L'équipe de Brigitte Johnstone a pu gonfler le ballon de la Ville de Gatineau, jeudi soir, pour un court vol stationnaire. Vendredi matin, même l'étape du gonflage était impossible à envisager.

Première envolée au FMG

Les aérostiers au Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) ont obtenu le drapeau vert vendredi soir pour effectuer leur première envolée. Peu après 18 h, les montgolfières se sont gonflées d’air chaud avant de monter dans le ciel du parc de la Baie.

Si la fébrilité était au rendez-vous, Dame Nature aura toutefois rappelé une fois de plus aux pilotes tôt vendredi que sa collaboration était essentielle pour permettre aux montgolfières de s’envoler. 

En effet, le vent a joué les trouble-fête lors de la traditionnelle envolée médiatique. Les ballons ont été cloués au sol vendredi matin et n’ont même pas pu être gonflés en vol captif en guise de consolation. Les vents soufflaient à 12 nœuds — soit environ 24 km/h — au parc la Baie lorsque la décision d’annuler l’envolée a été prise. La limite pour donner le feu vert tourne autour de 8 nœuds.

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Malgré la déception perceptible chez la trentaine d’aérostiers, la confiance régnait pour la suite du FMG. 

« Oui, c’est décevant, on n’aime pas ça rester au sol, mais on préfère manquer un vol plutôt que le regretter. Les vents étaient trop forts pour pouvoir voler ce matin », confie Johann-François Frève, qui pilote des montgolfières depuis 2007.

Le « moment magique » vécu au décollage vaut la peine d’attendre les conditions optimales, estime-t-il.

« C’est la liberté, le sentiment d’être une bulle dans les aires comme quand on souffle des bulles de savon quand on est petit. C’est aussi le calme, la douceur et la proximité. En montgolfière, on est capable d’aller frôler un champ de blé et on entend le bruit du blé sous notre nacelle. Pour moi, c’est la particularité d’être si près », souligne M. Frève.

Passionné des montgolfières, Jacob Vaillancourt a effectué son premier vol à l’âge de deux semaines. Il parcourt les différents festivals en compagnie de son père depuis de nombreuses années.

« Les attentes sont élevées à chaque place où on va, mentionne-t-il. Avec l’été qu’on a eu, on s’attend à avoir une belle fin de semaine. On est des gens qui ont la foi et on continue de penser que ça va bien aller ! »

Meilleures conditions

La force d’Éole devrait s’apaiser, du moins pour une partie de la fin de semaine, croit le directeur de vol du FMG. L’éternel optimiste est d’avis que les vols manqués au début du festival ne sont pas un présage pour la suite des festivités.

« Au niveau de la température, ça s’annonce un beau week-end. On a un front froid qui a passé dernièrement et ça entraîne souvent des périodes de vents qui durent de 24 à 48 heures. On peut s’attendre à avoir du vent jusqu’en fin de journée peut-être. Mais après on sera sous l’effet d’une crête de haute pression et on devrait être capable d’effecteur des vols », explique André Boucher, directeur de vol au FMG depuis 2001. 

Il a bon espoir que la météo exceptionnelle de l’été se poursuivra au cours des prochains jours. M. Boucher croit que Gatineau pourrait connaître de bonnes périodes de vol comme ce fût le cas du côté des festivals à Lévis et à Saint-Jean-sur-Richelieu. 

« Le festival de Gatineau, c’est le dernier de la saison. C’est comme une fête dans laquelle on se retrouve et où on se raconte nos anecdotes et nos vols de l’été. La période de la fête du Travail a toujours été une belle période pour le ballon », raconte le directeur de vol.

Avec Charles-Antoine Gagnon, Le Droit