites pendant ces deux journées de fête.»