Les anciens députés Raymond Bernier (à droite) et André Drolet, lors d'un rassemblement du Parti libéral du Québec, en janvier 2018

Raymond Bernier se lance comme indépendant aux élections fédérales

Après avoir essuyé un refus du Parti libéral du Canada, l’ancien député provincial Raymond Bernier se lance comme candidat indépendant au fédéral.

M. Bernier annoncera mercredi sa candidature dans la circonscription de Beauport—Côte-de-Beaupré—île d’Orléans—Charlevoix, en vue des élections fédérales du 21 octobre. Ce comté est représenté depuis 2015 par le Parti conservateur et Sylvie Boucher.

«Je vais annoncer ma décision dans un communiqué mercredi. Mais si on publie un communiqué, c’est que ça devrait être positif», a confirmé M. Bernier au Soleil, mardi matin.

L’homme de 66 ans a encore de travers dans la gorge la rebuffade infligée par les instances nationales du Parti libéral du Canada (PLC). Qui ont rejeté sa candidature même s’il avait l’assentiment de l’association libérale de la circonscription et était seul en lice pour en briguer l’investiture.

Plus tard dans la journée de mardi, le PLC a annoncé que Manon Fortin le représentera dans cette vaste circonscription s’étendant sur plus de 11 000 km2. Mme Fortin est l’ancienne présidente de l’association de circonscription et directrice générale de la Fédération des centres d’assistance et d’accompagnement aux plaintes en santé et services sociaux du Québec.

«Ils ne m’ont pas retenu comme candidat, atteste M. Bernier. C’est la décision d’un comité caché, comme j’appelle, dont on ne sait pas qui sont les membres. J’ai essayé de connaître les motifs du refus sans jamais obtenir de réponse», explique M. Bernier, à propos du comité Feu vert, qui gère les candidatures libérales fédérales à la grandeur du pays.

«J’ai été 12 fois candidat à des élections! Qu’est-ce qui ne fait pas? Mon âge? J’ai été député, chef de cabinet, conseiller municipal. Tu ne peux pas avoir plus d’expérience politique que ça. Et je n’ai jamais eu rien de négatif au code d’éthique de l’Assemblée nationale», souligne-t-il.

Conseiller municipal à Saint-Augustin-de-Desmaures de 1989 à 1997, le natif de Québec s’est ensuite lancé en politique québécoise. Il a été élu à trois reprises dans la circonscription provinciale de Montmorency sous la bannière libérale, en 2003, en 2008 et en 2014. Poste de député qu’il a donc occupé durant un total de 12 ans sur trois mandats non consécutifs. Il s’était aussi présenté pour les Libéraux du Québec dans La Peltrie en 1994, ce qui donne six élections provinciales à son curriculum vitæ.

«Soyez sérieux!»

«Je suis arrivé en février et on a commencé à ramasser des membres. Puis en avril, on a demandé une investiture, sans que ça se fasse. En juillet, ils arrivent avec une trousse du candidat, c’est-à-dire 50 pages de questions sur la sécurité et tes états financiers. Et finalement, le 22 août, j’ai reçu une réponse négative. Sans aucune explication!

«Soyez sérieux! C’est complètement ridicule et antidémocratique comme façon de procéder», insiste-t-il.

M. Bernier assure ne pas vouloir revenir en arrière. Il a choisi de se présenter comme candidat non affilié à un parti et ne changera pas d’idée.

«Se présenter comme candidat indépendant, c’est une nouvelle notion dans la région de Québec. Une autre vision de la politique. Ce que j’ai à offrir, c’est mon expérience. Si ça plaît, tant mieux. J’ai déjà commencé à faire du porte-à-porte et personne ne me parle du Parti libéral, pas plus que du premier ministre», assure M. Bernier, avec une petite pointe au gouvernement actuel.

En 2015, le Libéral Jean-Roger Vigneau avait obtenu 26,9% des suffrages dans la circonscription, contre 33,5% pour la conservatrice élue Sylvie Boucher.

Politique

Ford avait le droit de réduire la taille du conseil municipal de Toronto

TORONTO — Le plus haut tribunal de l’Ontario conclut que le gouvernement de Doug Ford avait le droit de réduire de près de moitié la taille du conseil municipal de Toronto.

Dans une décision partagée (3-2), la Cour d’appel de l’Ontario s’est rangée aux arguments du gouvernement Ford dans son différend avec la Ville de Toronto, qui avait contesté cette intervention sans précédent de Queen’s Park dans la démocratie municipale.

En adoptant sa « loi sur l’amélioration des administrations locales » au beau milieu des élections municipales de 2018, le gouvernement conservateur faisait notamment passer de 47 à 25 le nombre de sièges au conseil municipal de la métropole. M. Ford — qui avait été conseiller municipal et candidat défait à la mairie de Toronto — estimait alors que cette loi améliorerait les processus décisionnels au conseil et permettrait d’économiser 25 millions $.

Ses opposants l’accusaient toutefois de s’ingérer dans la politique municipale et de manipuler la démocratie.

La Cour supérieure a d’abord estimé que cette loi violait le droit constitutionnel des candidats à la liberté d’expression, mais le gouvernement Ford a obtenu une injonction en attendant l’issue de son appel — et les élections municipales à Toronto se sont déroulées dans 25 districts plutôt que 47.

Politique

Bouteilles de vin: unanimes, les députés réclament la consigne

Après quelques déchirements, tous les députés de l’Assemblée nationale se sont finalement entendus pour réclamer qu’une consigne soit imposée sur les bouteilles de vin et de spiritueux au Québec.

Pour la députée solidaire Ruba Ghazal, le dépôt jeudi du rapport de la Commission des transports et de l’environnement sur les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre constitue «une victoire». «C’est la première fois dans l’histoire du Québec que tous les partis sont en faveur de la consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux de la SAQ», se réjouit-elle.

Plus tôt cette semaine, les discussions entre les partis étaient dans l’impasse et la publication du rapport était compromise. Mme Ghazal est heureuse que ses collègues députés de la Coalition avenir Québec (CAQ), du Parti libéral du Québec (PLQ) et du Parti québécois (PQ) aient accepté de mettre de l’eau dans leur vin. 

«Tous les élus vous disent, aux lobbyistes anticonsigne, que l’important, ce ne sont pas vos intérêts économiques, mais c’est bien le bien commun. Et le ministre Charette doit continuer à résister aux lobbyistes», commente-t-elle. 

La députée espère que le Québec réussira à se sortir de la crise du recyclage, qui fait paraître les Québécois «comme des arriérés par rapport à la question du recyclage», selon elle. 

La commission parlementaire, qui a entendu 30 groupes à la mi-août, a accouché de neuf recommandations. En plus d’élargir la consigne, la commission recommande aussi de moderniser les centres de tri afin d’améliorer la qualité des matières triées, d’interdire l’enfouissement du verre, d’encourager le développement de débouchés locaux du verre et de bonifier les mécanismes permettant d’assurer la traçabilité des matières résiduelles. 

En 2018, 72 % du verre consommé par les foyers québécois s’est retrouvé au dépotoir. En commission parlementaire, la Société des alcools du Québec (SAQ) a causé la surprise en se montrant ouverte à la consigne des bouteilles de vin et de spiritueux, à condition que celles-ci ne soient pas rapportées dans ses succursales. 

Le ministre de l’Environnement Benoit Charette a réagi positivement à la publication de ce rapport, en rappelant que face à la crise du recyclage, «le statu quo n’est pas une option». 

«C’est un rapport d’une qualité qui est plus qu’intéressante et ce sera un bel élément pour nous pour s’inspirer», ajoute-t-il. D’ici quelques semaines, le ministre Charette présentera les mesures qu’il compte mettre de l’avant pour répondre à cette crise. 

Tweet «inopportun»

En lien avec les travaux de la commission, le président de l’Assemblée nationale François Paradis a rappelé à l’ordre M. Charette pour un tweet publié mercredi qu’il a qualifié «d’inopportun». 

La députée libérale Marie Montpetit a déploré sur Twitter que «la CAQ impose un rapport vide en refusant que les membres de la commission fassent leur travail». Ce à quoi le ministre de l’Environnement a répondu en imposant un ultimatum. «Vous avez jusqu’à 14 heures aujourd’hui pour accepter que le rapport de la commission contienne de véritables constats et recommandations. Il est temps pour vous d’agir comme la personne soucieuse de l’environnement que vous dites être. La décision vous revient.» 

S’il «prend acte» de la décision du président de l’Assemblée nationale, le ministre Charette croit ne rien avoir à se reprocher. «Je ne me suis pas immiscé dans les travaux de la commission.»

Politique

Le Québec est une province bilingue, selon la ministre Sonia LeBel

Le Québec est une province bilingue, a affirmé jeudi la ministre Sonia LeBel, avant de se raviser.

Ce serait même la seule province bilingue au Canada, selon la ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne.

Or, depuis 45 ans, la langue française est la seule langue officielle du Québec. C'est le gouvernement de Robert Bourassa qui avait fait adopter la loi 22, en 1974, ouvrant ainsi la voie à la loi 101, adoptée en 1977 par le gouvernement de René Lévesque.

Et la seule province canadienne officiellement bilingue est le Nouveau-Brunswick.

Au micro de l'animateur Paul Arcand, sur les ondes du 98,5, tôt jeudi matin, la ministre LeBel était invitée à commenter les demandes formulées cette semaine par son gouvernement aux chefs de parti, dans le cadre de la campagne électorale fédérale présentement en cours.

«Le Québec est la seule province bilingue au Canada», a déclaré la ministre LeBel, durant l'entrevue, en parlant des demandes du gouvernement Legault portant sur la question linguistique.

