Plusieurs grandes crises ont secoué la région de la capitale nationale.
Plusieurs grandes crises ont secoué la région de la capitale nationale.

Retour sur 2019: les grandes crises de l’année dans la région d'Ottawa-Gatineau

L'équipe de la rédaction
Le Droit
La région a une fois de plus été secouée par les soubresauts de la météo. Mais il n’y a pas que les rivières qui ont débordé, plusieurs grandes crises ont créé des vagues en 2019.

Train léger

Après plusieurs retards et des doutes quant à la capacité du Groupe de transport Rideau à mener à terme la construction de la Ligne de la Confédération, la Ville d’Ottawa était en droit de croire que le pire était derrière elle le 14 septembre dernier, lors du lancement de l’O-Train. 

Or, après les débuts du service d’autobus intégré au train léger le 6 octobre dernier, les problèmes se sont multipliés pour OC Transpo. L’O-Train a flanché à plusieurs reprises, notamment durant les heures de pointe. 

La sensibilité des portes forcées par des usagers pressés, les ordinateurs de bord et le système d’aiguillage des rails, tout y est passé pour ce système qui, heureusement, gagne depuis en fiabilité. — Julien Paquette

Inondations

Pour une deuxième fois en trois ans, la rivière des Outaouais est sortie de son lit, provoquant de nombreux cauchemars pour bien des résidents de l’Outaouais, d’Ottawa et de l’Est ontarien. 

Vêtus de leurs habits de pêche, les deux pieds dans l’eau, c’est au son de la froide pluie tombant sur l’eau montante que les citoyens et les bénévoles ont passé des jours à remplir des sacs de sable pour les ériger tout autour des demeures affectées. 

Les inondations, qui deviennent presque chose courante chez les résidents de la région, ont fait couler beaucoup d’encre. Mobilisation citoyenne, appel en renfort des Forces armées canadiennes et élaboration de plans stratégiques, c’est aussi l’exaspération qui a débordé. 

Sur la rive québécoise, une ample et précise cartographie des zones inondables a été réalisée, permettant de prendre des décisions, maison par maison. 

En Ontario, 66 recommandations ont été émises par le conseiller spécial en matière d’inondations nommé par la province. Combien d’entre elles le gouvernement Ford s’engagera-t-il à respecter ? Des élus et des résidents se posent toujours la question. — Émilie Pelletier

La crise forestière en Outaouais 

L’automne 2019 a été ardu pour des centaines de familles de l’Outaouais qui ont subi les contrecoups d’une crise forestière régionale sans précédent déclenchée lorsque l’entreprise Fortress Global a annoncé la fermeture temporaire, le 7 octobre, de sa papetière de Thurso. 

Le 8 octobre, le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, débarquait à Thurso pour octroyer une aide financière de 8 millions de dollars afin de permettre à l’usine, qui emploie un peu plus de 320 travailleurs, de maintenir ses actifs en attendant de trouver un acheteur. 

L’arrêt des cheminées à Thurso, justifié notamment par le prix à la baisse de la pâte cellulosique sur le marché international, a par la suite entraîné un effet domino. Lauzon Planchers de bois exclusifs annonçait en novembre la fin de ses coupes en forêt québécoise, une décision qui mettait fin à 165 emplois. 

L’entreprise de Papineauville, qui vendait son bois de trituration à Fortress Global, annonçait, quelques semaines plus tard, que sa scierie de Thurso fermerait ses portes le 19 décembre. Résultat, 113 employés de plus ont été mis à pied. 

La compagnie Fortress s’est placée à l’abri de ses créanciers, le 17 décembre. Entre-temps, une cellule d’intervention a été lancée par le ministre des Forêts, Pierre Dufour, pour trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de l’industrie en Outaouais. — Benoit Sabourin

Crise et démissions chez les Olympiques 

Un club qui ne gagne pas. Des gradins complètement vides. De la grogne qui s’empare des partisans et même des joueurs. 

Des propriétaires qui commencent à contester les pouvoirs d’Alain Sear, un actionnaire qui jouait aussi le rôle du directeur des opérations hockey. Un commissaire qui s’inquiète de la débandade de l’organisation la plus titrée de la LHJMQ. 

Le couvercle de la marmite a sauté chez les Olympiques de Gatineau juste avant Noël, quand quatre des 10 propriétaires sont allés consulter le commissaire Gilles Courteau pour obtenir de l’aide afin de pouvoir redresser la situation le plus rapidement possible. 

Une rencontre d’urgence des 10 actionnaires s’est tenue au centre Robert-Guertin le 17 décembre. Le lendemain, Alain Sear, associé aux Olympiques depuis 15 ans, annonce sa démission. 

Coup de théâtre, le 19 décembre, le président Martin Lacasse annonce aussi sa démission. Le 20 décembre, un nouveau comité hockey est formé. L’ancien politicien Norm MacMillan arrive à la présidence. 

Marc Saumier prend le poste des opérations hockey par intérim et l’actionnaire Jocelyn Cayer devient représentant à l’assemblée des membres. 

L’actionnaire François Beaudry devient président du conseil d’administration. 

Sur la glace, le club a ensuite gagné ses trois derniers matches de la saison 2019. Il avait subi 12 échecs consécutifs avant le grand remaniement du deuxième étage. — Jean-François Plante