Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

Pétition pour le départ de Gaétan Barrette

Québec solidaire lance une pétition en ligne pour exiger la démission du ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Le site www.dehorsbarrette.com recueillera les signatures des citoyens en faveur de la nomination d’un nouveau ministre à ce poste, qui ne serait pas un médecin.

En conférence de presse, le député Amir Khadir a demandé au premier ministre Philippe Couillard de démettre son ministre, arguant qu’il avait le devoir de «réparer les dégâts» qu’il a causés dans le réseau de la santé. 

M. Khadir a demandé à plusieurs reprises depuis juin 2017 la démission de M. Barrette. Son parti a décidé de passer à la vitesse supérieure jeudi, étant donné «la colère» qui gronde actuellement. «Il faut capter cette indignation de la population», due en grande partie au salaire des médecins spécialistes.

L’idée de cette pétition aurait surgi dans une assemblée de cuisine que M. Khadir avait organisé dimanche dernier avec des travailleurs de la santé. «Les gens ont dit : il fait partie du problème, on ne le croit plus et il n’y a plus personne qui est capable de travailler avec lui.»

Pourquoi ne pas attendre le choix que feront les Québécois aux élections du 1er octobre? M. Khadir soutient qu’il reste près de 8 mois avant les élections et qu’il «y a des urgences» à régler entre temps.

Le député n’a pas pu déposer cette pétition sur le site web de l’Assemblée nationale, comme c’est le cas habituellement, parce qu’on lui a signifié qu’elle n’était pas recevable. 

En 2011, M. Khadir avait parrainé une pétition demandant la démission du premier ministre Jean Charest, pétition qui avait été signée par 247 000 personnes. Depuis, l’Assemblée nationale n’accepte plus ce type de pétition, étant donné qu’une telle décision ne relève pas des élus du Salon bleu. Il s’agit d’une prérogative du premier ministre. 

M. Khadir n’a pas caché que son parti allait probablement utiliser les coordonnées des signataires de cette pétition pour faire des appels aux citoyens et créer une «mobilisation citoyenne» en vue de la prochaine campagne électorale.