Mardi soir, c’était la dernière séance du conseil municipal de Gatineau avant les élections qui auront lieu en novembre.

Résolution sur les tours Brigil: le débat tombe à plat

Le débat sur les tours Brigil souhaité par la conseillère Louise Boudrias en déposant une résolution pour mandater l’administration d’étudier le projet sans plus attendre est tombé carrément à plat, mardi, lors de la toute dernière séance du conseil municipal du présent mandat.

À la grande surprise de Mme Boudrias, les élus d’Action Gatineau ont tous voté en faveur de cette résolution, ce qui a mené le conseil à l’adopter à l’unanimité. «Cette résolution demande à nos services de faire exactement ce qu’ils sont déjà en train de faire, c’est-à-dire d’évaluer le projet qui a été déposé, a lancé le conseiller Cédric Tessier. On demande à l’urbanisme de faire exactement ce qu’il fait pour chacun des dossiers qui lui sont présentés.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin s’est aussi rangé derrière la conseillère Boudrias. «La résolution dit d’étudier un projet qui est déjà à l’étude, alors moi je dis oui à ça depuis le mois de mars», a-t-il ajouté.

Le promoteur du projet Place des peuples, Gilles Desjardins, s’est plaint, vendredi passé, de la lenteur avec laquelle l’administration municipale traitait son dossier. Il affirmait n’avoir eu aucun retour de la part du service de l’urbanisme. 

L’objectif de la résolution, explique Mme Boudrias, était de s’assurer que l’administration municipale continue de travailler sur le dossier des tours Brigil pendant que les politiciens seront en campagne électorale. «Je veux qu’on donne un accord de principe pour que le  promoteur puisse continuer de travailler sur son projet, a précisé Mme Boudrias. Je veux aussi m’assurer que l’étude d’Aviseo fera partie de l’analyse.»

L’administration va «démolir» l’étude

La firme Aviseo a rendu publique, la semaine dernière, une étude commandée notamment par des promoteurs immobiliers qui conclut qu’une citation patrimoniale dans le Quartier du musée serait «néfaste pour l’économie de la Ville». 

Cette étude ne vaut pas plus que le papier sur laquelle elle a été écrite, estime M. Tessier, et selon lui, l’analyse qu’en fera l’administration municipale le démontrera. «Je suis certain que lorsque nos services se pencheront sur cette étude, ils vont complètement la démolir, a-t-il lancé. Elle analyse le double du périmètre que celui demandé par les citoyens [pour la citation patrimoniale]. Elle ajoute des stationnements. C’est sûr que ça fait diminuer l’intérêt patrimonial. Cette étude n’a aucune crédibilité.»