Christine Elliot fut la seule candidate à répondre au questionnaire de l’AFO.

Une seule candidate a répondu

Des quatre candidats en lice pour la chefferie du Parti progressiste-conservateur, seule Christine Elliott, qui n’est pas la plus à l’aise dans la langue de Molière, s’est prêtée à l’exercice du questionnaire de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

Alors que la période de sept jours de vote électronique s’amorçait vendredi pour les membres du parti politique, la candidate à la succession de Patrick Brown et ex-députée de Whitby-Oshawa s’est prononcée par écrit sur les enjeux franco-ontariens, en plus d’acheminer une vidéo à l’organisation.

L’AFO a dévoilé sur son site web les réponses intégrales de Mme Elliott, qui tente sa chance pour une seconde fois d’être élue leader de la formation politique.

Elle affirme entre autres dans ses réponses qu’elle est préoccupée par l’accessibilité des services de santé en français, citant en exemple le cas de la psychiatrie dans le nord de la province. Mme Elliott affirme également que si elle est élue, il y aura « définitivement quelqu’un au sein de son équipe qui aura comme rôle de faire la liaison avec la communauté francophone ».

La candidate à la chefferie affirme que la refonte de la Loi sur les services en français et la poursuite du projet d’implantation de l’Université de l’Ontario français font partie de ses engagements.

Questionnée à savoir si elle croit que la province devrait être désignée bilingue, elle répond « qu’elle ne peut commenter que selon ses observations, mais que la communauté francophone est accueillante et ouverte, en plus de contribuer à la vitalité de l’Ontario ».

Ni Caroline Mulroney, Doug Ford ou Tanya Granic Allen n’ont acheminé dans les délais exigés leurs réponses à l’AFO. L’organisme affirme cependant que celles-ci seront publiées ultérieurement si elles lui parviennent.

Les militants progressistes-conservateurs ont jusqu’au 8 mars pour voter. Le nom du vainqueur de la course au leadership sera annoncé le 10 mars lors d’un congrès du parti à Toronto.

L'AFO VEUT DES ENGAGEMENTS DE QUEEN'S PARK

Affirmant qu’il est «plus que temps» que le gouvernement passe de la parole aux actes dans le dossier de la refonte de la Loi sur les services en français, des délégués de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) rencontreront des ministres et des députés de lundi à mercredi à Queen’s Park.

À trois mois des élections provinciales, l’objectif est d’obtenir des engagements de la part des élus.

«Nous voulons sensibiliser les trois partis politiques aux attentes de la communauté francophone quant à la mise à jour de cette loi qui ne répond plus entièrement à la réalité de la francophonie ontarienne d’aujourd’hui. Nous sommes en 2018. Nous souhaitons que la modernisation de cette législation soit la grande priorité du prochain gouvernement et que les promesses se concrétisent», de dire le président de l’organisme, Carol Jolin.

LES CONSERVATEURS ONTARIENS COMMENCENT À CHOISIR LEUR CHEF

TORONTO — Le vote en ligne en vue du choix du prochain chef du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario commence vendredi.

Le nouveau leader prendra les rênes du parti à quelques mois des élections générales du 7 juin.

Le chef précédent, Patrick Brown, a démissionné le mois dernier, après avoir fait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle.

M. Brown nie avoir quoi que ce soit à se reprocher. Il a brièvement brigué sa propre succession avant de se retirer cette semaine, en évoquant les torts que sa candidature causait à ses proches.

Les quatre candidats qui souhaitent lui succéder sont l’avocate Caroline Mulroney, l’ancien conseiller municipal Doug Ford, la militante Tanya Granic Allen et l’ancienne parlementaire Christine Elliott.

Les membres du parti conservateur qui souhaitent voter doivent s’inscrire avant lundi, 23 h 59.

Le vote se déroulera jusqu’à jeudi. L’identité du nouveau chef sera annoncée le 10 mars.

Avec La Presse canadienne