Des résidants ont accepté  de quitter leur maison, à Quyon.

Pontiac: des bras et un peu de courage

Le maire de Pontiac, Roger Larose, est aussi fatigué que « ses » cols bleus, « ses » citoyens et « ses » pompiers. Mais en début de journée, dimanche, il a levé les deux pouces. Émotif, il a remercié les militaires venus prêter main-forte pour aider la région à se sortir de cette sinistre inondation.
« Ça fait trois semaines qu'on travaille jour et nuit. On est fatigués. Mais ce matin, quand j'ai vu l'armée... » M. Larose avait les yeux vitreux mais un visage reconnaissant. « Les bénévoles, aussi. Wow. »
Il a trouvé quelques instants, quand même, pour réconforter des sinistrés, au centre communautaire situé à côté de l'hôtel de ville de Pontiac. À quelques pas de là, l'armée et des bénévoles remplissaient des sacs de sable. Encore et toujours des sacs de sable...
« Là, on demande aux citoyens de travailler avec nous. Si on demande d'évacuer, s'il vous plaît, faites-le. Les gens tiennent à rester chez eux, mais il faut qu'ils comprennent qu'on est rendus au bout du rouleau. Mes cols bleus, ça fait trois semaines, jour et nuit... On est rendus au point où on ne peut pas gagner (contre les crues). Mais, bon, avec l'arrivée des militaires ce matin, ça donne un peu de courage. »
La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, s'est dite troublée par les vues aériennes de la rivière des Outaouais, qui fait des ravages, du Pontiac jusque dans la Petite-Nation. Les crues devraient connaître leur apogée lundi et mardi, en Outaouais.
Même si la pluie cesse d'ici là, les cours d'eau se comporteront de façon indépendante. « Et même après tout cela, ce ne sera pas fini. On en a encore pour plusieurs semaines de 'décrue', et de nettoyage. »
Quyon
Dans le secteur de Quyon, dimanche, des riverains se résignaient à quitter leur demeure ou leur chalet, pendant qu'Hydro-Québec coupait le courant.
Entre autres, des propriétaires du chemin Kennedy ont accepté de quitter leur propriété à contrecoeur, convaincus par les policiers et pompiers de la MRC des Collines qui doit assurer la sécurité des biens pendant l'évacuation.
Les propriétaires étaient invités à laisser fonctionner leurs pompes pendant leur absence.
Le sergent Martin Fournel a expliqué au Droit que des rôdeurs avaient été interceptés la veille. « Les gens paraissaient bien suspects, en chaloupe, avec leur lampe de poche à observer les propriétés. »