Justin Trudeau a précisé que le choix du Manoir Richelieu à La Malbaie pour y tenir le G7 était lié à ses souvenirs d’enfance et de voyages en famille.

Trudeau défend les dépenses de 600 M$ liées au G7

LA MALBAIE — Le premier ministre Justin Trudeau a tenté de justifier, jeudi à La Malbaie, la facture salée associée à l’organisation du sommet du G7 qui aura lieu le mois prochain au Manoir Richelieu.

M. Trudeau a déclaré aux journalistes qu’il jugeait «extrêmement important» que les dirigeants des pays les plus développés puissent se rencontrer dans un contexte un peu moins formel et un peu plus détendu pour «se parler des vraies choses» concernant la planète.

Le premier ministre considère les imposantes dépenses de sécurité et de logistique liées au sommet comme un «investissement important dans la coopération et le partenariat qui va mener à un monde meilleur».

Pour le 44e sommet annuel du G7, le Canada va accueillir les dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, du Japon et de l’Italie les 8 et 9 juin à La Malbaie.

Ottawa a prévu un budget de 600 millions $ pour couvrir les frais d’organisation du sommet ainsi que toutes les activités prévues en cours d’année puisque le Canada conserve la présidence du G7 pour un an.

Justin Trudeau affirme s’être assuré que tous les événements reliés au G7 cette année allaient porter sur la façon dont la croissance économique peut bénéficier aux femmes et aux filles à travers le monde.

Il a précisé que le choix du Manoir Richelieu à La Malbaie était lié à ses souvenirs d’enfance et de voyages en famille. D’après son expérience des autres sommets du G7, le lieu choisi par le pays hôte est souvent l’occasion pour le président du sommet de faire découvrir une région de son pays dont il est particulièrement fier.

«C’est une occasion de montrer quelque chose d’exceptionnel dans son pays. Ma décision finale a été prise en raison de l’accueil que je savais qu’on aurait ici», a ajouté le premier ministre Trudeau.

Il croit aussi que la population ne doit pas sous-estimer l’importance de ce sommet annuel du G7. «C’est une occasion pour des pays aux valeurs alignées, [pour les] économies les plus développées du monde, de se rassembler pour parler d’enjeux économiques, mais aussi d’un impact global sur les océans, sur l’environnement sur l’amélioration des opportunités économiques et sociales pour les femmes à travers le monde», a-t-il soutenu.

Priorité à la sécurité

Concernant les questions de sécurité, Justin Trudeau a insisté pour dire que la sécurité des participants, des citoyens et des éventuels manifestants était une priorité.

«Je pense que c’est extrêmement important pour nous, en tant que Canadiens, de valoriser une diversité de points de vue et d’expression. À l’intérieur de tout ça, nous allons faire tout ce qui est nécessaire pour que les gens qui sont ici pour n’importe quelle raison puissent être en sécurité», a déclaré le chef du gouvernement aux médias.

Aux citoyens et commerçants de Québec qui redoutent des violences et du vandalisme en marge des manifestations, Justin Trudeau répond que «le gouvernement fédéral prend une grande part de la responsabilité pour assurer la sécurité et éviter les débordements».

Il a laissé entendre que des «discussions sont en cours» pour déterminer qui paiera la facture en cas de dégâts à Québec.

Le grand chef de la Première Nation huronne-wendat, Konrad Sioui, a rencontré Justin Trudeau plus tôt jeudi.

D’après M. Sioui, l’accueil du sommet du G7 est l’occasion de mettre de l’avant la contribution des Premières Nations au Canada. «Nous avons beaucoup à partager en matière de culture, de tourisme et de développement économique», a mentionné M. Sioui.

Konrad Sioui veut que le G7 serve de plateforme pour établir des liens avec les autres nations. «Nous voulons prendre la place qui nous revient», a-t-il déclaré.