Postes Canada: négociations rompues

Paul Gaboury
Paul Gaboury
Le Droit
Après un retour infructueux à la table de négociations cette semaine, les 2100 employés administratifs et techniques de Postes Canada menacent de déclencher la grève.
Les employés membres du Syndicat des employés des postes et communications avaient rejeté à 88% les offres déposées et donné un mandat de grève à leur comité de négociations, résultats dévoilés le 17 octobre dernier.
Les deux parties avaient par la suite accepté de revenir à la table de négociations, mais les pourparlers ont été rompus cette semaine. Une grève pourrait être déclenchée au plus tôt le 9 novembre.
Le président de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), John Gordon, reconnaît que certains progrès ont été réalisés au cours des derniers jours à la table, mais que la proposition concernant l'invalidité de courte durée demeure inacceptable.
«Postes Canada a récemment signé des conventions collectives avec d'autres groupes importants sans leur imposer un régime d'invalidité de courte durée aussi ridicule. Pourquoi Postes Canada veut-il l'imposer à un plus petit groupe de membres de l'AFPC?» demande le président de l'AFPC.
Postes Canada a déposé une offre de 2,25% par année pour un contrat de quatre ans. Le syndicat demande 3% par année pour trois ans, ce qui est conforme selon M. Gordon à d'autres règlements récemment négociés par Postes Canada avec d'autres syndicats.
Le vote à 88% en faveur d'un recours à la grève est le plus fort mandat de grève jamais accordé par les membres à leur syndicat, rappelle l'AFPC. Le contrat de ces employés est échu depuis le 31 août 2008.
Postes Canada est déçue du rejet de sa plus récente offre globale de la part du syndicat. Elle souligne avoir déposé, la semaine dernière, une offre contenant des changements importants dans le but de résoudre plusieurs préoccupations exprimées par le syndicat. Bien que le syndicat ait d'abord indiqué qu'il répondrait par une contre-offre, il a plutôt décidé de rompre les négociations, déplore la Société.
«Nous croyons que notre offre était juste et raisonnable compte tenu du contexte économique actuel. Les employés qui font partie de cette unité de négociations recevraient une rémunération accrue, des avantages sociaux, un excellent régime de retraite et une sécurité d'emploi comme pas une», a fait valoir Mark Macdonell, directeur général des Relations de travail à Postes Canada.
Les deux parties souhaitent retourner à la table pour tenter de dénouer l'impasse.