Sept provinces ont adhéré à un programme d’aide lancé dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, selon de nouveaux documents.
Sept provinces ont adhéré à un programme d’aide lancé dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, selon de nouveaux documents.

Sept provinces ont signé des ententes sur le logement avec le gouvernement fédéral

Jordan Press
La Presse Canadienne
OTTAWA - Sept provinces ont adhéré à un programme d’aide lancé dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, selon de nouveaux documents.

Jusqu’à présent, le gouvernement a annoncé des ententes avec quatre d’entre elles pour le volet «Allocation canadienne pour le logement» dont devraient bénéficier des familles à faibles revenus, des anciens combattants, des Autochtones et des réfugiés.

Des sommes sont déjà versées à l’Ontario, à la Nouvelle-Écosse, à la Saskatchewan et à la Colombie-Britannique. Des documents remis la semaine dernière à la Chambre des communes indiquent que des ententes ont aussi été conclues avec trois autres provinces non nommées.

En octobre, les gouvernements du Canada et du Québec ont annoncé une entente sur le logement, comprenant un montant de 454,3 millions $ pour l’Allocation canadienne pour le logement. Selon le communiqué du ministère québécois des Affaires municipales et de l’Habitation, «un comité mixte fédéral-provincial sera mis en place afin de permettre au Québec d’orienter ce financement en choisissant des investissements alignés avec ses propres priorités».

L’aide fédérale est versée à un individu, et non à un logement subventionné. Auparavant, le locataire pouvait perdre la prestation s’il déménageait.

La Stratégie

Dimanche marquait la Journée nationale de l’habitation. Le gouvernement fédéral avait profité de cette journée, il y a trois ans, pour dévoiler sa Stratégie nationale sur le logement.

Depuis, il a ajouté de nouveaux volets à cette politique, notamment une aide d’un milliard de dollars pour les municipalités et autres fournisseurs de logements communautaires. afin de les aider à acheter des propriétés et à les transformer en logements.

Des municipalités comptent dépenser rapidement cet argent afin de contraindre le gouvernement à augmenter le fonds.

Des fournisseurs de logements sociaux pour les Autochtones souhaitent aussi que le gouvernement fédéral présente un programme pour les Inuits, les Métis et les membres des Premières Nations vivant en zone urbaine.

Un comité parlementaire doit publier un rapport sur le sujet d’ici la fin de l’année. Celui-ci pourrait jeter les bases d’un programme qui serait dévoilé au printemps 2021.

«Le gouvernement fédéral doit établir une stratégie nationale différente pour les Autochtones vivant dans les zones urbaines ou rurales. Les Canadiens acceptent que les peuples autochtones élaborent et supervisent eux-mêmes une telle politique», affirme Robert Byers, président du groupe de travail du Caucus autochtone de l’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine.

«Le moment est venu pour le gouvernement fédéral d’aller au bout des choses et d’annoncer une politique aussi tôt que possible.»

Le ministre de la Famille, de l’Emploi et du Développement social, Ahmed Hussen, a profité de cette journée pour annoncer les membres du premier Conseil national du logement du Canada.

Le rôle de ce comité sera de «guider le ministre sur notamment l’efficacité de la Stratégie nationale sur le logement, dans le but d’améliorer les conditions de logement et de faire avancer la réalisation graduelle du droit au logement».

Les membres devront travailler de concert avec un futur «défenseur fédéral du logement» dont le processus de nomination a été lancé dimanche.

Le comité sera co-présidé par Tim Richter, le président de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance. Selon lui, la pandémie de COVID-19 a exposé les ratés du système de logements au Canada. Plusieurs Canadiens risquent plus d’attraper la maladie tout simplement parce qu’ils vivent dans de mauvaises conditions de logement.

«Le conseil fournira un appui à la stratégie et donner une voix à ceux qui vivent l’itinérance ou ont besoin d’un logement, dit-il. Il exercera des pressions sur les gouvernements pour réagir plus rapidement à la crise du logement au Canada», souligne M. Richter.