Le député de Gatineau, Robert Bussière, en compagnie de la ministre de la Santé, Danielle McCann

Une première apparition publique pour Robert Bussière depuis son infarctus

Le député de Gatineau à l’Assemblée nationale, Robert Bussière, a fait sa première apparition publique depuis l’infarctus du myocarde qu’il a subi en chambre le 14 février dernier.

«Je vais bien. C’est sûr que ça fait cinq semaines que l’intervention a eu lieu, les plaies ne sont pas complètement guéries encore, mais je reprends de l’énergie. On ne se débarrassera pas de moi juste de même. Je me sens mieux tous les jours», a lancé le principal intéressé avec un brin d’humour, ajoutant qu’il a un rendez-vous avec son médecin spécialiste le 10 avril pour en savoir plus sur la suite des choses. 

M. Bussière s’est présenté lundi à la Maison des Collines, un nouveau centre de soins palliatifs situé à côté de l’Hôpital de Wakefield, dans la municipalité de La Pêche. Sa collègue ministre de la Santé, Danielle McCann, s’y trouvait également pour procéder à l’inauguration de cette nouvelle ressource en soins de fin de vie.

M. Bussière devrait reprendre graduellement le travail dans sa circonscription dans deux semaines, tandis que son retour à l’Assemblée nationale est prévu pour l’automne. Entre-temps, il continue de suivre l’actualité quotidienne. 

«On me tient tout le temps au courant. Depuis que c’est arrivé, je n’ai pas complètement lâché. J’ai une très bonne équipe qui continue à travailler, suivre les dossiers et en ouvrir d’autres. Ils rencontrent les citoyens, les gens d’affaires, municipalités et les organismes. Je suis entre bonnes mains, je ne m’en inquiète même pas. Mais je suis un gars d’action, je veux revenir en action le plus tôt possible», de dire l’ex-maire de La Pêche.

Le politicien raconte qu’il n’a pas eu peur lorsqu’il a été terrassé par cet infarctus il y a un mois et demi, forçant ses collègues députés Gaétan Barrette et Lionel Carmant à lui porter secours. 

«C’était la quatrième fois que ça m’arrivait en deux semaines, c’était les mêmes symptômes. Moi, je voulais me rendre jusqu’en mars avant d’aller voir mon spécialiste. Si je comparais à un peu plus d’un an plus tôt, quand on m’avait débloqué (une artère), c’était loin d’être aussi pire que ça. Ça ne m’énervait pas, même que je ça me gênait un peu d’avoir dérangé tout le monde, qu’on s’en soit rendu compte», explique le député caquiste. 

Au final, il a subi une intervention chirurgicale lors de laquelle les médecins n’ont eu d’autre choix que de lui ouvrir une artère principale, laquelle était obstruée entre 50 et 55%. 

M. Bussière a déjà hâte de reprendre le boulot et ne cache pas avoir changé certaines habitudes de vie. 

«J’ai perdu du poids, j’ai l’intention d’en perdre encore, mais pas trop, il va falloir qu’on me reconnaisse encore. Je vais être encore bien mieux. Je vais être ramené à 40 ans», rigole-t-il, spécifiant avoir largement diminué sa consommation de sel et de sucre.