Le Français Anatole Badaire et les autre membres de la Fabrique mobile ont tenu samedi une activité de réparation de jouets.

Redonner une nouvelle vie à ses jouets brisés

Un organisme de la région a trouvé une façon originale et instructive de redonner une seconde vie aux vieux jouets défectueux à l’aide de la technologie d’imprimerie 3D.

Une activité de sauvetage de jouets, qui a eu lieu au Cégep de l’Outaouais samedi, a permis à l’organisme La Fabrique mobile de réparer ces vieux objets afin de les remettre à neuf.

Le Français Anatole Badaire, qui est à la tête de ce projet, est arrivé au pays en octobre dernier avec la mission d’organiser des ateliers de réparation de divers objets.

«L’objectif de l’activité d’aujourd’hui, c’est surtout de récupérer le plus de jouets possibles en leur redonnant une nouvelle vie», a-t-il indiqué au Droit.

À l’aide du catalogue d’objets de l’entreprise française, Dagoma, M. Badaire et les autres membres de la Fabrique mobile peuvent réparer presque tous les objets qui leur sont présentés.

«On a aussi un scanner qui nous permet de réparer des pièces qui ne sont peut-être pas trouvables dans le catalogue de Dagoma. Il y a aussi d’autres sites web qui existent en complément qui nous donne accès à encore plus de pièces. J’ai aussi la capacité de dessiner en 3D pour pouvoir imprimer ensuite.»

Instruire la population

Cet atelier se veut d’ailleurs une façon d’enseigner aux citoyens de la région les multiples façons qui s'offrent à eux pour réparer leurs vieux objets.

«On veut montrer au gens comment ils peuvent s’y prendre pour réparer leurs vieux jouets. On peut revitaliser le jouet de plusieurs façons, de sorte que l’enfant pourra davantage s’approprier le jouet remis à neuf, car il sera tout à fait unique.»

«Il y a beaucoup d’objets dont leur fin de vie est programmée d’avance. Par exemple, des interrupteurs sur certains objets ont une durée de vie de 10 000 clics et au bout de ces 10 000 clics, l’interrupteur ne fonctionne plus», enchaîne M. Badaire. «Pourtant tout le reste fonctionne très bien. C’est vraiment dommage de gâcher tout le reste des composants alors qu’il n’y a qu’une infime portion de l’objet qui ne fonctionne plus.»

Les membres de la Fabrique mobile réparent d'ailleurs beaucoup plus que de simples jouets.

«Il y a des patenteux d’un peu partout dans la région qui ont de l’expertise dans différents domaines et qui aident les gens à démonter leurs objets. On regarde ça ensemble et on identifie ce qui ne fonctionne plus, puis on leur explique quoi faire pour régler le problème pour qu’ils puissent le faire eux-même la prochaine fois. Quelqu’un qui arrive, par exemple, avec son grille-pain, on lui montre que ça vaut le coup de l’ouvrir pour le réparer et ainsi économiser de l’argent.»

La Fabrique mobile œuvre principalement dans son laboratoire du Cégep de l’Outaouais. Un nouveau labo a ouvert ses portes il y a près d’un an à Campbell’s Bay. Il s’agit d’ailleurs du premier du genre en région au Québec.

Ceux et celles qui ont raté l’activité de samedi auront la chance de se reprendre. La Fabrique mobile tiendra un autre atelier de réparation avec plusieurs partenaires du milieu le 9 février prochain à la Maison du citoyen.