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L'ex-conservateur Patrick Brown veut poursuivre CTV

L’ancien chef progressiste-conservateur de l’Ontario Patrick Brown a annoncé son intention d’intenter une poursuite contre CTV News relativement aux reportages sur des allégations d’inconduite sexuelle, qui ne seraient pas fondées, selon lui.

M. Brown a écrit jeudi dans un message sur Facebook que les deux femmes non identifiées ayant fait des déclarations à ce sujet à CTV avaient menti, et que ses avocats étaient entrés en contact avec l’équipe d’avocats de la chaîne de télévision.

On ignore dans l’immédiat si M. Brown a déposé une déclaration ou d’autres documents devant un tribunal.

M. Brown a démissionné quelques heures après la publication des allégations, en pleine nuit le 25 janvier, à moins de cinq mois des élections générales du 7 juin en Ontario.

L’ancien député fédéral a nié vigoureusement les allégations, qui n’ont pas été confirmées ni examinées par un tribunal, affirmant qu’il y avait des disparités entre les récits des deux femmes et accusant CTV de traitement malhonnête.

CTV a dit maintenir sa version des faits et n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande pour commenter les déclarations de M. Brown relativement à une éventuelle poursuite.

Actualités

Pot: le Sénat repousse la date de légalisation

Les Canadiens devront attendre un peu plus longtemps avant de fumer un joint en toute légalité. Le Sénat a contrecarré les plans du gouvernement Trudeau, qui s’était fixé comme objectif de légaliser le cannabis en juillet 2018.

Le représentant du gouvernement à la chambre haute, Peter Harder, a bien tenté cette semaine d’accélérer l’étude du projet de loi C-45 afin de respecter l’échéancier dont les libéraux parlent depuis des mois, mais il a échoué.

Il a réussi à arracher jeudi un accord avec les représentants des différentes factions sénatoriales stipulant que le vote final sur la mesure législative se tiendrait «au plus tard» le 7 juin prochain à la chambre haute.

À la lumière des termes de l’entente, le gouvernement a été forcé de reconnaître qu’il allait rater son objectif. La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, n’a cependant pas été en mesure de préciser quand le cannabis serait légal.

«Je n’ai aucune date précise à vous donner aujourd’hui, mais ce n’est pas une question de date, ce projet de loi, c’est une question de processus», a-t-elle affirmé en point de presse dans le foyer de la Chambre, jeudi en fin d’après-midi.

Le sénateur Harder avait soumis mardi un calendrier qui prévoyait un vote final en mai. Mais la suggestion s’accompagnait d’une menace de limiter les débats à la chambre haute, ce qui a été bien mal reçu par des groupes de sénateurs.

Le représentant du gouvernement à la chambre haute disait craindre «que les opposants ne se comportent de façon partisane pour retarder l’examen du projet de loi», rappelant que le chef conservateur Andrew Scheer avait averti que ses sénateurs allaient tenter de le ralentir.

Le leader du caucus conservateur au Sénat, Larry Smith, a déclaré jeudi par voie de communiqué que le Sénat se devait de «passer en revue les conséquences graves du C-45 et proposer des amendements».

Si des modifications sont en effet proposées, puis adoptées au Sénat, le projet de loi retournerait aux Communes, ce qui pourrait donner lieu à une partie de ping-pong législatif, les deux chambres devant s’entendre sur une version commune du texte.

Il y aurait ensuite sanction royale. Mais encore là, il y a encore loin de la coupe aux lèvres: la ministre Petitpas Taylor a signalé que les provinces et les territoires auront besoin de huit à 12 semaines après l’adoption de C-45 pour mettre en place leurs régimes de vente.

«Bref, si on fait le calcul, il est clair que ce ne sera certainement pas en juillet 2018», a-t-elle lâché jeudi, se réjouissant qu’»au moins», le Sénat «nous a avisés de leur plan de travail, donc (...) on connaît un peu quel sera le déroulement à ce point-ci».

Le bureau de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a indiqué jeudi que les nouveaux développements sur la colline à Ottawa ne changeaient rien au processus législatif du gouvernement du Québec.

