Jane Toller dirigera la MRC de Pontiac.

Préfète, cinq ans après son arrivée

Plutôt qu’une ex-députée provinciale ou un préfet sortant, les Pontissois ont choisi Jane Toller pour devenir la nouvelle préfète de leur MRC, une femme d’affaires arrivée de Toronto il y a environ cinq ans.

C’est avec un « optimisme prudent » que la principale intéressée dit avoir approché le jour de l’élection, dimanche. « C’est une courte période de temps pour couvrir un si grand territoire. J’étais très heureuse du résultat. »

En raison de leur expérience politique dans le Pontiac, l’ex-préfet et maire de Fort-Coulonge, Raymond Durocher, et l’ex-députée provinciale Charlotte L’Écuyer étaient considérés comme des candidats sérieux à la préfecture de la MRC de Pontiac, pour la première fois choisie au scrutin universel. Au final, Mme Toller a récolté 47 % des votes pendant que les quatre autres candidats en obtenaient entre 10 et 18 %.

Comme le développement économique était un enjeu central à cette campagne électorale, Jane Toller croit que son profil entrepreneurial lui a conféré un certain avantage.

« Plusieurs personnes savent que je suis revenue de Toronto pour dépenser et investir ici [...] et ç’a joué en ma faveur. Je vois le potentiel du Pontiac et j’ai investi ici même si c’est la deuxième MRC la plus pauvre au Québec. »

La nouvelle préfète misera principalement sur l’industrie forestière et l’agriculture pour relancer l’économie du Pontiac, mais le tourisme et l’exploitation minière seront également au cœur de sa stratégie. Pour assurer un développement économique à plus long terme, elle compte entreprendre des démarches pour la création d’un campus collégial francophone à Fort-Coulonge afin de contrer l’exode des jeunes de la MRC.

Anglophone, Mme Toller se dit consciente de l’importance pour elle de s’exprimer dans la langue de Molière. « Je souhaite devenir bilingue. J’ai participé à des débats en français, je crois être assez avancée. [...] Je ne crois pas que j’aurais pu gagner l’élection si les gens n’avaient pas constaté un progrès dans mon français ».