Le ministre Lacombe n’hésite pas à faire référence au « plan d’action Outaouais » pour lequel milite le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin.

Un plan d’action pour régler l’iniquité entre l'Outaouais et le reste du Québec

La population ne doit pas s’attendre à voir débarquer dans la région, un bon matin, le premier ministre François Legault avec un chèque géant sous le bras pour annoncer, en conférence de presse, que l’iniquité entre l’Outaouais et les autres régions du Québec est désormais réglée. « Ça ne fonctionnera pas comme ça », prévient le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe.

Évidemment, la formule est un peu caricaturale, mais c’est une façon pour le ministre de dire que l’iniquité que subit l’Outaouais par rapport aux autres régions depuis des années, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et du financement des infrastructures, ne se réglera pas d’un seul coup, mais par de multiples actions qui devront s’inscrire dans un plan plus large qui s’échelonnera sur 10, 15, 20 ans. 

Pour y arriver, le ministre Lacombe n’hésite pas à faire référence au « plan d’action Outaouais » pour lequel milite le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin. « On va travailler en équipe, assure M. Lacombe. Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu ça en Outaouais un ministre régional qui travaille de pair avec le maire de la quatrième ville au Québec et les autres élus de la région pour donner à l’Outaouais les outils pour qu’elle puisse se développer. »

Le ministre Lacombe explique que Québec et la région devront d’abord s’entendre sur des objectifs communs en santé, en éducation, en infrastructures et dans tous les autres domaines pertinents. Ces objectifs seront accompagnés d’échéanciers qui seront partagés avec la population et endossés par toute la région. Les discussions à cet effet sont déjà amorcées et l’exercice a rapidement reçu l’aval du premier ministre Legault, précise M. Lacombe. « Il serait aussi intéressant que ce plan recueille l’appui d’autres partis politiques qui ont à cœur la région et qui souhaitent reconnaître qu’il y a un problème d’équité en Outaouais », ajoute-t-il.