Les bars ont été ouverts jusqu'à 3 h du matin ce week-end, mais aucun débordement n'a été décelé.

Prolongement de l'ouverture des bars à Gatineau : un premier week-end sans histoire

Le premier week-end du prolongement des heures d’ouverture des bars au centre-ville de Gatineau jusqu’à 3 h s’est déroulé sans événement qui aurait pu rappeler les débordements des années 1980 et 1990 sur la promenade du Portage.

Ni la police de Gatineau ni les tenanciers n’ont rapporté d’incident particulier.

« Ça a très bien été. Ça a été très achalandé vendredi parce que nous avions un spectacle d’Alaclair Ensemble à l’extérieur, sur la rue Laval. Il y avait donc beaucoup de monde, et ça a super bien été. Il se passe ce que nous, les commerçants, disaient ce qu’il allait se passer, soit que ça ne change pas grand-chose et que les gens peuvent partir tranquillement entre 2 h et 3 h », a expliqué Éric Gaudreault, du café-bistrot Le Troquet.

Rappelons que le conseil municipal de Gatineau a adopté à la majorité la semaine dernière le projet pilote permettant aux établissements licenciés du Vieux-Hull de rester ouvert jusqu’à 3 h du matin. L’exercice durera neuf mois.

L’heure de fermeture des bars du centre-ville avait été ramenée à 2 h du matin en 1997 afin de miroiter celle d’Ottawa. 

Les actes de violence et le grabuge survenaient durant la nuit lorsque les clients des bars d’Ottawa, qui fermaient à 1 h à l’époque, traversaient la rivière pour prolonger la soirée jusqu’à 3 h.

Des résidents du quartier qui ont encore frais en mémoire le désordre public souhaitent le statu quo

Du côté des tenanciers, on précise que la concentration des bars dans le quartier n’a plus rien à voir avec l’époque sombre, et que les établissements d’aujourd’hui sont davantage tournés vers l’offre culturelle.

« Des événements malheureux [comme une bagarre], il y en aura toujours. Mais des événements malheureux expliqués par le fait qu’il y avait trop de personnes, comme on a connu dans les années 1990, c’est parti. On le répète depuis le début. C’était en raison de la capacité légale de tous les établissements qu’il y avait énormément de gens. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas », a argumenté M. Gaudreault, précisant que la clientèle a aussi changé.