Marcel Proulx
Marcel Proulx

Proulx ne ferme pas la porte à la présidence des Communes

Louis Lafortune
Louis Lafortune
Le Droit
Le député libéral de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, ne ferme pas la porte à la possibilité de soumettre à nouveau son nom pour la présidence de la Chambre des communes.
«On dit jamais ''Fontaine je ne boirai pas de ton eau''. Faut jamais dire jamais, affirme M. Proulx. Ça pourrait être quelque chose d'intéressant, mais il n'y a rien de définitif. Je ne me suis pas arrêté pour penser à ça encore, mais ça va venir.»
Il faut laisser la poussière retomber et préparer la rentrée, ajoute le député qui avait été candidat au poste de président de la Chambre, en avril 2006.
Comme à chaque retour des députés sur la Colline parlementaire, la toute première chose à l'ordre du jour des travaux aux Communes sera d'élire un président.
Le premier ministre Stephen Harper a indiqué, peu après les élections du 14 octobre dernier, qu'il convoquerait la Chambre après la mi-novembre. Deux dates possibles sont actuellement évoquées : les 17 et 24 novembre.
En avril 2006, lors du dernier Parlement, Marcel Proulx s'était incliné devant son collègue libéral, le député de Kingston, Peter Milliken, qui a été réélu à nouveau à la présidence des Communes. M. Milliken est président depuis 2001 et tout indique qu'il voudra à nouveau de ce poste.
Autre candidature possible : celle du député conservateur d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, qui a été vice-président de la Chambre lors du dernier parlement. M. Galipeau n'était pas disponible pour commenter hier.
Remous à Québec
À Québec, le choix du président à l'Assemblée nationale a causé des remous, cette semaine.
L'élection du député péquiste François Gendron à ce poste a provoqué la colère du premier ministre Jean Charest, qui voulait que le libéral Yvon Vallières soit élu. M. Charest a accusé l'opposition d'avoir caché leurs tractations pour faire élire M. Gendron.
Ce scénario ne pourrait se produire au Parlement à Ottawa, car la façon de choisir un président est différente, et ce, depuis 1986.
Aux Communes, tous les députés sont automatiquement inclus dans la liste de candidats possibles à la présidence. Ceux qui ne veulent pas de ce poste doivent retirer leur nom, et ceux qui laissent leur nom, signifient ainsi leur intention d'être candidat. Les députés procèdent ensuite à un vote par suffrage universel.
À l'Assemblée nationale à Québec, ce sont les partis qui suggèrent leur candidat et le choix du président se fait habituellement par consensus.