Régis Labeaume

Régis Labeaume, proche aidant

Le maire Régis Labeaume, qui accompagne depuis un peu plus de trois semaines son père atteint d’un cancer, a livré mercredi un véritable plaidoyer en faveur des proches aidants.

«Dans la famille Labeaume, on a une grosse année de cancer. Mon père a appris lui-même il y a un peu plus de trois semaines qu’il était atteint d’un cancer du pancréas», a confié le maire de Québec lors d’une conférence de presse sur la 6édition de Noeudvembre, dont il est un ambassadeur avec 23 autres personnalités. 

Or, les deux frères de Régis Labeaume ne résident pas à Québec. L’un vit aux États-Unis, l’autre, à Mont­réal. Le maire de Québec, en rémission d’un cancer de la prostate, doit donc aménager son horaire pour «avoir du temps pour mon père».

«Aidant naturel, c’est très exigeant. Moi, j’ai la chance d’avoir de l’argent dans mes poches, d’avoir du monde qui m’aide pour organiser mon agenda. Mais pour quelqu’un qui n’est pas dans ma position, être aidant naturel, ça doit être terrible», a-t-il dit.

«Imaginez la mère célibataire, qui travaille, qui a un salaire moyen et dont la mère ou le père est [malade]. Je ne sais pas comment ils font», a-t-il laissé tomber, référant notamment aux frais de stationnement et aux «repas à la cafétéria». 

«Ça coûte cher être malade. […] Je pense beaucoup ces temps-ci aux gens qui ont moins de moyens. Ça doit être extrêmement compliqué. Et à la fin, quand la personne est rendue aux soins palliatifs, tu veux être là à temps plein, mais tu ne peux pas parce que tu dois faire vivre tes enfants, payer ton loyer… C’est tough. […] Il faut penser à ces gens-là», a insisté M. Labeaume.

Le maire de Québec a par ailleurs tenu à saluer l’excellence des soins qu’il a reçus et que son père reçoit actuellement à l’Hôtel-Dieu de Québec. «Le service qu’on lui donne est incroyable», a-t-il dit. 

«J’ai amené mon père à l’hôpital un dimanche parce que je pensais qu’il avait un problème. Je suis arrivé à l’urgence, ils l’ont diagnostiqué, l’ont transféré à l’Hôtel-Dieu de Québec à l’intérieur de trois ou quatre heures et ils l’ont pris en charge… Et ça ne m’a pas coûté un sou […], c’est incroyable. J’ai un frère qui habite aux États-Unis qui est venu passer une semaine [à Québec] et qui me raconte comment ils doivent dealer avec le système de santé. On ne réalise pas à quel point la social-démocratie, c’est un très beau système», a souligné le maire.