Jean Hebert, le grand patron du CISSSO, estime que le rapport de Santé Outaouais 2020 ne représente que l’opinion «des 15 personnes » ayant été interrogées.

Pontiac: le CISSSO réfute la comparaison

Comparer le système qui existait jusqu’en 2015 dans le Pontiac à celui du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) maintenant en place partout dans la région revient à « comparer une pomme et une orange », estime le grand patron de l’organisation, Jean Hébert.

Le rapport du groupe Santé Outaouais 2020 (SO2020) sur les conséquences de la réforme du réseau dans le Pontiac, rendu public mercredi, ne représente que « l’opinion des 15 personnes » ayant été interrogées, estime le président-directeur général du CISSSO.

Jean Hébert soutient que l’ancien Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Pontiac ne peut fait l’objet d’une comparaison avec le réseau actuel, qui englobe plus de services, comme les centres jeunesse et la réadaptation.

« Ce n’est pas la même organisation, ce n’est pas la même offre de services, dit-il. Comparer le CSSS du Pontiac à ce qu’on est maintenant, c’est comparer une pomme et une orange. On est dans une nouvelle réalité, et notre vision, c’est que pour l’ensemble de la population de l’Outaouais, on va améliorer l’accès, la fluidité, la qualité et l’efficience de nos services, autant dans le rural que dans l’urbain. »

M. Hébert convient qu’il y a « des choses à améliorer » et qu’il y a « encore des défis », mais refuse de dire qu’il y a eu détérioration de l’accès et de la qualité des soins dans le Pontiac, tel que l’avancent Gilbert Langelier, Paul-Émile Leblanc et Michel Légère, auteurs du rapport commandé par SO2020.

En ce qui concerne le personnel du réseau, M. Hébert souligne que dans le cadre d’un « sondage de mobilisation » réalisé l’an dernier auprès des employés et des cadres, « la plus haute cote de satisfaction » provenait du Pontiac — territoire d’où provenaient 121 répondants.

Le grand patron du CISSSO souligne aussi que des améliorations ont été apportées dans le Pontiac, citant notamment l’exemple d’un centre de jour offrant du répit aux proches aidants. Des économies ont également été réalisées, affirme M. Hébert en donnant l’exemple des frais de vérification financière de chaque ancien établissement. « En regroupant ça, ça fait 100 000 $ de frais que je suis capable de réinvestir en soins », note-t-il.