«C'est un lapsus», a cependant corrigé la ministre en mêlée de presse, quelques heures plus tard, cherchant à se faire rassurante sur ses connaissances du portrait linguistique canadien.

«Je veux rassurer les gens», a ajouté la ministre, affirmant qu'elle était «très au fait» que le Québec était francophone.

Et elle a précisé aussitôt qu'elle savait aussi que la seule province bilingue du Canada était le Nouveau-Brunswick.

Durant l'entrevue radiophonique, elle rappelait que son gouvernement souhaitait que les entreprises à charte fédérale installées au Québec, comme les banques, soient assujetties à la loi 101. Le gouvernement caquiste voudrait que tous les chefs s'engagent dans cette voie, s'ils prennent le pouvoir à Ottawa le 21 octobre.

Elle disait juger «aberrant» que la langue française n'ait pas le même statut dans les différents milieux de travail, qu'ils soient de compétence fédérale ou québécoise.

L'opposition péquiste a tenu à déplorer le «lapsus» de Mme LeBel.

«C'est navrant d'avoir à rappeler à la ministre des relations entre Québec et Ottawa» que le Québec n'est pas une province bilingue et que sa seule langue officielle est le français, a regretté le chef par intérim du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, en mêlée de presse.

Politique

Le ministre de l’Éducation imite Séraphin en pleine Assemblée nationale [VIDÉO]

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est amusé à imiter le personnage de Séraphin Poudrier à la période des questions à l’Assemblée nationale jeudi.

M. Roberge répondait à une question de la députée libérale Marwah Rizqy, qui accusait le gouvernement de signer un chèque en blanc afin de bâtir des classes de maternelle 4 ans. 

Le ministre s’est fait avertir par le président de l’Assemblée nationale François Paradis, ce qui ne l’a pas empêché d’en remettre. 

Son imitation a fait réagir le leader parlementaire libéral Marc Tanguay, qui croit qu’elle attaque la dignité de l’Assemblée nationale. 

Politique

Les libéraux réclament un moratoire sur les «esports» dans les écoles du Québec

QUÉBEC - Les libéraux réclament un moratoire dans le dossier des sports électroniques («esports») à l’école.

Les députés André Fortin et Enrico Ciccone demandent au gouvernement caquiste de stopper le déploiement de ce type de programmes, le temps qu’on évalue leurs impacts sur la santé des jeunes.

Contrairement aux programmes de sports-études et d’arts-études, les «esports» peuvent créer une dépendance chez les jeunes, ont-ils soutenu en point de presse à l’Assemblée nationale, jeudi.

«Je pense qu’on devrait mettre une halte à ça immédiatement, a déclaré M. Ciccone, porte-parole libéral en matière de sport et de saines habitudes de vie, et ex-hockeyeur. On devrait arrêter, tout simplement, dire: «Regardez, on est peut-être allé trop vite».»

«Une dépendance en baseball, ça n’existe pas, a renchéri son collègue, le député de Pontiac, André Fortin. Une dépendance en musique, ce n’est pas un problème.»

Ils se sont par ailleurs indignés du refus du gouvernement d’autoriser un mandat d’initiative qui aurait permis à la Commission de la santé et des services sociaux d’étudier l’impact des technologies chez les jeunes.

Les libéraux craignent l’accroissement de la cyberdépendance et de la sédentarité chez les jeunes. Ils disent constater que pour bien des parents, la gestion du temps d’écran autorisé à leurs enfants est devenue un combat de tous les instants.

En outre, ils abhorrent le terme «esports», car les sports électroniques ne sont pas un sport à proprement dit.

Plusieurs écoles québécoises ont commencé à se doter de programmes en «esport». C’est le cas entre autres de l’école secondaire Édouard-Montpetit, du Collège du Mont-Saint-Anne et de la polyvalente Arvida.

Un programme à Québec

À Québec, l’Académie Sainte-Marie dit être fière d’accueillir la première cohorte d’élèves dans la ville de Québec au niveau secondaire en «esport» dès 2020-2021.

Le programme permettrait aux jeunes de développer des compétences en stratégies de jeu, en communication et travail d’équipe, de suivre un programme d’entraînement physique et de saines habitudes de vie ainsi qu’être sensibilisés à la cyberdépendance.

Dans le cadre de référence de la compétence numérique qu’il a présenté en avril, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est montré ouvert aux jeux vidéo à l’école.

Interrogé lundi, en marge d’un point de presse sur la prévention des dépendances, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a toutefois reconnu que le gouvernement manquait de données.

Il a dit vouloir tenir un forum sur cet enjeu en 2020, et rappelé que le ministère de l’Éducation a déjà créé une chaire de recherche pour évaluer l’impact de ces nouveaux programmes sur les jeunes. Pour les libéraux, un forum n’empêche pas la tenue d’une commission parlementaire.

«Ça confirme ce que le premier ministre disait il y a quelques mois, que, pour lui, les commissions parlementaires, ce n’est pas à elles de décider, ce n’est pas à elles de recommander, le gouvernement est capable et devrait faire cet exercice-là lui-même», a déclaré M. Fortin, en déplorant avoir très peu de détails au sujet du forum qui sera organisé par le gouvernement.

«On ne connaît pas le mandat, on ne sait pas qui sera présent, on ne sait pas si les parlementaires vont avoir la chance, un, d’y participer, deux, de poser des questions et, trois, de décider un peu du format de ce forum-là.»

Politique

Bienvenu ou pas, le ministre Benoit Charette ira marcher pour le climat [VIDÉO]

Le ministre de l’Environnement Benoit Charette maintient sa participation à la marche pour le climat à Montréal le 27 septembre, même si l’un des groupes à l’origine de cette initiative lui a fait savoir qu’il n’est pas le bienvenu.

«Je relativise. Il y a un groupe parmi une coalition de quelques dizaines de groupes qui a manifesté sa prise de position. Ce n’est pas une prise de position qui est partagée», a-t-il réagi jeudi en mêlée de presse.

M. Charette a modifié son agenda en début de semaine pour être en mesure de représenter le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) à la Journée mondiale de mobilisation pour le climat, à laquelle participe aussi la jeune militante suédoise Greta Thunberg. 

Mercredi soir, le collectif La planète s’invite au parlement a fait savoir dans une publication Facebook que le ministre Charette n’est pas le bienvenu et qu’il doit plutôt retourner faire ses devoirs. «Vous êtes responsable, autant que les gouvernements qui vous précèdent, de la crise dans laquelle nous sommes actuellement. Votre gouvernement ne s’enligne aucunement pour mettre en place les mesures qui sont nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 oC», écrit le collectif. 

À LIRE AUSSI : Le ministre Benoit Charette pas le bienvenu à la marche pour le climat

«C’est un groupe parmi tant d’autres», a réagi M. Charette, qui ne craint pas de devenir une cible. Il n’a pas l’intention de renforcer la sécurité qui l’entourera lors de cette marche. «C’est des marches qui se déroulent dans le calme, des gens qui manifestent pour une cause qui est tout à fait valable, qui est juste. Donc non, je n’ai pas d’inquiétude à ce niveau-là.»

Le ministre caquiste indique que son gouvernement est au travail et pourra être jugé plus tard quant à sa réaction face à la crise environnementale. «On avance et dès le début de l’année 2020, on sera en mesure de présenter un plan tout à fait constructif et réaliste en matière d’environnement.»

Le premier ministre du Québec François Legault a quant à lui confirmé mercredi qu’il ne participera pas au rassemblement, au grand dam des partis d’opposition à l’Assemblée nationale. Avec La Presse canadienne

Élections 2019

«Blackface»: «J'aurais dû mieux savoir», déclare Justin Trudeau

OTTAWA — Justin Trudeau dit que c’est sa vie passée de «privilégié» qui l’a empêché de voir à quel point arborer un «blackface» était offensant. Le chef libéral affirme aussi que ses contacts avec la communauté multiethnique de son comté de Papineau ont influencé son éducation depuis sa jeunesse dorée.

«Je n’en ai jamais parlé publiquement parce que je suis profondément gêné de ce comportement. Ça ne représente pas la personne que je suis, la personne et le politicien que je suis devenu. J’aurais dû mieux savoir», a déclaré un Justin Trudeau contrit, debout dans un square à Winnipeg, jeudi après-midi.

Trois épisodes passés d’images embarrassantes ont surgi depuis mercredi. Le magazine américain Time a d’abord publié une photo d’un album d’une école de Vancouver où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant.

On y voit M. Trudeau le visage couvert de maquillage qualifié de brownface par Time.

Très vite, mercredi soir, le chef libéral s’est excusé pour cet épisode où, en 2001, il s’était déguisé pour une soirée costumée au thème des «Mille et une nuits».

Il a alors admis qu’il y avait eu un autre moment où il s’était peint le visage en noir. C’était au Collège Brébeuf, lors d’un spectacle, le temps de chanter un succès de Harry Belafonte.

Puis, jeudi matin, une courte vidéo a été diffusée par le réseau de télévision Global qui l’avait obtenue du Parti conservateur. Sur la vidéo qui n’offre que des images, pas de son, on voit un jeune Trudeau qui lève les bras et ouvre la bouche.

À Winnipeg, M. Trudeau a révélé que cette autre occasion où il a cru bon se peindre le visage et les bras en noir remonte au début des années 1990 alors qu’il était guide de rivière.

Pendant plus de 30 minutes, M. Trudeau a répondu aux questions des journalistes sur cette affaire embarrassante qui s’est retrouvée à la une de plusieurs médias dans le monde.

