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En 2020, nous avons aussi beaucoup parlé de...

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Le Droit
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RETOUR SUR 2020 / Difficile à croire, mais il y a eu d’autres sujets que la COVID-19 qui ont défrayé les manchettes en 2020. Vous en doutez ? Replonger ici dans ces histoires qui ont elles aussi marqué l’année qui s’achève. 

Une crise forestière qui se perpétue

La crise forestière qui secoue la région depuis la fermeture en octobre 2019 de l’usine Fortress, à Thurso, s’est poursuivie en 2020. En février dernier, en entrevue avec Le Droit, le ministre québécois de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, affirmait que le gouvernement, principal créancier de Fortress Global, était à la recherche d’une « solution québécoise » pour relancer la papetière depuis l’échec du processus de vente de l’entreprise à des investisseurs de niveau international. C’était un mois avant que la pandémie de COVID-19 frappe de plein fouet le Québec et le Canada. En juin, le gouvernement Legault annonçait qu’il allait injecter 2M$ par année afin d’entretenir l’usine de Thurso dans l’espoir qu’elle puisse un jour trouver preneur et redémarrer ses activités. Québec confirmait du même coup avoir sollicité plus de 115 acquéreurs potentiels à travers la planète sans avoir réussi à conclure une transaction. Au début décembre, des élus de la région, parmi lesquels on retrouvait les préfets Benoît Lauzon et Chantal Lamarche, effectuaient une sortie publique pour pointer du doigt les haut-fonctionnaires du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, accusant ceux-ci de bloquer la relance de l’industrie en Outaouais et dans les Laurentides, dans le cadre des travaux de la cellule d’intervention mise sur pied par le ministre Pierre Dufour. Benoit Sabourin

Rick Chiarelli

L’année 2020 aura amené une certaine résolution à la saga entourant les allégations d’inconduite sexuelle formulées contre le conseiller municipal du quartier Collège à Ottawa, Rick Chiarelli. Le commissaire à l’intégrité de la municipalité, Robert Marleau, a terminé son enquête sur les agissements de l’élu et a présenté deux rapports au conseil municipal. M. Marleau a notamment conclu que «la conduite [de Rick Chiarelli] dénote un manque flagrant et choquant de respect à l’égard [d’employées de son bureau]» et qu’il a eu à au moins trois reprises un comportement déplacé à l’endroit de candidate à un poste au sein de son bureau. Chaque fois, le commissaire recommandait la pénalité maximale, soit une suspension salariale de 90 jours par offense. Après le dépôt des deux rapports, les élus ont imposé une suspension d’environ 18 mois à M. Chiarelli qui peut toutefois décider de rester en poste et d’assister aux réunions du conseil municipal. Jusqu’à maintenant, l’élu a signifié son intention de rester en poste, malgré l’invitation formelle de ses collègues à démissionner. Julien Paquette

Des millions $ pour la lichette

Ce n’est pas d’hier que les Gatinois accentuent la pression sur leurs élus municipaux pour qu’ils investissent plus dans l’asphalte. Les quelque 200 km de route carrément en fin de vie et les 400 autres en dessous du seuil qualifié d’acceptable y sont certainement pour quelque chose. On a appris, lors de l’étude du budget, que Gatineau occupait l’avant-dernier rang des grandes villes de la province pour la qualité de son réseau routier. C’est cependant l’intervention de la Vérificatrice générale qui a révélé que la stratégie de pavage de la Ville de Gatineau était inefficace qui semble avoir donné la caution morale qu’attendait une majorité du conseil pour ouvrir les cordons de la bourse. Les élus ont adopté une nouvelle stratégie de pavage en novembre dernier. Dès 2022, les investissements commenceront à augmenter progressivement pour atteindre 65 millions $ par année en 2029. L’accent sera mis sur les travaux plus légers. Ainsi, les Gatinois feront bientôt la connaissance de la «lichette». Mathieu Bélanger

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L’usine Papier Masson plombée par de nombreuses fermetures temporaires

