Pour une quatrième année, la Table agroalimentaire de l’Outaouais (TAO) organise sa Fête gourmande dans le but d’établir un contact entre les consommateurs et les producteurs locaux.

Rencontrer ceux qui se cachent derrière votre assiette

Ne pas savoir d’où proviennent les aliments dans votre assiette vous tracasse? Vous pourrez remédier à la situation le 25 août prochain à Chelsea.

Pour une quatrième année, la Table agroalimentaire de l’Outaouais (TAO) organise sa Fête gourmande dans le but d’établir un contact entre les consommateurs et les producteurs locaux.

La TAO s’installera à la Ferme Hendrick, un site qui « évoque la complémentarité et le rapprochement entre les milieux ruraux et urbains », selon le directeur intérimaire de la TAO, Charles Séguin.

Pour représenter le thème de l’événement — « du champ à l’assiette » —, la TAO a choisi trois ambassadeurs : le cultivateur James Thompson, propriétaire de Notre Petite Ferme à Lochaber-Partie-Ouest, le président-directeur général de la Laiterie de l’Outaouais, Georges Émond, et le chef du restaurant Les Fougères, Yannick LaSalle.

Pour M. Thompson, la consolidation du lien entre le public et les agriculteurs est essentielle puisque ces derniers sont méconnus, selon lui.

« Les gens peuvent habiter à deux minutes du producteur, mais ils vont quand même tout acheter à l’épicerie parce qu’ils ne savent pas qu’ils sont là », soutient le cultivateur.

Il ajoute qu’en connaissant mieux les produits locaux, les consommateurs mettront de la pression sur les grandes chaînes de supermarchés pour les voir dans leurs magasins à grande surface.

En plus d’agir à titre d’ambassadeurs, M. LaSalle animera des ateliers le 25 août prochain sous le chapiteau de la Fête gourmande de l’Outaouais. Pour le chef originaire du Pontiac, sa collaboration à cet événement est un mariage naturel, lui qui cherche toujours des façons d’incorporer les résultats de l’agriculture locale dans ses assiettes.

« On prend soin de notre écosystème. On achète à petite échelle, donc on gaspille moins. On fait tout pour ne pas jeter des parties de légumes que les gens jetteraient. C’est pour ça que je fais de la cuisine. J’ai toujours aimé notre planète et de pouvoir lui remettre quelque chose d’une certaine façon, de partager ma philosophie avec les gens autour de moi », explique Yannick LaSalle.

« Être capable de travailler avec ce qui sort du sol au moment même, c’est bien meilleur qu’aller acheter de la tomate au mois de janvier », ajoute le chef des Fougères.

L’accès à l’événement est gratuit, mais il faut se procurer des coupons à l’entrée pour déguster les différents produits qui seront disponibles à la Ferme Hendrick.