Il a repris un journaliste qui lui parlait de «maquillage», affirmant qu’il fallait nommer les choses telles qu’elles sont et que ce qu’il a fait était arborer un blackface, geste inexcusable pour lequel il a demandé pardon.

«Je dois reconnaître que j’étais aveugle moi-même à la douleur que j’ai pu causer à ce moment-là et que je cause maintenant à des gens qui comptent sur moi pour les défendre», a également admis M. Trudeau, qui assure qu’il ne se souvient pas de tous les épisodes où il a pu se peindre le visage en noir et ne peut donc pas assurer que tous ses squelettes sont sortis du placard.

À l’origine, le blackface était une façon de dénigrer les Noirs américains sur scène. Ces dernières années, tout déguisement semblable est devenu associé à du racisme.

Politique

La FTQ dépense 150 000 $ pour une campagne d’affichage

PLC, PCC, BQ, NPD, PVC, PPC et… FTQ. Les affiches électorales envahissent les rues depuis une semaine. Aux partis politiques, il faut ajouter la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Le syndicat a déboursé 150 000 $ pour une campagne d’affichage public durant cette campagne électorale.

«On a des revendications. Et on souhaite que la population les voie et que les candidats des différents partis les voient», explique le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Éducation

Marche pour le climat du 27 septembre: Legault aura les enseignants à l’œil

François Legault aura les enseignants à l’œil lors de la journée du climat : il leur demande d’être au travail, et pas dans la rue.

C’est que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décrété une journée pédagogique le 27 septembre afin de permettre aux élèves et à leurs parents d’aller manifester aux côtés de Greta Thunberg, vedette planétaire de la lutte aux changements climatiques.

Mercredi, le premier ministre a critiqué la décision de la CSDM, trouvant «malheureux» que les parents apprennent «à la dernière minute» que les cours seront suspendus. «Il y a des parents qui se font dire : «Organisez-vous avec vos enfants, il n’y a pas d’école»», a déploré M. Legault.

Il a également tenu à rappeler qu’une journée pédagogique n’est pas une journée de congé pour les enseignants. «Moi, je m’attends à ce que la Commission scolaire de Montréal s’assure que les enseignants travaillent», a-t-il répété trois fois en mêlée de presse.

Pour Manon Massé, coporte-parole de Québec solidaire, le chef du gouvernement québécois «ne sait pas ce qu’il dit» lorsqu’il «interdit» aux enseignants d’aller manifester avec leurs élèves le jour de la grève mondiale du climat.

«Je pense qu’il y a des enseignants qui savent bien que leur place d’enseignants, c’est d’être aux côtés des jeunes», a-t-elle déclaré.

La CSDM s’est quant à elle montrée prudente dans une déclaration envoyée aux médias : «Lors d’une journée pédagogique, les enseignants sont au travail et la journée du 27 septembre est une journée pédagogique comme les autres.»

Cela n’a pas empêché le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, d’emboîter le pas à M. Legault et de souligner à doubles traits que la journée du 27 septembre doit être une journée «de préparation, de correction et de formation».

M. Roberge a dit reconnaître l’autorité de la CSDM, mais jamais il n’aurait pris une telle décision. «La solution aux problèmes environnementaux, elle est à l’école, elle n’est pas dans la rue», a-t-il tranché.

À l’échelle nationale, les universités de Montréal et Concordia, plusieurs cégeps du Québec, l’Université de la Colombie-Britannique et le conseil scolaire du district de Toronto ont également pris des mesures pour accommoder les étudiants qui envisagent de faire l’école buissonnière le 27 septembre.

Pas la place d’un premier ministre

Par ailleurs, M. Legault a confirmé, mercredi, qu’il ne participera pas à la grande marche pour le climat, au grand dam des partis d’opposition.

Ce seront plutôt le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, et le député de Bourget, Richard Campeau, qui représenteront le gouvernement.

«Je ne crois pas que ce soit la place d’un premier ministre d’être dans cette manifestation à Montréal», a déclaré M. Legault en anglais.

M. Charette avait indiqué la veille qu’il se joindrait éventuellement aux marcheurs, «si l’agenda devait le permettre».

Il appuie tout à fait la décision du premier ministre de ne pas se rendre à Montréal le 27 septembre. «C’est une marche qui risque de réunir énormément énormément de gens, donc si c’est pour se perdre dans une foule, effectivement il y a moins d’intérêt», a-t-il lancé.

Plus tôt dans la journée, M. Charrette avait laissé entendre qu’il s’inquiétait pour le bien-être des jeunes qui participeront à la manifestation. «J’ai des jeunes de niveau primaire et secondaire. Une journée de classe, je préfère les savoir en classe plutôt qu’à la rue de cette façon-là.»

Le gouvernement a rejeté deux motions de l’opposition reliées à la marche contre la crise climatique. L’opposition libérale, par la voix de la députée Marie Montpetit, invitait notamment le premier ministre à participer à la marche et à la «Climate Week» à New York, de même qu’à «reconnaître que le réchauffement climatique représente l’une des principales menaces pour l’économie du Québec».

L’autre motion, déposée par Québec solidaire, allait dans le même sens et a subi le même sort.

Politique

Isabelle Melançon appuie la presse régionale [VIDÉO]

La députée libérale Isabelle Melançon avait déposé une motion sur l’exemplarité de l’État en chambre parlementaire le 2 mai dernier stipulant que le gouvernement devait privilégier la presse régionale plutôt que les géants du Web pour les investissements en publicité. La motion avait été acceptée à l’unanimité. Mercredi, la députée apprenait qu’aucun effort n’avait été déployé pour faire respecter cette motion.

La députée de Verdun était en visite au Soleil mercredi afin de démontrer son appui envers la presse régionale, dont le Groupe Capitales Médias (six journaux du Québec), qui s’est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers le 19 août dernier. Dans les dernières semaines, elle a aussi visité les bureaux de La Voix de l’Est et du Nouvelliste.

«Je voulais faire le tour pour rencontrer les gens, je vois à quel point c’est dynamique. Il y a de l’expérience, il y a de la nouveauté. Je vois aussi des bureaux qui sont vides. J’ai compris que les gens du Soleil ne sont pas assis sur leurs mains. Il y a déjà du travail qui avait été fait, indique Mme Melançon. L’importance des journaux, elle ne date pas d’hier. L’information de qualité, partout sur le territoire du Québec, c’est nécessaire. Et une information diversifiée aussi, il faut se le rappeler», a partagé la députée. 

La motion du 2 mai dernier voulait que le gouvernement arrête d’injecter des sommes dans les géants du Web, comme Facebook ou Google, et qu’il investisse plutôt dans la publicité dans les médias locaux et régionaux.

«J’ai fait une demande d’accès à l’information. J’ai appris qu’aucune correspondance n’avait été acheminée de la part de Nathalie Roy. Rien n’a été fait. Quand la ministre me dit : “Je suis en action”, je trouve ça tellement dommage, c’était facile à faire», indique Mme Melançon.

Conformément aux dispositions de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, la députée souhaitait avoir copie de toute lettre ou directive de la part de Culture et des Communications à tout ministère ou organisme au sujet des placements publicitaires gouvernementaux depuis le 18 octobre 2018.

«Au terme des recherches effectuées, nous constatons que nous ne détenons aucun document», peut-on lire dans la réponse du ministère, dont Le Soleil a pu prendre connaissance.

La députée de Verdun juge que «la ministre de la Culture est totalement absente depuis le début de ce débat». Elle reconnaît qu’un chèque de 5 millions $ a été fait pour permettre au Groupe Capitales Médias de poursuivre ses activités jusqu’à la mi-novembre, mais rappelle que «la ministre de la Culture disait que c’était de garrocher de l’argent par les fenêtres».

Motion refusée

Mercredi, en rencontre parlementaire, Mme Melançon a déposé une autre motion en lien avec la crise des médias. La motion parlait notamment d’imposer une taxe de 3 % sur les revenus des géants du Web, comme le fait la Norvège et la France.

«Je demandais au gouvernement du Québec de bouger. On en parle beaucoup, mais on n’a pas beaucoup agi. Tout le monde des oppositions, et même les indépendants, m’appuyait à l’intérieur de cette motion-là. Je demandais de passer à l’action, malheureusement ils ont décidé de dire non.»

La motion voulait aussi que le gouvernement se montre exemplaire face aux investissements publicitaires qu’il choisit. 

«On ne sait pas où on s’en va. Il n’y a pas de pilote dans l’avion, en pleine crise, c’est tellement triste de voir que personne n’est aux commandes. Moi, je vais continuer à en parler, je vais continuer à demander au gouvernement de bouger.»

Politique

Projet de pipeline: Legault riposte à Scheer

Le premier ministre François Legault a riposté, mercredi, au chef conservateur Andrew Scheer, qui voudrait imposer un nouveau pipeline au Québec, même sans son consentement.

Si un gouvernement conservateur est élu le 21 octobre à Ottawa, M. Scheer a dit qu’il fera avancer les «projets [énergétiques] qui sont dans l’intérêt national» et qu’il défendra les champs de compétence du fédéral, en d’autres mots, la prérogative d’Ottawa pour l’approbation des projets d’oléoducs interprovinciaux.

En mêlée de presse avant la période de questions, M. Legault a rétorqué que le Québec défendra ses compétences en matière d’environnement.

«On voudrait que la compétence du Québec soit la seule reconnue», a-t-il déclaré, faisant ainsi écho à ses revendications adressées mardi à tous les chefs fédéraux en campagne, soit de reconnaître la compétence exclusive, plutôt que partagée, du Québec en environnement.

Le chef caquiste a aussi ajouté qu’«il y a une question de politique, de légitimité, et on sait que les Québécois sont contre cet oléoduc», répétant ainsi son argument selon lequel il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour un tel projet.

