Le cabinet du premier ministre fédéral a mis sur pied une équipe restreinte pour traiter les plaintes de harcèlement sexuel ou de comportement inapproprié au travail que pourrait porter le personnel politique des ministres.

Un bureau spécial pour recevoir les plaintes

Le cabinet du premier ministre fédéral a mis sur pied une équipe restreinte pour traiter les plaintes de harcèlement sexuel ou de comportement inapproprié au travail que pourrait porter le personnel politique des ministres.

Une porte-parole de Justin Trudeau a indiqué lundi que deux proches conseillers sont chargés d’accueillir ces plaintes - y compris celles qui pourraient émaner du propre cabinet du premier ministre.

Ce «bureau d’enquête et de résolution», mis sur pied en octobre, peut aussi exiger la tenue d’une enquête indépendante concernant des allégations.

On a appris l’existence de ce bureau lorsque le site d’information HuffPost a publié les allégations de Myriam Denis, qui soutient avoir reçu un message suggestif de Claude-Éric Gagné, alors proche conseiller du premier ministre Trudeau, plusieurs mois après une entrevue d’emploi qui n’a jamais donné de suite.

M. Gagné a démissionné la semaine dernière après les conclusions d’une enquête externe sur d’autres allégations, qu’il a niées.

Selon le HuffPost, lorsque Mme Denis a publié dans les médias sociaux certains détails de l’affaire alléguée, un membre du cabinet du premier ministre l’a jointe et lui a proposé de la mettre en contact avec l’enquêteur externe.

Le cabinet du premier ministre explique que cette personne avait entrepris la démarche auprès de Mme Denis en sa qualité de responsable de ce nouveau «bureau d’enquête et de résolution».