La chef du NPD de l’Ontario, Andrea Horwath, était de passage à Ottawa, mercredi, notamment pour discuter des enjeux de la région avec les 39 autres députés du parti politique.
La chef du NPD de l’Ontario, Andrea Horwath, était de passage à Ottawa, mercredi, notamment pour discuter des enjeux de la région avec les 39 autres députés du parti politique.

Tous les députés du NPD à Ottawa

À l’approche des deux élections partielles qui auront lieu à Ottawa, à la fin du mois de février, les 40 députés du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario se sont rassemblés dans la capitale fédérale, mercredi.

Un repas a été organisé par le parti dans la circonscription d’Ottawa-Vanier pour discuter des enjeux de la région et pour répondre aux questions des leaders communautaires.

Pourquoi avoir choisi Ottawa pour cette rencontre entre les membres du parti et les différentes associations de la région ? « Évidemment, des élections partielles auront bientôt lieu à Ottawa. On voulait utiliser cette opportunité pour être plus présents, et pour se familiariser avec Ottawa », explique la chef de l’opposition officielle ontarienne, Andrea Horwath.

La candidate néo-démocrate d’Ottawa-Vanier, Myriam Djilane, s’est dite bien heureuse d’accueillir tous les députés du NPD dans le quartier où elle a grandi. « Ça fait vraiment une différence, le fait qu’ils soient ici. Ça donne de la légitimité, ça montre à la population d’Ottawa-Vanier et d’Orléans que les gens qui les représentent au parlement les écoutent. »

Celle qui se présente aux élections partielles dans le quartier d’Orléans, Manon Parrot, affirme avoir discuté avec un bon nombre de francophones, et que le dossier des services en français sera une grande priorité pour elle.

Les enjeux

Sans grande surprise, les décisions d’austérité du gouvernement Ford ont fait l’objet de nombreuses critiques, notamment à propos des coupes dans les services en santé et en éducation.

Mme Horwath, députée de Hamilton-Centre, a indiqué que les plus grandes préoccupations des Ottaviens sont relativement similaires à celles des autres Ontariens de la province.

Celle-ci a consacré une bonne partie de son allocution pour parler de la crise du logement qui a été déclarée par le conseil municipal d’Ottawa, la semaine dernière. « C’est devenu bien plus cher d’être un résident de la Ville d’Ottawa », a-t-elle déploré, en ajoutant que les promesses à propos d’un meilleur service de transports en commun dans la région de la capitale fédérale se sont transformées « en frustrations, en pannes et en accidents mécaniques ».

Par ailleurs, le manque d’accès aux services en français, notamment en santé, a fait partie des principaux sujets de conversation. « Les gros enjeux qui sont, je pense, sur toutes les lèvres, c’est la transformation du système de santé et comment ça va avoir un impact sur l’accès aux services de santé en français pour notre population », a souligné au Droit la présidente-directrice générale du Réseau des services de santé en français de l’est de l’Ontario, Jacinthe Desaulniers.

Pour la députée de Nickel Belt, France Gélinas, la Loi sur les services en français actuelle n’encadre pas adéquatement l’accessibilité aux services de santé dans la langue de Molière.

Les députés du NPD poursuivront les discussions avec les leaders communautaires au MIFO, à Orléans, jeudi soir.