«Pas d’intérêt»

Pour sa part, son ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a dit qu’il n’y avait «pas d’intérêt» pour un pipeline qui traverserait le pays.

«La stratégie [du gouvernement Legault] va être développée en fonction d’une décision qui pourrait être prise au niveau fédéral», a-t-il poursuivi, concernant la façon dont le Québec pourrait bloquer un éventuel projet. Il a toutefois refusé d’élaborer davantage sur les recours à sa disposition.

La veille, le chef de l’opposition libérale, Pierre Arcand, autrefois ministre des Ressources naturelles, avait pourtant souligné que le Québec avait un arsenal à sa disposition en vue de contrecarrer les velléités fédérales. Ottawa a bien beau approuver l’oléoduc, mais c’est le Québec qui délivre le permis pour les stations de pompage nécessaires aux oléoducs, avait-il fait remarquer.

Andrew Scheer soutient quant à lui que les Québécois préfèrent avoir accès au pétrole de l’Ouest plutôt que d’en acheter de l’étranger. En outre, il a répété que le transport par pipeline est plus sécuritaire que par voie ferrée.

Politique

Simon Jolin-Barrette accuse Marc Tanguay de l’avoir menacé

Le leader parlementaire du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, a accusé, mercredi, son vis-à-vis de l’opposition officielle, Marc Tanguay, de l’avoir menacé en pleine séance.

Les libéraux ont opposé un démenti formel et reprochent au gouvernement de détourner ainsi l’attention pour commettre «une ingérence directe» dans le travail d’une commission - la présidence de l’Assemblée nationale devra d’ailleurs rendre une décision sur cette affaire dans les prochains jours.

Au deuxième jour des travaux parlementaires à Québec, caquistes et libéraux sont donc déjà à couteaux tirés. À l’origine : un débat au Salon bleu sur un gazouillis du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, qui donnait un ultimatum à des membres d’une commission parlementaire visant à trouver une solution à la crise du recyclage du verre.

Simon Jolin-Barrette a laissé entendre que les libéraux faisaient de l’obstruction dans les travaux de la commission. De surcroît, il a soulevé des doutes sur l’impartialité de la présidente de la commission, la députée libérale de L’Acadie, Christine St-Pierre.

«On me menace?»

Marc Tanguay n’a pas digéré cette insinuation sur sa collègue et a répliqué par une remarque qui n’a pas été captée par le microphone.

«Est-ce qu’on me menace? a alors demandé M. Jolin-Barrette. Le principal droit d’un parlementaire est son droit de parole. Je n’accepterai pas de me faire dire par un collègue de l’opposition officielle : «fais attention à ce que tu vas dire». Si ça, ce ne sont pas des menaces...» a-t-il lancé, avant d’être interrompu par la présidence.

Un porte-parole libéral a tenu à préciser que les accusations de M. Jolin-Barrette étaient complètement fausses et que les caquistes cherchaient à leur faire porter le blâme.

Un tweet compromettant

Sur le fond de l’affaire, l’opposition libérale dénonçait ce message transmis par Twitter du ministre Benoit Charette : «Vous avez jusqu’à 14h00 aujourd’hui pour accepter que le rapport de la commission contienne de véritables constats et recommandations.»

Marc Tanguay a demandé au président de l’Assemblée nationale de condamner ce gazouillis comme étant une ingérence du pouvoir exécutif dans le domaine du pouvoir législatif, c’est-à-dire une commission parlementaire.

La porte-parole du PLQ, la députée Marie Montpetit, déplore que la commission n’ait eu qu’une heure pour rédiger le rapport final, en raison de l’ultimatum du gouvernement, qui refuse d’accorder aux élus une ou deux heures supplémentaires de travaux.

«On ne ressent pas qu’on a une ouverture, une latitude pour faire notre travail», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse canadienne.

«On a un ministre qui est informé du travail qui a été fait alors que les travaux sont censés être faits à huis clos», a poursuivi la députée, avec une pointe de soupçon visant les députés caquistes membres de la commission.

«Il ne se cache même pas pour s’ingérer dans les travaux d’une commission. Ce n’est pas à lui à nous dicter la façon dont on va se gouverner.»

Mme Montpetit exige que la commission qui a entendu de nombreux intervenants puisse effectuer son mandat et formuler ses recommandations, mais craint que le gouvernement ait déjà ses solutions en tête sans être à l’écoute.

Politique

Le NPD promet d’étendre la gratuité des soins de santé à la facture du dentiste

SUDBURY - Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a choisi le décor d’une clinique dentaire de Sudbury, au huitième jour de la campagne électorale, pour rappeler la promesse de son parti de couvrir les frais dentaires grâce à une assurance mise en place par un gouvernement fédéral néo-démocrate.

Si les soins de santé sont de compétence provinciale, une loi fédérale, la Loi canadienne sur la santé, définit les paramètres de ce que les provinces sont tenues d’offrir à leurs citoyens. C’est cette loi qui impose la gratuité de soins de santé.

Un gouvernement néo-démocrate étendrait cette gratuité aux soins dentaires pour tous, éventuellement.

Dans un premier temps, Jagmeet Singh propose le remboursement des frais dentaires aux citoyens qui n’ont pas d’assurance dentaire et qui ont un revenu inférieur à 70 000 $. Les Canadiens qui gagnent entre 70 000 $ et 90 000 $ verraient une partie de leurs soins dentaires remboursée.

«On a un plan, le premier pas pour s’assurer qu’on (aura) un plan d’assurance dentaire universel», a déclaré M. Singh, mercredi.

Le NPD a calculé, avec l’aide du Directeur parlementaire du budget (DPB), qu’un programme national d’assurance dentaire coûterait 860 millions $ par année aux coffres fédéraux.

Invité à dire d’où viendrait tout cet argent, celui de cette promesse-ci et des autres, M. Singh a servi sa réponse habituelle. «On a le courage de dire non aux entreprises qui sont les plus riches et de dire oui aux gens», a-t-il offert. Il n’a pas voulu détailler les projets du NPD pour un éventuel retour à l’équilibre budgétaire.

Politique

Le Bloc veut interdire les pesticides tueurs d’abeilles d’ici quatre ans

SAINT-MATHIEU-DE-BELOEIL - Le Bloc québécois estime que l’époque des tergiversations et des demi-mesures en matière de pesticides tueurs d’abeilles est terminée et que le temps est venu de passer à une interdiction complète, mais progressive.

De passage dans une ferme biologique de la Montérégie, mercredi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a fait part de son intention de présenter dès le retour en chambre un plan de retrait d’ici quatre ans des pesticides néonicotinoïdes assorti d’un fonds de 300 millions $ pour la recherche et la transition pour les producteurs agricoles.

Lui-même ministre de l’Environnement dans le bref gouvernement péquiste de Pauline Marois, Yves-François Blanchet avait entrepris une démarche de retrait pour se heurter aux lobbys des producteurs agricoles et, surtout, des fabricants de pesticides.

Il fait valoir qu’il a été démontré que les néonicotinoïdes sont à l’origine d’une décimation des colonies d’abeilles.

De plus, le ministère québécois de l’Environnement a détecté entre 2015 et 2017 des traces de ce pesticide au-delà des critères de la qualité requise pour la protection des espèces aquatiques dans 79 à 100 pour cent des échantillons d’eau. L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a par ailleurs conclu qu’il a des effets négatifs sur le système endocrinien des humains.

Il dénonce le fait que, malgré les recherches scientifiques menées durant sept ans par Ottawa qui ont démontré les effets dévastateurs des néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques, Santé Canada se soit contenté de simplement en restreindre l’usage à certaines étapes de la floraison.

Selon le Bloc, le délai de quatre ans permettra aux agriculteurs de s’adapter pendant que la recherche sur des produits moins nocifs sera menée à terme.

Politique

Justin Trudeau évasif face aux demandes électorales de François Legault

FREDERICTON - Questionné sur les demandes électorales du premier ministre François Legault, Justin Trudeau est resté évasif mercredi, se contentant de souligner le caractère «profondément collaboratif» de son approche envers les provinces.

François Legault avait formulé la veille quatre demandes à l’intention des chefs des partis fédéraux, leur enjoignant notamment d’étendre les pouvoirs du Québec en matière d’immigration et d’autoriser l’assujettissement des entreprises sous compétence fédérale à la loi 101.

Le gouvernement caquiste souhaite également que les chefs de parti s’engagent à ne pas s’impliquer dans une contestation de la Loi sur la laïcité de l’État et à instaurer une déclaration de revenus unique pour les Québécois.

Or, Justin Trudeau s’est déjà montré réfractaire à l’ensemble de ces demandes par le passé. Il a affirmé en début de campagne qu’il ne porterait pas la loi 21 devant les tribunaux «pour l’instant», mais il n’a jamais caché son désaccord face à cette interdiction du port de signes religieux à certains employés de l’État lorsqu’ils sont dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison, ainsi que les enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire.

«Nous prenons toujours très au sérieux les demandes de tout premier ministre provincial, y compris de M. Legault. On va travailler avec lui pour trouver des façons d’aider les Québécois, d’aider les Canadiens de façon responsable», a déclaré le chef libéral mercredi.

«Nous essaierons de collaborer avec les premiers ministres partout où nous le pouvons, mais nous continuerons à nous tenir debout pour ce qui est juste et ce dont les Canadiens ont besoin», a-t-il ajouté en anglais.

Des engagements pour les aînés

Justin Trudeau était de passage à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, pour promettre une bonification des prestations aux aînés et aux personnes dont le conjoint est décédé.

