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Le couple Ménard à leur retour à Gatineau
Le couple Ménard à leur retour à Gatineau

Bilan les histoires virales de 2020

L'équipe de la rédaction
Le Droit
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RETOUR SUR 2020 / Les médias sociaux ont complètement bouleversé la façon dont on consomme l’actualité. Les nouvelles sont diffusées, commentées et surtout partagées en continu. Voici quelques-uns de ces histoires qui ont dépassé largement les frontières de notre région.

Le retour des Ménard

Le 12 mars, le Canada vivait ses dernières heures avant le grand confinement. C’était aussi une journée de bonnes nouvelles, alors que le couple de Gatinois Bernard et Diane Ménard, de retour d’un voyage qui n’en finissait plus de finir, parlait à la presse. Bien avant la majorité des Canadiens, les Ménard ont été confinés dans un bateau de croisière, et mis en quarantaine au Japon dès le mois de février. Le couple a heureusement guéri de la COVID-19 et pu revenir au pays, tout sourire. Les deux Gatinois, enfin réunis avec leurs enfants, avaient attiré bon nombre de journalistes dans les locaux du 104,7 FM, en ce jeudi matin. C’étaient les dernières heures de l’année où il était permis de s’entasser dans un petit local... Louis-Denis Ébacher

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La police aux ponts

Le 1er avril, la police de Gatineau et la Sûreté du Québec établissaient des points de contrôle aux entrées et sorties des ponts interprovinciaux de l’Outaouais. En plus de demander aux automobilistes de cesser tout déplacement interrégional jugé non essentiel, les autorités ont utilisé la même stratégie aux frontières des MRC de la région. Ces images de policiers aux frontières du Québec et de l’Ontario ont marqué les esprits. Cette pandémie était l’une des premières réponses des autorités régionales pour limiter la propagation de la COVID-19 dans les communautés plus isolées, comme le Pontiac. Plusieurs Ontariens qui désiraient traverser la rivière des Outaouais pour fréquenter les grands espaces québécois ont dû rebrousser chemin. Ces «barrages» ont cessé le 18 mai. Louis-Denis Ébacher

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Une tour de 54 étages en pleine forêt qui suscite de vives réactions

Un tour à condos de luxe de 54 étages «autosuffisante» en eau et énergie, située en pleine forêt, à Namur, dans la MRC de Papineau. C’est ce que propose de faire construire l’homme d’affaires Karim Zaghbani Cloutier, fondateur et PDG de Yul Créations Inc., qui a présenté son projet du Domaine PEKULIARI à la population le 24 novembre, lors d’une séance d’information en format présentiel-vidéoconférence. Non convaincu par cette séance d’information durant laquelle le promoteur a répondu pendant près de deux heures aux questions des citoyens de Namur et des municipalités voisines, le conseil municipal de la petite localité d’environ 600 âmes, qui devait se prononcer en décembre sur le chantier évalué à 300M$, a décidé de repousser sa décision à une assemblée ultérieure. En entrevue avec Le Droit, le maire, Gilbert Dardel, a fait savoir que d’autres séances d’information «entre le promoteur et la population» seraient nécessaires «pour écouter les pour et les contre». Actuellement, le terrain ciblé pour accueillir le gratte-ciel de plus de 200 mètres de hauteur est situé en dehors du périmètre urbain de Namur et le projet ne respecte pas le schéma d’aménagement de la MRC de Papineau. Benoit Sabourin

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L’aréna Guertin et Yogi Berra

«Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini», disait le célèbre Yogi Berra. Ceux qui ont suivi la saga du futur aréna Guertin dans la dernière décennie en savent quelque chose et ceux qui croyaient faussement être sortis d’affaire dans ce dossier ont été vite rattrapés par la sagesse des propos de l’ancien gérant des Yankees de New York. Le 7 mai, l’organisme Vision multisports Outaouais (VMSO) responsable de la construction du nouveau complexe quatre glaces est contraint d’annoncer qu’il doit suspendre les travaux. L’organisme n’est alors plus en mesure de garantir qu’il a les fonds nécessaires pour terminer le projet. Son principal créancier cesse de décaisser les sommes promises tant que la situation ne sera pas redressée. Les travaux finissent par reprendre, mais la véritable sortie de crise surviendra près de quatre mois plus tard, à la fin août, alors que VMSO s’entend avec Investissement Québec pour un financement supplémentaire de 20 millions $. De son côté, la Ville de Gatineau accepte de rouvrir son protocole d’entente avec VMSO. Le taux horaire pour la location d’une heure de glace passe à 310 $, une augmentation de 50 $ par rapport à l’entente initiale entre Gatineau et VMSO. Les économies promises par le maire grâce au modèle de gestion choisi dans ce projet fondent d’une dizaine de millions de dollars, passant de 33 à 20 millions $. Le coût du projet est maintenant estimé à 102 millions $ et il est maintenant convenu de parler du futur Guertin comme du nouveau Centre Slush Puppy. Mathieu Bélanger

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Compromis pour le Château Laurier

Les plans pour la construction d’une annexe au Château Laurier ont peu fait la manchette en 2020, mais une étape importante a tout de même été franchie cette année. Pour éviter un processus coûteux devant le Tribunal d’appel de l’aménagement local et la Cour supérieure, Larco — l’entreprise propriétaire du bâtiment historique — s’est entendue avec Patrimoine Ottawa sur un nouveau design pour l’annexe située du côté nord de l’hôtel. Ce nouveau design permet entre autres de bien voir le bâtiment original à partir du parc Major, en plus d’intégrer davantage de pierre calcaire d’Indiana et du revêtement de cuivre et de bronze qui rappelle l’extérieur du Château Laurier. Julien Paquette

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Changer l’héritage de Russell

L’initiative du maire de Russell, Pierre Leroux, de dédier l’héritage du nom de la municipalité à un autre individu que Peter Russell a fait couler beaucoup d’encre en 2020 dans l’Est ontarien. Peter Russell était un propriétaire d’esclaves ayant participé activement au report législatif d’initiatives anti-esclavagistes dans la région, il y a plus de 200 ans. Certains citoyens voyaient en cette motion une évidence, alors que d’autres s’insurgeaient avançant qu’on ne peut ignorer l’histoire. La motion, qui n’engendre aucun coût, a finalement été adoptée par la municipalité de Russell, mais on ne connaît pas encore pour l’instant l’identité de l’individu qui représentera le nouvel héritage. Ani-Rose Deschatelets