Le terrain de la rue St-Louis qui est convoité par l’homme d’affaires Normand Poirier a été entièrement inondé lors des crues historiques du printemps dernier.

Poursuite sur le terrain de la discorde

L’homme d’affaires Normand Poirier poursuit la Ville de Gatineau pour plus d’un demi-million de dollars, affirmant qu’elle lui aurait tiré le tapis sous les pieds dans son projet de construction de sa concession automobile Toyota sur la rue Saint-Louis.

M. Poirier veut y déménager son commerce, Toyota Gatineau, actuellement situé au 850, boulevard Maloney Ouest.

Le terrain sur lequel mise l’homme d’affaires est situé 1415, rue Saint-Louis, soit le champ de pratique de golf visible depuis l’autoroute 50.

Ce terrain s’est transformé en petit lac, ce printemps, lorsque le secteur Gatineau a été inondé par les crues historiques.

La semaine dernière, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a affirmé que ce site « n’est pas un terrain banal » et qu’il a le potentiel de devenir « un outil qui peut servir à protéger tout un quartier » lors d’éventuelles inondations. Ce terrain, propriété de M. Poirier, semble toutefois approprié à la construction du commerce, selon la poursuite déposée en Cour supérieure, lundi.

« À compter de l’automne 2016, le projet de développement (de M. Poirier) pour son immeuble s’est concrétisé avec (la Ville) et ses représentants puisque ceux-ci lui ont fait valoir que le projet pourrait aller de l’avant et que la mise en chantier et la construction pour le développement pourraient débuter à compter de l’automne 2017 », lit-on dans le document légal.

Dans sa requête, Normand Poirier affirme avoir déboursé 580 000 $ pour les différentes études géotechniques et environnementales, les expertises sur les impacts sur la circulation, les services d’ingénieurs civil, mécanique, électrique et en structure du bâtiment.

Le 25 mai 2017, à la suite des inondations historiques, la Ville a informé M. Poirier que le développement de ce terrain n’était plus possible et qu’elle mettait un terme au projet.

Cet état de fait cause à M. Poirier « un préjudice sans précédent », puisqu’il avait eu l’engagement de Toyota Canada de mener à bien le projet de déménagement.

Les autres frais encourus dans cette affaire, selon le plaignant, sont reliés aux pertes de revenus, aux frais de relocation, et autres « troubles et inconvénients ».