Politique

Les députés caquistes de l’Outaouais dressent le bilan de leur première année

Avec huit mois de travail derrière la cravate depuis leur élection, les trois députés caquistes de l’Outaouais estiment avoir fait « un travail remarquable » pour la région, tout en admettant qu’« il en reste aussi beaucoup à faire ».

Robert Bussière, Mathieu Lacombe et Mathieu Lévesque, qui représentent respectivement les circonscriptions de Gatineau, Papineau et Chapleau à l’Assemblée nationale, ont déjà terminé le sixième du mandat de quatre ans confié à la Coalition avenir Québec (CAQ) l’automne dernier.

La session parlementaire étant terminée, ils ont dressé vendredi un bilan qu’ils qualifient de « positif », même si plusieurs de leurs promesses restent à se concrétiser au cours du mandat.

« C’est terminé le temps où la région, elle était prise pour acquise par le gouvernement », a lancé M. Lacombe, ministre responsable de l’Outaouais.

En santé, les élus de la CAQ ont souligné le retour de services infirmiers dans trois CLSC et l’annonce d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique à l’Hôpital de Gatineau, qui devrait être en fonction en 2021.

Le mystère reste toutefois entier sur la forme que prendra la promesse de construire un nouvel hôpital, puisque le gouvernement attend le plan clinique que doit déposer le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais la semaine prochaine.

Politique

Coupes dans les arts: plus de 66% des Ottaviens sont contre

Les deux tiers des Ottaviens désapprouvent les compressions financières du gouvernement Ford envers les arts et les festivals, révèle un sondage Recherche Mainstreet publié jeudi.

Le coup de sonde mené par téléphone auprès de 634 personnes les 16 et 17 juin indique que 66,6 % des répondants s’opposent aux coupes. Le taux de désapprobation est particulièrement élevé chez les femmes et les résidents de moins de 35 ans.

« Ces festivals sont un élément clé du tissu culturel d’Ottawa. La perte soudaine de financement place leur habileté à continuer en péril », a indiqué le président de Recherche Mainstreet, Quito Maggi.

Les coupes dans les arts et la culture s’élèvent à plusieurs millions $ à travers la province. Le sondage a été commandé par le Festival de jazz d’Ottawa, qui a été victime des coupes. Recherche Mainstreet est un partenaire de l’événement.

Politique

Steven Guilbeault se joint aux libéraux... et demeure contre TransMountain [VIDÉO]

MONTRÉAL — L’écologiste bien connu Steven Guilbeault a officialisé son intérêt pour devenir candidat pour le Parti libéral du Canada dans Laurier-Sainte-Marie, vendredi. En plus d’avoir réitéré l’importance des questions écologiques à ses yeux, il s’est dit opposé à la loi sur la laïcité de l’État du gouvernement du Québec.

Loin de voir son saut aux côtés de Justin Trudeau comme un geste opportuniste ou carriériste, comme ses détracteurs l’ont qualifié au cours des derniers jours, il y voit au contraire une suite logique à son engagement pour lutter contre les changements climatiques chez Équiterre et Greenpeace.

«Je ne pense pas qu’on se lance en politique pour être populaire, pas plus qu’on devient écologiste pour l’être non plus. Depuis des années, pour certains je suis trop vert, pas assez vert, vert pâle, vert foncé. Je ne fais pas ça pour plaire à tout le monde. Je fais ce geste-là pour continuer mon action engagée», a-t-il lancé.

Militant écologiste depuis 25 ans, il continue de s’opposer au pipeline TransMountain et se refusera donc à le défendre pour le gouvernement Trudeau.

Il affirme qu’aucun gouvernement n’en a autant fait pour l’environnement que celui de Justin Trudeau: électrification des transports, tarification du carbone, tramway de Québec, investissements dans les infrastructures vertes, prolongement de la ligne bleue du métro à Montréal. Et il a peur de voir les conservateurs revenir au pouvoir et miner les progrès qui ont été faits, a-t-il expliqué au cours d’une rencontre avec la presse, au beau milieu du parc Lafontaine à Montréal.

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Allégations de favoritisme: Doug Ford révoque deux nominations

TORONTO — Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a révoqué vendredi deux nominations à des postes lucratifs à l’étranger, un jour seulement après en avoir fait l’annonce.

Doug Ford avait nommé jeudi quatre nouveaux agents-généraux, rémunérés entre 165 000 $ et 185 000 $ par année, peu de temps après un remaniement important de son conseil des ministres pour rebattre les cartes après une première année mouvementée au pouvoir.

Taylor Shields, vice-présidente adjointe au marketing de Chubb Insurance, a été nommée à un poste à Londres et Tyler Albrecht, analyste principal chez Optimize Capital Markets, devait représenter la province à New York.

Mais le premier ministre est revenu sur sa décision moins de 24 heures plus tard, après que le quotidien The Globe and Mail eut rapporté des allégations de favoritisme politique.

Selon certaines sources, Mme Shields aurait un lien de parenté avec l’épouse de Dean French, le chef de cabinet de Doug Ford, tandis que M. Albrecht serait ami avec l’un des fils de M. French. Selon une publication Twitter datant de 2014, ils jouaient tous deux sur la même équipe de la crosse.

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Le chef de cabinet de Doug Ford démissionne

Le bureau du premier ministre n’a fourni aucune raison pour la révocation de ces deux nominations. Mme Shields et M. Albrecht n’ont pas immédiatement donné suite aux demandes de commentaires de La Presse canadienne.

Les deux autres nominations annoncées jeudi sont néanmoins maintenues: Jag Badwal, l’ancien président du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, sera en poste à Dallas et Earl Provost, auparavant chef de cabinet du défunt frère de Doug Ford, l’ex-maire torontois Rob Ford, prendra la route vers Chicago.

Le député néo-démocrate Taras Natyshak accuse le premier ministre de tenter de «refiler des billets de première classe dans des bonnes planques à ses amis et à sa famille».

«Il est dégoûtant qu’il essaie de balayer ça sous le tapis quand il est pris sur le fait», a-t-il ajouté.

Les postes d’agents-généraux n’existaient plus au sein du gouvernement ontarien depuis les années 1990. Doug Ford a fait valoir jeudi qu’ils contribueraient à stimuler les investissements et la création d’emplois dans la province.