Il a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu augmenterait les prestations de sécurité de la vieillesse de 10 pour cent après l’âge de 75 ans et hausserait de 25 pour cent la prestation de survivant du Régime de pension du Canada et du Régime de rentes du Québec.

«On a démontré au cours des quatre dernières années qu’en investissant dans les gens, dans les familles, dans la classe moyenne, dans nos communautés, on a créé de la croissance. On a créé des emplois. Et on a sorti des gens de la pauvreté», a-t-il affirmé, en précisant que le directeur parlementaire du budget dévoilerait sous peu son évaluation des coûts associés au programme électoral libéral.

M. Trudeau a fait cette annonce dans un club de boulingrin de Fredericton, une circonscription que les libéraux ont remportée en 2015 dans leur balayage des provinces de l’Atlantique.

Alors que les libéraux - et les autres partis - ont ciblé les jeunes familles au début de la campagne, les électeurs âgés de plus de 65 ans sont souvent ceux qui se présentent de manière constante aux urnes.

M. Trudeau a indiqué qu’il savait que plusieurs aînés avaient encore du mal à payer leurs factures en vieillissant, et que l’augmentation de la sécurité de la vieillesse mettra 729 $ de plus dans les poches des aînés chaque année, tandis que les prestations de survivant augmenteront de 2080 $.

Il a également été questionné sur le projet d’oléoduc Énergie Est - une menace qui plane toujours sur le Québec, selon le chef bloquiste Yves-François Blanchet.

«La compagnie a retiré le projet pour des raisons de marché, pour des raisons de prix, pour des raisons du contexte économique global, donc nous n’avons pas à nous prononcer sur ce projet-là. Mais nous allons nous assurer que quelque projet que ce soit passe par des étapes rigoureuses dans l’évaluation pour démontrer qu’on respecte les préoccupations des Canadiens.»

M. Trudeau passera la majeure partie de la journée de mercredi au Nouveau-Brunswick, avant de se rendre en Nouvelle-Écosse pour un événement de campagne en soirée.

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Politique

Greta Thunberg ne viendra pas au parlement

Moins d’une dizaine de jours avant l’événement, on ne sait toujours pas si le gouvernement du Québec sera représenté — et si oui, par qui — à la grande marche du 27 septembre visant à contrer la crise climatique.

On sait par contre que la jeune militante suédoise Greta Thunberg a décliné l’invitation faite par le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, de prendre la parole à l’agora du parlement, dans le cadre de sa présence prochaine au Québec.

Mme Thunberg, vedette planétaire de la lutte conte les changements climatiques, participera par contre à la grande marche qui se tiendra à Montréal le vendredi 27 septembre, journée mondiale de mobilisation pour le climat.

Le premier ministre François Legault n’a toujours pas indiqué s’il allait être présent à cette grande manifestation.

Le ministre de l’Environnement, Benoît Charette, a dit quant à lui, mardi, qu’il se joindrait éventuellement aux marcheurs, «si l’agenda devait le permettre».

Apparemment, le gouvernement n’a toujours pas de plan de match quant à l’importance, voire la pertinence, de sa participation à cette marche. «Je ne peux pas présumer à ce moment-ci de la présence ou non de collègues», a dit le ministre de l’Environnement.

Dans les jours précédents, en compagnie de son collègue des Ressources naturelles, Jonatan Julien, il participera à la Climate Week, parrainé par l’Organisation des Nations unies (ONU), à New York, visant à faire le point sur la lutte planétaire contre les changements climatiques. «On est un parti d’action, bien plus qu’un parti de représentation», a commenté M. Charette, pour justifier une éventuelle absence le 27 septembre à Montréal.

En ce premier jour de reprise des travaux parlementaires, mardi, le gouvernement a rejeté deux motions de l’opposition liées à la marche contre la crise climatique.

L’opposition libérale, par la voix de la députée Marie Montpetit, invitait notamment le premier ministre à participer à la marche et à la Climate Week, de même qu’à «reconnaître que le réchauffement climatique représente l’une des principales menaces pour l’économie du Québec».

L’autre motion, déposée par Québec solidaire, allait dans le même sens et a subi le même sort.

Pendant ce temps, pour démontrer sa préoccupation envers la crise climatique, la Commission scolaire de Montréal, la plus importante au Québec, a décrété que le 27 septembre serait une journée pédagogique. Ainsi, les 114 000 élèves qui fréquentent ses écoles seront libres de participer à la marche dans les rues de la métropole. D’autres institutions d’enseignement au Québec ont annoncé la suspension des cours pour favoriser la participation à la marche.

Politique

Un permis bientôt nécessaire pour les garderies privées en milieu familial

Visées par de nombreuses plaintes, les garderies privées en milieu familial devront montrer patte blanche. Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, dit faire le choix «de la sécurité des enfants» en leur imposant bientôt un permis.

«Vous savez, au Québec, ça prend un permis pour vendre de la crème glacée. Pourquoi est-ce qu’on permet à des gens d’opérer sans permis pour garder nos enfants?» a lancé le ministre Lacombe en mêlée de presse mardi.

D’ici «quelques semaines», le ministre dévoilera en détails la solution qu’il aura retenue pour serrer la vis à ces garderies en milieu familial non régies. Un changement à la loi ou des contraintes administratives sont envisagées.

«On a un fichu problème de qualité et de sécurité» dans ces services de garde, croit M. Lacombe.

Il réagissait aux informations que La Presse a révélées mardi, comme quoi le nombre de plaintes contre les garderies privées en milieu familial a explosé. En 2018-2019, un millier de plaintes ont été retenues par le ministère de la Famille en lien avec ce type de garderies, soit presque trois fois plus qu’un an auparavant.

Le ministre Lacombe déplore que ces garderies privées en milieu familial passent totalement sous le radar du ministère de la Famille. «On n’a pas de moyens d’aller vérifier de façon proactive si les enfants sont en sécurité.»

Travaillant sur ce dossier depuis plusieurs mois, le ministre promet des changements concrets. «Ce sera musclé.»

M. Lacombe explique que son ministère a 10 000 places subventionnées en milieu familial à offrir, qui ne trouvent pas preneur étant donné la rareté des éducatrices qui veulent les obtenir. «J’invite les éducatrices qui sont dans le milieu non régi, qui n’ont pas de permis, à joindre le réseau régi. On a des places subventionnées et on a un cadre plus sécuritaire», lance-t-il.

Abolir le modèle?

Le ministre envisage même d’abolir pour de bon le modèle des garderies en milieu familial non régies.

«Le choix que je fais, c’est de miser sur la sécurité et de m’assurer comme ministre que tous les enfants sont en sécurité. On n’oblige aucun service de garde à fermer. On leur demande seulement d’avoir un permis. Je pense qu’on est capables.»

La députée du Parti québécois Véronique Hivon trouve pour sa part que le gouvernement réagit très tard, alors que le ministre est au courant des plaintes depuis des mois. «C’est une situation qui est très, très grave.»

Mme Hivon déplore que le gouvernement de la Coalition avenir Québec se soit entêté l’an dernier à ne pas encadrer davantage ces garderies en milieu familial non régies, lors de l’étude du projet de loi 143.

«Ils ont refusé tout encadrement. Aujourd’hui, on voit les résultats. Ils partagent une part de cette responsabilité-là, des mauvais services.»

À l’heure actuelle, les propriétaires de ces garderies privées en milieu familial peuvent accueillir un maximum de six enfants et doivent répondre à trois exigences : avoir une assurance responsabilité civile, suivre un cours de réanimation cardiorespiratoire et se plier à une vérification de leurs antécédents judiciaires.

Politique

UPAC: QS et le PQ refusent le choix de la CAQ, au PLQ de trancher

Le gouvernement Legault est maintenant à la merci des élus de l’opposition libérale (PLQ) s’il veut faire entériner son candidat, Frédéric Gaudreau, à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Depuis l’adoption de la loi sur la nomination et la destitution du commissaire de l’UPAC et du directeur de la Sûreté du Québec (SQ), le candidat choisi par le gouvernement doit en effet recueillir les deux tiers des voix à l’Assemblée nationale.

Or Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont fait savoir mardi qu’ils s’opposaient au choix de M. Gaudreau : le PQ demande depuis 2017 qu’un civil soit nommé à la tête de l’UPAC pour faire un vrai ménage dans l’organisation, et QS exige aussi la nomination d’un civil.

L’opposition de QS et du PQ prive le gouvernement de 19 voix; il reste donc les 28 élus du Parti libéral pour faire pencher la balance.

Or le PLQ a refusé mardi de faire savoir s’il appuiera ou non le choix des caquistes.

Une source près du dossier a confirmé que le nom de M. Gaudreau avait été proposé par le gouvernement caquiste, mais les sources officielles ont refusé de confirmer.

Rappelons que M. Gaudreau occupe le poste depuis la démission de Robert Lafrenière le jour des élections générales de 2018, parti sans jamais expliquer les motifs de son départ, avant la fin de son mandat.

Une source libérale a indiqué mardi soir que les élus du PLQ rencontreront le candidat, comme le prévoit la loi, avant de trancher. Dans un entretien avec La Presse canadienne, cette même source a dénoncé le dérapage dans ce processus de nomination. Cet interlocuteur estime que la confidentialité du processus a été brisée.

«On n’est pas surpris, mais déçus, c’est complètement irrespectueux. Le nom devait rester secret. L’étape deux devait être la rencontre du candidat, mais il est [déjà] crucifié sur la place publique. [...] C’est indigne.» 

Politique

Legault présente sa liste de demandes aux chefs fédéraux

Le premier ministre François Legault profite de la campagne électorale fédérale en cours pour jouer à fond la carte nationaliste.

