Manque de planification des travaux parlementaires, manque de collaboration avec l’opposition, manque de respect, absence du ministre lors de l’étude des projets de loi, refus de répondre aux questions, arrogance, la liste des griefs exprimés à l’endroit du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, s’allonge un peu plus chaque jour, en cette fin de session.

Tir groupé des libéraux contre Jolin-Barrette

Toutes les flèches de l’opposition libérale convergent désormais vers le ministre Simon Jolin-Barrette, à qui on reproche de mépriser l’institution parlementaire, en voulant forcer l’adoption à tout prix des projets de loi 9 sur l’immigration et 21 sur la laïcité, sans égard aux règles en vigueur.

Manque de planification des travaux parlementaires, manque de collaboration avec l’opposition, manque de respect, absence du ministre lors de l’étude des projets de loi, refus de répondre aux questions, arrogance, la liste des griefs exprimés à l’endroit du ministre de l’Immigration s’allonge un peu plus chaque jour, en cette fin de session.

Le fait que le ministre Jolin-Barrette soit également responsable de la laïcité, donc du projet de loi 21, en plus d’assumer son rôle de leader parlementaire, constitue une source d’irritation croissante pour l’opposition libérale, qui estime que ses droits sont lésés.

«On a un tiers de ministre. Un tiers de ministre en immigration, un tiers sur la laïcité, un tiers leader», a dénoncé mardi en mêlée de presse la porte-parole libérale en matière d’immigration, Dominique Anglade, convaincue que le ministre Jolin-Barrette veut voir l’opposition signer «un chèque en blanc».

Le leader parlementaire de l’opposition libérale, Sébastien Proulx, s’est livré lui aussi à une sortie en règle mardi, indiquant clairement qu’il n’entend pas s’en laisser imposer d’ici la fin des travaux, prévue le 14 juin.

«C’est pas vrai qu’on va laisser passer des projets de loi mal préparés, mal ficelés, qui n’auront pas les effets que l’on recherche sans dire un seul mot», a-t-il commenté en mêlée de presse, qualifiant la situation actuelle de «très mauvais spectacle». Selon lui, la façon de faire du gouvernement montre qu’il considère l’Assemblée nationale comme un «accessoire», au service de l’exécutif.