Madeleine Meilleur n’est pas très impressionnée par l’annonce de Doug Ford.

«Pas vraiment de gain», selon Madeleine Meilleur

L’ex-ministre libérale responsable des Affaires francophones, Madeleine Meilleur, estime que les concessions du gouvernement Ford, vendredi soir, sont insuffisantes.

«Il n’y a pas vraiment de gain», résume-t-elle.

Mme Meilleur considère «inacceptable» de retarder l’ouverture de l’Université de l’Ontario français et que le calendrier établi par le conseil d’administration de l’institution — qui prévoit une ouverture en 2020 — doit être respecté.

La création d’un ministère des Affaires francophones ne sera une bonne nouvelle uniquement si cette mesure est assortie d’un budget d’exploitation et l’embauche de personnel.

En ce qui concerne, l’intégration du Commissariat aux services en français au Bureau de l’ombudsman est «un retour à la case départ», croit Madeleine Meilleur. Elle estime que le commissaire devrait demeurer indépendant et que dans ces conditions, il a formulé «d’excellentes recommandations» qui ont contribué à «beaucoup améliorer les services en français» en Ontario.

Drouin

Sur Twitter, le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin, a ajouté son grain de sel en saluant l’ouverture du gouvernement Ford.

«Ceci étant dit, le conseiller politique aux affaires francophones n’est pas un nouveau poste. De plus, le choix d’avoir financé des réductions d’impôt au lieu de l’Université de l’Ontario français revient à Doug Ford», ajoute M. Drouin

Joly réagit, Mulroney réplique

La ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, a également réagi, confirmant s’être entretenue avec la ministre ontarienne des Affaires francophones, Caroline Mulroney, vendredi.

Dans un communiqué, elle indique le mouvement des Franco-Ontariens a réussi à se faire entendre du gouvernement ontarien, bien que ce soit des «mesures qui visent à apaiser la grogne», selon Mme Joly.

«Nous allons devoir veiller au grain, et travailler de très près avec la communauté pour assurer de protéger les acquis», ajoute la ministre des Langues officielles.

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a également réagi à sa discussion avec Mélanie Joly, sur les médias sociaux. Elle a notamment indiqué avoir demandé à ce que la francophonie en Ontario soit financée au même niveau que dans les autres provinces canadiennes.

«Selon l’entente fédérale-provincial, l’Ontario reçoit que 2,78 $ pour chaque francophone tandis que le Nouveau-Brunswick reçoit 7,31 $ pour chaque francophone et le Manitoba reçoit 35,71 $ pour chaque francophone.»