Il a présenté mardi en conférence de presse la courte liste de quatre demandes formulées aux chefs de parti présentement en campagne électorale et elles visent toutes à accroître les pouvoirs du Québec tout en affirmant sa différence.

Loi 101 aux entreprises de compétence fédérale

Ainsi, il souhaite notamment que les chefs des différents partis s’engagent, s’ils forment le prochain gouvernement à Ottawa, à permettre au Québec d’assujettir à la loi 101 les entreprises sous compétence fédérale, dont les banques.

Le gouvernement n’a cependant pas voulu commenter le scénario d’éventuelles contestations judiciaires de ces entreprises à charte fédérale, si Ottawa allait de l’avant avec la demande du Québec.

Immigration

Sans surprise, M. Legault revient à la charge pour exprimer sa volonté d’étendre les pouvoirs du Québec en matière d’immigration, bien déterminé à implanter ses controversés tests de français et de valeurs aux étrangers qui veulent vivre au Québec. Un échec répété à ces tests pourrait théoriquement se traduire par une expulsion du pays.

«Beaucoup» de valeurs canadiennes sont les mêmes que les valeurs québécoises, a observé M. Legault, voulant se faire rassurant en faisant valoir que les tests prévus ne seraient pas si différents de ceux déjà imposés par le gouvernement canadien aux nouveaux arrivants.

Toujours en matière d’immigration, il veut surtout être le seul à déterminer le nombre de nouveaux arrivants acceptés au Québec chaque année, dans toutes les catégories existantes, incluant les réfugiés, et être le seul à déterminer les conditions à remplir pour se qualifier en vue d’obtenir la résidence permanente au Québec.

Le Québec veut aussi avoir le champ libre pour gérer à sa guise le programme de travailleurs étrangers temporaires.

De toutes les revendications du Québec, «l’urgence, c’est vraiment l’immigration», selon lui.

Déclaration de revenus unique

Pour plaire au gouvernement Legault, le prochain premier ministre du Canada devrait par ailleurs autoriser la déclaration de revenus unique au Québec, un enjeu qui divise présentement les partis fédéraux.

Il y a là «des économies importantes à faire», a-t-il fait valoir, pour justifier la demande.

Laïcité

Comme il a fait à maintes reprises ces derniers jours, M. Legault réaffirme une fois de plus l’importance à ses yeux de voir les chefs de parti s’engager à respecter la loi 21 sur la laïcité de l’État, qui interdit le port de signes religieux à certains employés de l’État, dont les enseignants, et à s’engager à ne participer à aucune contestation judiciaire de cette loi.

Le premier ministre a expédié une lettre aux chefs de tous les partis fédéraux pour leur faire connaître sa liste de demandes. Il a dit être «de bonne foi» dans ses relations avec Ottawa, en privilégiant une approche «étapiste» quant aux gains à espérer.

«J’ai confiance qu’on va faire des gains» au cours des prochaines années, a-t-il dit, notamment pour obtenir le feu vert sur les tests de français et les tests de valeurs.

Car «le fruit est mûr pour [faire progresser] certains éléments», parmi les revendications du Québec à Ottawa.

«Le Québec forme une nation distincte et libre de faire ses choix dans tous les domaines liés à son existence», a rappelé le premier ministre, comme postulat de base.

Déterminé à mettre l’accent sur la défense des intérêts du Québec auprès du gouvernement fédéral, le gouvernement Legault va aussi rouvrir le Bureau du Québec à Ottawa, qui avait été fermé par le gouvernement précédent.

Il en coûtera jusqu’à 1,5 million $ par année de fonds publics pour faire fonctionner ce bureau.

Le gouvernement veut donner à ce bureau un mandat davantage axé sur le développement économique, l’attrait d’investisseurs et la promotion des échanges commerciaux.

Il s’agit là d’un «très bon investissement», qui promet «un très grand rendement», prédit M. Legault.

Politique

Déficit budgétaire de 14 milliards $ à Ottawa pour 2018-19 [VIDÉO]

OTTAWA - Le gouvernement fédéral a dévoilé mardi avoir cumulé un déficit budgétaire de 14 milliards $ pour son exercice 2018-19. Il s’agit d’un troisième manque à gagner de plus de 10 milliards $ en autant d’années.

Le déficit de l’exercice financier clos le 31 mars était inférieur de 900 millions $ à la prévision faite par le gouvernement dans son budget fédéral du printemps.

Les revenus de l’exercice 2018-19 ont progressé de 21 milliards $, soit 6,7 pour cent, par rapport à l’exercice précédent, indique le rapport.

Le ratio des recettes publiques, soit les revenus totaux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut, a grimpé à 15 pour cent l’an dernier pour atteindre son plus haut niveau depuis avant la crise financière de 2007-08. La croissance de ce ratio, qui était de 14,5 pour cent en 2017-2018, était principalement attribuable à la croissance des rentrées d’impôt sur le revenu des particuliers et des sociétés et des autres taxes et droits, précise le rapport.

Les gains des revenus ont été partiellement contrebalancés par une augmentation de 14,6 milliards $, soit 4,7 pour cent, des dépenses des programmes et par une progression de 1,4 milliard $, ou 6,3 pour cent, des frais de la dette publique.

Le déficit de 2018-19 fait suite à deux déficits consécutifs de 19 milliards $, et le rapport financier d’Ottawa n’a pas montré de surplus depuis 2006-07.

Dans l’ensemble, la dette fédérale a atteint 685,5 milliards $ à la fin de 2018-19. Le rapport de la dette au PIB - une mesure du poids de la dette publique - a été ramené à 30,9 pour cent, contre 31,3 pour cent en 2017-18, indique le rapport.

Au cours des trois exercices financiers complets écoulés depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, le gouvernement fédéral a enregistré des manques à gagner totalisant 52 milliards $, même si la croissance économique a été solide.

À quand le retour à l’équilibre?

Les libéraux ont remporté les élections de 2015 avec une plateforme promettant notamment des déficits annuels ne dépassant pas 10 milliards $ et un retour à l’équilibre d’ici 2019.

Après leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont renoncé à cette promesse et ont soutenu que des investissements encore plus importants étaient nécessaires pour améliorer la croissance économique à long terme du Canada. Le gouvernement s’est plutôt concentré sur la réduction du ratio de la dette au PIB chaque année.

Les conservateurs reprochent depuis longtemps aux libéraux de ne pas respecter leurs engagements de 2015 en matière de déficit et de ne pas avoir d’échéancier pour rétablir l’équilibre budgétaire. Ils ont accusé en outre les libéraux d’emprunter sur le dos des générations futures.

Dans la cadre de la campagne électorale, les libéraux de Justin Trudeau ont présenté des projections prévoyant cinq années supplémentaires de déficits d’au moins 10 milliards $.

Le chef conservateur Andrew Scheer promet quant à lui de sortir le Canada du rouge d’ici environ cinq ans.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Jagmeet Singh, qui avait promis des budgets équilibrés lors de chacune des dernières campagnes électorales, n’a plus d’échéancier pour un retour à l’équilibre. Au lieu de cela, il se concentre sur la réduction du ratio de la dette au PIB chaque année.

La chef des verts, Elizabeth May, s’est engagée à rétablir l’équilibre budgétaire du Canada dans cinq ans.

Seul le nouveau Parti populaire du Canada de Maxime Bernier promet une voie rapide vers des budgets équilibrés, estimant être en mesure de le faire d’ici deux ans.

Politique

Les conservateurs promettent de contribuer davantage dans les régimes enregistrés d’épargne étude

WINNIPEG - Le gouvernement conservateur poursuit son opération de charme auprès des parents canadiens.

Mardi matin à Winnipeg, Andrew Scheer promettait d’augmenter la contribution du gouvernement fédéral aux Régimes enregistrés d’épargne étude (REEE).

Un gouvernement conservateur ferait passer la contribution d’Ottawa aux REEE de 20 à 30 pour cent de chaque dollar épargné par la famille du futur étudiant. La contribution fédérale maximale passerait de 500 $ à 750 $ par année.

«Chaque dollar compte. Commencez à épargner tôt, même un petit montant. Cotiser tous les mois peut faire une immense différence au fil du temps», a mentionné M. Scheer lors d’une annonce dans une école d’esthétique et de coiffure.

À la promesse libérale faite deux heures plus tôt d’augmenter l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, M. Scheer a répondu qu’il ne fallait pas faire confiance aux promesses de Justin Trudeau.

Il a promis de maintenir l’Allocation canadienne pour enfants. Il n’a pas dit si son engagement allait jusqu’à la maintenir au niveau que les libéraux promettent de l’amener, soit une augmentation de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an.

Depuis le début de la campagne, les conservateurs promettent chaque jour d’implanter des mesures pour remettre de l’argent dans les poches des contribuables tout en continuant d’assurer un retour à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans. Aucune explication n’a cependant encore été fournie sur la manière dont Andrew Scheer entend y parvenir.

«C’est vrai que nous avons annoncé beaucoup de mesures concentrées pour rendre la vie plus abordable aux Canadiens, et on va expliquer aux Canadiens comment on va équilibrer le budget en cinq ans», a simplement répondu le chef conservateur en français.

Par ailleurs, alors que François Legault s’apprêtait à publier ses demandes aux chefs fédéraux en campagne électorale, M. Scheer a rejeté catégoriquement un projet du gouvernement caquiste: le test des valeurs à faire passer aux immigrants.

«Chaque niveau de gouvernement a une responsabilité de promouvoir l’intégration dans notre société et de s’assurer que tous les gens qui viennent au Canada comprennent les choses qui sont à la base de notre pays. Les raisons pour lesquelles des gens de partout dans le monde veulent arriver ici», a dit M. Scheer.

