Procès de la MMA : Horan ignore si des formations ont été données aux pompiers

Il n’était « pas à la connaissance » du directeur adjoint au transport de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) si des formations avaient été données aux pompiers dont les municipalités étaient traversées par la voie ferrée.

Michael Horan a complété son témoignage au procès devant jury de Thomas Harding, Richard Labrie et Jean Demaître, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Les trois individus sont accusés de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes le 6 juillet 2013 lors du déraillement du convoi ferroviaire de la MMA à Lac-Mégantic.

Michael Horan, qui faisait de la formation à la MMA, ne pouvait répondre si les pompiers avaient reçu une formation sur la façon de sécuriser un train en cas d’incendie d’une locomotive ou à une cheminée.

L’avocat de Richard Labrie, Me Guy Poupart, a abordé à la fin du témoignage de Michael Horan la procédure en cas d’incendie dans une locomotive.

Le témoin Michael Horan a mentionné que tous les employés de la MMA avaient l’obligation de rapporter tout incident, accident ou violation au règlement relatif à la sécurité.

Il a affirmé que rien n’avait été rapporté au sujet de Thomas Harding.

Son témoignage a permis d’apprendre que c’est Jean Demaître qui est allé chercher Michaël Horan à Farnham dans la nuit du 6 juillet 2013 pour se rendre à Lac-Mégantic alors que le train était en feu. C’est Jean Demaître qui était de garde lors de cette fin de semaine.

Les deux hommes se sont rendus à la caserne des pompiers de Lac-Mégantic puis vers les locomotives pour y télécharger la boîte noire de la locomotive de tête 5017.

Le procureur aux poursuites criminelles Me Sacha Blais a ajouté une admission avant l’audition d’un nouveau témoin, soit que Thomas Harding avait connaissance de la règle 112 du règlement sur l’exploitation ferroviaire concernant la sécurisation d’un train laissé sans surveillance.

En fin de journée, un mécanicien de la MMA en 2013, François Daigle a été appelé à la barre des témoins.

Il a résumé les documents qu’un mécanicien de locomotive devait avoir en main avant de partir avec un convoi ferroviaire.

L’interrogatoire de François Daigle se poursuit, jeudi, au procès présidé par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure.