Stéphanie Desmeules

Stéphanie Desmeules se joint à Gilles Bélanger

Stéphanie Desmeules, qui a affronté le caquiste Gilles Bélanger dans la circonscription d’Orford lors des dernières élections provinciales, fait maintenant partie de l’équipe de ce dernier. Celle qui s’est présentée sous la bannière du Parti vert du Québec s’est récemment jointe à son ancien adversaire et est devenue son attachée en matière d’environnement.

Mme Desmeules rappelle qu’elle n’a jamais eu l’intention d’être élue lors des élections d’octobre dernier. « Je me suis présentée par défaut. Il y a quatre ans, personne ne s’était présenté dans Orford pour le Parti vert et je voulais que les gens puissent se prévaloir du droit de voter pour l’environnement. C’est avant que je sache que Québec solidaire allait porter là-dessus. Je m’étais donné comme mandat de peinturer dans le coin les candidats pour qu’ils se manifestent, qu’ils soient obligés de parler d’environnement », explique-t-elle.

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« Je n’ai jamais vraiment eu l’intention de gagner cette élection, poursuit-elle. Je savais que je n’avais pas beaucoup de chances de remporter ça. Cependant, j’ai tout de suite vu qu’il y avait des ouvertures. J’ai proposé aux candidats de voler nos idées, de s’inspirer des autres provinces et des autres pays. J’ai senti cette ouverture avec Gilles Bélanger. Il a continué d’en parler et de vouloir coopérer. »

Mme Desmeules se sent à l’aise de travailler avec la Coalition avenir Québec. « Je pense que l’idéologie de la CAQ, c’est plus par ignorance que par réelle volonté d’occulter toute la partie de l’environnement. Je pense qu’ils sont eux-mêmes emportés par la vague. Moi, je crois qu’ils vont de plus en plus s’ouvrir. J’ai l’impression que M. Bélanger est différent. Son ouverture environnementale a été prouvée par le passé. Pour moi, pour la région, c’était une évidence que je pouvais m’intégrer là-dedans », analyse celle qui a également une entreprise.

« J’ai à cœur que les projets se concrétisent de la façon la plus verte possible, continue-t-elle. Je ne suis pas attachée à un parti, je ne suis pas attachée à une personne, je suis attachée politique de l’environnement. M. Bélanger va faire ce qu’il peut avec l’information que je vais lui donner. »

Stéphanie Desmeules ne sent pas d’animosité entre elle et le parti pour lequel elle s’est présentée. « Au Parti vert, ça a été accueilli favorablement en ce sens que les idées vont continuer de cheminer. M. Tyrrell a mentionné qu’il aurait aimé me garder dans son équipe. Ils vont continuer leur chemin pour les quatre prochaines années. Ils ne pouvaient pas continuer avec moi, car ils ont des règlements spécifiques là-dessus. Je pense qu’ils ont peur des transfuges », indique la nouvelle attachée de presse en matière d’environnement.

Pour couronner le tout, Mme Desmeules aime l’ambiance de travail. « C’est positif et convivial. M. Bélanger a toujours un sourire. Il est très disponible. Ce n’est pas l’image que j’avais de la politique et je me rends compte que c’est possible de faire de la politique autrement. Je suis très heureuse de ça », assure-t-elle, mentionnant qu’elle travaille actuellement sur le dossier de Coventry.