Politique

Le Québec doit former plus de pilotes, dit Couillard

Philippe Couillard croit que le Québec doit former davantage de pilotes s’il veut être en mesure de répondre à ses missions d’État.

Le premier ministre réagissait aux conclusions alarmantes d’un rapport interne du ministère de Transports, diffusé par Le Soleil vendredi. Ce rapport révèle que le Service aérien gouvernemental (SAQ) perd des pilotes et a de la difficulté à en recruter d’autres. 

En 10 ans, 50 % des pilotes affectés aux avions d’affaires (Challenger et Dash-8) ont déserté. Le rapport souligne qu’il pourrait très bientôt manquer de pilotes pour effectuer des évacuations aéromédicales. «Des décès sont envisageables», y est-il écrit. 

Pour M. Couillard, il s’agit d’un exemple frappant que «la pénurie de main-d’œuvre n’épargne aucune région et aucun secteur».

Selon lui, la solution n’est pas d’augmenter le salaire de ces pilotes, qui gagnent environ 100 000 $ par année, comparativement à 200 000 $ pour ceux qui exercent les mêmes fonctions aux États-Unis. «C’est pas nécessairement de les payer davantage que d’en entraîner une quantité suffisante.»

Le premier ministre croit que la seule école publique nationale de pilotage doit demeurer au Cégep de Chicoutimi, mais qu’il faut faciliter les choses pour les petites écoles privées de pilotage, qui peinent à se faire reconnaître par le ministère de l’Enseignement supérieur. «On travaille là-dessus actuellement», indique-t-il. 

La pénurie de pilotes d’avion touche l’ensemble du pays, voire du monde, au moment où le nombre de vols se multiplie. Le Conseil canadien de l’aviation et de l’aérospatiale évalue qu’il y aura un manque de 6000 pilotes au pays d’ici 2036. 

Politique

Les libéraux courtisent les Francos

Les libéraux s’engagent à répondre aux besoins spécifiques de la communauté francophone de l’Ontario s’ils sont reconduits au pouvoir le 7 juin prochain, entre autres, en modernisant la Loi sur les services en français (LSF) afin d’améliorer l’accès aux services dans la langue de Molière.

La plateforme électorale francophone a été présentée vendredi matin à Ottawa. Les députés de la région affirment que leur gouvernement continuera d’appuyer les institutions francophones et ils ont réitéré des promesses déjà annoncées.

Politique

Trudeau vante au MIT la recherche canadienne en intelligence artificielle

CAMRIDGE, Mass. - Le premier ministre Justin Trudeau a profité d’une visite au prestigieux MIT, vendredi matin, pour vanter les prouesses des chercheurs canadiens dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Participant vendredi à une conférence d’entrepreneurs en technologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge, près de Boston, M. Trudeau a rappelé que le Canada «investit massivement dans l’intelligence artificielle», en tablant sur des décennies de recherche menée par des informaticiens canadiens qui ont contribué à soutenir les avancées mondiales dans ce secteur de pointe.

Le premier ministre s’adressait à un groupe d’entrepreneurs en haute technologie rassemblés pour participer au projet «Solve». Ce projet permet à des entrepreneurs de rencontrer des leaders du gouvernement, des gens d’affaires et des chercheurs afin de proposer des solutions aux problèmes du monde.

Selon M. Trudeau, le Canada a fait le «choix délibéré», mais difficile, d’accueillir le changement, à une époque où les nouvelles technologies bousculent les milieux de travail, et peuvent créer de l’angoisse et de l’incertitude chez certains employés.

Le premier ministre a soutenu que le Canada avait aussi la responsabilité de définir les règles et les principes qui doivent guider le développement de l’intelligence artificielle.

M. Trudeau en a profité pour vanter les mérites du Canada comme terre d’accueil des chercheurs et des entreprises de haute technologie, mettant l’accent sur la diversité et l’inclusion.

Le MIT indique qu’il s’agit de la première visite de M. Trudeau à Cambridge depuis son élection en 2015.

Lors de son périple de trois jours aux États-Unis, M. Trudeau s’est adressé mercredi aux diplômés de l’Université de New York, à qui il a demandé de s’ouvrir à la diversité et de ne pas s’enfermer dans une bulle idéologique. Il a aussi prononcé jeudi une allocution devant le Club économique de New York, et il a rencontré des dirigeants de grandes entreprises américaines.

Le Canada, les États-Unis et le Mexique poursuivent leurs discussions pour en arriver à une nouvelle mouture de l’ALÉNA.

Politique

Le pied sur l’accélérateur du O-Train

À trois semaines du scrutin provincial, les Libéraux de Kathleen Wynne, de nouveau actifs sur le terrain à Ottawa, ont annoncé, jeudi matin, qu’ils comptaient accélérer la mise en piste de la deuxième phase du train léger d’Ottawa.

L’étape 2 de l’O-Train devrait donc commencer quelques mois après l’achèvement de la ligne de la Confédération qui verra le jour cet automne. On confirme ainsi l’ajout total de 40 kilomètres de trajet et 24 nouvelles stations pour cette seconde étape qui impliquera un investissement de plus d’un milliard de dollars.

Les libéraux en ont profité pour décocher une salve de critiques contre Doug Ford qui promettait, mercredi, de réduire le prix du litre d’essence de 0,10 $, s’il prend le pouvoir. Aucune explication sur le manque à gagner que cela entraînerait dans les coffres de la province n’a cependant été avancée. 

Ford prévoit en fait de réduire la taxe provinciale sur l’essence de 0,057 $ le litre et d’éliminer le programme de plafonnement et d’échange sur les émissions de gaz à effet de serre qui coûte aux automobilistes 0,043 $ par litre d’essence. 

Pour Kathleen Wynne, la taxe sur l’essence est un poumon financier pour les infrastructures de transport dans la province et l’annonce de Doug Ford n’est que pure hérésie.

Inquiétudes

Il y a cette « inquiétude que nous avons ici à Ottawa et au sein de la province quant aux commentaires que M. Ford fait à tous ses arrêts, concernant son engagement dans les infrastructures. Il dit toujours qu’il n’y a rien qui ne sera pas revu et une revue, ça veut dire qu’on va faire un arrêt. Et ce que le maire (Jim Watson) a toujours demandé [...] c’est qu’il n’y ait pas d’arrêt (entre deux phases de prolongement du train rapide) parce que ça veut dire que l’expertise, les travailleurs se remobilisent ailleurs », expliquait au Droit, la ministre-députée d’Orléans, Marie-France Lalonde.

Les Libéraux ontariens entendent même doubler en 2021 et 2022 la portion de la taxe provinciale sur l’essence qui revient aux municipalités.

De passage à Ottawa, en février dernier, alors qu’il concourait à la chefferie du Parti progressiste-conservateur, Doug Ford avait dit appuyer le train léger d’Ottawa, mais s’était plaint de la lenteur des travaux. 

Un règne conservateur à Queen’s Park pourrait bien remettre en question bien des déclarations lancées, jeudi matin, dans la cour Walkley d’OC Transpo.