La fermeture de l’usine Fortress de Thurso a provoqué la mise à pied de la majorité des quelque 320 employés.
La fermeture de l’usine Fortress de Thurso a provoqué la mise à pied de la majorité des quelque 320 employés.

Québec «multiplie les efforts» pour trouver un repreneur pour Fortess

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Alors que l’entreprise Fortress Global vient de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, Québec réitère que tous les efforts sont déployés afin de relancer l’usine de Thurso dont les activités sont arrêtées depuis octobre.

Dans un communiqué de presse publié mardi, en fin de journée, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et le député de Papineau et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, soutiennent que leur gouvernement « multiplie les efforts pour trouver un investisseur stratégique afin de relancer les actifs de l’usine de Fortress à Thurso » dont la fermeture a provoqué la mise à pied de la majorité des quelque 320 employés de l’endroit.

Plus tôt la semaine dernière, Fortress Global avait annoncé qu’aucune offre d’achat valable n’avait été déposée à l’intérieur des délais initialement fixés. En octobre, Québec avait octroyé une aide de 8 millions $ à l’entreprise afin de lui permettre de maintenir ses actifs en place pour la durée de la mise en vente de la compagnie. Un premier prêt de 5 millions avait également été accordé à Fortress Global en septembre.

Vendredi dernier, la papetière a finalement déclaré son intention de procéder à une restructuration et de se placer à l’abri de ses créanciers, ce qui signifie que ses actifs demeureront en dormance le temps de trouver un repreneur. La demande auprès de la Cour supérieure a été déposée lundi. C’est la firme Deloitte qui agit comme contrôleur dans le dossier.

« Je peux vous confirmer que tous les efforts sont mis en place pour relancer l’usine et assurer l’avenir de ses installations. C’est toute la région de l’Outaouais qui en sortira gagnante : les travailleurs, les fournisseurs ainsi que les autres usines de la région qui bénéficieront de la relance de l’usine de Thurso. Nous avons entamé des discussions avec des représentants d’entreprises québécoises et des acteurs régionaux de l’industrie forestière. Le gouvernement devra réviser certains éléments structurants de l’industrie afin de mieux refléter la réalité des entreprises et celle du secteur forestier d’aujourd’hui », a affirmé le ministre Fitzgibbon, mardi.

La fermeture des installations de Fortress à Thurso a provoqué un véritable effet domino dans l’industrie forestière de la région. Après avoir annoncé en novembre l’arrêt de ses coupes en forêt et la mise à pied de 165 travailleurs forestiers, Lauzon Planchers de bois exclusifs a confirmé la semaine dernière que sa scierie de Thurso fermerait ses portes pour une durée indéterminée à compter du 19 décembre, ce qui affectera 113 employés. 

Le ministre Pierre Dufour était d’ailleurs de passage en Outaouais, jeudi dernier, pour annoncer la création d’une cellule d’intervention qui aura pour mandat d’identifier des solutions afin de garantir la viabilité de l’industrie forestière régionale.