Il a toutefois souligné qu’il ne voulait pas «donner au gouvernement le pouvoir de décider qu’elles sont les croyances qui peuvent vous permettre d’être Canadien».

Politique

Jean-Christophe Cusson candidat libéral dans Louis-Saint-Laurent

Près d’une semaine après le déclenchement des élections, le Parti libéral a nommé mardi son dernier candidat dans la région de Québec. Il s’agit de Jean-Christophe Cusson, dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, qui couvre le nord-ouest de la ville.

Il reste encore une poignée de candidatures libérales à pourvoir, dont celle du comté Mégantic-L’Érable, dans Chaudière-Appalaches. Gestionnaire et père de quatre enfants, M. Cusson était seul candidat à l’investiture libérale de Louis-Saint-Laurent.

«En date [de lundi soir], 312 candidats libéraux sont maintenant investis partout au Canada, dont 72 au Québec, soit plus de 90 % de notre objectif. Quant aux autres investitures, elles auront lieu très bientôt», avait répondu au Soleil William Harvey-Blouin, stratège à la mobilisation et du soutien aux candidats du Parti libéral du Canada.

En coulisses, on assure que Mégantic-L’Érable, qui comprend entre autres les villes de Thetford Mines, Plessisville et Lac-Mégantic, aura aussi son candidat ou sa candidate du PLC dans les prochains jours.

Louis-Saint-Laurent et Mégantic-L’Érable sont deux circonscriptions détenues par le Parti conservateur. Dans Louis-Saint-Laurent, à Québec, Gérard Deltell l’avait emporté par une écrasante majorité de près de 19 000 voix et plus de 50 % des suffrages aux élections de 2015.

Quant à Luc Berthold, dans Mégantic-L’Érable, il avait eu le dessus par 3400 votes grâce à la faveur de plus de 35 % des électeurs.

Les libéraux avaient terminé deuxièmes dans ces deux comtés.

Priscilla Corbeil pour le Bloc

Jusqu'à lundi, le Bloc québécois n’avait pas de candidat non plus dans Mégantic-L'Érable. La jeune Priscilla Corbeil y sera bientôt nommée candidate bloquiste, après que le parti ait refusé d’être représenté par Jean Paradis.

Jeanne-Paule Desgagné est la candidate du Bloc dans Louis-Saint-Laurent. En 2015, le Bloc québécois avait fini quatrième dans ces deux comtés, derrière conservateurs, libéraux et néo-démocrates.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est aussi pour l’instant sans candidat dans ces deux circonscriptions et plusieurs autres au Québec.

Politique

Les libéraux promettent de l’aide pour les parents

ST JOHN’S, T.-N.-L. - S’ils sont reportés au pouvoir le 21 octobre, les libéraux promettent de rehausser l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les prestations de maternité et parentales libres d’impôt.

Le chef libéral Justin Trudeau affirme qu’élever des enfants est coûteux, surtout la première année, et que ces mesures donneront un coup de pouce aux parents.

«Dans ces premiers mois avec un nouveau bébé, lorsqu’il est difficile de dormir suffisamment et encore plus difficile d’être au sommet de sa forme au travail, c’est une inquiétude qui peut être plus grande encore, a-t-il dit. Les gens devraient pouvoir se concentrer sur le temps passé avec leur bébé et non sur la façon d’arriver à payer leurs factures.»

M. Trudeau a annoncé que les libéraux augmenteraient l’Allocation canadienne pour enfants de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an, une hausse pouvant aller jusqu’à 1000 $.

Les libéraux s’engagent également à supprimer l’impôt fédéral sur les prestations d’assurance-emploi pour les congés de maternité et parentaux.

«Grâce à ces nouveaux changements visant à exonérer d’impôt les prestations de maternité et les prestations parentales, les Québécois auront un avantage comparable pour la portion des impôts fédéraux qu’ils payent dans le cadre du Régime québécois d’assurance parentale», a promis M. Trudeau.

Les conservateurs ont eux aussi promis de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, mais prévoient le faire par le biais d’un crédit d’impôt non remboursable de 15 pour cent. Le plan libéral supprime cet impôt à la source, a souligné M. Trudeau.

«Vous obtiendrez chaque dollar dès que vous en aurez besoin, puisqu’aucun impôt ne sera prélevé du chèque d’assurance-emploi lorsque les nouveaux parents le recevront», a-t-il dit.

M. Trudeau a également annoncé que les libéraux mettraient en place un nouveau congé pour les parents adoptifs, afin qu’ils puissent profiter des mêmes avantages que les autres parents. Cela signifie 7000 $ de plus en prestations parentales pour une famille moyenne qui pourra bénéficier du nouveau congé, a soutenu le chef libéral.

Conserver l’Atlantique

Le chef libéral amorce mardi un périple au Canada atlantique dans l’espoir de rappeler à ces électeurs pourquoi ils lui avaient confié tous les sièges de cette région il y a quatre ans. Arrivé à Terre-Neuve au petit matin mardi, M. Trudeau devait se rendre à l’Île-du-Prince-Édouard dans l’après-midi; il y tournera notamment une publicité électorale visant les électeurs du Canada atlantique.

Les libéraux avaient enlevé les 32 sièges de la région en 2015. Les conservateurs, les néo-démocrates et les verts tentent de convaincre les électeurs que le gouvernement libéral tient pour acquis ce Canada atlantique.

L’annulation de l’oléoduc Énergie Est qui devait relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick, le peu d’élus de l’Atlantique dans le cabinet Trudeau et la décision de nommer un député torontois, Navdeep Bains, à la tête de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique constituent de précieuses munitions pour les partis de l’opposition.

M. Trudeau a rejeté ces attaques, mardi matin, soulignant ses engagements vis-à-vis de la région, notamment dans le cadre de la Stratégie de croissance pour l’Atlantique.

«Nous allons continuer de travailler avec les provinces de l’Atlantique sur l’infrastructure, sur l’immigration, sur la croissance économique, a-t-il promis. Je suis très fier de l’équipe extrêmement forte que nous avons au Canada atlantique et on va continuer de travailler avec eux.»

Un sondage régional mené par Narrative Research indiquait en juin que les libéraux et les conservateurs étaient virtuellement au coude à coude dans les provinces de l’Atlantique, mais le soutien aux libéraux a légèrement remonté en août dans l’ensemble de la région.

Politique

La ministre caquiste Nadine Girault souffre d’un cancer du poumon

QUÉBEC - La ministre des Relations internationales, Nadine Girault, souffre d’un cancer du poumon.

Malgré cela, elle entend poursuivre sa carrière politique et maintenir ses activités ministérielles, sans devoir s’absenter pour de longues périodes.

Mme Girault en a fait l’annonce mardi, en conférence de presse, accompagnée par le premier ministre François Legault.

Au cours des dernières semaines, Mme Girault avait ralenti ses activités professionnelles pour entreprendre des traitements.

Elle n’a pas précisé la nature de ses traitements, qui ne l’empêchent pas de mener à bien ses activités, assure-t-elle.

«Selon mes médecins, je réagis très bien. Et sincèrement, je ne sens presque pas les effets secondaires tels qu’anticipés. Je vous confirme que j’ai toute ma tête», a commenté la ministre, qui entend tout de même diminuer le nombre de missions effectuées à l’étranger.

«Je me sens en bonne forme intellectuelle et physique», a-t-elle insisté, disant «répondre très, très bien aux traitements».

Elle a été très surprise en prenant connaissance du diagnostic, puisqu’elle était jusqu’alors en parfaite santé et n’avait jamais fumé.

«Cela a été un choc», en apprenant la nouvelle, a dit le premier ministre Legault.

D’origine haïtienne et née au Missouri, Nadine Girault a été élue députée de la circonscription de Bertrand, dans les Laurentides, le 1er octobre dernier. Elle a fait surtout carrière dans le secteur des institutions financières et est âgée de 60 ans.

Mme Girault devait présenter la nouvelle politique internationale du Québec au printemps dernier, mais celle-ci a été reportée à l’automne. Elle veut aussi mettre sur pied prochainement un Institut de la diplomatie, pour former les futurs diplomates du Québec.

Élections 2019

Le test des valeurs critiqué par des chefs fédéraux

Avant même le dévoilement de ses priorités dans le cadre de la campagne électorale, mardi, le gouvernement Legault a vu le test des valeurs qu’il envisage de faire passer aux immigrants être rejeté par deux chefs fédéraux.

À Winnipeg, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a expliqué que les ordres de gouvernement avaient une responsabilité de promouvoir l’intégration des nouveaux arrivants, avant de préciser sa pensée.

«Je ne veux pas donner au gouvernement le pouvoir de décider [quelles sont] les croyances [permettant] d’être un Canadien», a-t-il lancé, en point de presse.

En début de journée, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, de passage à Ottawa, avait opposé une fin de non-recevoir aux intentions du gouvernement Legault dans ce dossier.

«J’ai dit c’est quoi mes valeurs. Mes valeurs, c’est de mieux aider la francisation. Je ne suis pas d’accord avec le test des valeurs», a-t-il tranché.

Justice et faits divers

Une commission parlementaire sur le bilan du BEI réclamée

Une coalition d’organismes estime que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) doit rendre des comptes au grand public et réclame une commission parlementaire pour faire le bilan de ses trois premières années d’activité.

Les organismes, avec à leur tête la Ligue des droits et libertés, ont dénoncé lundi à Montréal le manque de transparence du BEI.

