Propriétaire du Domaine Hébert à Deschambault, Christian Hébert était candidat du Parti québécois aux élections provinciales du 1er octobre. Il a mordu la poussière, terminant quatrième.

Un agriculteur de Portneuf veut devenir chef du Bloc québécois

L’agriculteur de Portneuf Christian Hébert se lance le premier dans la course à la chefferie du Bloc québécois.

Propriétaire du Domaine Hébert à Deschambault, le politicien était candidat du Parti québécois aux élections provinciales du 1er octobre. Il a mordu la poussière, terminant quatrième derrière la CAQ, le PLQ et Québec solidaire, en récoltant 9% des votes. 

Mais cette défaite ne lui a pas enlevé le goût de la politique, loin de là. «Je suis un bagarreur et j’ai toujours le même objectif, l’indépendance du Québec», lance M. Hébert en entrevue téléphonique. 

C’est maintenant la scène fédérale qui l’intéresse. M. Hébert est conscient que le Bloc québécois a une longue côte à remonter pour espérer faire des gains à l’élection générale de l’automne 2019. Mais le défi ne lui fait pas peur. «Le travail est colossal, mais pas impossible.»

Le chef intérimaire du Bloc québécois Mario Beaulieu a lancé la semaine dernière le grand chantier de refondation du Bloc québécois. Le parti entame une grande consultation de la population et souhaite se renouveler, peut-être en changeant de nom et d’image. 

M. Hébert croit être un choix judicieux pour relancer le parti. «Je suis de toutes les assemblées et je pense pouvoir représenter une voix citoyenne. Je suis pas quelqu’un qui a grenouillé là-dedans (la politique) depuis longtemps.» 

M. Hébert dit vouloir écouter les idées des souverainistes au cours des prochains mois et leur parler d’«innovation». Premier à se lancer officiellement dans la course au leadership après le départ tumultueux de la chef Martine Ouellet en juin, M. Hébert souhaite que d’autres personnes lèvent la main pour devenir chef, afin qu’une réelle course s’engage. Le congrès de refondation du Bloc québécois doit se tenir à la fin du mois de février.

Christian Hébert, 39 ans, a eu une carrière militaire avant de se lancer dans la culture de pommes, de framboises et la production de cidre. Très impliqué auprès de la relève agricole, il a été décoré Chevalier de l’Ordre national du mérite agricole en 2017.