Le premier ministre ontarien Doug Ford a expulsé la députée progressiste-conservatrice Belinda Karahalios de son caucus après qu’elle se soit prononcée contre son propre parti durant un vote sur un projet de loi lié à la reprise économique pendant la pandémie de COVID-19.
Le premier ministre ontarien Doug Ford a expulsé la députée progressiste-conservatrice Belinda Karahalios de son caucus après qu’elle se soit prononcée contre son propre parti durant un vote sur un projet de loi lié à la reprise économique pendant la pandémie de COVID-19.

Une députée exclue du caucus de Doug Ford

Le premier ministre ontarien Doug Ford a expulsé la députée progressiste-conservatrice Belinda Karahalios de son caucus après qu’elle se soit prononcée contre son propre parti durant un vote sur un projet de loi lié à la reprise économique pendant la pandémie de COVID-19.

Les élus de l’Assemblée législative de l’Ontario devaient voter, mardi, sur la Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario, soit le projet de loi 195. 

La députée de Cambridge, Belinda Karahalios, qui était également adjointe parlementaire à la solliciteure générale, a voté contre ce projet de loi, jugeant qu’il accorde trop de pouvoirs au gouvernement Ford, le qualifiant de « dépassement inutile de notre démocratie parlementaire ». 

Tout comme la plupart des élus de l’opposition, Mme Karahalios croit que le gouvernement Ford s’est octroyé des pouvoirs de façon excessive en adoptant ce projet de loi. 

La Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario donne notamment au gouvernement le droit de prolonger ou de modifier les décrets d’urgence sur une période allant jusqu’à deux ans. 

Mme Karahalios devient donc la quatrième élue à passer du caucus progressiste-conservateur de Doug Ford à un siège de députée indépendante. 

Rappelons que les députés Jim Wilson et Randy Hillier avaient été exclus du caucus, et Amanda Simard avait démissionné de son propre chef dans la foulée du « jeudi noir » et des coupes en francophonie. 

Durant sa campagne électorale, Doug Ford avait promis que tous les élus de son parti auraient la liberté de voter de leur propre gré, sans contrainte, à l’exception des projets de loi liés aux finances.

Durant sa campagne électorale, Doug Ford avait promis que tous les élus de son parti auraient la liberté de voter de leur propre gré, sans contrainte, à l’exception des projets de loi liés aux finances. 

Mardi, à Queen’s Park, le gouvernement Ford a voté pour une motion d’attribution du temps, ce qui veut dire qu’au lieu de poursuivre les travaux de la chambre au cours de la semaine comme il était initialement prévu, les élus ont dû enregistrer leurs votes la journée même.

Les députés ont aussi dû adopter la Loi de 2020 visant à favoriser la reprise économique face à la COVID-19, qui modifie 20 lois en vigueur dans plusieurs domaines, tels que l’éducation, l’environnement et les municipalités. 

Les travaux en chambre reprendront le 14 septembre.