L’usine Papier Masson de la société Papiers White Birch, qui avait déjà connu quelques arrêts de production en 2019, n’a pas échappé à la guigne de la pandémie de COVID-19. Les quelque 130 travailleurs syndiqués de l’usine située dans le secteur Masson-Angers, à Gatineau, ont dû vivre avec plusieurs mises à pied temporaires au cours de l’année, en raison de l’instabilité du marché mondial du papier journal. L’entreprise a dû interrompre ses opérations à au moins quatre reprises en 2020. Après avoir fermé boutique pendant un peu plus de deux semaines en mai, la papetière a dû suspendre de nouveau sa production au courant de l’été, cette fois, du 26 juin au 3 août. Une nouvelle fermeture de trois semaines a été annoncée le 28 août. Finalement, en novembre, on apprenait que l’usine allait fermer du 24 décembre au 4 janvier. Le président de la section locale 11 du syndicat Unifor, Yves Chénier, s’était cependant montré optimiste pour la suite des choses, lors de cette annonce, indiquant que les signes du marché étaient encourageants pour le début de l’année 2021. Benoit Sabourin

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L’ultime défaite de SOS Vanier

SOS Vanier a essuyé un dernier revers en 2020 dans ses démarches pour empêcher la construction d’un refuge de l’Armée du Salut sur le chemin Montréal. Le groupe citoyen a déposé une requête au Tribunal d’appel de l’aménagement local (TAAL) pour faire invalider la décision de 2017 du conseil municipal. Les audiences ont duré presque 3 semaines en janvier. Le TAAL a rendu sa décision moins de 6 mois plus tard et a jugé que les changements de zonage approuvé par la Ville d’Ottawa étaient acceptables. L’Armée du Salut pourra donc aller de l’avant avec ses plans d’un nouveau refuge de 70 lits pour remplacer le Centre Booth. Julien Paquette

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Chaise musicale politique à Ottawa

Le passage de Queen’s Park à un rôle de députée fédérale de Marie-France Lalonde en 2019 en provoqué un jeu de chaise musicale politique dans l’est d’Ottawa cette année. Conseiller municipal de Cumberland depuis 2010, Stephen Blais a rapidement signifié son intérêt de remplacer Mme Lalonde comme candidat du Parti libéral de l’Ontario dans la circonscription d’Orléans. Il a été remporté l’élection partielle qui s’est tenue à la fin du mois de février. La pandémie a retardé la tenue d’un scrutin dans le quartier Cumberland pour remplacer M. Blais. L’élection partielle s’est finalement tenue en octobre et la Ville d’Ottawa a autorisé pour la première fois des bulletins de vote par la poste pour faciliter la distanciation physique dans les bureaux de scrutin. Catherine Kitts a été élue avec 54,44% des voix. Julien Paquette

Catherine Kitts

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Mauvais présage

La nuit du jour de l’An avait l’aura d’une mauvaise personne. L’incendie du Gîte Ami, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, a donné le ton à cette année misérable. Personne ne connaissait ce qu’était la COVID-19 dans le secteur Hull, mais la crise de l’itinérance venait de passer à la vitesse supérieure. Les bénéficiaires et travailleurs du Gîte Ami ont dû déménager d’urgence au centre communautaire Fontaine alors que les grands froids de l’hiver ne faisaient que commencer. Des mois plus tard, en pleine crise de la COVID-19, le centre Robert-Guertin accueillait les itinérants. L’équipe des Olympiques, qui devait y jouer sa dernière saison avant son grand déménagement dans un aréna tout neuf, s’est retrouvée elle aussi en situation d’itinérance. Elle a dû élire domicile à l’aréna Baribeau en attendant de plus beaux jours. Louis-Denis Ébacher

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L’urbanisme se faufile entre la pandémie et Black Lives Matter

Alors que tous les yeux étaient tournés vers la pandémie et le mouvement Black lives Matter ce printemps, la Ville de Gatineau s’affairait à revoir tout son environnement réglementaire en urbanisme pour les dix prochaines années. On aurait pu penser que les débats techniques sur les grilles de zonage, le niveau de protection des milieux humides et les plans d’intégration architecturaux n’allaient pas peser lourd dans les priorités des citoyens. C’est tout le contraire qui s’est produit. Les consultations publiques en ligne organisées sur le sujet se classent aujourd’hui parmi les plus populaires de l’histoire de la Ville. Gatineau a aujourd’hui une nouvelle génération de règlements urbanistiques devant lui permettre de faire face aux défis de développement des prochaines décennies. Le plan annonce essentiellement la fin de l’étalement urbain. La Ville devra dorénavant grossir de l’intérieur en densifiant des quartiers vieillissants. Les axes majeurs de transport en commun dicteront le développement futur. Près de 97 % de ce qui reste de milieux humides à Gatineau seront protégés. Les nouveaux quartiers devront être écoresponsables et les grands ensembles commerciaux du type SmartCentre seront transformés en «milieux de vie» en accueillant des projets résidentiels. Mathieu Bélanger