Alain Pilotte était en liberté provisoire depuis novembre dernier.

Quatre-vingt-dix jours de prison pour Alain Pilotte

« Une dynamique assez particulière » entre une joueuse de soccer mineure et son entraîneur de 46 ans, Alain Pilotte, vaut à ce dernier 90 jours derrière les barreaux, pour exploitation sexuelle.
L'homme de 46 ans, ex-entraîneur des Aigles U16 de Masson-Angers, a officiellement plaidé coupable, lundi, à un premier chef d'accusation sommaire d'exploitation sexuelle, et à un deuxième de non-respect d'engagement de la cour.
Alain Pilotte était en liberté provisoire depuis novembre dernier, après sa première arrestation pour quatre accusations à caractère sexuel, entre le 10 juillet 2015 et le 29 juin 2016.
Tout récemment, l'homme et la jeune fille se sont revus, malgré une interdiction de la cour.
Lors du plaidoyer de culpabilité de M. Pilotte, lundi, le tribunal a prononcé l'arrêt conditionnel des procédures sur trois chefs.
L'adulte et la mineure se sont connus lorsque cette dernière avait 15 ans.
La Couronne a rappelé que M. Pilotte, à l'été 2015, était entraîneur de soccer de la victime. À la suite à l'anniversaire de ses 16 ans, les deux ont eu une relation amoureuse, se sont embrassés, et se sont pris la main. La jeune fille a ensuite masturbé l'accusé.
La semaine dernière, on apprenait que l'homme et la jeune fille s'étaient « fiancés virtuellement » lors d'une conversation privée par vidéoconférence Skype.
L'accusé a reconnu les faits devant le juge Jean-François Gosselin, de la Cour du Québec. « C'est une dynamique assez particulière », a commenté le magistrat.
M. Pilotte, sans antécédent judiciaire, a un emploi. Il purgera 90 jours de prison, les fins de semaine. Par la suite, il devra respecter une période de probation d'un an, et ne pas communiquer avec la jeune fille jusqu'à ce qu'elle ait 18 ans, cet été.
La cour a interdit à l'adulte de contacter la famille de l'adolescente, d'occuper un emploi ou un poste de bénévole dans lequel il est en situation d'autorité avec des personnes d'âge mineur.
Un échantillon d'ADN sera prélevé sur l'individu. Son nom sera placé sur la liste des délinquants sexuels pendant 10 ans.
Le tribunal a retenu de cette affaire que l'accusé avait plaidé coupable, collaboré avec les autorités et qu'il n'avait jamais caché sa relation avec la mineure.