Le drapeau de l'armée canadienne.

Portrait incomplet des condamnations d'inconduite sexuelle

Alors que les hauts commandants militaires font valoir un nombre accru d'enquêtes criminelles comme preuve que leur combat contre l'inconduite sexuelle donne des résultats, des responsables de la justice militaire reconnaissent qu'ils ignorent combien de condamnations ont été prononcées.
Cette semaine, le chef d'état-major de la défense, Jonathan Vance, a affirmé devant un comité sénatorial qu'il y avait eu une augmentation de 22 pour cent du nombre d'infractions alléguées à caractère sexuel rapportées à la police militaire entre janvier et juin.
Mais le commandant adjoint de la police militaire, le lieutenant-colonel Brian Frei, a dit ignorer combien de membres éventuellement accusés en viennent à être reconnus coupables.
Le problème, a dit M. Frei, est que la majorité des cas se retrouvent devant un tribunal civil, ce qui complique la tâche de tous les retracer.
M. Frei a affirmé qu'il s'agissait de l'une des quelques déficiences statistiques sur lesquelles le système de justice militaire se penche, alors que les Forces armées tentent d'éliminer l'inconduite sexuelle dans ses rangs.
La criminologue de l'Université d'Ottawa Holly Johnson a souligné que de telles informations étaient essentielles pour accroître la confiance des victimes envers le système et pour que la police militaire puisse tirer des leçons de ses erreurs.