Des citoyens discutent entre eux de l'aménagement du futur sentier pédestre de Chelsea

Remue-méninges sur fond d’inquiétude à Chelsea

Plusieurs citoyens de Chelsea en Outaouais ont exprimé, en public, leur inquiétude quant aux coûts reliés à la création d’un sentier d’hébertisme de 22 km sur le tracé de l’ancienne voie ferrée de la municipalité.

Une soixantaine de résidants de Chelsea participaient, samedi, à la deuxième journée de co-design, un exercice dans le cadre duquel les citoyens sont appelés à suggérer des idées sur ce que devrait comporter l’éventuel sentier communautaire multiusage de Chelsea.

Mercredi, un exercice semblable s’était déroulé avec près de 140 citoyens dont les résidences côtoieront le futur chemin champêtre. En effet, quelque 450 résidences se trouvent le long du tracé du sentier; ce qui touche près de 900 à 1000 citoyens dont plusieurs s’inquiètent des répercussions qu’aura le chemin récréatif sur leur intimité.

Cette fois-ci, la parole était à tous les autres citoyens de cette petite ville de 7000 âmes. Seulement une soixantaine d’entre eux se sont présentés à l’école élémentaire de Chelsea avec plusieurs questions en tête dont la plupart tournaient autour du coût de cette aventure.

Le représentant de L’Atelier Urbain, une firme d’aménagement, d’urbanisme et de design urbain, qui animait les quatre heures de discussion, en matinée, a expliqué à une salle presque exclusivement anglophone que cette séance était vouée à la créativité et à l’idéation; les coûts reliés à l’aménagement des lieux suivraient dans les prochains mois, ce qui a plus ou moins convaincu l’auditoire. 

De fait, le but de l’exercice était d’imaginer ce que serait le futur parcours en plein air quant au mobilier urbain, aux matériaux utilisés, au revêtement, aux espaces de stationnement et autres.

Un long chemin

Toute cette aventure a commencé en 2011 lorsque la voie ferrée de Chelsea se trouva irrémédiablement endommagée par des pluies diluviennes. Il était, dès lors, clair que le service ferroviaire ne serait plus jamais de retour.

En 2014, un plan directeur fait du corridor ferroviaire une priorité. S’ensuivront une étude de faisabilité technique et financière en 2016, des études d’impact social en 2017 et d’autres, environnementales et géotechniques, l’an dernier.

Les deux séances de co-design représentaient la suite logique de ce long processus patient et pointilleux que tout projet de semblable envergure réclame.

Prochaine étape? 

On devrait connaître en avril certaines propositions retenues, parmi celles suggérées par les citoyens lors de ces deux journées de mars. Le tout devrait être déposé au conseil municipal pour étude.

Un appel d’offres suivra pour les plans et devis.

Greg McGuire, le conseiller municipal du district 3, espère que la construction physique du sentier débutera à l’été 2019. Un premier tronçon pourrait être complété pour 2019 ou 2020, espère-t-il.

Les coûts reliés à cette aventure verte? 

Tout dépendra du modèle d’aménagement retenu, explique le maire suppléant Jean-Paul Leduc. De la version simplifiée à la «version Cadillac, dont personne ne veut», ajoute-t-il. 

On se dirige donc vers un modèle plus simple et résolument tourné vers la communauté, plutôt qu’un attrait récréotouristique attractif.

«Mais nous, attirer les gens de l’extérieur (les touristes), c’est pas notre intention. Nous, c’est d’avoir un sentier local. À cause du fait qu’il y a beaucoup de résidences adjacentes au sentier qui seraient affectées par un sentier occupé, achalandé, ils (les citoyens riverains) veulent quelque chose de plus local pour le moment», conclut le maire suppléant. 

Des citoyens discutent entre eux de l'aménagement du futur sentier pédestre de Chelsea