Justin Trudeau était de passage au Château Frontenac jeudi pour ouvrir le B7, un sommet préparatoire réunissant des gens d’affaires des pays membres du G7.

Trudeau prêt à payer pour le grabuge lié au G7

La table est mise pour le G7 dans Charlevoix alors que le premier ministre Justin Trudeau a tendu l’oreille aux gens d’affaires tout en se faisant rassurant envers les manifestants et les autorités municipales.

De passage au Château Frontenac jeudi pour ouvrir le sommet préparatoire B7, Justin Trudeau a soutenu que si la Ville de Québec et la région de Charlevoix subissent du grabuge durant le G7 les 8 et 9 juin, le gouvernement fédéral prendra ses responsabilités et épongera les factures.

«Je sais que les discussions sont en cours là-dessus, mais nous reconnaissons que le G7, c’est une responsabilité fédérale et les coûts associés au G7, on comprend que c’est une grande responsabilité du fédéral.»

Cette semaine, le maire de Québec Régis Labeaume a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de débourser un sou en lien avec la tenue du G7 et qu’il garderait ses factures pour faire une réclamation au gouvernement fédéral. 

Le premier ministre Trudeau s’est également montré tolérant envers les manifestations qui se préparent. «C’est important d’assurer que les gens aient la capacité d’exprimer leur opinion, d’exprimer leur désaccord avec ce qu’on est en train de faire, ça fait partie de notre démocratie.» 

Il tient toutefois à ce que tout se déroule dans un contexte sécuritaire, «pour les participants, pour les citoyens et pour les manifestants». 

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Le B7 (pour Business), réunit jusqu’à vendredi une centaine de gens d’affaires influents en provenance des pays membres du G7, soit les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie. 

Huis clos

Les discussions ont lieu à huis clos, les médias ayant été admis dans les salles de conférence seulement pour les discours des premiers ministres Philippe Couillard et Justin Trudeau. «Les personnes d’affaires qui sont présentes préfèrent au fond garder une certaine confidentialité. Il faut aussi respecter ça», a justifié Monique Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec et coprésidente du Sommet B7. 

«Les gens veulent avoir les échanges les plus francs et les plus directs possible, sans avoir l’impression que chacun de leur mot est épié pour être interprété. Sinon ils vont se taire, ils vont rien dire», a pour sa part souligné le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. 

Dans son discours, M. Trudeau a quant à lui rappelé que l’égalité entre les hommes et les femmes était le thème sous-jacent du G7 cette année. Il a aussi demandé aux gens d’affaires d’aider les travailleurs à s’adapter à l’économie changeante et aux nouvelles technologies. «Plus que jamais, nous avons besoin de vos points de vue et de votre expérience pour éclairer nos prises de décision.»

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HIJAB ET TURBAN: AUX SERVICES DE POLICE DE DÉCIDER

Le premier ministre Philippe Couillard n’a pas l’intention de dicter le type d’uniformes porté par les policiers au Québec. 

Alors qu’un élu montréalais demande au Service de police de Montréal (SPVM) de permettre le port du hijab et du turban, M. Couillard soutient qu’il a «entièrement confiance» en la mairesse Valérie Plante pour adresser la question. La veille, tous les partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont plutôt soutenu qu’il fallait interdire le port de signes religieux chez les personnes qui sont en position d’autorité, comme les policiers. 

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau s’est quant à lui prononcé en faveur de cette ouverture. «Ça fait des années que la GRC permet ça. Ça permet d’avoir une force policière qui ressemble un peu plus à la communauté qu’elle dessert, c’est un atout, je crois, pour la GRC.»