«Le report de la date butoir du gouvernement fédéral ne change pas l’échéancier du Québec. Pour l’heure, le projet de loi 157 doit être adopté avant la fin de la session parlementaire», a écrit dans un courriel son attachée de presse, Alexandra Régis

«Il ne s’agit ici, pour l’instant, que d’un report de quelques semaines», a-t-elle ajouté.

Politique

Chocs post-traumatiques: 800 M$ pour aider les militaires

La «hausse considérable» du nombre de militaires aux prises avec des troubles psychologiques, notamment le syndrome de stress post-traumatique, explique le déficit de plusieurs millions de dollars des programmes publics d’assistance, soutient le gouvernement fédéral.

Par ailleurs, les militaires blessés ou malades sont plus nombreux que prévu à demander au gouvernement un soutien médical ou une aide financière pour joindre les deux bouts. Ottawa a donc dû consacrer à ces programmes plus d’argent que ce qu’il avait estimé, indique-t-on.

Le gouvernement n’a pas précisé à combien se chiffre cette augmentation du nombre des demandes d’assistance. Mais selon des documents déposés cette semaine aux Communes, on apprend que le gouvernement fédéral devra débourser une somme additionnelle de 800 millions $ pour s’occuper de militaires ou d’anciens militaires qui ont été blessés ou qui sont tombés malades alors qu’ils étaient dans l’armée.

Cette somme additionnelle comprend une enveloppe de 623 millions $ destinée à combler le déficit du Régime d’assurance revenu militaire, et une enveloppe supplémentaire de 177 millions $ au ministère des Anciens Combattants.

Le gouvernement soutient que la hausse des demandes de prestations est notamment attribuable au fait que les programmes sont davantage connus. Mais des experts soutiennent depuis longtemps qu’il faudra des années avant de mesurer l’ampleur des impacts psychologiques qu’a eus la guerre en Afghanistan sur les militaires canadiens.

Politique

Pétition pour le départ de Gaétan Barrette

Québec solidaire lance une pétition en ligne pour exiger la démission du ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Le site www.dehorsbarrette.com recueillera les signatures des citoyens en faveur de la nomination d’un nouveau ministre à ce poste, qui ne serait pas un médecin.

En conférence de presse, le député Amir Khadir a demandé au premier ministre Philippe Couillard de démettre son ministre, arguant qu’il avait le devoir de «réparer les dégâts» qu’il a causés dans le réseau de la santé. 

M. Khadir a demandé à plusieurs reprises depuis juin 2017 la démission de M. Barrette. Son parti a décidé de passer à la vitesse supérieure jeudi, étant donné «la colère» qui gronde actuellement. «Il faut capter cette indignation de la population», due en grande partie au salaire des médecins spécialistes.

L’idée de cette pétition aurait surgi dans une assemblée de cuisine que M. Khadir avait organisé dimanche dernier avec des travailleurs de la santé. «Les gens ont dit : il fait partie du problème, on ne le croit plus et il n’y a plus personne qui est capable de travailler avec lui.»

Pourquoi ne pas attendre le choix que feront les Québécois aux élections du 1er octobre? M. Khadir soutient qu’il reste près de 8 mois avant les élections et qu’il «y a des urgences» à régler entre temps.

Le député n’a pas pu déposer cette pétition sur le site web de l’Assemblée nationale, comme c’est le cas habituellement, parce qu’on lui a signifié qu’elle n’était pas recevable. 

En 2011, M. Khadir avait parrainé une pétition demandant la démission du premier ministre Jean Charest, pétition qui avait été signée par 247 000 personnes. Depuis, l’Assemblée nationale n’accepte plus ce type de pétition, étant donné qu’une telle décision ne relève pas des élus du Salon bleu. Il s’agit d’une prérogative du premier ministre. 

M. Khadir n’a pas caché que son parti allait probablement utiliser les coordonnées des signataires de cette pétition pour faire des appels aux citoyens et créer une «mobilisation citoyenne» en vue de la prochaine campagne électorale.