Au lendemain du Conseil national plutôt houleux, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé ont annoncé dimanche qu'ils souhaitaient aller sur le terrain pour tâter le pouls de la population.
Au lendemain du Conseil national plutôt houleux, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé ont annoncé dimanche qu'ils souhaitaient aller sur le terrain pour tâter le pouls de la population.

Québec solidaire entame une tournée du Québec pour élaborer son plan de relance

Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
Les porte-parole de Québec solidaire (QS) entament une tournée du Québec pour tâter le pouls de la population et élaborer leur plan de relance de l'après-pandémie.

Au lendemain d'un conseil national plutôt houleux, lors duquel ils se sont notamment fait reprocher leur complaisance à l'égard du gouvernement, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé ont annoncé leur intention de se rendre aux quatre coins du Québec pour voir comment les travailleurs vivent cette pandémie.

Ils visiteront les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), des écoles, des hôpitaux et des entreprises pour savoir comment ils s'en sortent à l'aube d'une éventuelle deuxième vague.

«Un point de presse à 13 h, c'est bien beau. Mais la réalité du terrain, du vrai monde, elle est souvent bien différente des lignes de communication de la Coalition avenir Québec», a soutenu M. Nadeau-Dubois en point de presse.

Le parti de gauche déplore que le gouvernement caquiste ait élaboré son plan de relance «derrière des portes closes» et qu'il laisse de côté les travailleurs au centre de cette pandémie.

«On peut pas revenir à la normale comme avant, ça allait pas bien avant. Ça peut pas aller bien si on retourne dans ces tracks-là», a fait valoir Mme Massé en point de presse.

«Nous aussi on veut relancer (l'économie), mais la relancer pour qu'elle soit au service des gens qui ont eu les principaux impacts», a-t-elle ajouté en entrevue avec La Presse Canadienne.

Critiques des militants

Les porte-parole de Québec solidaire ont été passablement malmenés lors de leur conseil national virtuel, samedi. Certains militants leur ont reproché d'avoir été trop conciliants avec le gouvernement depuis le début de la pandémie.

Questionnée sur le sujet, Mme Massé a tenté de minimiser cette fronde, arguant que seulement une poignée de partisans avaient exprimé leur désaccord sur la stratégie du parti.

«La santé publique nous demandait de mettre le Québec sur pause, alors je pense qu'à ce moment-là, inévitablement, il fallait tout le monde écouter la santé publique», a-t-elle expliqué.

La porte-parole plaide que le parti a rapidement repris son rôle de chien de garde lorsque les travaux de l'Assemblée nationale ont repris au printemps.

«On a réussi à bloquer un projet de loi, le projet de loi 61, qui aurait eu des impacts majeurs pour l'environnement, le retour potentiel de la corruption et la collusion», a-t-elle souligné.

Les porte-parole effectueront leur tournée du Québec en même temps que les travaux parlementaires, qui reprennent ce mardi.

«On siège du mardi au jeudi, ça nous dispose de quatre journées pour être en mesure d'aller à la rencontre», a indiqué Mme Massé.