En compagnie de parents de deux victimes de bavures policières, ils ont mis en doute l’indépendance réelle du Bureau et soutenu que ses règles de fonctionnement protègent davantage les policiers responsables de gestes malheureux que le grand public.

Confiance éclatée

«Quand (les enquêteurs du BEI) sont partis, ils m’avaient convaincue que leur enquête se ferait avec rigueur, intégrité et transparence», a affirmé Tracy Wing, dont le fils de 17 ans, Riley Fairholm, a été abattu par des policiers de la Sûreté du Québec en juillet 2018 à Lac-Brome alors qu’il se trouvait dans le stationnement d’un restaurant désaffecté avec un fusil à air comprimé.

Cette confiance s’est toutefois rapidement effritée quand Mme Wing, en quête de réponses, a trouvé des témoins que le BEI n’avait jamais contactés et qu’elle a elle-même avisé le BEI de leur existence et de leur disponibilité. Et surtout, lorsque le BEI a publié un bref communiqué en mai dernier relatant «les faits» de l’incident et qu’elle a constaté qu’«aucun de ces faits n’est corroboré par les déclarations des témoins que j’ai mentionnés».

«J’ai deux questions pour madame la ministre (de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault) : quand est-ce que le public va être informé de la version des témoins et non seulement la version des policiers? Et, madame la ministre, qu’est-ce qui se passe au BEI?»

Permis de tuer quelqu’un qui boit?

Cesur Celik et sa femme, eux, ont vu leur fils mourir sous leurs yeux en mars 2017 au domicile familial de l’Île Bizard dans des circonstances qu’ils estiment toujours incompréhensibles. Koray Kevin Celik, un étudiant de 28 ans, était intoxiqué et survolté après avoir consommé de l’alcool et des médicaments antidouleur et voulait prendre la voiture pour aller chercher d’autres médicaments, souffrant de maux de dents pour lesquels il devait être opéré. Ses parents ont appelé le 9-1-1 simplement pour l’empêcher de prendre le volant, mais il s’était calmé et avait remis les clés de l’auto à ses parents à l’arrivée des policiers.

Selon la version de son père, les policiers sont arrivés et ont immédiatement cherché à maîtriser physiquement le jeune homme, le frappant avec leurs bâtons télescopiques puis le projetant au sol, le frappant à plusieurs reprises à coups de pied et de genou, lui attachant les mains dans le dos et se positionnant par-dessus lui. Cesur Celik dit avoir vu «un flash» puis, les policiers ont arrêté de frapper son fils.

«Après ce flash, ils ont arrêté et nous nous sommes demandé pourquoi ils arrêtaient. Nous espérions que c’était la fin de la violence, mais ce n’est pas pour ça qu’ils arrêtaient : notre fils était mort», a-t-il raconté, la voix étranglée.

Parmi les nombreuses questions qu’il soulève, il se demande pourquoi le BEI a dépêché, parmi les huit enquêteurs qu’il a affectés au dossier, trois anciens policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour enquêter sur leurs anciens collègues et pourquoi le BEI, dans ses communications, «a complètement ignoré ce dont nous avons été témoins, ce que nous avons expliqué et n’a retenu que la version des policiers».

Plus encore, dans la décision du DPCP de ne porter aucune accusation contre les policiers impliqués, on indique qu’il est décédé «d’une intoxication ou d’une réaction adverse à une combinaison de substances intoxicantes», ce qui fait dire à M. Celik que les policiers «utilisent ceci pour justifier un meurtre. Donc, quiconque boit de l’alcool ou prend des médicaments à Montréal, les policiers ont un permis de le tuer (a licence to kill).»

Rapport bientôt public

La Loi sur la police prévoit que le BEI fasse rapport à la ministre de la Sécurité publique après trois années suivant le début de sa première enquête.

Ce rapport est présentement entre les mains de la ministre Geneviève Guilbault et le bureau de celle-ci a confirmé à La Presse canadienne, lundi, que le rapport sera bel et bien déposé à l’Assemblée nationale et rendu public.

La décision de tenir une commission parlementaire sur le sujet ne relève toutefois pas de la ministre, mais bien des parlementaires.

Élections 2019

Maxime Bernier se dit «très heureux» d’être finalement invité aux débats

OTTAWA — Initialement exclu des débats des chefs prévus les 7 et 10 octobre, Maxime Bernier pourra finalement participer aux deux joutes oratoires.

Le commissaire aux débats David Johnston a annoncé lundi avoir transmis au chef du Parti populaire du Canada (PPC) une invitation à se joindre à cinq autres chefs lors des deux débats de la Commission des débats des chefs, les 7 et 10 octobre.

Celui-ci a noté qu’après évaluation, il avait la conviction que plus d’un candidat du PPC avait une véritable possibilité d’être élu. La décision a été immédiatement contestée par le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique, alors que le Bloc québécois a accueilli la décision avec ambivalence.

Politique

Devrait-on pouvoir voter par Internet?

Les Québécois sont-ils à l’aise ou pas d’exercer leur droit de vote par Internet? C’est ce que cherche à savoir Élections Québec, qui a lancé lundi une consultation sur le sujet.

«On veut mesurer les attentes, l’acceptabilité sociale d’un tel projet», explique Julie St-Arnaud Drolet, porte-parole d’Élections Québec. En plus de prendre le pouls des électeurs, l’organisme étudie les expériences de vote en ligne au Canada et ailleurs dans le monde. 

«Le côté pratique, c’est de pouvoir voter n’importe où, à partir d’un téléphone cellulaire, d’une tablette ou d’un ordinateur. Mais il y a des risques technologiques aussi. On peut penser à un acte malveillant qui viendrait modifier le résultat de l’élection ou dévoiler pour qui quelqu’un a voté», indique Mme St-Arnaud-Drolet. 

Élections Québec ne souhaite pas revivre les ratés du vote électronique, qui avait été utilisé par 140 villes aux élections municipales de 2005. À ce moment-là, les machines de vote électronique, installées dans les bureaux de vote physiques, avaient connu des problèmes techniques. Un moratoire sur l’utilisation de ces machines avait ensuite été décrété. «On est ailleurs maintenant et la technologie a beaucoup évolué», indique Mme St-Arnaud Drolet. 

C’est pourquoi les députés de l’Assemblée nationale ont demandé à Élections Québec, en juin 2018, d’étudier la question. Un rapport contenant des recommandations du Directeur général des élections Pierre Reid sera soumis aux parlementaires au printemps 2020. 

Ailleurs au Canada

Au Canada, les électeurs de l’Ontario ont la possibilité de voter par Internet depuis 2003 aux élections municipales. En Nouvelle-Écosse, c’est aussi le cas depuis 2008. Le 1er octobre prochain, ce sera au tour des citoyens des Territoires du Nord-Ouest de voter par Internet. 

Élections Québec étudie aussi les expériences de l’Estonie et de la Suisse, qui offrent aux électeurs de voter en ligne, tout en conservant un scrutin traditionnel, sur papier. «Les expériences à travers le monde ne permettent pas de conclure que ça augmente le taux de participation de façon significative aux élections. En général, les gens qui votent par Internet auraient voté quand même», indique Mme St-Arnaud Drolet. 

Pour l’heure, Élections Québec n’a pas encore mesuré combien coûterait l’ajout de cette possibilité de voter sur le Web. 

Les citoyens peuvent faire connaître leur avis sur le sujet jusqu’au 3 novembre au www.electionsquebec.qc.ca/voteparinternet/. Un sondage effectué auprès de 1000 répondants viendra compléter le portrait. 

Politique

Transport entre Gatineau et Ottawa: une promesse à venir

Après le lancement de la Ligne de la Confédération et alors que les travaux pour la phase 2 du train léger d’Ottawa sont commencés, le Parti libéral du Canada prévoit une annonce au cours de la campagne électorale sur l’avenir du transport dans la région de la capitale fédérale.

« On doit regarder comment faire des liens entre le transport entre Gatineau et Ottawa, souligne la candidate libérale d’Ottawa-Centre et ministre sortante de l’Environnement, Catherine McKenna, rencontrée lundi matin à la station Pré Tunney. On va faire une annonce durant la campagne pour partager notre vision. »

Le député sortant et candidat libéral dans Hull-Aylmer, Greg Fergus, dit ignorer si une annonce sur le train léger dans l’ouest de Gatineau est en préparation, mais souligne que le projet progresse bien dans l’appareil gouvernemental.

Le candidat du Parti conservateur du Canada dans Hull-Aylmer, Mike Duggan, y est récemment allé d’une proposition pour l’avenir du transport interprovincial, un scénario qui comprend huit ponts entre Ottawa et Gatineau.

M. Duggan maintient qu’installer des rails sur le chemin d’Aylmer, tel que le prévoit le projet déposé par la Ville de Gatineau et la Société de transport de l’Outaouais, serait « complètement ridicule ».

« Il n’y a pas encore de position officielle de la part du parti, mais le gouvernement Legault s’est engagé à financer 60 % du projet. C’est une opportunité à ne pas perdre », affirme Mike Duggan.

De son côté, le candidat du NPD dans Hull-Aylmer, Nicolas Thibodeau, appuie sans réserve le projet de la Ville de Gatineau et assure que son parti financerait le développement d’un système de transport en commun régional.

Politique

Legault est un politicien de droite, dit Nadeau-Dubois

Les masques tombent : François Legault est un politicien de droite, soutient le leader parlementaire de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois.

Selon lui, la position affichée récemment par le premier ministre Legault, relativement aux prochaines négociations avec les syndicats du secteur public, révèle son vrai visage, celui d’un homme de droite, peu sensible à améliorer le sort du demi-million d’employés de l’État, dont bon nombre gagnent des «salaires pitoyables».