Alain-Michel Roberge et Dunia Rivera-Mora avec leur petit Charles-Antoine.
Alain-Michel Roberge et Dunia Rivera-Mora avec leur petit Charles-Antoine.

Retrouvailles magiques après une séparation de neuf mois

Bryan Michaud
Le Droit
Être séparé de ses êtres chers laisse des traces. Expulsée du pays il y a neuf mois, une Costaricaine est de retour avec son bébé canadien depuis jeudi, pour retrouver son conjoint et le père de l'enfant, le Gatinois Alain-Michel Roberge.
Dunia Rivera-Mora, 28 ans, a obtenu un permis de visite du bureau de la Guadeloupe d'Immigration Canada, le 3 no-
vembre dernier.
Elle entreprendra des démarches afin d'être reconnue comme résidente permanente.
Mme Rivera-Mora est arrivée à l'aéroport d'Ottawa dans la nuit de mercredi à jeudi, totalement épuisée, mais très heureuse de renouer avec son conjoint.
« Quand je l'ai vue, je me suis mis à gambader comme un enfant, raconte M. Roberge avec émotion. J'ai aperçu mon petit gars et j'ai crié : 'Wow ! Merci mon Dieu !' Tout le monde dans l'aéroport nous regardait. Cette période de séparation a été dure. Je m'ennuyais des mains de Dunia dans mes cheveux quand je me levais. On ne récupère pas de ça. »
Rencontre à Montréal
Les deux tourtereaux se sont rencontrés à Montréal il y a trois ans.
M. Roberge visitait un appartement lorsqu'il a aperçu Mme Rivera-Mora sortir de l'immeuble à logements.
« Je me suis dit que je ne dormirais pas de la nuit si je ne la revoyais pas le même soir », raconte M. Roberge, tout ému.
« J'avais déjà commencé à apprendre l'espagnol et je lui ai demandé qu'elle m'aide pour maîtriser cette langue. Elle m'a demandé la même chose pour le français. Au début, on se parlait souvent avec un diction-
naire ! C'est ça, l'amour ! »