En 2007, l’INESSS a statué qu’il n’y avait pas assez de preuves scientifiques pour que les traitements en chambre hyperbare soient reconnus. Or depuis ce temps, de nouvelles études internationales ont été publiées, fait valoir le député François Paradis, avant de demander que l’INESSS soit mandaté pour procéder à une mise à jour de la littérature scientifique et éventuellement faire des recommandations sur ces traitements.

Traitements en chambre hyperbare: Barrette disposé à mandater l’INESSS

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s’est dit jeudi «tout à fait disposé» à donner suite à une demande de la Coalition avenir Québec, qui souhaite que l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) procède à une mise à jour des études scientifiques sur les traitements en chambre pressurisée pour les enfants atteints de paralysie cérébrale.

Pendant la période de questions de l’Assemblée nationale, le député François Paradis a rappelé que 4000 enfants québécois étaient atteints de paralysie cérébrale au Québec, et que la prise en charge de cette maladie impliquait «de lourds sacrifices pour les parents». 

«On parle d’hospitalisation à répétition, de soins à domicile, de réadaptation…» a énuméré le député de Lévis.

«Il est possible de traiter la paralysie cérébrale à l’aide de petites chambres pressurisées. Ce nouveau type de traitement peut aider les enfants à apprendre à parler, à apprendre à marcher», a exposé François Paradis. 

En 2007, l’INESSS a statué qu’il n’y avait pas assez de preuves scientifiques pour que ces traitements soient reconnus. Or depuis ce temps, de nouvelles études internationales ont été publiées, a fait valoir le député caquiste, avant de demander que l’INESSS soit mandaté pour procéder à une mise à jour de la littérature scientifique et éventuellement faire des recommandations sur ces traitements.

Pour le ministre, la question se pose : «Sommes-nous au point où la littérature scientifique a fait la démonstration que l’utilisation des chambres hyperbares donne des résultats concrets, démontrés par la science? C’est l’enjeu le plus important pour nous, puisque nous basons nos décisions sur ces éléments-là». 

Le ministre Barrette s’est dit «tout à fait disposé» à demander à l’INESSS de se pencher sur la question de l’efficacité des traitements hyperbares pour la paralysie cérébrale «puisque c’est déjà dans notre carnet de projets». «Comme c’était déjà dans notre carnet de commandes, on peut l’accélérer [la demande], ce n’est pas un problème», a dit le ministre de la Santé.