Tony Clement

Tony Clement ne sera pas candidat conservateur en octobre

Le député fédéral ontarien Tony Clement, exclu du caucus conservateur pour des relations «inappropriées» en ligne avec plus d’une femme, ne sera pas candidat au scrutin d’octobre prochain.

Invoquant le désir de «poursuivre une vie meilleure», le député de Parry Sound-Muskoka depuis 2006 a expliqué, dans un communiqué publié sur son site mardi, qu’il avait maintenant remis sa vie personnelle sur ses rails après la «crise personnelle» qu’il avait créée.

M. Clement, un ancien ministre de Stephen Harper à Ottawa et de Mike Harris à Queen’s Park, soutient qu’il est «temps de passer à autre chose». Il se dit très heureux, comme sa famille d’ailleurs, de sa décision qui n’a pas été difficile à prendre. Le député aujourd’hui indépendant achèvera son mandat aux Communes.

Il avait demandé en novembre à la Gendarmerie royale du Canada de mener une enquête après avoir reconnu qu’il avait envoyé des images sexuellement explicites à une «femme consentante». Il venait en fait d’apprendre que cette flamme cachait des «acteurs étrangers» qui tentaient de lui extorquer 50 000 euros.

Deux hommes en Côte d’Ivoire ont été accusés de chantage dans le cadre de cette affaire.

M. Clement, âgé de 57 ans, avait d’abord expliqué à son chef, Andrew Scheer, que cette affaire de chantage était isolée, et il avait simplement démissionné de ses fonctions de porte-parole conservateur en matière de justice et de membre de ce comité des Communes.

Mais lorsqu’il a admis d’autres relations en ligne «inappropriées» avec plus d’une femme, le député a rapidement été chassé du caucus conservateur. Un certain nombre de femmes déclaraient que M. Clement s’était «lié d’amitié» avec elles en ligne, semblait suivre leurs activités de très près, «aimait» beaucoup certaines de leurs photos et les contactait parfois en privé par des messages directs.

Dans son communiqué, M. Clement affirme mardi qu’il soutiendra M. Scheer et le Parti conservateur aux élections fédérales d’octobre.