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Le premier ministre François Legault
Le premier ministre François Legault

Québec se prépare en vue du Sommet de la Francophonie malgré l’incertitude sanitaire

La Presse Canadienne
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Les Québécois de moins de 35 ans sont invités à soumettre leur projet numérique en vue du prochain Sommet de la Francophonie, qui se tiendra en novembre à Djerba, en Tunisie.

La conférence avait été annulée l’année dernière en raison de la pandémie. Le Québec espère que cette fois-ci, les conditions permettront le bon déroulement de ce qu’il considère un événement «phare».

En principe, le premier ministre François Legault et sa ministre des Relations internationales, Nadine Girault, doivent faire le voyage pour y participer.

Le dernier déplacement à l’étranger de M. Legault remonte à février 2020, alors qu’il s’était rendu à Washington. Il avait pris part en 2018 à la 17e édition du Sommet de la Francophonie, en Arménie.

Si tout va bien, une délégation québécoise s’envolera donc en novembre pour l’île de Djerba parler du numérique «comme vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone».

Ce thème, qui devait être abordé en 2020, est toujours valide, «sa pertinence ayant été renforcée par cette crise sans précédent», peut-on lire sur le site web de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Les préparatifs en vue du sommet «vont bon train», a indiqué à La Presse Canadienne le ministère des Relations internationales, qui a mis sur pied un comité d’organisation.

Appel aux moins de 35 ans

Le ministère cherche à renforcer la relation Québec-Tunisie dans le domaine du numérique. Pour cela, il lance un appel à des projets numériques et un soutien financier destiné aux moins de 35 ans.

Les personnes intéressées doivent habiter au Québec depuis au moins un an. Elles doivent représenter soit un incubateur, un accélérateur d’entreprises ou un centre d’entrepreneuriat universitaire.

Elles peuvent également provenir d’un organisme à but non lucratif, d’un laboratoire de recherche et d’innovation, d’une entreprise ou d’une jeune pousse (start-up).

L’échéance pour soumettre un projet au ministère est le 1er mars. Pour être admissibles, ces projets doivent:

  • être innovants, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas déjà fait l’objet d’une annonce, d’une publication ou d’une application commerciale;
  • être menés en partenariat avec au moins une institution, une entreprise, une organisation ou une autre personne morale située en Tunisie;
  • permettre l’émergence de solutions numériques porteuses de retombées concrètes et répondant aux besoins des entreprises, des institutions ou des sociétés québécoise et tunisienne;
  • pouvoir faire l’objet d’une démonstration publique, si applicable, sous forme de prototype, en novembre 2021 et être réalisés au plus tard le 31?mars 2022.

Les porteurs des projets retenus seront invités à se rendre en Tunisie «si la situation sanitaire le permet», précise le ministère, sans énumérer les critères qui mèneraient à un désistement du Québec.

La Tunisie est depuis les années 1960 un partenaire important pour le Québec, qui cherche à y développer ses liens d’affaires. Le gouvernement tunisien a également établi à Montréal une mission économique.

Depuis le début de la pandémie, la Tunisie a rapporté près de 221 000 cas de COVID-19, comparativement à environ 820 000 pour le Canada.

Le pays d’Afrique du Nord recense 7429 décès dus au coronavirus, contre 21 134 pour le Canada, dont la moitié est attribuable au Québec.